argentine ARGENTINE

carte

En bref :

Capitale : Buenos Aires.

Superficie : environ 5 fois la France

Population : environ 39,7 millions d'habitants dont 13 millions dans l'agglomération de la capitale.

pesos

 

 

Monnaie : le Peso argentin

Langue : Espagnol

 

Et le drapeau alors ?

Le soleil qui rayonne c'est "le soleil de Mai", celui du premier jour de la révolte pour l'indépendance (25 Mai 1810). Un soleil sur du blanc : la neige de la cordillère des Andes (5000 km le long de l'Argentine), entouré de bleu : le bleu du ciel magnifique des grands espaces.

DU 17 OCTOBRE 2009

AU 27 Mai 2010

 

Les étapes avant le début de l'aventure c'est par ici

 

 

Du 17 Au 21 Oct 2009 - PREMIERS PAS A BUENOS AIRES.

 

Ce samedi 17 octobre marquera le début de la grande aventure sur le continent sud-américain.

N'ayant absolument pas eu le temps, ni au final l'envie, de potasser nos guides, la découverte va être totale. nous allons nous payer le luxe d'aller au hasard, au gré de nos envies, sans planning prédéfini. Contrairement à nos précédents voyages, nous avons le temps et donc celui de nous perdre et ça nous adorons (enfin jusqu'à un certains point, on en reparlera dans 6 mois!).

Ces premiers pas sont donc l'objet de nombreuses découvertes

La première : au réveil du premier jour pour Robin : nous ne sommes plus à Toulouse ! ! Notre loulou en bon petit toulousain, entend un avion dans le ciel :

- "Maman, c'est le Béluga ?" (pour les nons initiés, le Béluga et un énorme avion servant à transporter les pièces détachées des AIRBUS, et il passe régulièrement dans le ciel Toulousain)

- Non, mon amour, c'est pas le Béluga, on n'est plus à Toulouse, on est à ............BUENOS AIRES, et il ne passe pas ici !

Il aura beau chercher dans les jours qui suivent, pas de Bélugaà l'horizon !!!

 

Allez, maintenant que nous sommes surs de ne plus être à Toulouse , allons donc nous balader :

Deuxième découverte pour nos loulous, le Métro. Et là, grande réusiite, les loulous étaient trés curieux au début (quoi, un bus qui va sous-terre ?) et emballés au final : "Le Métro c'est trop bien!" dixit Robin . Ok, on n'avait pas besoin d'aller aussi loin, pour leur faire prendre le métro, on aurait certainement obtenu le même résultat.

 

Vous comprendrez qu'étant donné que c'était une première pour nos loulous, les parents ne doivent pas souvent le prendre non plus (si, un peu à Toulouse, mais avec deux lignes, pas beaucoup de risques de se planter!), et bien les parents en question ont fait un sans faute et ont conduit tout ce joli à monde à bon port à un bémol prêt : à la sortie du métro nous pensions arriver sur la plazza San Martin et marcher un bon petit bout de temps pour arriver Plazza del Mayo ( une des places les plus connues de BUENOS AIRES), finalement on arrive trés vite sur une place, on admire, on s'amuse avec les pigeons, on prend quelques photos, oh elle est joli cette plazza San Martin (On se rendra compte en fin de journée que c'était en fait la Plazza del Mayo !!!!!, d'accord c'est moi qui tenait le plan à ce moment là ! Seb, il va falloir changer de co-pilote, sinon on n'est pas rendu!). On trouvera finalement la Plazza San Martin 2 jous plus tard ....................par hasard.

 

 

Notre balade nous ménera à Puerto Madero, ancien quartier des docks, complétement réhabilité (c'est devenu le quartier le plus cher au mêtre carré de Buenos Aires), et transformé en un lieu de promenade agréable, avec des allées pavées au bord de bassins et les anciens entrepots transformés en loft. Au passage visite de la Fragata Presidente Sarmiento, un trés beau trois mâts qui a fait 40 fois le tour du monde entre 1899 et 1938. Les loulous ont adoré, et ont bien du tester tous les instruments de navigation, nous avons du faire la visite la plus longue de la journée, au bout de 1h30 on a forcé les loulous à partir sinon on y passait la nuit.

 

De retour au centre, une surprise vers la Plazza de Mayo (la fameuse!!), on entend des musiques de fête, n'ayant rien de prévu, on se dirige à l'oreille, et oh surprise, on se retrouve au milieu d'un défilé de "bandas" sud américaines (une petite pensée émue pour Sandrine et Rémi !). Et nous voilà au milieu de la foule, nos loulous assis sur le trottoir au milieu de Boliviens, péruviens, acclamant les danseurs aux costumes colorés. Un super moment.

 

danses

 

les photos du festival, c'est ici

Bref une première journée bien remplie.

 

Le lendemain, autres découvertes, autre ambiance, nous avons rendez vous avec Cati (vous vous souvenez ?).

Premier challenge de la journée, prendre le bus 55 ( déjà on sait le quel il faut prendre, c'est un bon début), qui nous ménera à l'autre bout de la ville. Prendre le bus à Buenos Aires est tout une aventure, nous nous sommes procuré le fameux GUIAT (guide des lignes de bus, sans ça impossible de s'y retrouver, et avec c'est pas encore le Top, mais ça va venir), on mettra 3/4 heures pour trouver l'arrêt( peut mieux faire) et on ratera le bus qui nous passera sous le nez ( et oui les faineants ! être à l'arret de bus bien sagement à attendre ne suffit pour qu'il s'arrête, il faut lever les bras et lui faire signe, allez encore un effort !), quand le deuxième bus arrive, nous voilà tous les quatre, à faire la hola, et ça marche !! Maintenant il n'y a plus qu'à savoir où s'arrêter, et ça c'est pas gagné non plus. Heureusement Seb aprés une heure de trajet et d'étude du GUIAT, commence à maîtriser et nous fait descendre comme un chef.

 

Nous arrivons donc à la féria de Mataderos (quartier des abbatoirs).

C'est un marché artisanal qui accueille aussi des spectacles equestres, et des danses traditionnelles. L'ambiance est très sympathique, de nombreux argentins dansent comme on le ferait à une fête de village et nous assistons à una carrera de la sortiera (course d'adresse, où les gauchos lancés à vive allure sur leurs magnifiques chevaux, doivent déccrocher un anneau minuscule placé en haut d'un portique à l'aide d'une tige).

Encore une fois nos loulous ont été subjugués et supportaient vivement un des gauchos qu'ils avaient surnommaient " le Papi". Il faut dire que une demi heure avant la course, le Papi en question, les avaient fait monter sur son cheval, et il n'étaient pas peu fiers nos loulous !

Et nous avons déjà fait une premiere rencontre fort sympathique avec des voyageurs français Louis et Dany, retraités qui s'apprêtent à faire une grande balade de deux ans en Amérique du Sud.

les photos de la feria, c'est ici

 

Les jours suivants, fini les vacances, il va falloir commencer les démarches admnistratives pour sortir le camping car du port :

busLundi, nous voilà à nouveau dans le bus, cette fois-ci nous avons trouvé l'arrêt trés facilement (on progresse ! ), seul hic c'était pas le bon bus !!!! (ah, on peut pas tout avoir !!!!!, peut être que la prochaine fois on aura tout bon). Nous reviendrons bredouilles ce premier jour, l'assureur San Cristobal, n'assure plus les véhicules étrangers et nous renvoit chez un autre dont on avait lu sur le net qu'ils pratiquaient des tarifs super élévés. On se retourne vers notre deuxième cartouche Union de Paris qui assure tous les véhicules de l'ambassade, hélas aujourd'hui l'agent ne travaille pas.

Décidemment, c'est pas notre jour, on verra demain, ça ira mieux.

 

Mardi, c'est tout bon : pour les kikis, visite du zoo, ensuite visite de Seb chez Grimaldi notre armateur , nous avons confirmation que le bateau arrive dimanche prochain (en voilà une bonne nouvelle), nouvelle visite ensuite chez les assureurs, où Seb se retrouve en face d'un argentin aux origines basques marié à une Franco argentine dont le père vivait 9 mois par an à Nice, autant dire qu'ils avaient des choses à se dire, heureusement que c'était en espagnol, sinon ils y auraient passé la journée, ce qui compte, c'est qu'à la sortie notre camping car est assuré !!!! Que du bon, aujourd'hui!

Allez encore un petit peu de boulot et nous serons bientôt dans le camping car !

 

Pour voir toutes les photos de ces premiers pas, cliquez ici !

Pour voir le coin des loustics, cliquez là!

 

Du 22 au 27 Oct - L' ARGENTINE PATRIE DU TANGO ET DE FANGIO !

Tout d'abord, nous souhaitons de bonnes vacances, à tous les cousins, cousines et les petits copains des loulous. Et à la question de Gilbert : Maëva et Robin savent-ils que c'est les vacances en France, la réponse est NON, et je défends à quiconque de les mettre au courant!!!! Sinon, je crains une manifestation étudiante dans l'appartement.

 

Outre l'école des loulous, nous avons passé pas mal de temps, ces derniers jours, dans les différentes démarches admnistratives, pour sortir le camping car du port, et c'est pas triste :

Première mauvaise nouvelle, le bateau a pris deux jours de plus de retard au Brésil, on ne le récupérera donc si tout va bien que mercredi ou jeudi .

Bon c'est pas qu'on est pas bien dans notre appart, au contraire. On commence même à prendre nos petites habitudes (notre laverie préférée, le petit bonjour matinal au mec qui tient le kiosque en bas de chez nous, le petit épicier du coin qui reste ouvert super tard le soir, apéros avec nos voisins du dessous (Robin a du même coup une petite copine : Charlotte qui va partir elle aussi sur la route, si tout va bien mardi, avec ses parents Katia et Jérome) et pour couronner le tout maîtrise TOTALE des bus, mais il nous tarde quand même de le retrouver, le Tamping car comme dirait Robin, pour partir sur la Route).

Deuxième mauvaise nouvelle , les prix pour le sortir du port ont augmenté par rapport aux infos que nous avions, et en plus ils sont , pour une part proportionnels aux cubage du ccar, et comme nous n'avons pas vraiment une austin mini, ça chiffre ! Nous aurons donc droit à maints allers retours entre la compagnie maritime et des sociétés de "customs brokers" (dédouanneurs) et des avis de voyageurs et autres ( merci à tous d'avoir pris le temps de nous repondre si vite), pour connaître les prix au plus juste et se décider.

De ces deux jours nous avons retenu que pour sortir un camping car du bateau, il faut :

- arriver le premier au port le lendemain de l'arrivée du bateau ( encore faut-il connaitre la date d'arrivée, car on ne peut pas dire que ce soit précis comme une montre suisse, par ici),

- être parfaitement à l'aise en espagnol (ce qui n'est pas franchement ce qui nous caractérise le plus!) ou se faire accompagner,

- avoir une assurance automobile argentine (ça au moins c'est fait),

- avoir dans une main une valise de photocopies de tous les documents qui vont être demandés,et dans l'autre une valise pleine de dollars !!!!!!!!!

 

Deux jours pas trés exitants mais au moins c'est fait,

- nous avons notre contrat d'assurance définitif, enfin ! Oui, nous y sommes retournés deux fois, car la première fois, il y avait deux informations à rentrer sur un contrat standard, le nom de l'assuré et la plaque d'immatriculation, et bien tenez vous bien, les deux étaient erronés, et on fait quoi dans ce cas, et bien on revient demain ! ça tombe bien on n'a que ça à faire !

- et nous nous sommes délestés de quelques poignées de dollars, fait toutes les photocopies nécéssaires et avons pris rendez vous avec Diego (notre custom broker) mercredi à la première heure au port.

et maintenant il n'y a plus qu'à croiser les doigts et suite au prochain épisode.

 

 

FLORALISEntre deux démarches administratives, poursuite de nos découvertes en passant

- par le Palacio de Congreso, qui l'espace d'un instant nous fait croire qu'on est aux Etats Unis,

- par le quartier de Récoletta, quartier trés chic, à l'architecture européenne, là pour le coup on est presque à Paris !,

- le quartier de San Telmo (les photos c'est ici) , qui est trés agréable et qui s'anime tous les dimanches d'une grande féria, (marché au puces) , avec en prime artistes de rues en tout genre,

- en traversant une bonne dizaine de fois "la plus grande avenue du monde : Avenido 9 de Julio, 16 voies de circulation, 125 m de large !!!!!!!, autant dire qu'il vaut mieux que le feu rouge soit assez long !!!!

- découverte enfin de la Floralis Générica, gigantesque fleur de métal dont les pétales s'ouvrent au lever du soleil et se referment là nuit, les kikis adorent ! ( la première fois qu'on l'a vue elle était presque fermée, et bien nous avons eu droit à un petit détour le lendemain pour la voir ouverte (ils sont comme Saint Thomas, ils ne croient que ce qu'ils voient, ces loustics !)

- visite de toutes les aires de jeux de la ville, et dieu sait s'il y en a , les loulous ne s'en lassent pas ( nous un peu!)

 

Bref nous découvrons une ville, où l'on se sent rapidement à l'aise(enfin je pense qu'un parisien le serait encore plus!!!), pas tout à fait chez nous, mais pas vraiment dépaysé, avec beaucoup trop de circulation et de monde à notre goût (mais nous ne sommes pas une référence en la matière), par contre malgré cela nous sommes étonnés de découvrir que Buenos Aires est une ville "verte", non pas écologique (je ne pense pas que ce soit la préocupation première des Portenos), mais verte dans le sens qu'il y a une multitude de parcs, où il fait bon se promener, dans chaque rue il y a des arbres, il y a même une réserve écologique à l'est de la ville, cet aspect là nous avait frappé en arrivant en avion (on a l'impression que c'est une ville au milieu des arbres, cela se confirme).

Nous découvrons aussi, des portenos (littéralment "ceux du port", ce sont les habitants de Buenos Aires), hyper sympathiques, d'une trés grande gentillesse, toujours prêts à nous aider (on ne compte même plus les fois où nous avons demandé notre route, un service, des informations, et chaque fois nous avons été reçu avec le sourire, et notre interlocuteur s'est mis en quatre pour nous trouver l'information, et bien évidemment adorables avec les enfants.

 

Et puis nous avons découvert le même jour 2 des symboles de l'Argentine : en se levant samedi matin, nous décidons d'aller à la boca, ancien port de Buenos Aires où est né le Tango. Le quartier n'étant vraiment pas un des quartiers les plus surs ( à l'exception des deux, ou trois rues touristiques), donc mieux vaut ne pas se perdre! Voulant assurer le coup (même si nous commençons à maîtriser à fond maintenant le réseau des bus), et ne pas prendre le risque de se planter d'arret de bus et de se retrouver paumé, au milieu de la zone, on décide de prendre un taxi !

Mauvaise idée !

taxiN'oublions pas que nous sommes dans la patrie de Juan Manuel Fangio ( quintuple champion du monde de Formule 1 dans les années 50), alors la plupart des chauffeurs, ici, se croient sur un circuit de formule 1 : je roule à fond la caisse, je te double à droite, je te double à gauche, arrêt au stand, limite aux freins à mains, les piétons je connais pas, il n'y en a pas d'ailleurs sur un circuit de formule 1 ! . Eh les gars, vous n'êtes pas sur un circuit, et en plus vous n'avez pas le talent de votre idole !!!!! Alors arrêtez de faire les marriols !

Enfin et bien nous, nous avons tiré le gros lot et nous avons eu, tenez vous bien, .................................................... un accident de taxis.

Mort de rire, enfin pas tant que ça sur le coup ! Notre chauffeur est rentré franco, dans le c.... du taxi de devant. ça a fait un bruit d'enfer, on a tous touchés le siege de devant (Maêva avec la joue, Robin avec le front, Seb la cheville et moi avec la jambe), (les mamies, reprenez votre souffle, vos chérubins vont trés bien, au final plus de peur que de mal !

Le chauffeur nous a dit qu'on pouvait descendre car il en avait pour un moment pour le constat (t'inquiète on n'avait pas l'intention de continuer avec toi, les passagers de taxi de devant s'étaient déjà barré en courant). Le bon coté de la chose c'est qu'on n'a pas payé la course, le mauvais coté, c'est que d'une part dans l'émotion en oublié sa casquette dans le taxi en question, et d'autre part vu là où ça s'est passé (pas de bus à l'horizon), il a fallu convaincre Robin de reprendre un nouveau taxi pour arriver à destination. Aprés, promis, on ne prend plus que des bus !

LA BOCA

 

 

Nous sommes finalement arrivés à bon port (c'est le cas de le dire, puisque c'est l'ancien port de Buenos Aires), et avons découvert La Boca (enfin seulement les 3 rues réservées aux touristes).

La Boca, est un des quartiers les plus pauvres de la ville, qui accueillaient au XIX siècle des immigrants espagnols et italiens, maintenant ce serait plûtot des boliviens, péruviens et déracinés des provinces pauvres du nord du pays. Dans les années 1930, les habitants ( suite à l'initiative du peintre Quinquela Martin) avaient pris l'habitude de peindre leur maisons (faites en tole ondulées) avec les restes de peinture de bateaux. Ce qui donne un quartier super coloré, reconnaissable entre tous ! L'envers du décor est moins reluisant, il rime avec insalubrité, pauvreté, insécurité, pollution et usine désaffectée.

Le quartier de la Boca, aurait part ailleurs vu naître le Tango, c'est donc trés logiquement que la rue principale de Caminito raisonne aux accords de tango. C'est assez marrant comme ambiance (vraiment trés touristique, mais assez marrant). En tous les cas une fois de plus les loulous ont adoré. Et le tango est vraiment magnifique ( même si je pense qu'on peut voir beaucoup mieux ailleurs qu'ici), c'est déjà magnifique et nous restons impréssionnés par la multitude de pas différents et la beauté qui se dégage des danseurs.

Pour voir les photos de la Boca, c'est ici.

 

TANGOTANGOTANGOTANGO

Au passage , petit rappel historique pour les fouteux , la boca est aussi le quartier de l'équipe de La Boca Junior, l'équipe du dieu Maradona, et du fameux stade "la bombonnera" ( je vois, déjà Mike, qui dit, maisbon sang, elleaurait du commencer par là !!!!, désolée, moi et le foot ça fait deux!)

 

Bref encore une bonne journée, malgré le démarrage sur les chapeaux de roues !!

Toutes les photos de ces derniers jours c'est ici

 

A bientôt (on vous laisse nos potes préféres Katia, jérome et Charlotte( la copine de Robin) sonnent à note porte pour l'apéro ! et pensez trés fort à nous mercredi !

En espérant que la prochaine mise à jour se fasse dans le camping car !!

les news des loustics, c'est ici !

 

le 29 Oct - HARI EST ARRIVE !

 

bainUn petit message rapide pour vous dire que HARI est arrivé !! Mais qui est donc HARI ! Et bien c'est le nom du Tamping car !

"Le camping car de Charlotte s'appelle Popo, alors il faut qu'on lui trouve un nom", ont décrété nos chérubins.

- Ok, vous voulez l'appeler comment alors ?

- Ben Popo !

- Ah ben non des popo il n'y en a qu'un, c'est celui de Charlotte, il faut trouver autre chose ?

- Après quelques secondes de réflexion : Maëva s'exclame: HARI ( heureusement que ce n'est pas Robin qui a répondu en premier car on aurait eu droit à Cacaboudin !!!)

- Ok, et pourquoi HARI ?

- Ben parce que A c'est ce qu'on a dans Maëva, R c'est comme Robin, et I c'est ............................................ comme dans Papi et Mami ( allez les Papis et Mamies en question, sechez vos larmes, remarque il vallait mieux quelle choisisse ça, plutot que Maman, sinon le Tamping car s'appelerait HARENG !!!)

Bref donc HARI est bien là, et ........................entier, même pas mal, (notre stratégie de camouflage a été payante, sur les 3 camions qui sortaient aujourd'hui, un avait visité ! ). Bon ok maintenant il va nous falloir deux jours pour démonter nos barricades et ranger notre bazar, mais c'est pas grave, on est trop content ( on avoue, la nuit dernière n'a pas était des meilleures).

Un dernier bisous à Cati (que nous avons été ravis de rencontrer et avec qui nous avons passé de très bons moments!) et nous ....................................................partons. Les kikis ont d'ailleurs pris leur dernier bain, et en ont bien profité ! Le prochain sera dans ..................................... plusieurs mois.

A nous, l'aventure ! Direction SAN ANTONIO DE ARECO, à bord de notre bolide !!

 

le 29 Oct EN ROUTE POUR L'AVENTURE

Seb, s'est débrouillé comme un chef. Certes on avait laissé quelques dollars, pour que Diego nous accompagne pour les démarches admnistratives, mais finalement on ne regrette pas, aprés 3 heures le mercredi aprés midi et une heure le jeudi matin, HARI était délivré ! Et nous aux anges.

HARI sur le portEncore un petit peu de boulot, Seb sort donc Hari du port à 11h, le gare sur le parking surveillé d'à coté . A midi, état des lieux à l'appart, puis nous voilà tous en route vers HARI. AIE, nous sommes pour le coup obligés de prendre un taxi (où plutot deux, nous sommes avec Cati, donc 3 adultes, 2 enfants et "quelques" bagages). On serre les fesses, on ferme les yeux, et tout se passe bien.

Et là, on redécouvre HARI, les loulous sont trop contents, et nous aussi. Waouhhh, quel soulagement, quelle excitation et quel bonheur ! ça y est on y est, le rêve n'est plus un rêve, c'est notre vie maintenant! C'est énorme !

 

On file manger un bout pour pouvoir prendre la route ensuite.

- Eh Papa , ce serait pas mal, si tu nous enlevait cette grille ( la séparation cabine/cellule) avant de partir.

- Allez Seb, s'il te plait, on dirait qu'ils sont en cage comme ça !

Réponse du Papa : GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR.

Mais au fait Seb, j'espère que le tournevis n'est pas au find fond de la soute !! Et non super Seb a pensé à tout, il a son tournevis avec lui, et commence à démonter la grille. Il faut tout de même savoir que quand Seb bricole,c'est du solide !!! donc je peux vous dire que la séparation elle n'allait pas être enlever par le permier venu,

visseuseDonc, au bout de la cinquième vis, et voyant les 150 restantes, Seb décide de finalement ouvrir la soute (ce qui signifie enlever la planche de barricade et les 25 vis ! qui vont avec , pour aller chercher son dernier joujou préféré : la perceuse, visseuse dévisseuse sans fil, Messsieurs, Dames, plus fort il n'y a pas !)

Au bout de 1h 30 finalement nous en venons à bout et sommes près à décoller !

 

Les photos, c'est ici

 

Dernier problème technique à régler avant de quitter Buenos Aires : trouver des bouteilles de gaz. Ce sera chose faite hyper facilement, grâce aux supers indications de Yann et Géraldine (" Chemins du monde"). Bon génial, on a des bouteilles, pour le gaz on attendra demain, parce que l'adaptateur est lui par contre au fin fond de la soute.

Ca y est en route. Waoaouh, quel sentiment de liberté. Les premiers tours de roues d'HARI, c'est énorme, nous sommes sur la route, libre d'aller où bon nous semble, libre de nous poser où bon nous semble ! ENORME ! Un sourire béat ne quittera pas nos visages pendant tout le trajet.

Mais justement où allons nous donc nous poser ce soir ?

 

du 29 au 1 Nov - VIDER LE FIN FOND DE LA SOUTE A SAN ANTONIO DE ARECO

La veille, on avait décidé de partir vers San Antonio (le pays des Gauchos), histoire de se mettre au vert pas trop loin de Buenos Aires (100 bornes) pour pouvoir aménager HARI tranquille et de retrouver un peu de calme, aprés le tumulte de la ville.

Et à tous les medisants qui avaient prédit qu'on passerait 6 mois à faire le tour de Buenos Aires, avant de trouver la sortie, et bien j'ai bien pensé à vous ,mais on a réussi haut la main, à trouver notre route.

Seul hic, il y a une régle d'or quand on est sur la route : "Avoir trouvé un endroit pour dormir, avant la tombée de la nuit", et ça commence bien. Premier jour au volant de HARI, et première infraction à la règle d'or. Nous arrivons à San Antonio de nuit, nous allons direct au camping. Et là, on doit dire qu'on n'est pas franchement rassuré, l'endroit est désert, un peu glauque ( surement parce qu'on le découvre de nuit), il y a des chiens errants. Nous nous souvenons des paroles de Laétitia, "Quand tu ne le sens pas, tu ne restes pas".

Nous voilà donc partis à la recherche de notre deuxième cartouche, (celle de la dernière chance, quand on n'a plus le temps) : .............trouver une station service. Et là, nous tombons sur notre bonheur, une belle station service énorme, qui accepte trés gentiment que pauvres voyageurs que nous sommes, passions la nuit ici, garés au milieu des camioneurs. Nous dormirons donc là, dans un brouhaha incessant, au milieu des valises , des affaires et des portes de placard démontées ( et oui, nous avions enlevé toutes les portes, pour montrer qu'il était vide, enfin plutot faire croire, puisque tout était dans la soute, filou que nous sommes !), sans gaz (rappellez vous, on ne peut pas encore le brancher) et sans eau, non plus car le tuyau est aussi au fin fond de la soute. Une chance on avait prévu le coup, les draps sont déjà dans les lits.

Bref, une première nuit hyper glamour, comme on en a toujours rêvé !!!!!!! Mais nous on s'en fout, on est dans notre maison à roulettes et en sécurité. Les loulous ont dormi comme des petits anges ( à croire que leurs oreilles se mettent en pause quand ils dorment !!!!!!)

Le lendemain nous partons dans un deuxième camping un peu plus loin, plutot sympa, où nous passerons toute la journée non stop a emmenager Hari. La phrase du jour, a été "Mais où est ce que c'est ? au fin fond de la soute ! "

soute- Maman, vous avez pris des ballons ?

- Oui, ma chérie, mais il va falloir attendre un peu, car ils sont ........................................au fin fond de la soute !

- Gwen, elles sont où mes sangles, pour attcher mes plaques de desensablement ? Réponse ................................... au fin fond de la soute !

- Seb, tu peux me trouver des boites en plastiques pour ranger les medicaments ? Réponse, pas tout de suite, elles sont....................... au fin fond de la soute !

 

Au final, c'est un petit peu Noël avant l'heure, les kikis découvrent avec bonheur les livres et les jouets et jeux que nous avions mis dans cette fameuse soute, et nous sommes contents de retrouver toutes ces petites choses, qu'on avait entreposé là, quand on rêvait à l'époque, du jour, où on serait là en train de les déballer. Et là, quel plaisir ! ça y est , on y est. Oh, on avait même penser à prendre ci , oh et puis même ça !!!!

 

A la nuit tombée, la soute est enfin vidée, tout a trouvé sa place dans HARI. Crevés, on se couche tôt pour passer une super nuit aprés les deux précédentes qui étaient loin d'être les meilleures. Peine perdue,...................... l'orage éclate. Bon et bien le sommeil réparateur c'est pas encore pour ce soir. (sauf pour nos deux loustics, qui une fois de plus ont mis leur oreilles sur pause!).

san antenio

Le lendemain, chouette, nous partons enfin à la visite de cette trés jolie ville qu'est San Antonio de Areco , ou San Antonio du Haricot ( beaucoup plus drole à en croire les loustics). Une ville de style colonial, tranquille et pleine de charme, où l'on trouvent de nombreux artisans d'argenterie ( couteaux de gauchos, etrier, ceinturons, .... ), de sellerie, et de tissage ( les fameux ponchos, magnifiques au passage). Notre visite sera tout de même écourtée.

En effet, en France, on dit : "il pleut comme vache qui pisse". N'oublions pas que nous sommes au milieu de la Pampa, au pays de gauchos, et vu le nombre de vaches qu'il y a par ici, c'est un véritable torrent que l'on se prend sur la tête. Nos kikis, blindés à l'aventure, étaient morts de rire, courant dans les flaques (c'est HARI, qui va être un peu moins content, vu l'état de leurs chaussures).

On décide donc de prendre la route, le mauvais temps et notre envie de plus en plus grande de voir les baleines font le reste !

Et nous voilà partis pour des kilometres et des kilometres de Pampa. Plat, Vert , magnifique au début, légérement monotone au bout de 300 bornes.

pampa

Le soir, on s'arrête au milieu de nul part, et là on cherche même pas le bivouac de rêve, direct la station service, qui s'avère être un "bon plan", car beaucoup plus calme que la première..

Le lendemain, toujours sale temps (je crois qu'il nous suit, chaque fois qu'on arrive quelque part, il fait beau, on passe une nuit et le lendemain c'est des trombes!!!! J'espère bien qu'on va arriver à le semer, ce sale temps ! ). On roulera toute la journée, et on a fait une première : l'école en roulant. Les kikis adorent, Maman moins, ça lui donne un petit peu la nausée! En tous les cas je peux vous dire que Maëva va être une championne de l'écriture, car arriver à écrire entre deux lignes quand on est dans un bolide lancé à pleine vitesse sur des routes sud américaines, relève de l'exploit ! Exploit que la poupette s'apprête bien à réussir ( dés que ça dépasse des lignes, elle efface et elle recommence, beaucoup plus patiente que sa maman celle ci.)

Deuxieme premiere de la journée, j'ai pris les commandes de HARI, pendant une centaine de bornes. Seb n'a même pas eu peur ( comme toi, ce pays est vraiment bénéfique !!). ET après la Pampa, nous passons en ......................PATAGONIE. Yes !

 

les photos de San antonio de Areco, c'est Ici

 

On arrivera finalement le soir à El Condor ! Mais où va-t-on dormir ?

 

 

DU 1 au 4 Nov- El CONDOR, LE PARADIS................. DES PERROQUETS

 

Une station service pour dormir ? Non c'est bon on a notre dose. Direction la plage!

Génial, c'est pas encore la grosse saison ici, nous ne sommes qu'au printemps, donc tout est désert. Nous bivouaquerons donc en bord de plage, face à la mer, seuls au monde. (Finalement rien n'est perdu, nous progressons). Nous nous endormirons donc avec le bruit des vagues. (trop dur!!!). Trop bonne la nuit, mais un tout petit peu courte, nos voisins de chambre ont réussi à réveiller notre loustic à 6h du mat. Nos voisins de chambre ne sont autre que la plus grande colonie au monde de perroquets (avec environ 35 000 nids dans les falaises), donc plus de 70 000 perroquets et bien ça fait du bruit ! (dire qu'il y a quelques semaines, c'était le coq du voisin qui nous réveillait, ça ne nous change pas trop finalement!).

perroquets amourAllons donc voir de plus près, ces voisins un petit peu bruyants : ils sont magnifiques : jaunes, verts, bleus et rouge. Ils volent au dessus de nos têtes quand on se balade sur la plage, ils suivent HARI, quand on roule, un coup à droite, un coup à gauche, je te passe devant ( tiens ça nous rappelle les taxis de buenos aires, mais là le spectacle est grandiose !). Difficile à décrire, mais c'est magique.

Seb a complétement craqué, parce qu'ils sont souvent par deux, et se font plein de papouilles ! Ils sont apparent monogame, et reste avec le même partenaire toute leur vie. Un vrai romantique ce Sebou !

Les loulous, eux, ne savaient plus où donner de la tête, et chantaient à tue tête : "c'est la fête au perroquets, c'est la fête au perroquets,....".

perroquets

Au détour de notre balade nous trouverons un nouveau bivouac, encore plus génial que le premier, au creux des falaises, en plein milieu de la colonie des perroquets et face à la mer. 2 fourgons français sont déjà là, Nico, 4 copains qui font une grande balade eux aussi, ils regardent depuis un bon bout de temps la mer avec leur jumelle, et nous explique qu'il y deux orques qui s'éclatent au large. Ni une, ni deux, les loulous sont sur le pont, les yeux dans les jumelles. Et nous les verront, nager au loin, en tournant à la recherche de lions de mer à se mettre sous la dent. Car en plus d'apercevoir au loin ces orques, ce coin est l'aire de jeux des lions de mer qui viennent faire du surf sur les vagues. Vraiment génial. Les kikis sont comme des fous.

bermejaLe lendemain, aprés que nos deux petits aventuriers aient passé au moins deux heures à se fabriquer des outils avec des morecaux de bois et des pierres et décidé de faire un feu pour nous faire griller le poisson qu'ils avaient peché (les pêcheurs qui viennent par ici, le soir à marée haute, ça donne des idées ! deux vrais petits Robinsosn, ces deux là) nous partons à quelques kilometres de là, à la rencontre des fameux lions de mer, à Punta Bermeja. A cet endroit, ils sont présents toute l'année, et tout particulièrement en ce moment qui est la période de l'accouplement. C'est impressionnant, il y en a des milliers sur la plage, et quelques uns s'amusent dans l'eau, c'est vraiment marrant, quand ils sont dans l'eau on dirait vraiment qu'ils s'amusent comme pourraient le faire nos loulous.

Nos loustics imitent désormais super bien , le bruit ( impressionnat celui là aussi !) des lions de mer . (pourvu qu'on n'est pas droit à un concerto, ce soir dans HARI).

lions

Pour finir la journée, visite du plus vieux phare de Patagonie occidentale, le gardien ouvrira les portes spécialement pour nous. Ils sont vraiment trop sympas ces argentins. Ils nous posent à chaque fois, plein de question sur le voyage, il y en a même qui nous salue sur la route. Ils sont supers contents que l'on visite leur si beau pays.

Pour une petite halte, nous sommes restés finalement 3 nuits ici, les charmes de la liberté !!!!

 

Toutes les photos d'EL CONDOR ET DE PUNTA BERMEJA, c'est ici

 

Bon je vous laisse, car demain nous reprenons la route : nous avons rendez vous avec les baleines !!!!!

 

du 4 au 12 Nov - LE BALLET DES BALEINES

Désolée, de n'avoir pu vous donner des nouvelles plus tôt mais nous étions occupés avec les baleines franches australes de la péninsule Valdes et nous avons profité ! J'en profite par la même occasion pour vous remercier pour tous vos mails qui nous font très plaisir, même si je n'arrive pas encore à répondre à tous, sachez que l'on pense à vous.

Mais remontons quelques jours en arrière.

ça y est l'excitation monte dans Hari, aprés une longue route nous sommes à Puerto Madryn (ville balnéaire juste avant la péninsule Valdes, notre graal ! ).

Bon, il va falloir patienter un jour de plus, car l'objectif premier est le ravitaillement ( et oui , n'oublions pas que nous ne sommes pas en voyage organisé, ( ah, bon parce qu'en plus il faut faire la vaisselle,mais c'est quoi ces vacances ? ) la logistique c'est aussi pour notre pomme !!!!!), on a va donc effectuer ici le plein, d'essence, d'eau, de nourriture et de Ricard ( ouf, Seb a failli être en manque !), d'argent et de linge propre , un passage à l'aire de jeux, ça aussi nous ne pouvons pas y couper !

Comme à notre habitude, il commence à se faire tard quand on cherche où se poser pour le dodo, direction la plage El Doradillo. 20 km de piste, finalement on arrive juste avant la nuit. Nouveau bivouac de rêve, sur la plage, dans une petite anse, nous sommes tout seul. A l'abri des dunes, et donc sans vent pour ce soir, on fera un énorme dodo. Génial.

museeAu petit matin la marée est basse et nous découvrons du coup, sur la plage le corps d'un petit ( 6 m de long tout de même) baleineau échoué depuis un bon bout de temps apparemment. Pas très glop. Enfin pour les parents. Une fois de plus, les enfants ne voient pas les choses comme nous, ils sont contents de voir un baleineau en vrai, nous explique que c'est la vie, qu'il devait peut être être malade. Et concluent, "j'espère que les autres baleines qu'on verra , elles seront vivantes".

On retourne à Puerto Madryn pour déjeuner, visite du Musée, et hop direction Valdes. Ce soir nous dormirons près des baleines.

Une fois de plus, ( je vous assure on fait ce qu'on peut mais pour le moment, c'est pas gagné) , on arrive presque à la nuit tombée, il nous reste 15 bornes de pistes à faire, pourvu qu'on arrive avant la nuit. Yes just in time. Et là, surprise Popo est là, et donc forcément nos potes pas très loin. Et oui, ils sont quelques mêtres plus loin à admirer deux baleines qui leur font le spectacle depuis 1 heure. ( elles viennent hélas juste de partir, c'est pas grave on en verra d'autres, il y en a plein par ici !! ) Génial, on est tous super content de se retrouver, ce soir, ce sera apéro et discussions assez tardives pour se raconter nos derniers jours. Les loulous sont aussi heureux, mais une fois de plus c'est Charlotte qui couchera nos deux loustics. Elle est trop Chacha.

Pour finir cette journée, en beauté, au moment d'aller se coucher, on sort faire un tour dehors, et là nous entendons les baleines, elles sont toutes proches, on est dans le noir et on entend leur souffle. On essaye de savoir combien il y en a, et où elles sont, mais impossible, on se contente de les écouter . Instant magique.

 

A spectacle exceptionnel, lever exceptionnel, je me réveille à 6h35 (soulignez l'exploit !), voit le jour, ouvre une fenêtre, et oh

surprise 2 baleines sont là, me voilà donc en pyjama, le coupe vent sur le dos, (je pense qu'une petite photo aurait été de mise, mais chose encore plus exceptionnelle, je suis la seule debout, donc vous ne verrez pas la touche), et hop je m'échappe du camping car à la rencontre de ces tant attendues baleines. C'est magnifique, silence absolu, juste leur souffle, elles avancent tout doucement, sans bruit, montrent une nageoire, puis l'autre, vire, continue, plongent , sortent leur têtes, comment des monstres pareil ( environs 13 metres de long pour les mamans) peuvent-ils être aussi gracieux ? C'est un véritable ballet aquatique auquel j'ai droit. Magnifique.

baleine

 

Nous passerons la journée avec Chajekat (charlotte, Katia et jérome) juste à ne rien faire, juste à profiter. Les loulous s'éclatent, et dès qu'il voit une baleine, partent "au spectacle". , comme ils disent. C'est pas beau ça, ils ont la plus grande salle de spectacle au monde, et cerise sur le gateau, pas besoin de rester assis, dans celle-ci . Le bonheur.

Par contre, un peu dur dur de faire école, dans ces conditions , surtout quand la plus dissipée de la classe s'avère être la maîtresse, qui, dès qu'une queue de baleine se pointe à l'horizon, interrompt les petits élèves pour qu'ils sortent la tête de leur cahier ( bon, il ne l'ont pas complètement enfouie, non plus!!) et regardent vers la mer.

 

Quelques photos, par ici

 

En tous les cas c'est décidé, nous allons nous installer quelques temps par ici. Même si le vent s'est levé et que la nuit dernière, fut plutôt courte pour bibi. Dormir dans une lessiveuse c'est pas facile ! Remarque il va bien falloir s'habituer car nous ne sommes comme qui dirait qu'au Nord de la patagonie, alors là si tu veux, le vent c'est de la rigolade!!!!

Le lendemain nous irons au village de Puerto Pyramides. Oups, il y a la piste à reprendre, et si on se souvient bien à l'aller , il y avait une grande descente bien accidentéee, va-t-on arriver à passer. Suspens, allez on se lance. Yahoo, HARI se débrouille comme un chef ( Seb vous dira, que HARI était surtout extrémement bien conduit!!).

puerto piramidesNous trouvons le village plûtot sympa, avec toutes ses maisons colorées. Il est miniscule, niché au pied des falaises, on n'y croise que des touristes (ben finalement il y en a par ici, car nous ça fait deux jours qu'on est tout seuls sur notre plage! ), que des touristes donc essentiellemnt français, allemands et argentins. Car ici on ne vient que pour faire une excursion en bateau pour voir les baleines. C'est rigolo d'ailleurs de voir les groupes de touristes dans la rue principale qui va à la mer (ceci dit on ne peut pas se tromper il n'y a que deux rues perpendicualires) avec leur gilet de sauvetage sur le dos, attendantd'embarquer sur un bateau. On l'avoue on se l'ai offert nous aussi, la petite balade en bateau et bien on n'a pas été déçu du voyage.

Nous nous renseignons sur les conditions et les tarifs, et là, on nous dit que le port est fermé à cause du vent, on ne sait pas quand est ce qu'aura lieu la prochaine sortie en mer. On a l'impression que tout le village est en stand bye, à scruter l'horizon jusqu'à ce que le port réouvre. Une heure plus tard, le prince charmant vient d'embrasser la belle au bois dormant, tout le monde sort d'un long sommeil, vite le port vient de réouvrir, tout le monde s'active, on achète les tickets, rendez vous dans un quart d'heure pour la grande aventure.

Dans ces conditions on aurait bien pu se douter que malgré la super puissance du prince charmant, il ne pouvait pas d'un seul baiser rendre une mer agitée toute la journée en une mer d'huile. On le découvrira une fois sur le bateau, ................... trop tard. Et nous ferons du coup l'attraction du bateau. Car que fait un petit Robinou, qui a le mal de mer ? Il pleure ? Non. Il râle ? Non. Il vomit? Non.

baleineIl devient tout blanc et il s'endort en attendant que ça passe. Imaginez nos compagnons de bateau qui devaient tous avoir plus ou moins l'estomac en vrac, mort de rire à voir se petit bonhomme, qui dans ce bateau qui n'arrête pas de tanguer, parfois assez violemment, dort comme un bien heureux.( Remarque il vaut mieux ça plutôt qu'il nous fasse un gros paté, là au milieu) Heureusement pour lui la balade était gratuite, c'est déjà ça. Par contre Papa Seb, qui lui a payé sa place était content de passer une heure et demi cantonné à être assis avec Robinou dans le bras à ne rien voir du spectacle (pourtant, tu le dis souvent Seb,"ils sont si mignons quand ils dorment", et bien tu l'avais ton spectacle !!!!). En parlant de spectacle, dans cette mer agitée, il est pas hyper facile de les voir ces coquines de baleines. Nous verrons cependant une maman avec son baleineau, évoluer à quelques mêtres du bateau. Et là, contrairement à ce que j'aurai pu imaginer, silence total sur le bateau : Séquence contemplation. Magnifique.

La fin de la balade arrive, chouette on va pouvoir aller vomir !!! Non c'est une blaque mais c'est pas loin. Et notre Robinou, il en est où ?

Seb, le porte, et dès qu'il a touché le pied à terre, notre belle au bois dormant à nous, ouvre les yeux et nous dit comme si de rien n'était "C'était bien, j'ai vu la queue de la baleine !! (oui, juste le quart de seconde avant que tu t'endormes), et c'est déjà fini ? elle est où Charlotte ?" Il est trop fort ce Robinou, indémontable.

 

Les photos de Puerto Piramides et de la balade en bateau, c'est ici

 

Le lendemain nous partons à la découverte de la péninsule : route vers Punta Norte puis retour par la caleta Valdes et Punta Cantor. Super journée au pays des animaux. En route nous laissons traverser les moutons et les guanacos, nous longeons des kilometres et des kilometres de plage magnifiques auxquelles nous ne pouvons pas accéder, juste nous en approcher. Et oui, ici c'est RESERVE aux animaux ! Il ne faut pas les déranger.

lions

Normal, nous sommes chez eux ,ici, nous ne sommes finalement que des invités sur cette péninsule. Nous aimons bien ce statut d'invité.

Bilan de la journée, nous aurons vu :

- des centaines de moutons

- un centaine d'éléphants de mer et de lions de mer

- des dizaines de guanacos,

- un dizaine de pingouins

- 9 chevaux

- 3 ou 4 Tatou ( un grand succés auprès des loustics celui là!)

- 2 renards

et une baleine !

Un seul mot génial.

 

 

Les photos de la journée, c'est ici

 

Retour à notre quartier général, la playa de la Pardelas, pour profiter, quelques jours de plus de nos amies les baleines.

Et là, jeu pour les enfants, c'est fou comme ils ont de l'imagination ces loustics, on s'en occupe encore moins qu'à la maison, finalement, où ils ont pourtant des tonnes de jouets, la télé, .... Ici, avec un bout de bois, trois cailloux et une pelle ils peuvent jouer des heures. C'est génial. Pour nous c'est un petit peu de bricolage par-ci par là pour Seb, triage de photos pour moi et lecture des guides et des cartes pour savoir dans quelle direction les roues de Hari vont-elles se diriger après cette magnifique étape.

Et enfin promenade régulière sur la plage quand nos amies les baleines s'approchent.

 

Et c'est tout doucement qu'arrive, dans la tranquilité de notre bivouac, le 11 Novembre, jour de l'anniversaire de Robin et de notre petit Mathis.

Pour cette occasion, Robin s'est offert son premier plaisir de bon matin : un mini pipi au lit. (A force de lui dire que ce jour là, c'est son jour, qu' il peut faire ce qu'il veut, voilà ce qui arrive!!!!).

Ensuite, aujourd'hui sera vraiment une journée pas comme les autres, d'abord le vent est tombé dans la journée, nous sommes en tee shirt, les kikis feront même une rapide trempete au bord de l'eau, en maillot de bain. Ensuite c'est la fête de Robinou, nous avons eu des guanacos qui sont venus nous dire bonjour pendant qu'on mageait juste au-dessus de la falaise, et enfin les baleines se sont donné le mot et se sont donné rendez vous ici pour fêter son anniversaire . Vu qu'il n'y a pas de vent, on les entend arriver, on en voit sans arrêt, elles passent tout prêt de la plage ( on n'en n'avait jamais vu autant, ni d'aussi prêt).

Maëva n'arrête pas de dire à Robin, regarde, robinou, elles sont là pour ta fête, elles sont venu fêter ton anniversaire, le spectacle c'est pour toi . Elles restent là, prés de nous, je resterai plus d'une heure à observer une maman et son baleineau, elle fait la planche et le porte sur elle, on a l'impression qu'elle lui apprend à respirer. Encore une fois magique

Une journée vraiment exceptionnelle comme on en avait jamais eu avant . Encore un petit signe de notre étoile, pour nous montrer qu'elle est bien avec nous, mais comme pour aussi rappeller à sa maman que le spectacle de la vie, aujourd'hui encore plus que tout autre jour, est bien plus beau ici sur terre dans le bleu de l'océan que là haut dans le bleu du ciel. Merci, mon ange, mon amour nous t'aimons.

 

cerf volantMais avec tout ça, le gateau de Robin prévu initialement pour le gouter est sans arrêt remis à plus tard. Trop dur, nous sommes sans arrêt interrompu par des baleines. Nous le ferons finalement vers 18 h , juste après avoir vu la enieme baleine de la journée et juste avant une partie de cerf volant (quel programme aujourd'hui!), il sera donc pour le dessert du soir. (J'en vois déjà qui se disent, mais ils ne nous avaient pas dit qu'ils avaient un four dans Hari !!!, à juste titre, Hari n'a pas de four, mais notre fée Titine m'avait dégotée deux recettes de gateaux qu'on pouvait faire à la poële, nous tentons l'expérience ! ) Expérience réussie, Robin a un joli gateau d'anniversaire ( a voir dans le coin des loustics ) et lui qui n'est pas très gourmand d'habitude se régale.

On soufflera les bougies, une bonne demi douzaine de fois au moins, pour les quatre ans, il faut bien ça ! Robin ouvrira ces quelques cadeaux, avec des yeux plein bonheur. Mais le plus beau des cadeaux, ce sera celui de Maëva, qui la veille lui avait fabriqué sans qu'il le sache un couteau avec un morceau de bois et une corde identique à celui qu'elle s'etait fait à El condor. Vous auriez du voir la tête du Loulou, on avait l'impression que sa grande soeur lui offrait un trésor.

Les photos de la journée d'anniversaire de Robin c'est par là

 

Aprés cette journée, pleined'émotions, ça fait tout de même une petite semaine que nous sommes ici, il va bien falloir partir ailleurs, découvrir les autres trésors de ce pays, alors encore un jour ou deux et ensuite on lève le camp, cap au sud.

 

Quelques petites vidéos, comme si vous y étiez, c'est ici

 

Toutes les photos de la peninsule Valdes c'est ici

Le coin des loulous c'est par là

 

Du 13 au 15 Nov - BIENVENUE AU PAYS DE GALLES.

Tout d'abord , Robin a été très content de recevoir tous vos mails, dessins, .... pour son anniversaire, et vous fait plein de bisous en retour. Il faut lui en envoyer plus souvent, pour une fois il est resté au moins 1/4 heure, trés sage à écouter tous les messages qu'on lui lisait, qui n'étaient que pour lui ( ouahhhhh), et à la fin de chacun, il nous disait encore!!! Trop mignon.

 

Sinon, nous avons quitté avec un petit pincement au coeur nos amies les baleines, mais le devoir nous appelle ! Nous n'avons plus d'eau et encore moins de linge propre, il est temps de lever l'ancre. Direction Puerto Pyramides pour un ravitaillement rapide, et un lavage de linge express. Puis route vers Gaiman, petite bourgade .......................galloise. Vous ne saviez pas qu'il y avait des gallois en Argentine, et bien, nous non plus, avant que Hari nous y emmene. (en effet les premiers gallois se sont établis en Patagonie en 1865, et ils y fondèrent des villes comme Gaiman, Trewlew ou Rawson, elles en gardent l'histoire et une particularité trés galloise : le salon de thé (il y en a a tous les coins de rue!!).

Deux jours agréables, en terre galloises, ponctués de visites variées :

- ancien moulin à farine à Dolavon,

el desafio- parque "El Desafio" à Gaiman, c'est un immense jardin ou son ancien propriétaire, artiste dans l'ame, a passé 26 ans de sa vie à créer un monde à lui avec des cannettes, des bouteilles,.....le tout parsemé de citations philosophiques sur la vie. Un endroit insolite, qui pour des raisons différentes a plu aux petits comme aux grands.

- musée des dinosaures à Trewlew, où il y a de magnifiques reconstitutions de squelettes de dinausaures retrouvés en Patagonie.

- port de Rawson, où nous avons pu assister au retour de la pêche le dimanche soir et les loustics n'ont pas pu résister à une petite trempette de pieds à base (qui finira par trempette de pantalons aussi, mais ça on s'en doutait!!!!).

et de deux soirées en compagnie de.........................Chajekat que nous n'avions pas vu depuis au moins 5 ou 6 jours !!!! (petit message perso à la famille de Katia et Jérome de leur part, tout va trés bien, ils sont en pleine forme, Chacha s'éclate, le seul hic, les connections internet du coin font péter les plombs de Katia!!! Mais tout va bien).

 

Les photos de la parenthèse galloise, c'est ici !

 

Du 15 au 20 Nov - DIS, MAMAN, CE SOIR, IL Y AURA QUOI COMME ANIMAUX OU ON VA DORMIR ?

Voilà la grande préoccupation des loulous, en ce moment ? Ils ont vraiment trop de soucis ces loustics !!

Il faut dire que nous sommes gatés :

- dimanche après la petite balade à Rawson, nous sommes partis bivouaquer sur une plage déserte, le lendemain matin, que ne voit on pas à travers les fenetres en ouvrant les volets ??? Un petit éléphant de mer, qui s'amuse dans les vagues, et qui viendra se prélasser au soleil juste à quelques mêtres de Hari. Bon, malheureusement, le temps que nos loulous, tout excités, mais tout de même, encore à deux de tension, aient mis leurs chaussures et enfilé leur coupe vent, notre voisin du jour est retourné faire des plongeons dans l'eau.

Le coquin reviendra nous narguer, pendant qu'on fera l'école, on l'observera un long moment depuis Hari, puis nous tenterons une deuxième approche, mais une nouvelle fois, il est reparti faire ses galipettes dans l'eau.

 

"Et ce soir, Maman, tu crois qu'il y aura encore un elephant de mer, prés de là ou va dormir.

Je ne sais pas, mon amour, mais on ne sera pas loin des manchots."

 

- guanacoEt oui Lundi, c'est direction Punta Tombo. Punta Tombo est le plus grand site de nidification de manchots en Amérique du sud. (500 000 manchots de Magellan, ouhhh, ça fait du monde ça!!!!). On arrive en fin de journée. Aprés avoir demandé l'autorisation, on va passer la nuit à l'entrée de la réserve. Et là, le spectacle commence, d'un coté de Hari des guanacos (sorte de petits lamas), pointent le bout de leur nez, de l'autre quelques petits manchots se baladent et viennent faire des vocalises, les loulous ne savent même plus de quel coté regarder. (Nous ne sommes vraiment pas sympas, de les confronter si tôt à des choix pareil !!!!). Vous stressez pas les loulous, demain c'est 500 000 pingouins qu'on va voir.

Nous passerons la soirée avec Caroline, Gérald et Otmar, un trés sympathique couple d'allemand avec leur bébé, qui font un petit tour, eux aussi pendant 10 mois. La nuit est un petit peu mouvementée, (j'en vois déjà qui sourient et qui se disent, ouhhh, que le vin argentin doit être bon!!! (n'est ce pas Jérome et Patou?), pas du tout mais le vent s'est levé, et l'orientation de Hari était certes idéale à l'observation des guanacos et des pingouins, mais pas du tout à un repos réparateur (on a le vent de coté, et on tangue sacrément). Super Seb, pétant un plomb à 4 h du mat parce qu'il n'arrive pas à dormir (ce qui chez lui, est tout de même hyper rarissime, ......................... une fois tous les 10 ans en moyenne, je pense quand même, qu'ici le climat patagonien va lui faire exploser son record!!!), sort en caleçon avec son coupe vent sur le dos (ça devient une spécialité chez nous, de sortir en pyjama!!!!) pour changer Hari de sens ! C'est mieux , mais disons qu'on dormira mieux la nuit prochaine !!!

Lever matinal, pour aller dans la réserve, le vent est toujours aussi fort. On a intérêt à bien tenir notre Robinou, sinon il va s'envoler !!!! (Non, mais c'est pas des blagues, même nous, le vent arrive à nous déstabiliser et nous avons comme qui dirait légéremment plus de poids (juste un chouia) à bouger que notre petit loustic. C'est donc dans ces conditions patagonniennes, que nous partons à la rencontre des pinguinos ( ce sont des manchots, mais ici ça se dit pinguinos).

Il y en a partout, beaucoup sont dans leur nid (trou creusé dans la terre, dans lequel il mettent des plumes, des branches et tout herbe ou feuillage qu'ils trouvent, pour le rendre plus douillet, on a pu observer pendant un moment l'un d'eux qui arrangeait son nid, c'était excellent), d'une part on les comprend, avec un vent pareil il fait meilleur chez soi que dehors (mais qu'est ce qu'on fait là nous ?????) et d'autre part, beaucoup couvent leurs oeufs. D'autres sont là debout à regarder le paysage. Mais comment font-ils pour rester debout avec ce vent ? (même nous on avait vraiment du mal, mais ce doit être une question d'habitude ou de taille!). Les uns partent à la pêche, d'autres enfin en reviennent, les plus joueurs s'amusent dans l'eau.. Certains enfin se castagnent à coup de bec, pour asseoir le territoire et faire les frimeurs devant leur belle. Bref c'est trop génial de les observer.

pinguinosNos loulous ont d'ailleurs fait une découverte trés intéressante : ils ont trouvé quelle était la principale différence qu'il y a entre nous pauvres humains et nos amis les pinguinos ?

- Leurs pieds palmés ? Non .

- Leur petite taille ? Non .

- Le fait qu'ils pondent des oeufs ? Non .

- le fait qu'ils fassent les mariols devant leur belle ? AH, non ça c'est vrai, tous les males quels qui soient en passent par là.

Alors, vous ne savez pas hein ? Et bien, ils peuvent regarder leur dos !!!!!! Et oui ils ont un cou super souple, qui leur permettent de regarder leur postérieur. Et ça, c'est trop fort, pour nos loulous! Ils badent devant et aimeraient bien avoir ce super pouvoir eux aussi !!!!! Depuis ils s'entrainent chaque jour, sans résultat probant.

C'est vraiment génial de découvrir tout ça avec eux, parce tout seul , je pense que nous serions passé à coté de cette découverte majeure!

Et ce qui épatera aussi les loulous, dans un deuxième temps, c'est que ces petites choses pas plus hautes que 50 centimètres, sont dotées d'une combinaison hydrodynamique (grâce à leur plumage impermeable, qui ressemble plus à des écailles qu'à des plumes), on a cru comprendre qu'ils peuvent faire jusqu'à 600 km (info à confirmer, ça nous parait beaucoup) pour aller se nourrir. Dit comme ça pas beaucoup d'effet. Ok, reprenons, c'est comme si tu partais de chez Mananie et que tu allais acheter une tranche de jambon à Nice chez Mamie Babeth pour pouvoir manger. Ouahhhhhh, almors là oui, ils sont trop fort ces petits pinguinos. Ce sont vraiment les supers héros du jour !!!

Bref, petits et grands ont encore bien profité de cette matinée, surtout que nous, petits veinards que nous sommes, ayant pu dormir sur place grâce à Super Hari, nous sommes tout seuls avant l'arrivée des bus de touristes 2 heures plus tard, 500 000 manchots rien que pour nous, pendant 2 heures, le bonheur.

quelques photos de Punta Tombo, c'est par ici

pinguinos

 

Maintenant, une question est sur toute les lèvres : mais il y aura quoi comme animaux ce soir là où on va dormir ?

 

- Dans l'aprés midi, nous roulons plus au sud, vers le village de Camarones, qui est notre future étape. On y va par la piste qui passe par Cabo Raso (en fait un village fantome, c'est l'ancien camarones qui a été déserté après la construction de la Ruta 3, celle qu'on n'a pas prise, pour prendre la piste). La piste est magnifique, on traverse des paysages que l'on n'avait encore jamais vus jusque là (c'est valloné, il y des virages sur la piste, ouahhhhh), les couleurs sont sans cesse changeantes, on passe du blanc à l'ocre, au vert, des moutons par ci par là, des chevaux. Bref un vrai régal.

pisteOn mettra quand même 3 heures pour faire 100 bornes, mais c'était beau. Du coup, quand en fin d'aprés midi, on croise sur la route une estancia (ce sont les fermes d'ici, mais en général, on n'en voit pas beaucoup, elles sont perdues au milieu des terres, et donc reculées des pistes), on s'arrête pour demander si on peut bivouaquer ici.

Seb s'adresse d'abord à deux hommes qui sont là en train de tenter de dresser un cheval, ils l'envoient vers le responsable de l'estancia, qui accepte tout de suite notre demande, même s'il la trouve un petit peu saugrenue. "Oui, oui, vous pouvez dormir ici, vous n'avez qu'à vous mettre là, mais vous savez, la ville n'est qu'à 40 km, vous pouvez y arriver" . Et oui mais ici, la ville n'est qu'à 40 km certes, mais ça fait encore une heure de route, et pour aujourd'hui, la route c'est bon, et puis nous on n'est pas préssé, on n'a pas boulot demain (hi, hi, hi...............) et en plus on a deux loulous, qui sautent partout dans Hari parce qu'ils ont repéré les chevaux.

En un mot, on est content de s'arrêter là.

Nos voisins du soir seront donc des chevaux patagons. Et là, Robin fait une nouvelle découverte : il passe un bon moment à observer les 3 chevaux qui sont là (il faut dire que les chevaux, ici, en Patagonie, sont trés beaux, même si Maêva s'escrime à les appeler des poneys!!!!), et au bout d'un moment 2 d'entre eux décident d'aller partir en balade. Notre loulou, s'exclame "y s'en vont, y s'en vont ! y faut le dire au monsieur pour qu'il aille les chercher !" Mais non mon loulou, ici les chevaux ( comme la plupart des animaux d'ailleurs) sont en liberté !!

 

les photos d'une piste de toutes les couleurs, c'est par là

 

Après une bonne nuit de sommeil, nous terminons nos 40 petits kilomètres, pour arriver à Camarones. Petit village tranquille, en bord de mer. Et surprise, nous retrouvons...................................Chajekat, du coup petit pique nique improvisé tous ensemble sur la plage , puis chacun poursuit sa route, Chajekat descendent vers le sud, nous nous restons là pendant deux ou 3 jours, direction Cabo dos Bahias.

 

Et question cruciale, dis maman, il y aura quoi comme animaux, là où on va dormir ce soir ?

Je ne sais pas, ma chérie, allons voir !

 

cabo dos bahiasAllez 30km de pistes de plus. Mais quelle piste, les paysages sont magnifiques, et la réserve, une merveille. On se croirait dans l'Esterel avec les guanacos, les manchots et les tatous en plus. Mais que c'est beau !!!!!

On rend une petite visite aux manchots avant d'aller bivouaquer, histoire de faire de beaux rêves ce soir de ce qui nous attend demain. On trouve notre endroit pour dormir, et là un guanaco observe les manoeuvres pour se garer, des tatous viennent nous montrer le bout de leur museau, les loulous sont aux anges.

 

Le lendemain nous passerons une journée magnifique, dans un décor fabuleux avec des hotes charmants. Trop difficile d'en dire plus, les photos parleront mieux que moi.

 

les photos de cabo dos bahias, c'est ici

 

Retour à Camarones, où là nous ne savions pas que nous étions conviés à un jeu de piste.

En effet, le village est sympathique et paisible, mais un tout petit peu bizarre :

- pour trouver du gaz, on nous envoie à la pharmacie.

- pour trouver un atlas des routes rendez vous au cyber café !

- et pour la laverie, c'est à l'épicerie qu'il faudra vous rendre !

Etrange, déroutant, mais efficace, échangé notre bouteille de gaz et gagné du linge tout propre (pour l'atlas, ce ne sera pas pour cette fois-ci encore). Et nous avons même crée un nouveau service, inexistant dans ce village : la livraison à domicile !!!!

En effet, l'épicerie qui fait laverie fait aussi des empanadas maison, on ne résiste pas, on lui en commande une douzaine ( oui ici, c'est les empanadas, c'est comme les oeufs, c'est à la douzaine !!! Pour ceux qui ne connaissent pas ce sont des petits(le petits est relatif) chausson de pate brisée, ou feuilletée fourrée de viande, ou jambon fromage, ou tout ce que vous voulez et c'est souvent délicieux). Nous commandons notre douzaine d'empanadas (avec ça, ce soir on va exploser!), il faut attendre environ une demi heure, le temps que la dame les prépare. Ok pas de soucis, vu qu'on est garé juste devant, on va en profiter pour faire école en attendant.

La dame une demi heure aprés , sort de sa boutique et nous amène les empanadas tout chauds, dans HARI. C'est ce que l'on appelle la livraison à domicile. Elle est pas belle la vie !!!

Allez direction la plage, où une fois de plus nous sommes tout seul, pour faire dodo.

Et là, exceptionnellement, pas d'animaux pour nous tenir compagnie. Il est temps que nous allions faire un petit tour ailleurs !

 

Le garde de la réserve de Cabo dos Bahias, ayant passé une heure avec nous, se transformant avec beaucoup de gentillesse, en véritable tour opérateur, pour nous vanter toutes les richesses patagonnes, nous bifurquons sur ses conseils, vers Sarmiento avant de rejoindre Puerto Deseado ! (Mais ça vous le lirez plus tard, car j'ai pas fini les mises à jour ! Et oui, vous croyez quoi, vous, que je n'ai que ça à faire, et bien pas du tout, je suis débordée!!!!!!! débordée de profiter, c'est pas beau ça !!!!)

 

"Comme si vous y étiez", c'est par ici

Le coin des loulous c'est par là

 

TIEMPO ES LOCO, LOMO ES BUENO ET HARI A BOBO !!

Quelques petits mots pour répondre aux questions de nos lecteurs assidus !

Tiempo es loco :

A la question, mais quel temps fait-il ?

la réponse est : il y a bien une chose ici, à laquelle on ne peut pas se fier c'est le temps.

A notre arrivée à Buenos Aires, nous avons eu globalement beau temps, mais des que le vent se levait, aie, aie, dans les 5 minutes qui suivaient c'était la pluie, et pas une petite bruine, non, non, une pluie à vous tremper jusqu'au os.

Depuis que nous sommes en Patagonie, nous avons quasiment tous les jours du soleil, et pas une goutte de pluie, mais grâce à qui (enfin ça dépend de quel coté on se place, certains diront à cause de qui, certains endroits souffrent de la sécheresse, ce qui devient problématique, par exemple à Camarones, on nous a expliqué, que toutes les réserves étaient épuisées, le village était obligé d'aller se ravitailler dans une estancia qui avait une retenue d'eau à plus de 40 km de là !!!! )Bref à cause ou grâce à notre ami le vent !

ventVent qui se lève, inopinément et qui se calme, comme il est venu, inopinément. Du coup, nous passons notre temps, à mettre le coupe vent, enlever le coupe vent, une fois, deux fois, trois fois, quinze fois dans la même journée. ( c'est pour ça que vous non plus vous n'y comprenez rien, sur les photos, nos changements de tenues intempestifs, ne sont pas pour vous montrer l'ampleur ! de notre garde robe, mais bien pour s'adapter aux conditions climatiques !!, les températures pouvant varier d'une dizaine de degrés dans la même heure (de 12 à 25 ° en ce moment)) .

On ne peut donc jamais présager du temps qu'il va faire, un dicton argentin dit d'ailleurs à peu prés ceci " Si tu n'aimes pas le temps qu'il fait, et bien attends 10 minutes". D'ailleurs nous avons à plusieurs reprises demandé des prévisions météos, aux locaux notamment pour les sorties en bateau, et à chaque fois c'est tombé à coté de la plaque !!! (Evelyne Dhéliat ne ferait pas fortune par ici!!). D'ailleurs ici leur previsions ne sont pas, va-il faire soleil ou pas, c'est plutot, y aura -t-il du vent ou pas . Ils nous montrent pourtant à chaque fois des beaux tableaux avec graphiques indiquant la vitesse du vent en noeud, pour les prochains jours.

Mais la technologie ne fait pas tout et ici, le Vent fait bien ce qu'il veut.

Finalement la réponse d'un habitant de Puerto Deseado : Aqui,tiempo es loco ! (pour ceux qui ne parle pas aussi couramment espagnol que moi!!!!!!!!! , la traduction est "Ici, tu sais, le temps est fou" est finalement la réponse la plus sage que nous ayons eu !

 

Lomo es bueno !

A la question ? Mais que mangez vous ? et bien nous pouvons répondre, de la viande, de la viande, des empanadas, des pates et de la viande !!!!! (Bon ok, pour préserver, l'équilibre alimentaire de nos chérubins, on achète quand même des fruits et des légumes, mais c'est ça qui nous plombe le budget!!!)

Et oui la viande argentine n'est pas un mythe, c'est un pur délice, bon on a un peu du mal à s'y retrouver dans tous les morceaux différents proposés, mais nous avons maintenant une référence incontournable : le lomo . C'est du filet de boeuf qui fond dans la bouche, un régal, bon d'accord c'est un des plus cher, voire le plus cher, tout de même ..................5 euros le kilo !!!!!!! C'est sur nous ne manquons pas de proteines !!

Le seul problème avec la viande argentine, où plutot avec les argentins, c'est la cuisson, ils la font archi cuire, quel sacrilège !!!!! Heureusement nous avons eu vite fait d'apprendre à dire vuelta y vuelta, et l'affaire et dans le sac, nos papilles se régalent.

Dans nos préférences, viennent ensuite les empanadas, mais ça, on a déjà parlé. Et en troisième position, la pasta !! Il y en a partout. Les italiens n'ont qu'à bien se tenir ! Nous devenons incalablles sur les sorrentinos,....les,...., les,.....

Seb et Maëva ont aussi un petit faible (aussi gourmand l'un que l'autre, ces deux là), pour le dulce de leche. LA confiture argentine. C'est de la confiture de lait, avec un gout de caramel. C'est bien simple, ici, il y en a partout.

 

Bref, c'est pas ici qu'on va mourir de faim !

 

Hari a bobo :

A la question, "mais s'il vous arrive quelque chose sur les pistes, comment vous faites" Et bien on attend ! (Jusqu'à aujourd'hui, on croise les doigts, cela ne nous ait pas encore arrivé, pourtant Hari a son premier bobo, et ce n'était pas sur une piste !!!!

Et oui, les routes argentines ! Que du bonheur ! Et encore comme dirait Pascal pour le moment c'est de la rigolade !!!

Bref, Hari (et accéssoirement Seb) se débrouille comme un chef, il maîtrise l'avancée en crabe (merci le vent), les "begaiements" des pistes comme dirait nos loulous, les evitements de nid de poule des belles routes asphaltées (trés souvent défoncées par le passage des camions), les quelques passages dans le sable.

Ce qu'il maîtrise un peu moins ce sont les jets de pierre intempestifs. Seb va d'ailleurs avoir du pain sur la planche pour fabriquer de jolies et bien grosses bavettes, afin de protéger tout ce qui se trouve sous Hari. Comme qui dirait "Qui veut aller loin, protège sa monture". Par contre nous n'avons pas eu le temps de protéger la tête de Hari, et c'est après une semaine passée sur les pistes de Rawson à Cabo Dos Bahias où tout s'est bien passé, alors que nous sommes sur une belle route asphaltée, que un bon gros camion, nous a laissée un petit souvenir en nous croisant : un bon gros caillou, propulsé à fond sur notre beau pare brise. Impact violent, bruit incroyable, propulsion de petit morceaux de verre sur notre conducteur préféré, bref petit moment de stress. (pas pour les loulous, ils dormaient, et leurs oreilles étaient donc sur pause!)

boboEt voilà, ça y est c'est fait Hari à son premier bobo. Un bon gros trou, et de bien belles fissures qui font comme une fleur. Au moins, maintenant, c'est bon, nous sommes à la mode argentine (c'est chose assez courante ici, de croiser des pare-brises étoilé).

boboOn a bien essayé d'aller dans une concession Ford, mais les Ford Transit ne sont plus importés depuis 2001 ici, donc peu de chance de trouver le même pare-brise. Et puis vu le prix d'un pare-brise, si c'est pour le redécorer la semaine suivante, on se débrouillera comme ça. Alors du vernis à ongle (merci Elodie) pour stopper l'hémorragie et un bon gros pansement pour cicatriser, et Hari se porte déjà mieux.

Et maintenant prions pour qu'il tienne jusqu'au bout.

 

 

Du 20 au 22 Nov - SARMIENTO DU BOIS EN PIERRE OU DE LA PIERRE EN BOIS !

 

Sur les conseils du guardeparque de Cabo do Bahias, nous avons donc décidé de faire un petit crochet par Sarmiento. Nous bifurquons donc à Comodo Rivadavia, et découvrons là un aspect de l'Argentine que nous ignorions. L'argentine produit du pétrole ! Sur des kilomètres et des kilomêtres nous voilà dans Dallas ( vous vous souvenez ? son univers impitoyable !!!!), des champs de derricks pétroliers qui pompent tout tranquillement le fameux or noir. Pas des plus jolis comme paysages, mais bon du coup, on est content quand on passe à la pompe ( 50 centimes le litre d'essence).

Nous arrivons enfin à Sarmiento, en plein vent pour changer.

Ce qui change, c'est que nous y arrivons, bien avant la nuit. Nous progressons ? Non.

Nous avons en fait un allié de marque le soleil, ce dernier a la délicatesse de se coucher de plus en plus tard. Plus nous descendons et plus il se couche tard, en ce moment c'est plutot vers 22h (équivalent de 23h en été chez nous, car ici on n'a pas changé d'heure)! C'est plutot bon pour nous ça, un peu moins pour Robin, qui ne comprend pas, qu'il doit aller se coucher alors que le soleil n'est lui pas encore au lit. Ben dis donc qu'est ce que ça va être à Ushuaia, on va réveillonner tous les soirs !!!!!

Cette nuit nous dormirons au camping pour être un tant soit peu abrité du vent, et être en pleine forme demain. Les loulous sautent partout ! Mais pourquoi donc ? Parce qu'au camping, en plus des grands arbres qui vont nous abriter, il y une jument et son poulain . Et ça c'est la fête!

dinosauresLe lendemain matin, petite visite au parque paléontologique de la ville, qui enchante les loulous. On se promène, en effet au milieu d'une dizaine de reproductions grandeur nature de dinosaures retrouvés dans la région. C'est l'éclate. les loulous font bien rigoler notre guide, quand il ramasse de l'herbe pour donner à manger aux dinosaures, quand ils sermonent un dinosaures qui à la bouche en sang parce qu'il en a mangé un autre, et surtout quand Robin se tape un petit coup de flip, car en s'approchant de l'un d'eux, il a cru qu'il était vivant (le vent ayant fait bouger, une petite lame métallique qu'il avait en guise de langue !

En sortant nous remarquons un petit marché "artisanal", un quart d'heure plus tard ( oui, j'avais bien dit "petit" marché artisanal), nous en ressortons, en gourmand que nous sommes, des poches pleins les bras : du miel, du bon fromage, des petites pizzas et un pain de mie fait maison. Miam, miam on va se régaler !

sarmientoMais la journée est loin d'être finie, cette aprés midi direction la forêt pétrifiée. 30 km de pistes pour arriver dans un décor magnifique, fait de collines aux mille couleurs, à leur pieds des troncs d'arbres pétrifiés par ci par là jonchent le sol. Les loulous sont surpris quand ils entendent que sous leurs pieds, les copeaux de bois craquent comme si on marchait sur du verre. Mais comment se fait-il que du bois se soit transformé en pierre ? C'est bizarre, ça !

Sur le chemin du retour, arrêt dans une estancia qui paraît-il vend de très bonnes confitures (ce sera notre journée gastronomique). La propriétaire nous fait visiter ses serres, car cette ferme est une ferme Hydroponique (production dans l'eau et non dans la terre). Nous avons notre petit moment de fierté patriotique. En effet, elle a 6 serres, 2 proviennent des pays arabes, les deux autres sont de fabrication argentines, les deux dernières ont été fabriquées en France. Et bien devinez dans lesquelles elle obtient les meilleurs rendement ? Dans les serres françaises, on est trop fort !

Dans ces fameuses serres, nous découvrons . la culture de salades et de tomates sans terre. Propre, écolo, et bigrement productif, apparement le rendement d'une serre est l'équivalent de celui d'un hectare en terre. Ces précisions sur la productivité impressionnent bien moins nos loulous que le petit tuyau qui passe sous les salades pour leur fournir l'oxygème nécéssaire et dans lequel la propriétaire leur permettra de souffler pour se rendre compte. Et évidemment nous voilà avec un feu d'artifice de bulles au milieu des salades, et un petit commentaire du loulou, oh c'est comme quand on fait un petou dans le bain. C'est bon après notre visite je pense que les salades sont oxygénées pour au moins les 3 mois à venir.

A la fin de cette rapide visite, petites dégustation de confitures et nous repartirons evidemment avec quelques pots. La propriétaire nous invite ensuite à boire un petit verre chez elle, pour papoter. C'est très sympa, elle nous pose plein de questions sur la France, nous lui montrons quelques cartes postales, elle nous parlera de son fils qui fait des études d'anglais à Buenos Aires. Bref un trés chouette moment, qui aurait pu être encore plus chouette, si nos deux loustics ne s'étaient pas transformés en garnement pour l'occasion. Vous comprenez c'est la première fois, qu'ils remettent les pieds dans une maison depuis un mois, alors quand ils voient de bons gros canapés, ils n'ont qu'un envie c'est s'y vautrer dessus, voire y sauter dessus. Notre hote les trouve adorables, nous nous avons honte. Elle nous explique qu'ici, les enfants manquent d'éducation, qu'il n'y a pas beaucoup d'autorité et que tout est permis. Oui, mais ça on va pas le dire trop forts devant les loustics, hein !!!!!

 

Quelques photos de Sarmiento, c'est ici

 

Après cette journée bien remplie, un gros dodo et demain en route vers de nouvelles aventures ! Direction Puerto Deseado.

 

Du 22 au 26 Nov - PUERTO DESEADO , QUE LINDO !

Aprés une longue route arrivée à Puerto Deseado. Aprés un rapide tour de ville, on trouve un endroit sympa, à première vue pour bivouaquer, un peu en retrait de la ville, juste en face de la mer. En fait ce que nous ignorons, c'est que le coin est tellement sympa, que c'est un le point de rencard de toute la ville le dimanche soir pour admirer le coucher de soleil, et les étoiles. Et quel jour sommes nous ? Oups , dimanche ! La vue est superbe, la tranquilité beaucoup moins, on ne peut pas tout avoir , non plus.

Ce lundi nous nous sommes donné une mission trés spéciale et de la plus haute importance : les dauphins, les pingouins et autre animal qui peuple ce petit paradis attendront, nous nous devons trouver des vélos pour nos loustics. Ben oui, tu comprends Maman, si on n'a pas de vélo, Robin il ne sera jamais en faire sans les petites roulettes !!!!!!

Bon, c'est pas faute d'avoir cherchouiller, mais de tout ce que nous avons vu depuis Buenos Aires, les vélos pour enfants sont hors de prix (c'est sur, il y a plus indispensable), donc nous allons nous attaquer au plan B, en trouver d'occasion.

En route pour un nouveau jeu de pistes :

En arrivant hier soir, on a repéré, un petite maison avec une petite pancarte "Taller de bicycletas" (réparateur de bicyclettes), le premier truc est déjà de retrouver où nous avons bien pu voir cette fameuse petite maison ! (euh, là Seb tu débrouilles tout seul, moi pas savoir faire). Une fois la chose faite, après avoir fait trois fois le tour de la ville, au milieu d'un bric à brac sans nom, le monsieur nous trouve un vélo à la bonne taille pour la mistouflette, petite négociation rapide et l'affaire est dans le sac. Et une choupette aux anges, une !

Pour le loulou, pas de petits vélo, ici, direction un magasin de jouets, qui s'avere etre en fait un magasin de.................... tout, on y trouve des jouets, des meubles, des articles de peches, des cafetieres, des matelas, tout ça dans un bazar immense ( une chatte n'y retrouverait même pas ses petits) , seb y va en éclaireur, puis je le vois ressortir et disparaitre quelques maisons plus loin dans un espèce de garage ( Mais qu'est ce qu'il fait encore, c'est pas une visite de guidée de la ville qu'on veut là ?). mais seb y trouve un vélo................neuf. Trop cher. Et en levant là tête, il en voit un autre, un petit peu bizarre, un roue blanche, un roue noire, des petites roulettes violettes, des pedales bleues, bref un petit peu rafistolé quoi.

- Et pour celui là, c'est combien ?

- Son interlocuteur ne comprend pas bien, mais non celui là on le vend pas, il n'est pas neuf.

- oui mais c'est justement pour ça que je le veux.

- nouvelle négociation et hop l'affaire est dans le sac ! et un loulou qui saute au plafond, un !!!

Direction l'aire de jeu, pour etrenner ces nouveaux trésors. Bon, les roues de Robin sont un petit voilées et la chaine de Maêva est tout rouillé et racle un peu contre le pare chaine, mais nos loulous, ils s'en fichent, ils sont trop fiers avec leur nouveaux vélos.

 

Bon maintenant que la mission est accomplie, on va pouvoir profiter du petit paradis marin où nous sommes.

lobosdeseadoLe lendemain, nous retentons l'expérience de la balade en bateau (on est joueur !) , embarquement sur un zodiac, on est seulement 9 à bord, le top. Et là deux heures et demi magnifiques avec au programme,

- quelques dauphins ( de petits dauphins blancs et noirs, les toninas overas) qui viennet jouer avec le bateau, je te passe à droite, je te passe dessous, hop, je ressors de l'autre coté, un petit saut et hop je file au loin ,

- débarquement sur une petite ile, où vit une immense colonnie de manchots (mais ils en ont pas marre des manchots, benn, non, à chaque fois c'est différent, on ne s'en lasse pas et les loulous perfectionnent de jour en jour leur imitation de manchots !), et puis ici on dirait neuf naufragés en territoires manchots, c'est génial.

- des cormorans gris , magnifiques , je vous laisse la surprise sur les photos, regardez bien les yeux et les papates !

- des lions de mer ( un male avec toutes ses femmes, commentaire de Seb : ben dis donc il en a de la chance celui-ci ! Mais non Seb, c'est déjà pas tous les jours facile d'en supportez une, que dire de 25, c'est toi le chanceux!!!).

- des gaviotines et des mouettes en pleine partie de pêche.

Bref, une balade géniale, et où notre petit Robinou a conjuré le sort et a pu profiter cette fois ci à fond du spectacle . Que du bon.

pinguinosdeseado

Et pour finir en apothèose, nous nous endormirons ce soir dans un bivouac de rêve, avec le jacasseries des manchots qui vivent sur une petite ile juste en face, juste après un spectacle donné par nos loulous (voir les videos). Il y a des petits moments comme ça où on se dit, ça c'est le bonheur. Ce soir était l'un de ses moments.

deseadobivouac

Pour la peine, nous resterons ici demain.

 

Les photos de Puerto Deseado, c'est ici

Les vidéos de Puerto Deseado, c'est par là

 

Du 26 au 2 Déc - A DROITE TOUTE.

ça fait un petit moment qu'on se pose la question de bifurquer vers le coté chilien, pour aller voir le Perito Moreno ( un glacier), avant de descendre à Ushuaia, ce qui somme toute, niveau itinéraire n'est pas trés logique, mais les vacances des argentins, arrivant, on a bien envie de profiter du fameux glacier tranquillement, plutôt qu'au mois de janvier en pleine période d'affluence.

En plus, l'anniversaire de Maëva approchant, nous avons une petite question qui revient régulièrement, "Robin pour son anniversaire, il a eu les baleines, et moi j'aurais quoi ?", mais c'est que ça devient exigeants ces petits loulous.

Donc là ça y est c'est décidé, nous allons bientôt prendre à droite toute, pour aller voir le fameux glacier.

"Ma chérie, pour ton anniversaire, ça te plairait d'aller voir un glacier ? "

La choupette est ravie "Oh, oui, le glacier ce sera un beau cadeau d'anniversaire", même si finalement elle ne sait pas vraiment à quoi ça va ressembler ce glacier, elle est super contente.

Allez en route, on a un peu de route.

magellanOn descend d'abord vers Puerto San Julian, où, qui sait on retrouvera peut être les vadrouilles en combi ( Stéphanie, Eric et Mathias, avec qui on avait passé une soirée à Paris, avant de partir). La ville est tranquille, en bord de mer. C'est à cet endroit, qu'en 1520 Magellan, parti d'Espagne, pour trouver un passage entre le pacifique et l'atlantique (et oui le détroit de magellan, vous suivez, mais ça ce sera pour plus tard en Terre de Feu), débarqua avec son armada de 5 caravelles et 265 hommes, pour la première fois en Patagonie. C'est d'ailleurs lui, qui découvrant les indiens Teluheche de grande taille ( 1, 85 à 2m, contre 1,60 m pour les espagnols), les avaient appelés les patagons d'où le nom de Patagonie.

Et c'est ici, lors de ce débarquement, qu'a été donné la première messe sur le continent sud américain. On a appris tout ça, en visitant le musée qui est une réplique grandeur nature d'une de 5 caravelles.

On avait prevu de se poser là quelques jours, et puis je ne sais pas pourquoi sur un coup de tête (la mienne en l'occurence) à 6 heures du soir alors qu'on cherche un petit bivouac tranquille en bord de mer, on décide de tracer un peu plus bas jusqu'à Monte Léone (un parc national). J'ai toujours de bonnes idées d'habitude (modeste avec ça), mais là je l'avoue j'ai failli !!

100 km, plus loin, en faisant le plein à la station service, j'attrape un petit peu de connection Internet pour relever les mails. Il y en a un des vadrouille en combi qui viennent d'arriver à Puerto San Julian. Purée, on y était il y a deux heures, on vient de les rater. Zut, zut zt zut pour être polie.

On continue la route. On fera les derniers kilomêtres de pistes qui nous paraissent interminables en pleine nuit noire, bon c'est pas grave, d'apres ce qu'on a lu, dans ce parc national il y a un endroit pour bivouaquer, gratuitement. On savoure d'avance les quelques jours que nous allons passer là, en bord de mer, dans un beau décor, avec les animaux.

Finalement les 3 prochains jours ne vont pas se passer comme prévu. A notre arrivée, on se pose, et 2 minutes apres, on vient nous toquer au carreaux, mais d'où il sort celui là, à 22h30?

"Bonjour, bienvenue, pour dormir c'est 45 pesos la nuit (9 euros)"

"Euh, mais c'est horriblement cher, c'est plus cher qu'un camping"

"Mais vous etes dans un camping ici"

"Ah désolé avec la nuit on n'a pas vu les panneaux, c'est le garde du parc qui nous a dit de venir là, on n'a pas besoin des douches et de l'eau, on peut donc aller se garer ailleurs ?"

"Ah, non c'est impossible, ma concession s'étend sur plusieurs hectares, et puis c'est le seul endroit autorisé dans le parc !"

Génial, et voilà, on est coincé, il fait nuit noire, on ne va pas se retaper les 20 km de pistes dans l'autre sens, du coup on paye, et du coup envolée notre idée de se couler douce par ici pendant quelques jours, il nous gaché le plaisir celui là (bon c'est pas non plus la fin du monde, mais ça nous énerve franchement d'être coincé juste parce qu'il fait nuit, la prochaine fois que j'ai une bonne idée à 6 h du soir, promis je me la garde).

Le lendemain, visite du parc, qui doit être trés beau, mais le temps n'étant pas vraiment de la partie, on en profite pas à sa juste mesure. Du coup, bien qu'on ait repéré quelques endroits pour bivouaquer (mais en bord de falaise, donc pas tres sécurisé pour les loulous) où à mon avis le vilain monsieur ne viendra pas nous chercher pour payer, j'ai une nouvelle idée pleine de génie.

Bon quitte à payer, et puiqu'il ne fait pas beau, on va aller se poser au camping à Commandante Piedra Buena, camping tres sympa en bord de rivière avec des aires de jeux et tout et tout, en profiter pour faire un grand ménage de printemps dans Hari avant notre nouvelle aventure vers l'ouest et y attendre les vadrouille en combi, tranquillement.

J'avais pourtant bien dit qu'à toute prochaine idée qui pointerait le bout de son nez, je me la garderait. Celle-ci n'aurait pas été une mauvaise idée, si nous n'avions pas été samedi. Mais n'ayant plus trop la notion de semaine et de week end, ce petit détail nous a complétement échappé. Nous passerons donc les 2 prochains jours, au milieu des argentins en week-end, trés sympas, au demeurant, mais avec moutons entier à griller et musique à gogo au quatre coins du camping. On est bien loin du souffle des baleines ou des jacasseries de nos amis les manchots, et en plus il pleut, décidemment quand ça veut pas, ça veut pas !

On était déjà pas trés camping, mais là c'est sûr, on ne l'est plus du tout ! Puisque c'est ça, pour se remonter le moral, ce soir ce sera soirée crêpes ! Et hop le moral est reparti !

Et qui voyons nous débarquer le lundi matin, les vadrouilles en combi. Ouf, tout cela n'aura pas été vain. On passe la journée ensemble ainsi qu'une longue soirée au coin du feu (pas de cheminée, non, du barbecue !), à se raconter notre premier mois de voyage (deux pour eux), et à essayer de se convaincre mutuellement de changer de route (eux descendent directement à Ushuaia).

On décollera le lendemain matin ( enfin à 13h, et oui la soirée a été longue, et nous sommes de moins en moins rapide le matin), les vadrouille vers le sud et nous à l'ouest (la soirée n'a pas suffi pour nous faire changer d'avis, et nous avons fait une promesse à notre poupette, les glaciers pour son anniversaire ! ).

Aprés renseignements pris aupres du pompiste, pour aller à l'ouest, nous avons le choix entre une piste bien pourrie mais la plus courte en kilometres, une piste moins pourrie et un peu plus longue en kilometres, et la route asphaltée bien monotone, mais asphaltée (le double en kilometres mais en temps c'est la même chose, mais ça nous fait descendre pour remonter, et cette perspective nous barbe d'avance).

Nous voilà donc partis pour 220 km de piste désertique, on ne saura jamais si le pompiste avait raison en nous disant que celle-ci était moins pourrie que l'autre, mais qu'est ce que ce doit être alors ! . On mettra 6 heures pour en venir à bout, en croisant en tout et pour tout 3 voitures. C'est sur, c'est pas la circulation qui nous a dérangé !

Au bout de la piste, enfin une tache verte au loin, ouahhh des arbres, quelques maisons. Une oasis !!!! (Mais gwen t'es en plein délire, on n'est pas en plein désert, oui mais les 220 dernier kilometres c'était tout comme !)

Nous sommes arrivés à Tres Lagos, un bled, perdu au milieu de nulle part. Il nous reste une centaine de kilometres pour arriver à notre destination ( El Calafate), et bien ça attendra demain. On va se poser ici et finir la route demain matin de bonne heure ( que nous croyions !!!) . On s'arrête à la station service (perdue au milieu de nulle part, à l'écart de la piste). Le pompiste court vers nous, avec son fils dans les bras, tout en poursuivant un taureau qui est venu se balader par là, et il nous lance à grand cris "Bonjour" ( seul mot de français qu'ils connaisse, mais il le maîtrise à fond). On est mort de rire. Le décor est planté et nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Il nous dit qu'on peut s'installer ici pour dormir (ça nous va, le décor est sympa, et c'est pas le nombre de voitures qui passent par ici qui va nous déranger, il nous confirme, la seule chose qui peut faire du bruit c'est le taureau !! Nous, tout ce qu'on espère c'est qu'il ne lui prenne l'idée saugrenue de venir frotter ses cornes, contre Hari.

sabetseb10 minutes après, un gros camion arrive, ouahh, un deuxième mirage, la plaque est immatriculée 06. Le coeur de notre Sebou palpite. Ouahh des compatriotes. C'est bon là je sens que la soirée et loin d'être terminée. Effectivement nous faisons la connaissance de Sabrina et Sebastien (à croire qu'à Nice, il s'appelle tous Sebastien), et passons une trés bonne soirée ensemble. Pendant ce temps, nos loulous font la fiesta à coté, dans la station service ! Et oui le pompiste et sa femme les ont invités à venir regarder la télé avec leur deux loulous à eux Josephina et Felipe.

Ni une ni deux, les loulous vont chez nos hotes du jour, le quart d'heure télé se tranforme rapidement en fiesta dans la chambre des enfants. C'est l'éclate, tout ça en version muette,mais non sans bruit, barrière de la langue oblige, mais éclate tout de même. Maëva revient au bercail à 22h. On a presque cru qu'elle allait découcher !

Au réveil le lendemain matin, on se prépare à partir, quand nous voyons le pompiste faire un feu, il vient vers nous et nous dit que nous ne pouvons pas partir parce qu'à midi, on mange là, il est en train de faire le barbecue.

Devant tant de gentillesse (de toute manière, vu le loustic, nous n'avons pas le choix), nous nous inclinons, El Calafate attendra encore un peu.. Les 4 enfants recommencent leur folle partie de jeux toute la matinée.

A midi, nous partageons donc le repas avec nos hotes ainsi que Sabrina et Sebastien. Au menu une délicieuse purée de patates et de patates douces, salade de tomates et oeufs durs, 2 gigot d'agneaux, du boudin et du chorizo grillé (rien que ça ! et pas question de sortir de table tant que tout n'est pas terminé).

Nous terminerons par un petit gateau à la poele (ma spécialité, désormais!!), pour les remercier de l'invitation. Ils ont été ravi par ce petit présent, et se sont régalés. A tel point que avons du leur donner la recette sous peine de devoir leur en faire un autre avant de partir. Josephina, ayant école à 13h, elle est partie avec sa part de gateau, comme si c'était un trésor. Sa maman, nous a dit au retour, qu'elle ne voulait pas le manger tant qu'elle n'était pas à l'école, parce qu'elle voulait montrer à sa maîtresse et à ses copains, le gateau que lui avait offert sa petite copine française. On était vraiment heureux de pouvoir leur faire plaisir, heureux de ce moment de partage en toute simplicité, heureux de nous être arrêtés là, heureux d'avoir pris cette piste pourrie finalement.

Vers 16h bien repus, il a bien fallu se décider à partir. Au revoir ému à Sebastien et Sabrina, rendez vous est pris pour se revoir un jour à Nice, ainsi qu'à nos hotes, où rendez vous est pris quand nous remonterons par là, dans un mois environ, ils nous préparent le bife de chorizo (rumsteack de boeuf) et nous devons refaire un gateau !

Allez dernier au revoir de la main, jusqu'à ce que la station service ne soit plus en vue, et en route vers El Calafate, où d'autres belles aventures nous attendent.

 

 

Quelques photos de ces derniers jours, c'est par là.

 

et comme d'habitude la page des loustics

 

du 2 au 8 Déc - MERVEILLEUX PERITO MORENO

 

Les 150 km de route entreTres Lagos et El Calafate sont magnifiques. Un beau présage pour les jours à venir.

andes

Arrivée, à El Calafate, ville la plus proche du glacier Perito Moreno ( 80 km tout de même) au bord du Lago Argentino. Et que font les campings caristes quand ils arrivent en ville ? Ils cherchent une laverie. C'est là que nous rencontrerons, Valérie, Pascal, Gwendal, Gwenaël et Maîwen (une famille française en vadrouille pour un an à travers les amériques), qui nous indiquent le petit coin qu'ils ont trouvé pour dormir au calme en plein centre ville, nous les retrouvons là bas et passerons quelques heures à discuter et à échanger les bons tuyaux.

Le lendemain, petite balade en ville, pour ravitailler. Seb, a même réussi à trouver le Castorama local. (à croire qu'il a un radar ! )

A la fin de la journée, on sera crevé. C'est que, nous n'avons plus l'habitude, pauvres petits voyageurs que nous sommes, de ces villes grouillantes de monde (des touristes en l'occurence, l'anglais a d'ailleurs supplanté l'espagnol, en tant que langue officielle dans les rues d'El Calafate), de cette circulation incessante, de ces restos chics et ses boutiques à foisons. Vite, vite fuyons !

peritoLe surlendemain, comme pour les baleines de Valdes, à spectacle exceptionnel, lever exceptionnel. Une journée inoubliable nous attend, nous ne voulons rien en perdre. A 6h du mat, nous mettons Hari en marche, nous voulons faire la surprise aux loulous, (j'ai bien dis, nous, Seb et bibi, qui a réussi à se lever pour l'occasion, tu vois Seb, c'est pas compliqué, pour me faire lever, il suffit de quelques petits trucs trés faciles à trouver : des baleines, un glacier, ........mais que vas-tu donc trouver la prochaine fois !). La route est belle, et tout à coup au détour d'un virage, le glacier ! L'impatience monte.

 

A 7h30, ça y est nous y sommes ! Des que l'on éteint le contact, Robin se reveille, les yeux à peine ouverts, il nous demande, il est où le glacier ? Juste dehors loulou, il regarde par la fenêtre et nous dit, "oh, c'est beau".

5 minutes après, nous entendons notre choupette, se retourner dans son lit, sans rien dire, elle ouvre sa fenêtre, et reste quelques minutes en silence à contempler celui qu'elle attendait depuis quelques jours. Elle se retourne, le visage radieux "c'est magnifique !".

BON ANNIVERSAIRE MA CHERIE !

Les loulous sortent, quelques instants, admirer le spectacle de plus pret, ....................en pyjama . Je vous l'ai dit, c'est la spécialité de la maison! Aprés tout, nous sommes dans notre jardin !. C'est notre luxe à nous ! On saute du lit et on sort admirer les plus beaux sites que la nature nous aient donnés de voir ........................en pyjama, finalement ça rajoute une touche de magie supplémentaire.

Retour dans Hari, pour un rapide petit déj.

Une fois fin prets, nous rencontrons Elodie, Miguel et Lola ( les Sanagustins), ils voyagent depuis plus de un an dans leur maison roulante, après l'Afrique, ils découvrent l'Amérique du Sud (hummm, de quoi nous donner des idées tout ça !). Nous papotons là, le glacier à nos pieds ! Au final, nous ne nous quitteront plus pendant 5 jours! C'est ça aussi la magie du voyage.

geantBon c'est pas tout le Perito Moreno nous attend !

Par un système de passerelles, nous pouvons l'admirer sous toutes les coutures, une fois de plus bien tranquillement avant l'arrivée des bus touristiques. Géant.

Géant comme l'est le Périto, qui fait tout de même 30 km de long, 5 km de large et 60 m de haut !

peritoRobinou est impressioné, il reste bouche bée de longs moments. Chaque fois, que l'on veut changer d'endroit, il rouspete (ça c'est pas nouveau!, ce qu'il l'est davantage, c'est la raison du rouspetage), en répliquant "mais non, on reste là, je veux pas partir, je veux regarder !" Ne t'inquiéte pas mon loulou, nous non plus, on ne veut pas partir, on va juste le voir un peu plus loin, pour voir comment c'est !"

Toute la journée se passera ainsi, sans que l'on se lasse.

Parce que le Périto Moreno est vivant :

- il craque, il gémit, il grince et d'un coup, dans un grognement infernal (semblable à un coup de tonerre), il perd un morceau de lui. Morceau, qui tombe dans l'eau et peut former selon la taille, une vague qui vient faire danser tous les autres morceaux déjà éparpillés par ci par là. Magnifique.

peritoDu coup, on guette, on espère, on sursaute. (accéssoirement, on se moque de Seb et Miguel, qui tente désespéramment de filmer une de ses magnifiques chutes, mais, ce ne sont que des hommes !! ! , et quand c'est pas la batterie qui leur fait défaut (mais enfin messieurs il faudrait être prévoyants, le glacier ne va pas attendre gentiment que vous ayez rechargés les accus pour laisser tomber le prochain morceau!), c'est le manque de réflexe , car le Périto est un malin, en général, on entend le bruit de la chute, quand le morceau est déjà dans l'eau !! Trop dur pour nos deux hommes forts de la maison ! (Bon j'exagère, ils réussiront quand même, a en avoir une ou deux, sur la bonne vingtaine que nous avons vu !! Bel effort)

- en plus la star du jour change plusieurs fois par jour, de tenue, selon la lumière du soleil, il est plus ou moins bleu, il est plus ou moins blanc, on voit le détail de ses crevasses bleutées ou on ne les voit pas, on distinguent nettement ses pics, ............ou pas, .......

Bref c'est un spectacle permanent. on ne s'en lasse pas.

 

Après cette journée de contemplation, il y a tout de même, une poupette qui attend son gateau d'anniversaire, il s'agirait de ne pas l'oublier ! C'est donc avec ce géant magnifique et bruyant près de nous, là où les tours organisés viennent passer une heure ou deux, que nous, nous prenons le temps de préparer un gateau (on s'en fiche, on a le temps, on sera encore là demain !).

glaçonOn peut dire que notre poupette aura bien été gatée pour son anniversaire, d'abord un glacier, au réveil, (et en plus il est bleu, sa couleur préférée!!!) puis un beau dessin de Robinou du ........................glacier et cerise sur le gateau une copine pour son anniversaire : Lola (qui elle aussi a préparé un beau dessin et lui a donné deux de ces bracelets). Je crois qu'elle n'est pas prete d'oublier l'anniversaire de 6 ans.

Avant le dodo, un dernier petit coup d'oeil au Périto (c'est bon, il est toujours là!), et ce soir nous dormirons en écoutant ses gémissemnts et ses grondements et en se demandant quel morceau aura disparu demain matin.

Le lendemain, dès le reveil nous filons, voir notre voisin, et découvrir son nouveau visage ! Il fait un temps magnifique, et les couleurs sont encore différentes de la veille, en plus il y a un énorme morceau qui est tombé cette nuit, et du coup plein de nouveaux mini icebergs qui n'étaient pas là hier.

Programme de la journée, s'offrir une balade en bateau pour l'admirer d'encore plus près.

Finalement le spectacle nous plait tant, que c'est pas une balade en bateau que l'on s'offrira, mais deux (une pour chaque face). Vu d'en bas, on se sent bien petits face au géant glacier ! Mais, que c'est beau !

perito

 

quelques photos du perito, c'est par là !

 

En fin de journée, dernier au revoir, au Perito Moreno et direction le Lago Roca à une cinquantaine de kilometres de là.

De la piste, nous apercevons au loin notre ami du jour, pourtant le paysage en quelques kilometres a considérablement changé, le bleu et blanc du glacier a laissé la place au vert et rouge de la steppe environnante, reste encore le bleu du magnifique lac.

A notre arrivée, tout de suite, unanimement, on sent bien qu'on va rester quelques jours par ici.

 

La soirée se terminera, au coin du feu, sous un magnifique ciel étoilé, où ce soir, une étoile brillait bien plus fort que toutes les autres.

lago roca

C'est finalement 3 jours que nous passerons dans ce décor magnifique. Les loulous et leur nouvelle copine Lola, se sont éclatés à longueur de journée. Et nous nous sommes régalés avec Miguel et Elodie.

En plus, même pas besoin de faire les fond de placard pour trouver à manger dans cet endroit perdu (si un petit peu quand même), une famille argentine, de passage pour la journée, nous a offert, un belle truite saumonée qu'ils venaient de pêcher. Et Miguel, transformé en cordon bleu, nous l'a cuisiné, un délice !

lago rocaDevant tant d'allégresse et de bonne humeur, nous avons profité de ce cadre idyllique pour faire.........................le ménage, la lessive, le bricolage. C'est bizarre, mais ces taches si barbantes dans notre quotidien toulousain, prennent tout de suite une toute autre dimension ici !!! Qui eut cru qu'un jour, laver une des petites culottes et des slips à la main, qui plus est, à l'eau froide, puisse me procurer autant de plaisir ! Peut être qui sait, vais-je devenir une vrai fée du logis ! ça aussi serait-ce la magie du voyage !!!!!

 

Toutes les photos du lago Roca, c'est ici.

et toujours des petites vidéos pour faire "comme si vous y étiez" !

 

Pour lire la suite, cliquez ici, car nous sommes passés au CHILI !!

du 15 au 18 Déc - RIO GRANDE, CIRCULEZ Y A RIEN A VOIR, MAIS ......

Les Chajekat et les vadrouilles en combi nous attendent à Rio Grande, nous voilà donc en route depuis le Chili vers la mythique Terre de Feu. Celle-ci est séparée du continent par le non moins mythique détroit de Magellan (je vous l'avez promis, quand nous avions visité sa caravelle à Puerto San Julian! et bien ça y est nous y sommes!).

Nous embarquons donc avec Hari sur un bac, pour le passage du détroit. La traversée est rapide, environ 20 minutes, et sympathique, puisque des toninas (les petits dauphins noirs et blancs) viennent jouer dans les vagues près du ferry. Fini les réjouissances, après cette traversée qui a enchanté les loulous, c'est 140 km de piste et 110 km de routes qui nous attendent avec à la clé, un passge de frontière, puisque la Terre de Feu est partagé entre Chili et Argentine. Bonne apres midi en perspective!!!!

detroitdemagellanbacbacterre de feu

On arrivera finalement le soir vers 21h, faisant du coup une surprise à notre petite troupe de voyageurs qui ne nous attendaient que dans un jour ou deux !! Heureux de se retrouver, la soirée sera longue.

 

bricolageNous resterons là deux jours, tranquilles avec au programme bricolage du camion pour les garçons, papotages et étude des futurs itinéraires pour les filles et jeux à gogos pour les loulous.

Le camping où nous nous trouvons n'est pas très glamour, mais le maître des lieux, WILLY, est lui, un amour. Il met à notre dispo une grande salle commune, où nous pouvons cuisiner, manger, flemmarder et passer les soirées. Nous sommes comme à la maison !!

agneauIl nous fait même venir Mario, le roi de l'Asado, pour nous aider à faire le barbecue du deuxième soir ( a-t-il remarqué que notre technique laissait à désirer ?????). Mario, en question fera d'ailleurs plus que nous aider, il prendra tout en main, et prodiguera conseils et petits secrets , en échange nous sommes bon pour aller chercher à 20h30 du soir un kilo de viande supplémentaire parce pour un argentin de plus à table, c'est le tarif !!!! Nous goutons donc, au fameux agneau patagonien, cuit à la méthode argentine (merci Mario), un régal !!

Pour le troisième soir, pas la peine d'acheter de la viande, Jérome entre deux parties de bricolage, part à la pêche ! Et oui Rio Grande est tout de même la capitale internationale de la pêche à la truite. Pour notre pêcheur préféré, diffiocile d'y résister ! Il reviendra un quart d'heure après, avec une truite de 90 cm et 7 kilos à la main!

jerome truitePas peu fier le Jérome. Bon d'accord, il ne l'a pas vraiment péchée, il l'a ............................ramassée, la pauvre truite venait de se faire attaquer par une mouette qui en aurait bien fait son quatre heure, mais en l'occurence elle fera du coup notre diner. Non content de son trophée, Jérome repart à la pêche avec Maëva et Seb, et revient non moins rapidement avec une autre truite, .................. attrapée au harpon cette fois (il a de drôlr de façons de pêcher ce Jérome), plus petite, mais autre truite quand même! là sur ce coup là, c'est notre poupette qui n'est pas peu fière.

Le soir même, au camping, un grand repas se prépare, un grand asado est organisé par un voyageur qui a eu un accident l'an passé en moto, en guise de remerciement aux gens du coins qui l'ont ai aidé.

Nous sommes trés chaleureusemnt invités, au menu agneau, boudin, saucisse et............nos fameuses truites ( que du coup nous n'avons même pas eu besoin de cuisiner, le maître Asado du coin, s'en est chargé pour nous). Encore un bon moment partagé dans la convivialité.

Il n'y a certes pas grand chose à voir à RIO GRANDE (dixit nos guides), mais nous y avons passé deux jours sympas en compagnie de Katia, Jérome et miss Chacha, Stephanie, Eric et mister Mathias, Willi le maitre des lieux, les argentins maitres de l'asado et les voyageurs de passage. Comme quoi, souvent la magie d'un lieu ne tient pas seulement aux choses qu'il y a voir mais aussi et surtout aux personnes que l'on y rencontrent.

 

du 18 Déc au 2 Janv - NOËL AU BOUT DU MONDE

 

"Dis Maman, tu crois qu'il va nous trouver le père Noël ? Mais oui, mes chéris,si vous avez été sages, même au bout du monde il vous trouvera ! " Pour vérifier mes dires, c'est donc vraiment Au Bout du Monde que nous iront attendre le "Papa Noël" (qui se dit d'ailleurs Papa Noël, ici aussi, c'est bon signe pour nos loulous ça!).

Direction Ushuaia, la ville la plus australe du monde (enfin presque, en face il y a bien Puerto Williams, au Chili, mais innaccessible par la route, alors !). 800 km plus bas, c'est l'Antartique

Au fil de la route, la steppe et ses moutons (il y a plus de moutons ici que d'habitants, en France, nous avons des champs de paquerettes, ici nous decouvrons les champs de moutons !) laisse place aux paysages montagneux aux cols enneigés. Quelques kilomêtres avant Ushuaia, sur le bord de la route, nous arrêtons aupres d'un auto stoppeur, surprise il parle français ! C'est en fait un canadien menuisier ébéniste qui vit depuis 6 ans en Terre de Feu, au milieu de la forêt et qui vient de temps en temps à Ushuaia pour "affaires". Il a rendez vous au port aujourd'hui avec son client. Un propriétaire d'un magnifique voilier en bois, qui lui a commandé la proue de son bateau, une sculpture de deux femmes (à taille réelle) tenant par les cornes la tête d'un taureau, autant dire qu'il a du pain sur la planche !!! Il en profitera, en chemin,pour nous indiquer quelques petits coins sympas!

Nous découvrons Ushuaia, ville fantasmée par certains, décriée par d'autres. C'est sur, ce n'est pas le petit coin perdu auquel on pourrait s'attendre, c'est en fait une grande ville désordonnée et touristique, mais elle est au bout du monde (54°49’ de latitude sud) dans un décor somptueux, au bord du canal de Beagle (autre nom mythique) avec en toile de fond les andes qui viennent se jetter dans la mer. Un petit brin de magie règne tout de même par ici.

ushuaia

Dans une des vitrines de la ville, les loulous rencontrent un homme à barbe blanche avec un habit rouge et un chapeau sur la tête (vous voyez de qui je veux parler ?), il leur offre des bonbons. Maëva nous explique que le monsieur leur a demandé en espagnol, bien évidemment, comment ils s'appellaient et elle a tout compris et elle a su répondre. Bravo la puce !

Robin ressort avec un sourire jusqu'aux oreilles, en nous disant que c'était le Père Noël ! Ce à quoi, notre poupette lui répond :

- "Mais non Robin, c'était pas le Père Noël ! (tiens on a raté un épisode ? il y a deux jours, elle y croyait encore, puisqu'elle se demandait s'il allait nous trouver au bout du monde !), elle continue,

" le père Noël, à l'heure qu'il est il est bien trop occupé à emballer les cadeaux !!!!! Ouf, c'est pas ce soir que nous allons lever le voile sur ce qui reste un énorme mensonge mais quand même une histoire magique pour les loulous.

Nous dormirons le soir sur le parking du téléphéirique qui mène au glacier Martial, de là la vue sur la baie d'Ushuiai est superbe. Le lendemain, par solidarité avec vous, nous aurons du vent, du froid, de la neige fondue. Un Noël comme les autres finalement. Ce sera journée pyjama dans Hari !

fin de la ruta 3Le surlendemain, le 20 décembre, le ciel semble plus clément, nous en profitons pour partir quelques kilomètres plus loin, au parc del Tierra del Fuego. Ici la Ruta 3 (cette route que nous avons suivi pendant de très longs kilomètres depuis Buenos Aires) se termine, le bout du bout, un panneau nous indique que Buenos est à 3079 km (tiens c'est bizarre, on en a fait plus de 7000 depuis qu'on est parti ! Seb, tu t'es planté de chemin ou quoi !!!! , mais non Gwen, c'est toi qui me faire trop de détours !) .

Nous resterons deux jours dans le parc, à la recherche des castors que nous ne verrons pas (du moins pas ici), seulement les dégats qu'ils occasionnent en construisant des barrages (destruction des forêts et détournement des cours d'eau).

Nous avons fait des petites balades et, oh miracle, une grande balade le long du canal de Beagle et à travers la forêt (notre champion du monde des raleurs n'a pas failli a sa réputation, mais il a tout de même super bien marché, bon d'accord elle était donné en 3 heures, on a mis 5h30, pique nique et gouter compris, mais on l'a fait, et on ne peut pas dire que les loulous ont mis trop longtemps à s'endormir le soir !) .

robin et le prisonnierRetour à Ushuaia, le 22, nous en profitons pour aller visiter le Musée Maritimo y El Presidio, qui a trouvé place dans l'ancien bagne. Occasion de découvrir l'histoire de nombreux navires et donc des nombreux naufrages qui ont fait l'histoire de cette contrée du bout du monde, occasion de découvrir aussi la multitude de missions scientifiques en Antartique et de ces principaux habitants (en dehors des scientifiques) : des tas d'espèces de manchots, l'occasion enfin de découvrir l'histoire de cet ancien bagne, et au passage l'existence du bagne de Toulon (et dire que Seb a besoin de faire tant de kilomêtres pour connaître l'histoire de la ville où il a vu le jour, vraiment Bravo !) et de visiter une aile glaciale de cette prison qui est restée complétement en l'état depuis les derniers détenus. (brrrrrrrrrrrrrrr, un frisson nous parcourt le dos!). Robin sait au moins où on atterit quand on fait de grosses bétises !

Le soir nous retournons à notre parking du téléphérique où nous étions quelques jours plus tôt. Nous y rencontrons là, Julien et Asia (les Toulao), très sympathique couple qui parcourent l'Amérique du Sud depuis déjà 6 mois, à la recherche des meilleurs spots de parapente. Nous passerons la soirée ensemble.

Le lendemain, une nouvelle famille arrive , les Maricola (nous avions échangé quelques mails avec eux, nous les pensions beaucoup plus au nord, et finalement ils sont là !), les loulous sont ravis, car les Maricola, c'est Mariane, la maman, Nicolas, le papa et aussi Timoté le grand frère ( 7 ans) et Zoé la petite soeur (3 ans). Des copains, pour attendre le Papa Noël, c'est pas génial ça.

C'est décidé, le réveillon de Noël se sera tous ensemble (les Maricola, les Toulao et nous), oui mais où ? Nous voilà partis à la recherche d'un endroit pas trop loin, sympa, calme, et où on pourra faire un feu !! Non pas pour que le père Noël nous trouve, pour faire griller notre festin du réveillon (saucisse, viande et poisson, rien que ça! ) ! Pas facile tout ça dans une grande ville !!! Nous trouverons notre bonheur, le long de la baie d'Ushuaia, au bord du canal de Beagle, avec vue sur les lumières de la ville ! . Elle est pas belle la vie ?

Repas pour les loulous tous ensemble, puis soirée de fête, quelques dessins animés dans Bill (le camion de Timo et Zoé), pendant que les papas, mamans and co (les co, c'est Asia et Julien) festoient dans Hari juste à coté.

Au moment du coucher, les loulous sont un peu surexcités, le Père Noël va-t-il nous trouver ? Nous sommes parés pour : un sapin, une hotte (merci myjo!!) pour recevoir les cadeaux, une boule magique au cas où le Père Noël veuille danser (seul les Cnessiens comprendront ! ),des enfants sages (surtout aujourd'hui, comme c'est bizarre!) et 3 camions garés en U, facile à repérer, non ?

Ils ont déjà prévu leur coup, on fait semblant de dormir et dès qu'il entre on ouvre notre rideau, comme nos lits sont en face de la porte c'est sur on va le voir!!!!

 

25 décembre : Le père Noël est un héros . Même au bout du Monde, il a réussi à nous trouver !

 

- Et tu sais Maman, moi le père Noël je l'ai entendu cette nuit, il a marché à coté de Hari, et il faisait ding ong, ding ong, ding ong ! nous annonce très fièrement Robin

- Ah bon ?

- Mais je l'ai pas vu, parce que j'avais un peu peur, alors j'ai pas ouvert le rideau !

- C'est pas grave mon loulou, allons voir ce qu'il t'a apporté.

 

Après l'ouverture des cadeaux des loulous (2 petits jeux et un livre chacun), nous aussi nous aurons droit à un magnifique cadeau de Noël : en sortant de Hari, la surprise est là, un magnifique arc en ciel sur la ville d'Ushuaia ! Magique . Encore un petit signe des étoiles ?

noel a ushuaia

La journée se passera tranquillement, jeux avec les nouveaux cadeaux, jeux avec les nouveaux copains puis balade et pique nique le long de la baie. Nos loulous sont débordés et heureux.

Le lendemain, au revoir les amis, en espèrant bien se retrouver très vite. Et c'est dans un temps ushuaiesque (Grisaille, vent, froid, pluie, grêle, quelques rayons de soleil qui disparaissent aussi rapidement qu'ils sont venus, pour nous rien de tel pour faire baisser le moral de quelques degrés), que nous continuons l'exploration de la Terre de Feu

arbres drapeaux

 

Nous empruntons la piste vers l'estancia Moat, belle piste qui traverse des forets où les arbres malmenés par les vents violents ont adopté une drole de coupe : à l'horizontale, longe le canal de Beagle, traverse des prairies et des estancias ( et oui on croise même des vaches au Bout du monde) et se termine par un poste militaire.

C'est sûr nous sommes arrivés au point le plus austral de notre périple, plus bas il faudrait continuer à la nage.

 

La nuit (la nuit étant un mot très relatif, car ici c'est une nuit australe, le soleil se couchant vers 23 H, se levant vers 4h du mat, et entre les deux pas la nuit noire, toujours un fond d'horizon lumineux souvent magnifique), bref la nuit en ce lieu reculé, au bord du canal de Beagle, a quelque chose de surréaliste.

Seuls au monde au Bout du Monde!

moat

Hélas la pluie nous en chasse le lendemain.

Direction Tolhuin, où nous passerons 2 jours sous la pluie au bord du lac Fagano, où nous verrons notre premier castor. Il traverse la route juste devant Hari. Comme dirait Robin, pas la peine de faire une si grande balade dans le Parc de la Terre de Feu, pour les voir, il suffit de rouler !

galponPuisqu'il pleut, nous partons vers Rio Grande, à la recherche d'une estancia pour assister à la tonte des moutons. La première où nous nous arrètons, possède le plus grand hangar de tonte au monde. Ils tondent du lundi au samedi de 7h le matin à 19 h le soir de novembre à mars, ben dis donc ça en fait des moutons ! Quand je vous disais, qu'il y en a autant que de paquerettes chez nous. Hélas, la seule semaine où il ne tondent pas, c'est entre Noël et jour de l'an. Dommage. On nous autorise tout de même à visiter le hangar, qui même vide de moutons, est impressionant.

Très gentiment, on nous indique une autre estancia, où il tondent certainement malgré les fêtes. Nous nous y rendons, à nouveau visite du hangar vide, il a trop plu ces dernier jours, il faut attendre un petit peu pour tondre que nos amis les moutons soit secs. C'est bien notre veine ça ! Tant pis, j'aurai bien aimé améliorer ma technique de tonte car j'ai de loulous (un petit et un grand) qui aurait bien besoin d'un petit coup de tondeuse sur le crane !

estancia behety

Solution de repli, nous visiterons la Mission Salesienne de la Candelaria (Mission fondée en 1897, par l'ordre de Saint François de Sales). Grâce à des photos et un petit film réalisé par les missionnaires de l'époque, nous y découvrons quels étaient les anciens habitants de la Terre de Feu : des tribus indiennes, les Yamanas, les Onas, ...

Ces indiens nomades vivaient ici nus (vu les températures, on a du mal à imaginer !), ils chassaient les phoques et les guanacos, avaient des petits canots fait de bois et de peau de betes, se coiffaient avec des os de dauphins et transportaient où qu'ils aillent le feu, si précieux pour eux, si celui-ci s'étaignait c'était prendre le risque de mourir de froid. C'est d'ailleurs ce qui fit donner à Magellan ce nom de Terre de Feu, à cette contrée, puisque lors de son passage le long du fameux détroit, il voyait des feux un petit peu partout.

Ce que le musée nous dit moins voire pas du tout, c'est que ces indiens ont été littéralement exterminés, par les colons anglais, éleveurs de moutons, qui embauchaient des chasseurs de têtes payés pour chaque paire d'oreille ramenées !! Ces tueries avaient toujours court il y a moins de 100 ans !

 

Le soir, oh surprise, Julien et Asia, nous ont retrouvé sur le parking de la station service. Rebelote, nouvelle soirée ensemble. Ils ont des petits problèmes de démarrage et d'amortisseur de leur camion, et doivent réparer . Nous les quittons le lendemain, en espèrant qu'ils ne passerront pas le réveillon sur cales dans un garage de Rio Grande. Bonne chance les amis.

reveillon

 

Pour notre part, nous avons rendez vous avec les Maricola au Cabo San Pablo. Endroit isolé, face à l'épave d'un immense bateau échoué la Desdemona, que lui est-il arrivé, nous ne le savons pas, mais l'endroit nous plait. Bon ok, nous sommes le 30 et le rendez vous n'est que pour demain. Mais l'impatience de les retrouver est grande, alors allons y ! Et pour la plus grande joie de tous, ne voit-on pas arriver l'équipage des Maricola, vers 20h. Nous voilà partis, pour quelques soirées réveillons et jeux non stop pour les loulous, Maëva et Timo sont inséparables. Une grande histoire est en marche.

Réveillon sympa, autour d'un barbecue (tiens comme c'est original), avec la Desdemona en toile de fond. Certes nous n'avions pas le foie gras et le feu d'artifice mais nous avons réussi à prendre l'apéro dehors ! et toc !

desdemona

Pour plus de photos de Ushuaia, le parque Tierra del fuego, Moat et cabo San Pablo c'est ici

 

et le coin des loustics, c'est par là !

 

et une page spéciale dédicace à mes chers collègues du CNES !!!!!

 

L'année 2009 s'achève. Elle aura été pour nous le début d'une grande et belle aventure, notre route en territoire sud américain aura été une descente vers ce bout du monde, l'année 2010 sera sous le signe de la remontée, de nouvelles magnifiques découvertes, de prochaines belles rencontres et de fabuleux et précieux moments passés tous les quatre.

 

Viva 2010.

Et FELIZ NUEVO ANO A TODOS !

Que celle ci voit tous vos rêves (même les plus fous) se réaliser !

 

Pour lire la suite, cliquez ici, car nous avons quitté la Terre de Feu et sommes repassés au CHILI (pas pour longtemps)!!

 

Du 5 au 9 Janv HARI - RETROUVAILLES DE EL CALAFATE A TRES LAGOS

Programme de la journée, passer à nouveau la frontière pour retourner en Argentine (à croire que ça nous amuse de passer les frontières, mais jetez donc un coup d'oeil à la carte et vous verrez que le Chili et l'Argentine ne se sont pas rendus la tache facile par ici ! ,et là notre non plus par la même occasion), direction Rio Gallegos pour ravitailler et finalement turbo vers une destination qui ne nous est pas inconnue!!!!

Quitter son super copain Timoté est un petit peu dur dur pour notre choupette, petit coup de blues, nous décidons donc de nous presser un peu et de faire le maximum pour retourner, ce soir, près du géant qui nous a tous enchanté, il y a un mois de cela. Vous voyez de qui je veux parler ?

Quand nous annonçons notre projet aux loulous, c'est cris de joie et effervescence dans Hari. Nous n'aurions jamais pensé que ça leur ferait autant plaisir de revoir le glacier Perito Moreno. Mais si ! Peut être est ce aussi, la première fois depuis le début du voyage que nous retournons dans un endroit connu, ils sont toujours heureux de découvrir de nouveaux lieux, mais là, on a l'impression que savoir déjà à quoi s'attendre, ce qu'ils vont y voir, décuple encore leur plaisir. Ils savourent avant même d'y être.

Retrouvailles N°1 :

Nous arriverons finalement à 1 heure du mat, les loulous dorment déjà. Nous sommes tous seuls face au glacier. Une fois de plus, géant. Nous nous endormirons encore une fois, au son des grondements du glacier et se demandant bien, s'il a beaucoup changé depuis un mois.

loulou au peritoloulou peritoLe lendemain matin, impression de déjà vu, les loulous se réveillent, ouvrent leur rideau et ouahhh, on est au Périto. Même sourire radieux !

Vite,vite il faut aller le voir, lui dire bonjour.. Après un petit déjeuner rapide, les loulous prennent les choses en mains et c'est eux qui nous guident le long des passerelles, là où ils ont envie de retourner. Ils sont trop contents.

Le glacier est toujours égal à lui même, magnifique, bruyant et vivant. Il a cependant bien changé depuis un mois, une nouvelle arche le raccrochant à la terre ferme s'est crée , la zone de rupture s'est beaucoup incurvée, et la face nord, a perdu de gros gros morceaux ( Miguel, le morceau que vous attendiez de voir tomber avec Seb, ça y est il a disparu !).

Bref, le géant nous impressionne toujours et Maëva joue les expertes en le voyant : "si je me rappelle bien, la dernière fois qu'on l'a vu, c'était comme ci ",.......

Par contre il y a une chose qui a changé depuis la dernière fois, c'est qu'il n'est apparemment plus autorisé d'y dormir le soir ( hier soir c'était exceptionnel, on est arrivé tellement tard, que les gardiens bien que nous ayons vu passer , ne nous ont pas intercepter). Ce soir, il font leur ronde à 21h, pour nous signaler cette nouveauté, ainsi qu'à un combi argentin, et nous demande donc de sortir du parc soit au minimum 35 kilometres, avec possibilité de revenir le lendemain. Nous pensons que ces nouvelles dispositions sont officieusement dues aux vacances d'été des argentins (et oui ici, c'est les grandes vacances du 15 décembre, jusqu'à début mars!, on avait finalement bien fait de venir la première fois début décembre). Les autres voyageurs argentins sont hyper déçus, de ne pouvoir jouir du luxe de profiter du glacier la nuit (luxe offert, seulement aux voyageurs comme nous qui peuvent garer leur maisons à roulettes devant!).

Nous n'osons pas leur dire que nous avons eu ce privilège déjà deux fois !!!

Nous repartons donc à 9h du soir, à El Calafate, (70 km) pour passer la nuit. Heureux d'avoir revu, le glacier encore une fois.

Lendemain, journée tranquille et logistique à El Calafate, où nous en profitons pour faire laver notre linge, trouver du Wifi pour donner des nouvelles, acheter des nouvelles chaussures à Robin, qui en a bien besoin, se faire un petit resto (chose que nous n'avons pas faite depuis au moins un mois !!!!! ouah c'est fête), et ...............retrouver le soleil ! Enfin, une journée sans coupe vent, ouahhh, quel bonheur.

 

Retrouvailles N°2 :

Le surlendemain, bye bye El Calafate, en route vers la mythique Ruta 40, les premiers kilometres ne nous sont pas inconnus puisque ce sont ceux qui mènent à Tres Lagos.

Comme promis, nous nous arrêtons voir Ruso, Claudia, Josephina et Felipe (pour ceux qui ne suivent pas, voir ici notre première rencontre). Quand nous arrivons à la station service, Ruso reconnait Hari de loin, il est surpris et heureux de nous revoir. Ce sont des grands signes de la main, le bonjour "tonitruant" habituel, puis embrassade, et pleins de questions, sur tout ce que nous avons fait, vu, visité et rencontré ce dernier mois.

ruta 40Immédiatement, il nous installe près de sa maison à l'abri du vent. Nous leur préparons un apéro "à la française" (enfin avec ce qu'on a) : pastis (oui seb en a trouvé à Rio gallegos), vin, fromage, tomates cerises, melon, bretzel. Apéro que nous prendrons tous ensemble dans la station service. Et oui, c'est la pleine saison ici, Ruso et Claudia sont de service 24h/24h, 7jours sur 7 !!! (c'est sur, ici, on est loin des 35h)

En tous les cas, une chose est sûre, le ricard n'emporte pas les faveurs des argentins , Ruso, comme le premier argentin que Seb avait tenté de convertir, gôute mais n'aime pas ça ! Rien de mieux pour lui qu'un Fernet Branca- Coca (apéritif italien amer à base d'herbe et d'alcool tout de même 45°,qui a un peu gôut à un médiacament, normal à l'origine s'en étai un !!!)

La soirée se terminera, devant un énorme plat d'empanadas préparés par Claudia à discuter de la vie en France et de celle en argentine, du boulot de Ruso et Claudia et de leurs projets, de notre voyage. Une excellente soirée qui se terminera tard.

Le lendemain les enfants passe une bonne partie de la journée ensemble. Et c'est dans cette station paumée de Tres Lagos, que Robin maîtrise le vélo sans les petites roulettes !!!! Hourra ! Au moins, on s'en souviendra !

Vers 16 h, on se décide enfin à partir, affronter cette fameuse ruta 40. (jusque là c'était de l'asphalte, donc pas du jeu) .A l'heure des au revoirs, nous leur avons fait, comme promis, un gateau à la poele, pour qu'il pense à nous ce soir en le dégustant, Claudia nous offre un tableau qu'elle a fait elle même, et Ruso le fameux autocollant de la Ruta 40 ( qu'il n'a pas fait lui même!!), il nous fait le plein d'eau, le plein d'essence + 40l supplémentaires dans nos jerricans (ici les stations ne poussent pas comme des champignons, donc mieux vaut prevoir!). Les bavettes fabriquées par Seb à Rio Grande, sont bien en place, nos deux roues de secours bien arrimées, et notrefrigo est plein.

Une véritable expédition, nous sommes fin prêts , Ruta 40 nous voilà.

 

du 9 au 18 Janvier : HARI, LE TAXI BROUSSE DE LA RUTA 40

La Ruta 40, route mythique et ardue qui traverse l'Argentine sur plus de 5000km du Nord au sud le long de la cordillière des Andes, est un sujet de conversion souvent récurrent parmi les voyageurs au long cours. Connaitre l'état de la Ruta 40, en voilà une préoccupation inconnue en France !

Cette préoccupation tendra à disparaître dans les années futures, car cette route est petit à petit en cours d'asphaltage, elle deviendra une route comme une autre. Mais aujourd'hui quelques tronçons sont encore de la piste, dont celui que nous devons parcourir. Réputée pour être difficile, isolée lente et monotone, nous l'attaquons tranquillement, avec une petite pointe d'appréhension tout de même, en espérant, que Hari tiendra le coup (c'est pas le nombre de voitures qui passent par ici, qui va assurer un dépannage rapide) et son pare brise avec (nous venons d'apprendre que 2 familles voyageuses amies, viennent d'y laisser le leur en bord de piste !!!).

Elle s'avérera être pour nous, une bonne surprise :

 

EN BREF, ET EN PHOTOS, LES 450 KM de RUTA 40 QUE NOUS AVONS PARCOURUS C'EST

       

RUTA 40

RUTA40

RUTA40

RUTA40

tres peu d'asphalte et beaucoup de piste

de la piste

encore de la piste

et toujours de la piste,où on peut y perdre quelques pneus

ET DU COUP C'EST AUSSI

       

RUTA 40

RUTA 40

RUTA 40

RUTA 40

des voyageurs à aider

de l'essence à rajouter

le temps de lire tout en roulant

des petits trucs à réparer

MAIS C'EST AUSSI

       

RUTA 40

RUTA 40

RUTA 40

RUTA 40

une steppe aride qui nous plait bien

des bivouacs superbes

des lumières irréelles sur la steppe

et des ciels couchants surréalistes

C'est aussi, des guanacos, choiques, ..... qui traversent la route, du désert qui nous donne une énorme impression de liberté, et des petits phénomènes qui font bien marrer les loulous :

Hari se fait doubler par sa propre poussière ! (c'est vrai, il ya pas mal de vent par ici), mais aussi par les nuages (oui il y vraiment beaucoup de vent par ici), mais encore, clous du spectacle pour les loustics, nous faisons la course avec des .lapins et nous................perdons ! Comment est ce possible ? Les lapins, sont-ils bioniques par ici ? Non, c'est juste que par moments (souvent), notre vitesse ne depasse pas les 25km/h !!!! A ce rythme, la route est longue.

La Ruta 40 est plus longue mais finalement pas pire que certaines pistes déjà empruntées.

Du coup, après avoir bivouaqué la première nuit au bord d'un très beau lac, à l'écart de la ruta 40 (le lac Gardiel), nous décidons de faire un crochet par le Parque Nacional PERITO MORENO (à ne pas confondre avec le glacier du même nom, nom appartenant au scientifique et explorateur argentin Perito Francisco Moreno. ).

A la bifuraction de la Ruta 40 vers ce parque, un auto stoppeur, chargé d'un lourd sac à dos, marche le long de la piste. Bien courageux le monsieur, le parque est juste à 90 km de là, et déjà qu'il n'y a pas foule sur la ruta 40, autant dire que sur cette piste c'est carrément désert. Nous n'y croiserons d'ailleurs aucune voiture jusqu'au parc ! Nous décidons de l'embarquer avec nous. Surprise une nouvelle fois, il est français. A croire que c'est la deuxième langue parlée, en argentine, après le castillan.

Jérémy est étudiant en biologie et parcourt l'amérique du sud pendant quelques mois, en bus et sac à dos. Il est très vite accaparé par les loulous qui lui racontent notre voyage (c'est d'ailleurs drole et touchant de les entendre raconter à un inconnu les derniers mois passés ici, on se rend compte à quel point les choses les marque, tout ce qu'ils ont retenu , l'assurance qu'a pris Maëva,........), ils discutent avec lui des fleurs et animaux qu'ils ont vu, jouent avec lui aux cartes et autres jeux. Bref c'est génial nous avons une nounou à domicile pour les quelques heures que nous mettront à en finir avec cette piste déserte.

Nous arrivons enfin , au parque, dans un décor varié et magnifique, isolé de tout, sans infrastrucure touristiques et balayé par les vents. Sublime. Seul bémol le temps !

parque perito moreno

Jeremy plante sa tente près de Hari, et nous l'invitons à manger avec nous. Vu le froid qu'il fait dehors, il sera quand même mieux dedans. Il en sera ainsi pendant les 3 jours qui suivent, chaque soir, apres avoir exploré une partie du parc chacun de notre coté ( nous n'avons pas vraiment le même rythme), nous embarquons Jeremy a bord de Hari et allons bivouaquer ailleurs (il y a entre 20 et 30 kilometres entre chaque zone, à pied ça fait un peu long, tout de même), pour poursuivre la découverte du Parc. Jeremy, mange avec nous, au chaud et part courageusement dormir sous sa tente. (Maëva, lui a bien proposé de dormir dans Hari :

- "ah, bon mais où ça Maëva, il n'y a pas assez de place .

- "ben si, tu peux dormir entre Papa et Maman ! Il y a la place, nous on le fait des fois !")

mais d'un commun accord, la solution de manger avec nous, puis d'aller dormir sous sa tente est retenue ! Non sans blague !

Le froid est tel par ici, que pour la première fois, les loulous dormiront dans leurs sacs de couchage en plus de leur couette ! et le vent est si fort, qu'il nous a empeché de faire des balades le dernier jour (même les guardeparque, nous l'ont déconseillé, trop dangereux), nous décidons donc de mettre les voiles (avec le vent qu'il fait, ce devrait être efficace!!) et de poursuivre notre remontée vers le nord par la ruta 40.

 

 

parque perito morenoparque perito morenoCe parc hormis, la découverte de paysages magnifiques (nous avons réussi à faire deux belles balades, l'une nous rappelant les paysages de Torres del Paine près du Lago Belgrano, l'autre dans un desert de pierre), de faire la connaissance de Jérémy, de se cailler plus que de coutume, aura aussi été l'occasion de découvrir que Hari est trop fort. Dis donc Seb, tu ne m'avais pas dit qu'on avit acheté un 4X4 !

Certes la vitesse sur pistes, rime avec vacarme, tremblements, grincements, et usure prématurée de la mécanique d'où notre extrême lenteur, mais dès qu'il s'agit de passer entre les caillasses, de passer les nids de poule, de surfer dans le sable, de grimper les pentes ardues, ........................, d'escalader les montagnes (oulà, tu t'emballerai pas un peu là), Hari se débrouille comme un chef. (Au passage un grand Merci à Pascal, merci, merci, merci, de nous avoir conseillé d'acheter un propulsion !!, nous pensons souvent à toi, sans ça, vu les endroits où nous embarquons Hari on serait resté tanqué plus d'une fois, déjà, nous te ferons un gros bisou en rentrant).

jeremyDernier au revoir à Jeremy, qui va rester quelques jours de plus par ici, et roule Hari, roule.

Avant de sortir du parc, un autre austoppeur marche le long de la piste, décidemment, c'est la mode par ici (normal, il n'y a aucun bus qui viennent jusqu'ici!), nouvel arrêt pour Hari. Ce coup ci c'est Mathias, un suisse qui partagera un petit bout de route avec nous, les loulous repartent dans leur explication du voyage. On le déposera plus loin; à bon port, dans une estancia.

Plus de photos du Parque Nacional Perito Moreno, c'est ici

Après une nuit à bivouaquer en bord de Ruta 40 (plus paisible il n'y a pas, je vous l'ai dit, les voitures qui passent par ici, ne sont pas nombreuses, et encore moins la nuit), nous reprenons la piste la où nous l'avions laissé avant notre petit détour pour le Parque Perito Moreno. Sur cette partie, les kilomêtres sont un peu plus monotones, mais quelques kilomêtres après notre départ, que voit-on à l'horizon............................................................. un marcheur avec un gros sac à dos.

Une fois n'est pas coutume, nous nous arrêtons, Et HARI le TAXI BROUSSE de la RUTA 40, embarque à son bord Mario, un chilien de naissance travaillant ici dans une estancia et rentrant chez lui à El Bolson (juste à 12h de voiture de là, une paille!, il y a du progrès, avant c'était 3 jours de cheval aller ! nous dit-il).

Nous passerons le reste du voyage jusqu'à Bajo Caracoles, à discuter avec Mario de son travail à l'estancia, des conditions de travail en argentine, puis de notre itinéraire , profitant ainsi des conseils d'un habitant du coin.

Bajo Caracoles ! Tout le monde descend !

Plus de photos de la Ruta 40, c'est par là

 

Au revoir à Mario qui nous remercie 15 fois de l'avoir emmené jusqu'ici, et nous souhaite une bonne continuation. Ravitaillement en essence et en eau pour nous (où nous créerons pour l'occasion un véritable embouteillage à l'unique pompe du coin, à 200 km à la ronde !!!), et continuation à gauche toute, direction les Lagos Posadas et Puyrredon. Nouvelle destination très peu fréquentée (mais on aime ça, et plus ça va, plus on adore), puis Mario nous a confirmé que de là, nous pourrons passer au Chili. Super ça nous fait en plus un raccourci !

Notre halte, se transformera en 3 jours de farniente (toute relativité est de mise), au bord du magnifique lac Posadas (aux eaux turquoises, alors que son compère et voisin le lago Puyrredon est lui plûtot bleu marine), dans une petite crique rien que pour nous ! Génial !

lago posadas

Et comme dans tous les endroits paisibles, isolés et quelques peu ensoleillés, nous en profitons pour faire bricolage, lessive, menage .........Un week-end , quoi , après une dure semaine de boulot (ah pardon, il ne manque que le boulot!!!)!

lago posadasLes loulous eux se croient à la plage, à faire des patés de sable, se tremper les pieds et finir tout habillé dans l'eau .......à 10° (Exploit de Mister Robinou, non, non le voyage n'a pas encore des vertus "assagissantes"!!!)

Seul point négatif, la nuit, une la pluie nous reveille, et nous décidons de bouger Hari de quelques metres, histoire de sortir de notre petit crique encaissée où nous sommes et de ne pas y resté tanqués pour les jours à venir (encore une fois, c'est pas le monde que nous avons croisé par ici, qui pourrait nous sortir de là !). Mais encore une fois, une fois la manoeuvre effectuée, en caleçon à 4h du matin, l'averse cesse quelques minutes plus tard. Et vous, c'est quoi vos préoccupations pendant la nuit ?

Une pause tout de même de bonne augure, pour se préparer pour une nouvelle aventure au Chili : La carretera Austral. HARI prolongera-t-il sa carrière de Taxi Brousse ?

Plus de photos du lago Posadas, c'est là

 

et la page "comme si vous étiez" avec deux nouvelles vidéos, par là

 

sans oublier le coin des loulous par ici.

 

3 MOIS DEJA

Et oui 3 mois déjà que nous avons mis nos petits petons sur ce continent plein de surprise et de merveilles. Qu'est ce qui a changé depuis ce fameux 16 Octobre et qu'est ce qui ne change pas ?

 

- J'aime l'agneau ( seulement le Patagonien s'il vous plait !) et le vin blanc mais Seb n'aime toujours pas le poisson..

- Les loulous ne sont toujours pas écoeurés des pates, mais ça ne devrait pas tarder!

- Nous savons maintenant que même au bout du monde, le père Noël peut nous trouver, mais nous ne l'avons toujours pas vu.

- Nous n'avons toujours pas trouvé la Mongolivie (pour Aurore), mais nous ne désespérons pas.

- Nous ne savons plus ce que c'est de se lever avant 9h et de déjeuner avant 14h, mais nous savons toujours prendre l'apéro à l'heure !.

- Les loulous, n'ont jamais aussi bien dormi que par ici (10 à 12h de sommeil), mais n'en sont pas plussages pour autant.

- Maëva sait lire (BRAVO!), mais est toujours plus partante pour une partie de foot que pour faire les devoirs.

- Robin travaille de mieux en mieux à l'école, mais seulement quand il a envie et croit toujours que c'est en faisant le pitre qu'on obtient de bonnes notes.

- Hari a un pare brise blessé, des vitres electriques qui n'aiment pas la poussière, des portes avant qui grincent, une suspension pneumatique raffistolée, un phare arrière rescotché, un marche pied qui ne remonte plus, des vis qui se devissent toutes seules (vibrations des pistes), un pneu qui commence à fatiguer, des boudins bleus(merci Titine) un peu partout pour le rafistoler, mais il a toujours un moteur et un toit qui tiennent le coup, et ça c'est le principal.

- Robin sait faire du vélo sans petites roulettes, mais dort toujours avec sa sucette.

- mon Espagnol laisse toujours à désirer mais je comprends de mieux en mieux (tout n'est pas perdu).

- nous ne connaissons plus les sensations de rouler à plus de 70km/h, mais nous apprécions de plus en plus celles de rouler à 20km/h (de toute manière on n'a pas le choix!).

- nous connaissons désormais la différence entre lions de mer et éléphants de mer, mais n'avons toujours pas rencontré le lièvre de Patagonie.

- d'ailleurs Robin, ne parle toujours pas très bien, mais sait imiter tous les cris des animaux rencontrés.

- Maëva connait le drapeau de l'Argentine et du Chili, mais veut voir tous les drapeaux du monde !!!!!!

- Les loulous n'aiment plus la douche (parce qu'ils ont trop froid), mais ne diraient pas non à un bon gros bain.

- Maëva n'est plus du tout timide avec les étrangers, mais des fois il vaudrait mieux, parce que c'est une vrai pipelette.

- nous n'avons pas de téléphone, mais les papies et mamies ont fait de sacré progrès sur internet.

- notre boite mail, ne desemplit pas, mais c'est génial de partager tout ça ! Alors, merci à vous tous qui nous suivez !

- Nous n'avons pas oublié tous ceux que nous aimons, bien au contraire, nous en connaissons encore davantage leur valeur.

- ET Notre boite à souvenirs, est remplie de merveilleux moments et est pleine à craquer, mais sa capacité de stockage est infinie, alors en route pour trois mois de plus!

 

Pour lire la suite, cliquez ici, car nous sommes passés de la Ruta 40 à la Carretera Austral au chili!!

 

Du 1 au 18 Fev - "VACANCES" ENTRE AMIS

Ce mois de février commence mal. ..... On a froid.

Je sais, vous aussi !

Mais nous, on est en été (en théorie) ! Eté, extraordinairement pourri, à en croire les locaux, El Nino n'y serait pas étranger. Nous qui avions décidé de revenir en Argentine pour retrouver le soleil (rappellez vous du coté chilien des Andes, il pleut, du coté argentin, il y a du vent, mais du soleil). Raté.

Après un rapide passage de frontière, on traverse Trevellin, le temps d'un ravitaillement, pour arriver au Parc National des Alerces. Quelques petites balades, par ci par là. Ce parc a d'ailleurs était élu, parc préféré de Robinou............................ car les balades sont hypercourtes. Bivouac tranquille en bord de lac. Et par le plus grand des hasards, et pour notre plus grand plaisir, le lendemain nous y croisons Julien et Asia (les Toulao). Petite soirée ensemble (sous la pluie), puis route vers El Bolson, où grâce aux indications de Julien et Asia, nous dégotons du très bon fromage dans une chacra (ferme). Et oui en bon Français que nous sommes, nous sommes en manque de fromage.................................... qui ont du goût et qui puent !!!!! (la sensibilité olfactive des argentins serait elle si développée, qu'il est interdit de produire ici un fromage dégageant une quelconque odeur ?). Celui là n'a que le goût, mais c'est déjà pas si mal. Sur la route nous trouverons, aussi une chacra qui vend des framboises (miam, miam) et des confitures maisons !

Région des lacs nous voilà!

 

Passage rapide à Bariloche, le temps d'une vidange, et ............................nous fuyons ! Beaucoup trop de monde pour nous ! (ouh là là, c'est que l'on commencerait à devenir sauvage !!!!! ou plutot tellement mal habitué à avoir le MONDE pour nous tous seuls!).

peinture dans HariPourtant il faut que l'on traîne un peu (tiens, tiens, c'est quand même notre spécialité ça!!! on devrait y arriver), pour que les Maricola (vous vous souvenez, on a passé Noël et le réveillon, ensemble), pas très loin derrière nous, arrivent. Vu la pluie persistante, ce sera journées pyjama dans Hari avec vue sur le lac, et au programme : école, origami, peinture (la peinture dans Hari, en voilà une grande aventure!!!! surtout pour les coussins), mise à jour du site et festival des festivals : soirée crêpes!!!

Nos deux loustics, profiteront de cette pause pour se débarasser de quelques trucs : une dent pour Maëva (après le Père Noël, c'est la petite souris qui relèvera le challenge de nous retrouver à l'autre bout du monde) et la sucette de Robin (et oui, ça y est fini la sucette pour la nuit).

Décidemment, les loulous grandissent pendant le voyage, et nous, nous les regradons grandir, le bonheur!)

Bon, c'est sympa tout ce qu'on arrive à faire dans Hari , mais ils serait temps qu'ils arrivent, les Maricola car on se les caille par ici. Et à mesure que le thermomêtre descend, notre moral fait de même. Allez on va trainer encore un peu. Et voilà que le 8 Février, qui ne voit-on pas, enfin débarquer près de Hari. BILL. (pour ce qui suivent avec à son bord Marianne, Nicolas, Timoté et Zoé). Et un miracle n'arrivant jamais seul, le lendemain le soleil revient. Merci les Maricola.

Les prochains jours, c'est à huit que l'aventure continue.

lago melinka

Un seul mot d'ordre : Hors des sentiers battus !!! (Nico est sceptique : "Gwen, si déjà c'est marqué dans ton guide, c'est pas, si, hors des sentiers battus que ça!!!", pas faux ! ). Mais bon on essaye quand même. A la route des 7 lacs (à priori magnifique (on ne peut pas confirmer puisqu'on ne l'a pas prise) mais hyper fréquentée en cette période), on préférera le détour par Villa Traful et la remontée par le Paso Cordoba (splendide) pour atterrir une semaine plus tard dans le Parc Lanin, dans sa partie la plus sauvage et la plus inaccessible (dixit notre guide! et on ne peut pas le contredire là dessus)

Alors Nico, déçu ?

Pas trop apparemment !

Et toi Seb, tu en penses quoi ?

Quand est ce que tu prévois de l'asphalte ?

Oui il faut dire que, nous ne l'avons pas trop ménagé notre conducteur préféré et Hari, encore moins. C'est pistes, sur pistes, sur pistes, pour finir en beauté sur la piste du parc Lanin qui mène au Lago Curruhue et à la laguna Verde. 4x4 bienvenu. Oups j'avais oublié, nous ne sommes pas 4X4. Mais, nous sommes avec BILL (qui lui est 4X4), ça comtpe pas , ça ?

Bref nous arrivons, tout de même au bout de la piste, en ayant évité un premier tancage dans la boue, grâce à Nico qui nous a prévenu assez tôt, eu quelques sueurs froides par moment, et conservé l'estomac bien accroché.

tancageArrivé enfin à bon port, qui ne voit-on pas au loin, les marseillais, Nico et Elsa que nous croisons régulièrement sur la route depuis notre première rencontre à El condor (les seuls qui ont un rythme aussi lent que le nôtre!). Ils paraissent un peu surpris de voir Hari (avec ces presque 7m et ses 4 tonnes allégrement passées) débarquer par ici. On l'avoue, nous aussi, on a bien cru qu'on n'arriverait jamais !!!

Et là, dans un élan de confiance absolue, dans l'euphorie du travail accompli, dans un moment de relachement ultime, après des heures de concentration, dans le soulagement de pouvoir enfin se poser, Seb commet LA FAUTE.

Il fait s'élancer Hari sur la plage (il faut dire qu'elle est belle cette plage, ça aurait été dommage de ne pas le tenter), pour se garer juste derrière son copain Bill (Et Nico, tu pouvais pas dire que c'était mou par ici!!!). Mais voilà, c'est ......................................mou !!!!

Et ce qui devait arriver arriva, Hari reste tanqué,.................................. en beauté !!!! Sur ................................une magnifique plage ! Y'a pire !!!!!

Seb ! Tu avais mille raisons de rester tanquer sur la piste. Et tu t'en ai sorti.

Mais ici devant les copains c'est plus drole, c'est ça? Si c'était pour montrer à tes potes tes belles plaques de desensablement (Nadiège je te vois sourire d'ici, et bien tu vois, ça y est elles sont étrénnées), c'était pas la peine de faire tout ça !!!!

Bref, les garçons en auront pour pas loin de 3/4 heures pour dégager Hari, et le garer quelques centimêtres à coté (là où c'est moins mou!!!) et ensuite, pour fêter ça, apéro pour tout le monde !

 

- Pour voir la vidéo du premier désensablement c'est par là !!!!!

 

 

lago curruhue

 

Puis les vacances avec les Maricola se poursuivent, de bivouacs au bord de lacs (normal c'est la région) en bivouac en bord de rivières, de baignade en baignade, de classe de niveau (CP pour Timoté et Maëva, et maternelle pour Zoé te Robin) en jeux dans le sable, de balades en saut en parapente (pour Nico, ce qui impressionne nos loulous), les loulous ne se quittent plus, Timoté et Maëva sont plus indescotchables que jamais, tandis que Robin et Zoé s'apprivoisent mutuellement, les mamans font et défont leurs itinéraires (on va finir par connaître les cartes de l'Argentine et du Chili sur le bout des doigts), et les papas deviennent de vrais Argentins (pas plutôt le moteur coupé, ils activent le feu pour le bivouac du soir) . Bref, tous ensemble nous passons de sacrés bons moments.

seb et nico argentins

Toutes les bonnes choses ayant une fin, et le mauvais temps revenant (nous dormirons d'ailleurs au pied du Volcan Lanin au paso Tromen, sans pouvoir le voir (le pauvre! il a la tête dans les nuages), Finies les vacances ! , avec la promesse de se revoir par ici ou par là. A bientôt les amis . Qui de nous deux emportera le soleil avec lui ?

 

Plus de photos des "vacances" avec les Maricola c'est par là

et comme toujours comme si vous étiez, séquence enlisement et séquence parapente, c'est par là.

 

Du 18 au 26 Fév - 9 VOLCANS POUR L'ANNIVERSAIRE DE SEB ET UN DIXIEME POUR LA ROUTE

Sur les conseils de Ruso et Claudia (nos pompistes préférés de Tres Lagos), nous allons faire un tour dans leur région natale, vers le Lago Aluminé. J'espère que ce sera aussi beau que ce qu'ils nous ont décrit parce que j'ai pas de cadeau pour Seb (oui demain c'est son anniversaire, et je compte bien que la beauté des lieux face office de cadeau! (trop facile de faire des cadeaux sympas, originaux, des trucs qu'on n'a jamais eu avant, par ici !!! ).

Après un dernier dodo dans la partie Nord du parc Lanin. Nous arrivons à Villa Pehunia, au bord du Lago Aluminé. Un concentré de région des lacs en moins peuplé, au milieu de forêts d'Araucaria.

lago alumine

Mais l'Araucaria, c'est quoi au fait ? C'est une très ancienne espèce de pin qui remonte à la préhistoire, et qui a été surnommée "desespoir des singes" à cause de ses écailles acérées empêchant son escalade par les primates. Par ailleurs, les pignons produit par cet arbre ayant longtemps constitué l'élément de base des Pehuenche et Mapuche, seuls les peuples indigènes sont autorisés à les cueillir. Nous avons d'ailleurs goûté des alfajores de pinon (spécialité du coin), un délice.

 

Mission N°1 : trouver un bivouac sympa en bord de lac.

Mission accomplie : Par hasard nous tombons sur une petite péninsule, gérée par des Mapuches (indiens présents dans toute la région des lacs (chilienne et argentine). Le coin est un petit paradis au bord du Lago Aluminé. on va s'installer là pour quelques jours.

Mission N°2 : faire le gateau d'anniversaire de Seb

Mission accomplie : Maëva a décidé que ce serait une charlotte (merci à Julien et Asia, qui lors de notre dernière soirée passée ensemble on appris à Maëva la recette). Maëva dirige les opérations, Robin et moi exécutons. Et tout le monde se régalera.

Mission N°3 : offrir des cadeaux à Papa

Mission accomplie : Maêva a fabriqué un collier avec un ruban et des languettes de canettes trouvées par terre ! c'est ce qu'on appelle un collier fait main, avec beaucoup d'amour pour son Papa chéri, à partir de produits recyclés!! Les deux loulous ont fait de beaux dessins et ont tenu au dernier supermarché rencontré acheté un petit cadeau, des tongs et un caleçon ! Moi je garde le meilleur pour la fin, un petite balade le lendemain au volcan Batea Mahuida.

volcan villarica

 

 

Mais qu'est ce qu'elle a de spécial cette balade au volcan Batea Mahuida.

Mon amour c'est pas un volcan que je t'emmene voir, c'est neuf !!! Parce que tu le vaux bien!

 

Le volcan en lui même n'a rien de très impressionant. mais un fois arrivés au sommet, la vue est extraordinaire, à 360° sur les lacs Aluminé et Moquehue, mais surtout sur 8 autres volcans argentins et chiliens (Lanin, Villarica, Lonquimay, Llaima, Tolguaca. Callaquen, Copahue, et un autre dont je ne me souviens plus le nom). Alors il est pas beau ce cadeau !!! Nous qui n'avions pas vu voir le Lanin, car il vait la tête dans les nuages. Aujourd'hui nous sommes gatês !

Après les baleines pour Robin, le Périto Moreno pour Maëva, les volcans pour Seb. Ouahhh, vivement mon anniversaire ! (Seb va falloir que tu assures)

volcan batea mahuida

 

 

Plus de photos de Villa péhunia, c'est par là.

et comme si vous y étiez, un leçon de lessive et l'anniversaire de Seb, par ici

Cerise sur le gateau, le soir nous nous offrirons notre premier repas en amoureux du voyage!!! Une fois les loulous rassasiés et couchés, nous prenons place à table, dehors, sur la plage au bord du lac, éclairés par la lune et 3 bougies que nous avons mis sur la table (ouaahhhhhhhhhhh, si c'est pas romantique tout ça). Même au resto, le cadre ne serait pas aussi grandiose !.

Au menu, foie gras, cassoulet et vin argentin. Et oui, en bon petit toulousain, on avait dans nos bagages, un petit peu de chez nous.

Et ce soir là, sachant que demain, en France toute la famille est réunie pour fêter les 85 ans de notre Mamie chérie, ce petit gôut de France nous a rapproché un petit peu d'eux et nous a fait diablement plaisir.

Le lendemain au programme : sortie canoe sur le Lago Aluminé. Grosse pensée pour Timoté avec qui les loulous rêvaient d'en faire pendant nos petites vacances ensemble. C'est l'éclate. Les loustics se battent pour pagayer, mais après deux ou trois coups de pagaie, nous avons droit à "ouh, mais c'est que ça fait un petit peu mal au bras, de ramer, dis Maman, je te la laisserai bien finalement". Des "A l'abordage" retentissent ensuite dans le canoé, ils se prendront pour des pirates tous le reste de la balade.

volcan batea mahuida

C'est finalement le 22 que nous quitterons notre petit paradis. Notre balade des volcans nous ayant enchanté, nous allons nous en offrir un, dixième pour la route ! Prochaine destination Caviahue, pour aller voir de plus près le volcan Copahue. La piste qui mène jusqu'au Paso Pino Hachado est superbe. Ensuite nous retrouvons une belle route asphaltée. Rouler dans le calme, sans se prendre pour un 4x4; que nous ne sommes pas ! Enfin ! De temps en temps, c'est vraiment bon.

Les derniers kilomêtres avant l'arrivée à Caviahue, dans la lumière de fin de journée est magnifique. Nous débarquaons dna sun paysage de début de monde. La ville est on ne peut plus paisible. Au détour de balades, nous découvrons de jolies chutes d'eau, en particulier le Salto del Agrio, chute souffrière superbe, des champs de fumerolles qui impressionnent les loulous, "de la umée et des bulles qui sortent de la terre, ça c'est du jamais vu", et bouquet final des termes naturelles dites basiques (donc gratuites), premier bain de boue pour la plus grande joie des loulous. Impression, d'abord, auohhc'est trop chaud (oui mais là mon chéri il n'ya pas de mitigeur pour règler la température), ensuite, ouahh c'est trop génial de s'amuser dans la boue sans que Papa et Maman ne nous grondent!

caviahuecaviahuecopahuecaviahue

 

Plus de photos de Caviahue- Copahue, c'est ici.

 

Allez maintenant il faut qu'on s'active un pêu, nous avons un Papi et un Mamie qui arrivent dans une semaine à Santiago, il s'agirait de ne pas être en retard !.

Merveilleuse Patagonie, toi qui nous a tant émerveillée durant les 4 derniers mois, nous te disons Au revoir.

Direction le Chili par le Paso Pehuenche.

Une fois de plus, le passage de la Cordillère des Andes entre argentine et Chili, se révèle être encore magnifique, couleurs ocres, lago maule et même les superbes Condors sont au rendez vous.

condors

Vu l'heure, nous choissisons de bivouaquer dans ce décor féerique. Sans savoir encore que la nuit, elle, sera loin d'être féerique.

Les photos du Paso Pehuneche c'est par là

 

Pour lire la suite, cliquez ici, car nous sommes repassés au Chili !!

 

Du 6 au 29 Mars : CHOUETTE ! UNE MAMIE ET UN PAPI DANS HARI.

Amis lecteurs, veuillez nous excuser pour ce léger contre-temps, mais pour cause de Mamie et Papi dans Hari, la mise à jour du site a pris un sérieux retard. Nous avons profité d'eux !

Et puis il faut dire, qu'en temps normal, le seul moment dispo pour bosser, est le soir, une fois que nous avons réussi à coucher les loulous, mais là, coucher les mamie et papi est une autre histoire ! C'est qu'ils sont infatigables, dites donc ! Ils ont du se doper avant de venir!

Je vais donc vous faire un petit résumé (pour une fois!!!), en contrepartie vous avez une tonne de photos (et surprise, ça fera plaisir à certains, je suis sur pas mal d'entre elles (on dit Merci mamie), enfin cerise sur le gateau, j'ai un peu fait bosser, Mamie et Papi (leurs impressions en fin d'article)

 

On a bien cru qu'ils ne viendraient jamais, mais si, finalement, ils ont réussi ! (au passage , un grand Merci à Marie et à ses collègues de boulot, qui ont assuré l'assistance pour les changements de dernière minute!!).

Mananie (ma Maman) et Papi Pierre (le Papa de Seb) sont bien arrivés........................ à Buenos Aires (effet colatéral du séisme au Chili), c'est à dire à 1600 km de là où nous les attendions à Santiago. Hari est désormais surnomé la flèche (merci Marianne), il vient de faire en quelques jours 10% des kilomètres parcourus en 5 mois, mais le jeu en valait la chandelle : les retrouvailles avec Mananie et Papi Pierre.

Pour nous, impression étrange de les attendre à l'aéroport où nous sommes arrivés quelques mois auparavant. Pour les loulous excitation, niveau maximum, tout l'aéroport est au courant que Papi et Mamie arrivent.

Après le stress de la dernière semaine, grand bonheur pour tous, quand ils franchissent, enfin la porte.

Pour les trois semaines qui suivent, on a décidé de leur faire découvrir un condensé de ce que l'on aime de ce magnifiques pays : l'asado, les grands espaces, les bivouacs seuls au monde, la gentillesse des argentins, la cordillère des Andes, les pistes qui traversent des décors hallucinants, les petits villages loin des gros centres touristiques, et surtout de leur faire une petite place dans Hari.

Nous voilà donc reparti, en sens inverse, pour commencer notre nouveau programme "d'exception "concocté à la dernière minute (à la base c'est le Chili qu'on devait visiter), jugez plutôt :

SANTA CATLINA

- visite de 3 sites classés au patrimoine mondial de l'humanité

(Les estancia jesuites de Santa Catalina et Jesus Maria, et le quartier Jesuites de Cordoba). La palme revient pour nous à Santa Catalina pour le charme qui se dégage des lieux et la gentilesse du guide.

Les photos de Cordoba, c'est par là

che

- rencontre avec un des plus célèbres révolutionnaires ,

lors de la visite de l'émouvant musée consacré au Che à Alta Gracia, ville où il a passé son enfance, avec notamment des lettres adréssées à ses enfants où il leur explique sa vision : "être simplement capable de sentir au plus profond de soi, n'importe quelle injustice commise envers n'importe qui, n'importe où dans le monde. C'est la qualité la plus belle d'un révolutionnaire".

condor

- rencontre avec le plus grand rapace du monde : le condor

dans le parc national Sierra de la Quijadas, qui est un endroit comme on les aime, beau et isolé où nous verrons, outre les condors, en prime, au terme du jolie balade dans le canyon, une empreinte de dinosaure

et où Papi Pierre et Mamanie feront leur premier bivouac dans Hari (crise de fou rire garantie, voir plus bas)

Les photos du PN la Sierra de las Quijadas

vin argentin

- dégustation des fameux vins argentins

et viste de la bodega et musée du vin Graffigna à San Juan .

 

Les photos du Musee du Vin et de la bodega Graffigna

observatoire leoncito

- Une soirée, la tête dans les étoiles

à l'observatoire astronomique du parc Léoncito près de Barréal, où nous avons pu admirer la croix du sud (presque équivalent de notre étoile polaire dans l'hémisphère nord), la constellation d'Orion, les nuées d'étoiles de Magellan, et cerise sur le gateau les anneaux de Saturne. Robin au bout de la deuxième étoile s'est endormi, Maëva a été passionnée et a même eu l'immense privilège de télécommander l'énorme télescope de l'observatoire.

Les photos de Barreal et Calingasta

calingasta

- par le plus grand des hasards nouvelle rencontre avec les oh combien célèbres Maricola !!!!! et une après midi et une soirée de plus ensemble pour le bonheur de tous.

- visite intime de la plus ancienne église de la région à Calingasta par une ancienne institutrice du village qui en ést d'ailleurs la mémoire vivante.

   
agua negra

- Ascension de la Cordillère des Andes jusqu'au Paso del Agua Negra à 4780 m

Mananie et Papi Pierre sont arrivés en haut frais comme des gardons malgré l'altitude (à quelques mêtres pres, le Mont Blanc,tout de même, je vous rassure à bord de Hari). Magnifique. La cordillère, nous réserve à chaque passage de magnifiques décors.

Pour le coup deuxième bivouac dans Hari, au coeur de la cordillère. De vrais baroudeurs, ils vont devenir ces papis et mamie.

Les Photos du Paso de l'Agua Negra

laguna brava

- Deuxième approche de la cordillère des Andes à 4200 m à la Laguna Brava.

Somptueux, mille couleurs, du jaune, du vert, du bleu, du violet, du rouge, du noir, du beige,....... des vigognes, des guanacos, une lagune magnifiques entourées de la chaine volcanique la plus haute du monde (Pissis 6882, Bonete Chico(6759m) et Grande (5843m), et Veladero (5357m) où malgré l'altitude sejournent des flamands roses. Splendide.

Les Photos de la Laguna Brava

TALAMPAYA

ISCHIGUALASTO

 

 

- 2 parcs classés au patrimoine mondial de l'Unesco :

- le parc National Talampaya dans lequel nous ferons une balade à pied dans la quebrada Don Eduardo, accompagnée de Chloé notre excellente guide . Une fois de plus Papi et Mamie tiennent le choc malgré la chaleur et s'en mettent plein les mirettes.

Les photos du Parc Talampaya

 

- le parc Ischigualasto (vallée de la lune), où là c'est en convoi (on n'aime pas trop ça mais on n'a pas le choix), que l'on parcourt le parc à bord de Hari, avec arrêt aux endroits les plus connus. On fera tout de même trainer Hari derrière pour profiter un peu plus du paysage.

Les photos du Parc Ischigualasto

Et pour la peine 3 ème bivouac dans Hari pour Papi et Mananie.

catamarca luxe

- et enfin 3 jours dans un hotel luxueux

digne d'un 4 étoiles européen au prix argentin, à Catamarca. On cherchait en fait une dernière cabana ( petit bungalow à louer très courant en argentine ) et pas de bol, d'après l'office du tourisme il n'y en a qu'un dans les environs et il est pris. Obligé de nous rabattre sur le seul hotel de la ville qui nous autorise à garer Hari devant (trop dur, c'est un hotel Top Luxe). Ah, seb c'était ça ton plan, faire économiser Papi et Mananie sur les cabanas précédentes pour qu'ils puissent nous offrir cet hotel!!!

Les photos de l'hotel à Catamarca

 

Au programme aussi, mais ça c'était pas vraiment prévu : la visite de toutes les gomérias (réparateurs de pneus) du coin. Mananie et Papi Pierre voulait du typique, ils ont été servis.

GOMERIADès le premier jour, juste après le déjeuner, au moment de repartir, surprise, la roue avant gauche est à plat. Une première dans ce voyage. Tiens Papi ou mamie porterait-il la poisse ?

Par chance la gomeria est juste à coté. Inspection du pneu, finalement c'est juste la valve qui fuit. On la remplace et hop nous voilà repartis.

Deuxième jour. rebelote, cette fois c'est la roue avant gauche.

Quatrième jour, et hop ne voilà ti pas que cette fois c'est les valves (les pico) des pneus arrières. Nouvelle goméria toujours à coté. Nous en arrivons à la conclusion que l'un des deux, Papi ou Mamie, porte la poisse, et que l'autre compense car à chaque fois nou sommes près d'une gomeria. Alors lequel des deux doit on passer par la fenêtre ?

Notre tournée des goméria se terminera au bout de 10 jours quand nous aurons finalement changé les unes après les autres toutes les valves de tous les pneus (nous pensons que le surpoids temporaire, n'est pas étranger au phénomène). Papi Pierre et Mananie sont désormais incollables sur les changement de valves, montage, démontage de pneus, gonflage, ......................... à la méthode argentine. ça c'est sur, cette visite là n'est pas prévu au programme des tours opérateurs.

CALINGASTA

 

Au programme aussi, petite leçon d'espagnol. Car nos Papis et Mamies croient que le Français est une langue universelle !

Leçon Numéro 1 :

Les bases : pour dire merci on dit Gracias, pour dire Bonjour, on dit Hola.

Mise en pratique par Papi Pierre : on continue à parler en français , aidé par de grands gestes des deux mains ou des mimes (comme quand il demande des chewing gum, en mastiquant et en demandant hollywood, hollywood vous connaissez ?) et avec la petite touche espagnole : des Ole !! à tout bout de champ. (Pierre, on a dit Hola, pas Ole!). Bref un vrai spectacle à lui tout seul, mais souvent ça marche.

laguna brava

Enfin au programme : de bonnes tranches de fous rires, très souvent en rapport avec mais où va-t-on passer la nuit et surtout comment ?

Pendant ces trois semaines nous avons alternés les hébergements bivouacs à 6 dans Hari, les locations de cabanas et enfin quelques hotels. Chacun de ces hébergements ont apporté son lot d'anecdotes.

Bivouacs dans Hari :

déjà nous avons fait du plus glamour , au pied de la cordillère des Andes, au moins glamour sur le parking da l'aéroport ! ça aussi les papi et mamie s'en souviendront !

Mais surtout, lors de ces bivouacs, le moment du coucher était à chaque fois, un GRAND moment :

- Papi Pierre va-t-il réusiir à rentrer dans le lit de Robin (et oui car malgré nos propositions répétées de lui laisser notre lit, Papi Pierre a choisi le lit de son petit fils (lit superposé du bas), dans lequel une fois allongé (n'ayant pas tout a fait le même gabarit que son petit fils chéri), il n'a plus la place de se retourner, et surtout dans lequel, il est un peu plié ou à défaut ses pieds dépassent sur le coté du à la longueur non réglementaire du dit lit. Une fois qu'il a réaliser l'exploit de rentrer, la question demeure, va-t-il réussir à se déplier demain matin !!!!!

Par contre l'avantage que nous avons découvert, c'est que dans cet espace étroit et confiné, à la surprise générale Papi Pierre......................................., oh miracle, ne ronfle plus !!! (avantage non négligeable, vous en conviendrez quand on dort à 6 dans un camping car). petit message pour Mamie Babeth, la solution pour passer de bonnes nuits avec Papi Pierre, c'est de dormir dans des lits superposés ou bien dans un placard!!!!

 

Les cabanas :

ce sont des petites maisons ou bungalows à louer à la nuit ou à la semaine, très courant en Argentine, économique mais de qualité et de confort inéguaux. La première cabanas que nous avons trouvé était tip top, charme, confortable, propriétaires adorables, belle terrasse, bref tout le monde enchanté et donc hyper confiants dans ce type de logements. Deuxième Cabanas, erreur fatale, nous laissons Seb et Pierre aller visiter. Résultat, la cabana est pour quatre et pas un de plus (on peut pas poser un matelas par terre (at quand bien même pourrait-on le faire, on ne le ferai pas vu la propreté des lieux), cerise sur le gateau ça sent le moisi. Humm du trés trés glamour ! Merci Messieurs ! Mais du pas cher du tout comme dirait Seb avec un grand sourire. C'est sûr on s'en souviendra. Leçon du jour, se méfier des goûts des Bellon Père et Fils !

La suivante est pas mal non plus, avec la chasse d'eau qui fuit, et dans ce cas à quoi reconnais-t-on que Mamie va aux toilettes ? A ces pantalons relevés !!!! pour ne pas les mouiller.

Pour les suivantes, promis j'accopagnerai Seb pour visiter.

 

Les Hotels :

A deux reprises, nous avons pris une chambre d'hotel pour Papi et Mananie, tandis que nous nous dormions dans le camion sur le parking, et à chaque fois le même sketch:

- bonjour, nous sommes en camping - car, et nous voudrions savoir si vous avez des chambres de disponibles pour nos parents qui voyagent avec nous.

- oui pas de soucis, nous avons la chambre, du schmoll avec un lit double.

- euh non, nous voudrions deux chambres.

- ah d'accord, un chambre pour vos parents et une chambre pour vous ?

- non les deux chambres sont pour nos parents.

regards étonnés en face

- oui en fait c'est mon père et sa maman.

Excuse rougissante en face, sur le malentendu

- oh pardon, pardon excusez moi, je croyais que........

 

et enfin le dernier hotel nous a offert un feu d'artifice de fous rires :

Imaginez un peu le tableau, quand nous en franchissons les immenses portes, avec nos tee shirts, plus gris que blancs et nos tongs (les clients nous on devisagé de haut en bas! ), les employés non (tres professionnels).

Ensuite discussion mémorable quand on a essayé de ne louer qu'une grande chambre pour 6 (on peut bien se serrer, on a l'habitude, on vit dans 10 m2, leurs chambres en font au moins 50, ah ça c'est sur, celle là on ne leur avait jamais faite !), mais c'était pas possible donc nous en prendront 3 (Merci à mananie et Papi de nous avoir offert un tel luxe!, une chambre pour nous tous seuls, ouahh ça faisait lontemps que ça ne nous étaient pas arrivés ça et avec la baignoire en plus, le top).

Enfin comment leur dire, que nous avons un véhicule un peu hors dimension pour leur parking souterrain ! Ils ont été obligés de venir voir à l'entrée pour y croire ! Mais nous ont gentiment permis de le laisser garér juste devant l'entrée, sous la surveillance des vigiles. Ouahh même Hari prend goût au luxe.

Et au final, une fois qu'on est d'accord sur le prix, ils veulent nous envoyer quelqu'un pour venir chercher les bagages. Oups, Seb leur demande d'attendre 10 mn (oui, nous on n'a pas de valises, à moins de leur donner nos affaires dans des sacs en plastiques (mais ça va pas le faire, il faudrait pas pousser le bouchon trop loin tout de même), il faut nous laisser le temps de mettre notre pyjama dans la valise de Papi.

Bref un bon moment de fous rires qui se succèdent les uns après les autres.

PASO AGUA NEGRA

 

Voilà un condensé de 3 semaines qui sont passées trop vite, où Mananie et Papi Pierre se sont fondus, super facilement dans notre petite aventure (bien au delà de nos espérances, de vrais baroudeurs, ces deux là!), nous offrant ainsi le bonheur de partager encore davantage, cette tranche de vie, de vivre des moments forts avec eux et de nous laisser des souvenirs inoubliables.

 

laguna brava

 

MAMIE ET PAPIJe laisse maintenant la parole aux deux intéréssés : MANANIE ET PAPI PIERRE EN EXCLUSIVITE !

 

- Bon finalement vous êtes arrivés à bon port, alors heureux d'être venus en Argentine ?

Mananie : très heureux, la seule chose importante était de vous voir.

Papi Pierre : Comment ne pas être heureux, de partager avec vous et vos enfants, le choix de votre vie sur ce continent avec Hari qui resiste mais rempli son ouvrage.

 

- Et vos loulous vous les retrouvez comment ?

Mananie : Enormément changés. Maëva est une véritable petite fille et Robin un petit garçon dans tous les sens du mot!

Papi Pierre : En pleine forme, très calins. Ils semblent manquer temporairement de l'affection des grands parents !!!!!

 

- Et les parents ?

Mananie : Egal à eux mêmes. Ils rélaisent un rêve et AUJOURD'HUI je leur donne MILLE fois raison.

Papi Pierre : Toujours les mêmes, très cool, sans soucis si ce n'est de vez en quando sur le choix des cabanas !

une réponse encore à nous donner : le retour , c'est quand ?

 

- Et la vie avec Hari, c'est comment ?

Mananie : Merveilleux. ne plus avoir de contraintes; Au jour le jour . En un mot VIVRE.

Papi Pierre : c'est wouahhhhhhhhh. En mouvement. C'est plissé, à l'arrêt (pendant la nuit dans la couchette de Robin). les piquos de Hari tiendront bien, ils nous ont fait passer des moments inoubliables !

 

- Vous l'imaginiez comme ça ?

Mananie : Oui, vous connaissant l'aventure c'est l'aventure.

Papi Pierre : je n'ai jamais fait auparavant de camping car, mais je pense que sur des routes goudronnées c'est très agréable.

Sur pistes............ à voir de nouveau sur d'autres continents.

 

Qu'est ce qui vous a le plus marqué ?

Mananie : Enfin un bien être. Vivre l'instant présent, la plénitude, plus de contraintes, profiter de la vie.

Papi Pierre : Sur l'activité de cette région traversée, c'est le niveau de pauvreté des gens, mais toujours souriants. ces étendues immenses sur des centaines de Kms, sans rien, sans vie mais épineuse !

 

Qu'est ce que vous avez aimé et le moins aimé.

Mananie : le moins : le bruit en roulant dans Hari.

Le plus : je croyais que beaucoup d'autres choses de la vie courante m'auraient manqué. Mais non. Quelle liberté, vous avez acquis !

Papi Pierre : Monter à 4780 ET 4400 m avec vue sur des sommets magnifiques , les parcs, les jeux (surtout le corsaire) et lectures dans Hari avec deux adorables enfants.

Le moins : rien

 

Une petite anecdote à raconter ?

Mananie : En 3 semaines, j'ai été plus proche de toi gwena, qu'en 37ans. Et merci pour l'aventure.

Papi Pierre : Maëva a été très proche de moi et tout en se blotissant dans mes bras, m'a dit : j'aime Papi Pierre, Mananie, Mamie Babeth, Papi Lucien, mon petit frère, Papa, Maman, de la Terre jusqu'aux Etoiles.

Robin plus réservé, c'était Papi je t'aime fort.

 

Vous reviendrez ?

Mananie : oui

Papi Pierre : dans les déserts oui mais en changeant de continent malgré les nuances et variétés des roches.

 

Un petit mot à rajouter ?

Papi Pierre : Ce fut pour les organisateurs une épreuve qui a été remarquablement menées avec assurance sans dérapage. Certes Seb n'apprécie pas la conduite de Hari en ville. Je le comprends, car il n'y a aucune discipline, des vélos, des motos, autos. "les piétons, on les laisse sur les trottoirs!!".

Mananie : Vous avez eu raison de faire ce que vous faites. Continuez et n'écoutez que votre coeur. Vous vivez des moments merveilleux et cela est rare.

Je ne croyais pas trouver autant de merveilles en Argentine. Les parcs sont majestueux, ils nous éblouissent. On en prend plein les yeux.

LAGUNA BRAVA

 

Tous les albums photos de ces 3 semaines c'est ici ! ( NB : je décline toute responsabilité du nombre de fautes d'orthographe sur les commentaires des photos, si vous avez des réclamations, veuillez adresser un mail à leur auteur, Monsieur Seb)

Et comme toujours le coin des loustics, c'est par là !

 

 

Du 30 Mars au 19 Avril : TOUTES LES ROUTES MENENT A SALTA !

Après le départ de Papi et Mamie, quel rythme va donc reprendre Hari ?

Celui qu'il préfère : lent.

De Tucuman à Salta, seulement 300 km, une lichette de plus si on passe par Cachi. On se dit que dans 3 ou 4 jours maxi on est à Salta. C'est finalement presque 15 jours que nous mettrons pour arriver dans Salta la Linda (Salta, la belle), comme l'appelle les argentins. Il faut dire que de pauses bienvenues, en sympathiques rencontres, de petits détours, en merveilleux paysages, comme d'habitude nous trainons.

 

Notre lente remontée, commencera par une petite pause à Tafi del Valle,

- histoire de se remonter le moral (Papi Et Mamie laissent un grand vide dans Hari et leur départ remet en lumière à quel point nos proches nous manquent, petit message perso : Famille, Amis, on vous aime ! Quel dommage que nous ne puissions d'un coup de baguette magique venir vous embrasser de temps en temps ! c'est le prix à payer pour vivre ce que nous sommes en train de vivre) ,

- histoire aussi de faire le ménage dans Hari,

- de rattraper le retard pris pour la mise à jour du site (voir précédente mise à jour),

- de remettre les loulous dans le bain de l'école (après 3 semaines de trève pour cause de Papi et Mamie dans Hari, la reprise a été un petit peu dure dure, surtout pour mademoiselle Maëva qui a perdu toute définition du mot concentration, son frère par contre, mister Robin, trop content que, pour une fois, l'objet de réprimande soit sa soeur, prend un malin plaisir à s'appliquer plus qu'à l'accoutumée, et à faire remarquer que lui maintenant , il travaille très bien !!!! Quel coquin celui là).

Nous irons quand même visiter une estancia, qui fabrique du fromage de vache (oui, c'est très intéréssé, les vaches on en a déjà vu, pas besoin de venir jusque là , oui je sais ! mais................................ on veut du bon fromage !!!!!!), et faire un petit tour en ville, où là nous avons une pensée émue pour papi et mamie qui pendant trois semaines avec nous,ont croisé, à leur grand désespoir,2 voire 3 maximum boutiques d'artisanat pour ramener des souvenirs. Le premier village où nous aterrissons après leur départ est la mecque du tourisme de la région et hébergent des boutiques d'artisans par dizaines ! (Papi et Mamie, ça vous aurait beaucoup plu !, d'ailleurs Maëva nous fait remarquer, à juste titre, "si Papi et Mamie étaient là, ben dis donc il nous aurait fallu 2 jours pour faire les boutiques !!" On dit quoi déjà, la vérité sort de la bouche des enfants !).

 

pachamama

Nous prenons ensuite la route vers Aimacha del Valle, où nous allons visiter le magnifique musée de la Pachamama (grande pensée pour Marianne!!!). Ce musée est l'oeuvre d'un artiste de la région Hector Cruz. Batiments, fontaines, sculptures monumentales, peintures évoquent la culture Diaguitas, indiens de la région, qui ont résisté pendant plus d'un siècle aux assauts des conquistadors. La région portent d'ailleurs le nom de vallées calchaquies, nom d'origine inca signifiants bravoure.

Les loulous ont eux aussi adoré ce musée si particulier, tant les divinités ou cultes des diaguitas sont proches de la nature : le soleil, la lune, le crapaud, le nandou, .....

 

Petit bivouac le soir près de notre visite du lendemain les ruines de Quilmes, en compagnie de Nico et Elsa, les marseillais (vous vous souvenez, ceux qui sont aussi lents que nous), qui reconnaissant Hari garé devant le musée, se sont arrêtés nous faire unpetit coucou.

Le lendemain matin, visite du site de la cité de Quilmes, très grande cité fondée au IX siècle, dans laquelle vivaient jusqu'à 3000 personnes, au milieu des cactus et à flanc du Cerro Alto del Rey pour se protéger des invasions.

Comme d'habitude les loulous y trouvent leur intérêt : ils passent d'habitation en habitation en essayant d'imaginer si là c'était une chambre, ou bien une cuisine. Robin se pose mille et une question sur "Et les indiens ils faisaient comment pour ceci, et ils faisaient comment pour cela ? Et les indiens ils avaient pas de toit (je vous rapelle que nous sommes en train de visiter des ruines, donc très logiquement Robin se demande où est le toit.), etcomment ils faisaient les indiens pour se fabriquer des casquettes ? Bref, plein de questions toutes plus interessantes les unes que les autres (je pense même qu'il rêve d'indiens pendant la nuit, notre Robinou, tellement ça le fascine) auxquelles Maëva a toujours une explication à lui fournir !(dont la véracité historique est plus ou moins vérifiée, mais qui ne manque généralement pas de bon sens).

quilmes

De là, nous continuons notre remontée vers Salta en passant par Cafayate.

 

les photos de Tafi del Valle à Cafayate, c'est par là

 

Ah, Cafayte, qui nous réservera bien des surprises :

- son délicieux vin blanc, et oui ici, outre les cépages traditionnels (cabernet sauvignon, malbec, chardonnay), la spécialité du coin c'est le Torrontes, cépage qui s'éclate à des altitudes au delà de 2000 m et du fait, grâce à de grandes amplitudes thermiques ( parce qu'à 2000 il fait pas hyper chaud la nuit) donne un vin blanc fruité mais sec, un vrai délice ! Nous visiterons donc quelques bodegas (caves argentines) où être français, est un sésame pour accueil VIP (vous comprenez on est sensé être connaisseur !), et repartiront avec quelques bouteilles de ce délicieux nectar dans la soute.

cafayate el esteco

- un super bivouac au coeur de la quebrada de Las Conchas , quebrada de toutes les couleurs, où nous retrouvons par hasard les marseillais et où chaque matin nous avons un spectacle, pour nous tout seul : défilé devant HARI de dizaines et dizaines de chêvres qu'un berger et son chien emmenent paitre un peu plus loin. C'est mieux que des dessins animés ça ! Et c'est au coeur de cette quebrada, que nos deux loustics partiront à la recherche de leurs petits oeufs de Paques. Un vrai moment de bonheur. C'est sur, dans ce décor le chocolat est encore meilleur.

punilla

- Cafayate, c'est aussi le point de départ de deux superbes itinéraires pour aller jusqu'à Salta, l'un par une belle route asphaltée, qui passe par la quebradas de Las Conchas, et un second par une piste plus longue qui passe entre autre par la quebrada de las flechas, les villages de Molinos, Seclantas, Cachi, puis par le parc los cardones et la cuesta de l'obispo (virage tres serrés).

Devinez un petit peu lequel on choisit ?

Ben les deux .

Oui, nous ferons la belle route asphaltée sur les 50 premiers KM (là où on peut admirer la quebrada de las conchas, pics et monts rouges, avec quelques arrêts pour voir, entre autre ,le rocher en forme de crapaud (l'imagination des argentins est débordante quand il s'agit de donner des noms aux rochers), l'amphitéatre formation rocheuse dont l'accoustique est telle que des concerts y sont organisés. (Nous avons pu tester : les loulous ont voulu nous y faire un concert de flutes. Très bonne l'accoustique, un peu trop peut etre!!!! En tous les cas ils ont été les stars du coin!), et la Gargantua del Diablo, où une petite partie d'escalade nous attend.) puis retour au point de départ (on s'en fiche c'est de l'asphalte, c'est trop facile) et on prendra demain l'autre route vers Cachi (que nous croyons!).

QUEBRADA DE LAS CONCHAS

- car Cafayate c'est enfin, une rencontre avec une nouvelle famille : Maryse, la maman, Stephane le Papa, Lola la grande soeur, Lily la petite soeur et Gé, le grand père. Toute cette petite famille dans un camping car, que les loulous ont eu vite fait de repérer. Un petit bonjour le soir, durant lequel les loulous ont vite fait les présentations avec Lola et Lily.

Puis le lendemain, au moment où nous décidons enfin de partir de notre chere quebrada (ça fait tout de même 3 nuits qu'on est là), nous passons dire au revoir à nos voisins (voisins, tout est relatif, 300m tout de même) du jour.

Pas de bol, le courant passe immédiatement. On papote, Seb tente (j'ai bien dit tente !) de trouver une solution au problème électrique de Stephane. Ainsi l'aprés midi passe, sans que l'on s'en aperçoive. Bon ok, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va partir. Allez on passe la soirée tous ensemble, et la matinée du lendemain aussi pour la peine. On arrive finalement à décoller à 24h de notre départ initial. Pas mal les Bellons, peut mieux faire.

On se dit qu'on retrouvera certainement notre petite famille de Bressans sur la route puisqu'on prend le même chemin à 2 ou 3 jour d'intervalles.

Direction donc Cachi, traversée de la quebrada de la flechas , qui s'élance comme son nom l'indique telles des fleches vers le ciel, nous croisons par ci par là, quelques habitations perdues au milieu de nulle part, habitations faites en pisé, c'est sur nous sommes bien dans le noroeste argentin.

Mais de quoi vivent donc tous ces argentins isolés, nous aurons une partie de la réponse en route : la culture du coin, les piments qui sechent à même le sol, au soleil, magnifique dégradé de rouge au milieu de ce décor couleur terre, comme le sont les maisons du coin, et quand on s'approche c'est toute l'odeur de cette province qui vous titille les narines, une odeur de soleil (un petit peu comme en provence).

PIMENTS

Autre nouveauté par ici, le charme des églises, petites; comme le reste, souvent perdues au milieu de nulle part, dont la simplicité nous ravit : plafond en bois de cactus, murs peints à la chaux, et où seul l'autel a droit à quelque fioritures. D'ailleurs ce soir ce sera halte à la finca del carmen, où la propriétaire nous fait visiter une des plus anciennes église de la région (on a l'impression qu'elles portent toutes ce titre en argentine), et nous autorisera à dormir devant sur sa propriété.

 

Les photos des quebradas autour de Cafayate c'est par ici

Le lendemain nous continuons la route vers Cachi.

Va-t-on enfin y arriver ce soir ?

Suspens.

Petit arret à Molinos pour la pause déjeuner, nouvelle visite d'église (la nouvelle passion de Robin), balade dans le village charmant et hyper calme, aux rues blanches, visite du petit musée de la ville, puis direction une ferme qui réussit apparemment l'élevage de vigognes. La batisse est très belle, heureusement elle est fermée (et oui, on dirait que l'on débarque en Argentine, pourtant ça fait 6 mois qu'on y est, et on n'a toujours pas tilté qu'à l'heure de la sieste tout le monde dort), donc heureusement que c'est fermé, car à force de voir les guanacos et les vigognes en liberté dans de somptueux paysages, les entrepercevoir ici dans un enclos, ne nous enchante guère, on préfère repartir.

QUEBRADAS LAS FLECHAS
PISE MOLINOS MOLINOS

 

Allez en route vers Cachi. Euh pas tout à fait, si nous faisions un petit détour ? (j'avais gardé cette surprise, en réserve)

- Ah bon où ça ? s'étonne mon chauffeur préféré.

- Par une petite piste sur la gauche, Marianne (des Maricola) m'avait parlé d'une lagune magnifique, la laguna Brealito.

- Ok, allons voir.

Aie, aie. Seb me maudit tout le long du trajet (Je ne suis plus sa copilote préférée). La piste est certes jolie, serpentant au milieu des cactus, mais empruntant le lit d'une rivière, Hari est parfois confronté à des ornières, des gros galets en plein milieu, des marches de 40 cm, ce qui à franchir, avec un camping car, n'est pas des plus pratiques. Pourtant Hari relève, une fois de plus le défi, motivé certainement par les bougonnements du conducteur (1h15 pour 15kms, Seb a-t-il des raisons de raler ?).

Moi, j'espère, qu'une fois n'est pas coutume le bon plan des Maricola sera à la hauteur et rabattra le caquet de mon voisin de conduite. C'est chose faite (merci les Marico), nous arrivons à une lagune magnifique entourée de montagnes ocres et de cactus, avec pour seuls voisins 3 anes, des chevres et des moutons. Une fois de plus, c'est nous, les invités dans ce paradis terrestre.

- Alors Monsieur le raleur, elle est pas belle cette lagune.

LAGUINA BREALITO

- Ok, ok mais la prochaine fois tu te renseignera sur l'état de la piste !. (je lirais le lendemain dans mon guide, oui toujours ma facheuse habitude de lire les guides apres coup, que cette piste était réservée au 4*4 !)

Tellement bien, nous ne quitterons les lieux que le surlendemain, avec une petite appréhension, va-t-on arriver à en sortir ? Moi je dirais on y est arrivé à l'aller, pas de raison que ça ne passe pas au retour. Seb est plus réservé sur le résultat. Seb lui dirait, j'ai été super heureux de découvrir cette lagune mais encore plus d'en être revenu. C'est ce qu'on appelle le double effet Kiss Cool.

Les photos de la Laguna Brealito, c'est par là

Allez cette fois ci Cachi, c'est pour aujourd'hui. On est motivé. Et qui ne retrouve pas en contrebas de la route peu avant notre destination du jour. Nos bressans (Maryse, Stephane, Gé, Lola et Lily), en train de bivouaquer au bord de l'eau. On s'arrête. Stephane est mort de rire .

- Vous la faite en marche arrière la piste ou quoi ? Vous êtes partis deux jours avant nous, et on a déjà réussi à vous doubler (j'ai oublié de vous dire que nous n'avons pas tout à fait le même rythme, en 2 mois, ils ont fait le parcours (peut être sans les détours) que nous avons fait en 6 mois, alors forcément il se moque).

- Non, on a juste fait un détour de plus!

Petits et grands, heureux de se retrouver, nous ne nous quittons plus jusuq'à Salta. Salta, on y est dans combien de jours déjà ?. D'après Stephane, demain ou après demain. D'après moi, dans 4 ou 5 jours. question de rythme je vous dis.

CACHI

Finalement après avoir visité la paisible Cachi, bivouaqué au milieu d'une steppe digne de paysages mongols à 3000m (comme dirait Stephane), fait un petit détour dans la merveilleuse et mystérieuse vallée Encantando, emprunté la fameuse cuesta de l'Obispo, bivouaqué au bord du lac Cabra Corral, pres de notre but, le tout entre partage et convivialité, nous arriverons à Salta après 3 nuits ! (un bon compromis finalement!)

CACHI COL valle encantado BIVOUAC

Les photos de Cachi, c'est par là

Et maintenant qu'on est à Salta, on y reste combien de temps ? En choeur, le moins possible, 1 jour 2 maxi (nous aimons les campings et les villes autant les uns que les autres ! il faut dire qu'à force de parcourir des étendues vierges et de bivouaquer au milieu de nulle part, voilà ce qui arrive).

Et au final, nous y resterons une semaine ! (comment voulez vous faire des plannings avec ça !)

Et qu'est ce que vous avez fait ?

Oh pas grand chose.

- Si les hommes ont quand même oeuvré à bichonner leur monture respective avant les nouvelles aventures qui les attendent dans les mois qui arrivent dans l'Altiplano. Hari a eu droit a vidange et changement de tous les filtres, changement des plaquettes de freins (effet collateral du seisme au Chili, où les freins avaient un peu chauffé dans la descente du Paso Pelhuenche, encombré de rochers tombés de la montagne), et changement des amortisseurs arrière ! (effet de la préférence de la copilote pour les pistes plutot que de l'asphalte), et isolation de tuyaux, bouteilles de gaz, lit des enfants, .........en prevision de temperatures extremes)

- Les enfants ont joué, joué et encore joué et entre deux Lola, Maeva et Robin ont fait l'école ensemble.

- et les mamans ont refait le monde.

 

copains saltaPas de bol pour nous, une nouvelle famille débarque les Pailles : Fabienne, Olivier, Avril (7ans) et Benoit (4 ans). Comme souvent, entre voyageurs, les présentations sont vite faites, impression de se connaitre depuis longtemps. Les enfants immédiatement adoptent les nouveaux venus dans leur groupe. Chouette deux nouveaux copains. Les parents adoptent eux aussi, les nouveaux venus. Première soirée ensemble. On ne voit pas le temps passer, on regarde notre montre. mince il est 4h du mat !

Et c'est donc tous ensemble que nous finissons tranquillement la semaine, entre jeux, école, bricolage, visite de Salta au passage quand même (où la beauté de son église et la ferveur de Saltenos nous impressionera), soirées tous ensemble avec en prime Emilie et Jérémie, autre jeune couple très sympathique, qui viennent se joindre à nous.

Les photos de Salta, c'est par là

Nos amis bressans sont les premiers à lever le camp le 17 avril. On est bien, (et accessoirement, on a un site à mettre à jour ! ) nous restons encore un peu avec les Pailles.

2 bonnes soirées plus tard, nous décidons de changer notre itinéraire (ah bon parce que vous avez ça, vous, un itinéraire ?). Oui à la base on prévoyait de monter encore un peu pour poursuivre notre découverte du Noroeste Argentin puis de bifurquer à l'est vers Iguazu. Mais les plans ne sont-ils pas fait pour être changés. C'est ce nous aimons dans ce voyage. L'itinéraire sa fait et se défait au fil des évenements imprévisibles comme un tremblement de terre par exemple, au fil du temps, des rencontres, des envies, ....... La liberté, en somme !

Depuis le début du voyage, on se renseigne par ci par là. On le fait, on le fait pas ? Par où ? Quand ? en excursion ? en indépendant? est ce possible avec notre camping car ? D'autres l'ont fait. Une chose est sûre ! Oui, on veut le faire !

Le Sud Lipez nous fait rêver.

On en discute avec Olivier et Fabienne. On préférerait être à deux camions pour se le tenter, les pistes ne sont pas réputées faciles. A deux c'est plus rassurant. Olivier a le même camping car que nous, on connait les prouesses dont est capable Hari, alors..... On étudie les infos qu'on a, Jérémie nous les complète. C'est décidé on se le fait. Olivier et Fabienne sont partants pour l'aventure.

Rendez vous dans 10 jours à San Pedro d'Atacama.

A l'Ouest toute !

 

Toutes les photos de cet épisode c'est par là !

Et les séquences "Comme si vous y étiez !", c'est par ici !

Et comme d'habitude le coin des loulous c'est ici !

 

Pour lire la suite, cliquez ici, car nous sommes repassés au Chili !!

 

Du 7 au 11 Mai : LA NATURE VERSION POLYCHROME

 

Retour en Argentine par le fameux Paso de Jama.

Le Paso de Jama, c'est un des rares passages de la cordillère entre le Chili et l'Argentine, asphalté d'un bout à l'autre. Dommage me dis-je, moi je préfère les pistes !!!! Hari et Seb, un peu moins ! Génial se dit Seb, ça va le faire tout seul. Oui, mais pas tout à fait.

Parce qu'au départ de San Pedro d'Atacama, on attaque une "petite" montée : passer de 2200 m d'altitude à 4856 m en ...................................................... en quasi ligne droite! ( Daniel et Pierre, ça vous dit, une petite cote comme ça en vélo ! ). Hari comme à son habitude grimpe courageusement, mais ça fait un peu chauffer le moteur. Pas de soucis. On a le remède : mettre le chauffage à bloc, ça évacue la chaleur dégagée par le moteur vers l'intérieur de Hari, faisant ainsi baisser sa température. Et ça marche. La température moteur se stabilise et redescend rapidement, par contre à l'intérieur de Hari, c'est sauna. Conduire à plus de 4000 m d'altitude les vitres ouvertes et le chauffage à bloc, original, mais efficace !

 

les photos du Paso de Jama, c'est ici

 

salinas grandes

 

Après une journée de route et passage de frontière dans un froid glacial, nous revoilà en Argentine. Ce soir arrêt au Salinas Grandes. Grande plaine saline (aux alentour de 500 km² ) à 3350 m d'altitude, du blanc au sol, du bleu dans le ciel. Beau.

Le lendemain matin , les loulous s'éclatent sur cette étendue blanche qui ressemble un peu à de la neige, il fait froid, c'est blanc, ça craque sous nos pas, .............................mais c'est salé. Petite balade et quelques photos plus tard, nous reprenons la route vers notre prochaine destination la quebrada de Huamaca.

 

Les photos des Salinas Grandes, c'est par là !

 

 

PURMAMARCAUne nouvelle fois, les montagnes alentours nous offrent le spectacle. Explosion de couleurs. Apothéose à l'approche du village de Purmamarca , un petit village en pisé, adossé au Cerro de los siete colores (la montagne aux sept couleurs). Ici nous sommes aussi dans une autre Argentine, celle qui est plus proche de la Bolivie que de la Patagonie : les marchés sont colorés : tissus, épices, artisanat, bonnets, chapeaux et pulls de laine, les maisons sont en adobe et la population métissée.

On grimpe avec Hari, dans la montagne aux 7 couleurs, pour trouver un superbe bivouac entouré de rose, violet, orange, vert. Ce soir c'est Dodo polychrome. Le lendemain, nous découvrons cette magnifique merveille de la nature à pied. D'en haut, d'en bas, avec du soleil, puis un peu moins, les couleurs sont sans cesse changeantes. Splendide. Flanerie dans le village, où nous craquerons sur deux poupées indiennes qui décoreront désormais l'intérieur de Hari, et les loulous sur deux flutes de pans, qui emplissent Hari d'une douce mélopée (enfin, quand ils sauront en jouer, pour l'instant, nos oreilles souffrent, mais eux s'éclatent).

 

Et une petite vidéo, comme si vous y étiez, avec notre guide préférée Maëva, c'est par là !

 

Direction ensuite, Uquia, en passant par Mamaira, qui est au pied d'une montagne appelée la paleta del pintor (la palette du peintre (je vous laisse imaginer, pourquoi), promenade au coeur d'une petite quebrada rouge au Cerro de las Senoritas et retour pour Dodo à Tilcara.

MAIMARA

Et là, une fois de plus qui ne voit-on pas débarquer par le plus grand des hasard à 9h du soir : nos bressans préférés. Le lendemain visite de Tilcara :

- de son musée où nous découvrons entre autres de beaux masques cérémoniels, à tête d'animaux pour symboliser l'âme des morts, - de son marché indien, où nous découvrons des légumes que nous n'avions encore jamais vus : des patates longues en forme de gros radis et au gout de marron,

- de sa pukara, ancienne cité fotifiée précolombienne.

Une dernière bise à Steph, Maryse, Gé, Lola et Lily (cette fois c'est la dernière avant un petit moment), ils filent en Bolivie, nous repartons à Salta (vous vous souvenez on a un amortisseur à rechanger). A la prochaine les amis et bonne route.

 

Les photos de Purmamarca et la quebrada de Huamamaca, c'est par là !

 

Après un passage rapide à Salta, histoire de retourner voir le garagiste pour rechanger l'amortisseur qu'il nous a changé 3 semaines auparavant, changer 2 pneus, et passer quelques nouveaux bons moments avec Olivier et Fabienne, Avril et Benoit (Les Pailles) qui y attendent leur Papi et Mamie, nous filons vers de nouvelles aventures à l'est toute, direction la réserve naturelle Esteros del Ibera.

 

 

Du 12 au 20 Mai : DELUGE AU PAYS DES YACARES ET DES CAPYBARAS !

2 jours de route plus tard, nous arrivons enfin à Mercedes. petite bourgade, où nous avons décidé de nous arreter pour nous renseigner sur l'état de la piste de 120 km que nous devons emprunter pour nous rendre à Esteros del Ibera. A la station service, nous rencontrons un chauffeur de 4X4 qui trimballe régulièrement quelques touristes vers La réserve. C'est notre chance un expert !

- La piste, oui, vous pouvez la prendre, elle n'est pas très bonne, en terre avec pas mal de cailloux coupants, moi il y a pas si longtemps j'ai crevé 2 pneus en un voyage (Cool, banco pour nos pneus neufs). Il faut bien rester au milieu, pour ne pas glisser vers les bas coté. Mais en roulant "tranquillo", ça passe. Par contre, s'il a plu, là ca glisse beaucoup, elle devient vite impraticable.

Hum, hum, nous voilà rassurés.

- Et vous savez, s'il va pleuvoir dans les jours qui arrivent ?

- Non, on verra demain matin.

Ok, le lendemain quand on se lève, nous scrutons le temps. Il fait beau, pas un nuage à l'horizon. Allez on se lance. Après avoir fait les différents pleins : eau, course, essence, gaz, nous empruntons cette fameuse piste.

Quelques kilomètres plus loin, un barrage policier, nous arrete.

Comme d'habitude, policier charmant, nous demandant d'où nous venons et où nous allons.

- A Carlos Pelligrini, à la réserve Esteros del Ibera.

- Vous pouvez m'emmener ? Je prends mon service là bas.

- Oui bien sur, mais vous savez vous n'êtes pas encore arrivé, nous on roule doucement, vous irez plus vite en arretant un 4x4

- oh, no problemo et il n'y a pas beaucoup de passage par ici, j'ai tout mon temps.

Et nous voilà partis pour plus de 4 heures de route, sous bonne protection avec Martin notre autostoppeur policier, nous partagerons ainsi notre déjeuner avec lui (ce qui lui fait tres plaisir, puisque le long du trajet les 3/4 de la discussion ont porté sur la bouffe et le foot!).

Dans l'aprés midi, nous arrivons enfin dans le petit village tranquille de Carlos Pelligrini, . Est ce l'heure de la sieste ? Pas un chat, ou presque. Petit au revoir à Martin, notre nouvel ami policier, qui part au comissariat prendre son service.

A l'entrée du village nous trouvons une petite baraque où 5 argentins papotent, et nous renseignent sur les excursions en bateau. Si on veut on peut en faire une de suite, ou bien attendre le lendemain, c'est à notre guise.

Devant l'insistance et l'excitation des loulous, nous nous décidons pour la faire de suite. Ouf, même pas le temps de souffler, ils sont super motivés pour aller voir LES animaux. Nos interlocuteurs partent chercher chez lui, notre guide du jour, et nous voilà partis pour naviguer sur la lagune. Lagune surnommée, miroir aquatique par les habitants. Et ils ont bioen raison tellement elle est belle, lisse à perte de vue.

ESTEROS DEL IBERASPas plutot embarqués, le festival commence, 2 yacarés (espèce de caimans) se prélassent. Immobiles, tellement immobiles que l'on se demande si ce sont des vrais.

Ensuite un voyage magique débute, la petite barque de pêche se dirige vers les iles flottantes qui occupent la lagune et se fraye facilement un chemin parmi elles. Notre guide coupe le moteur et laisse la barque avancer en silence. Il nous montre du doigt un yacaré bébé (60 cm environ) et un peu plus loin sa maman. Robin est bouche bée et voudrait savoir si le crocodile peut le manger. D'après notre guide , non ils ne mangent que des poissons, des petits oiseaux et jouent parfois les charognards. Nous avançons quelques mêtres plus loin, hop derrière les herbes, une tête nous observe. mais qu'est ec donc ? Un capybara (qui vient d'un mot indien, signifiant seigneur des herbes). Le capybara est en fait le plus grand rongeur du monde ( jusqu'à 65 kg), il a l'air sympa, il se promène souvent avec un petit oiseau jaune sur le dos (échange de bon procédé, l'oiseau se sert du capybara comme moyen de locomotion facile, le capybara se sert de l'oiseau comme d'un aspirateur à parasites ), il nage super bien, marche aussi sur terre, ses dents poussent de 10 cm par semaines, donc il mange toute la journée pour les user, et chose qui fait beaucoup marrer nos loulous il aboie comme un petit chien.

Le moteur ronronne à nouveau nous allons voir un peu plus loin, qui est ce qui se cache. Nouvel arrêt dans le silence. Les loulous commencent à reperer tout seuls les nombreux yacarés qui dorment sur les iles, ou nagent tres lentement dans la lagune ne laissant dépasser que leur yeux, hors de l'eau. Un peu plus loin notre guide nous montre un nouvel habitant des lieux : le cerf des marais, comme son nom l'indique il ressemble à un cerf mais a des pattes arrières tres grandes pour pouvoir se déplacer dans ces marais et elles sont noires..... Pour ne pas que les piranhas qui peuplent les fonds de lalagune les croquent. Ah, parce en plus il y a des piranhas, dans l'eau. Décidemment il ne vaudrait mieux pas chavirer !

ESTEROS DEL IBERAS ESTEROS DEL IBERAS ESTEROS DEL IBERAS ESTEROS DEL IBERAS

 

La balade se poursuit ainsi pendant près de 3 heures, pour contempler le spectacle de cette faune magnifique et inconnue de nous jusque là. Nous decouvrirons ainsi une multitude d'oiseaux dont je suis incapable de retenir tous les noms, assisterons à des combats de capybaras, défendant leur territoire, surprendrons un festin de yacarés se délectant de la carcasse d'un capybara hélas noyé et finirons en apothéose avec un magnifique coucher de soleil sur la lagune agrémenté des bruits de la nature qui nous entoure. Magique.

 

Et en prime, une petite vidéo, comme si vous y étiez, par ici !

 

Une bien belle balade qui nous a déjà fait oublié les 4 heures de route pour arriver jusque dans ce petit paradis, encore très très protégé du tourisme de masse.

Des images plein la tête nous élisons domicile près d'un pont au bord de la lagune où nous continuons d'entendre le clapotis de l'eau, et les cris des oiseaux. Allez bonne nuit les loulous faites de beaux reves, et vivement demain qu'on aille se balader.

Hélas pour nous, pendant la nuit, la pluie commence à tomber. Pas grave, on va en profiter pour se reposer aujourd'hui apres les derniers jours de route que nous avons faits, ce sera journée pyjama avec au programme, école, jeu de société, calins à gogo, crepes ...... Les loulous sont finalement bien contents qu'il pleuve. Allez, demain le soleil va revenir, espérons nous quand même.

Raté, le lendemain, rebelote, la pluie redouble.

Surlendemain idem. Nous tentons une escapade au village, pour se renseigner sur la météo des prochains jours et l'état de la piste.

A voir l'état des rues du village, qui sont toutes en terre, ou plûtot en gadoue en l'occurence avec d'énormes ornières, on se dit que c'est pas gagné.

Nous rencontrons, un des argentins qui nous avaient proposé la balade en bateau le premier jour, il s'étonne de nous voir encore là.

- Ben dites donc, vous vous êtes installés ici, ou quoi ? nous lance-t-il en rigolant. En discutant avec lui nous apprenons que les nouvelles ne sont pas optimistes : la pluie est prévue pour au moins deux jours encore, et la piste de retour comme prévue est impraticable. Nous sommes faits comme des rats. Il n'y a plus qu'à attendre.

Notre ami policier Martin, vient lui aussi à notre rencontre et prend de nos nouvelles. Il nous confirme qu'il vaut mieux attendre, pour repartir, la veille au soir, il a glissé et mis le 4X4 du commissariat dans le fossé. Super, si même les locaux n'y arrivent pas, comment voulez vous qu'on passe !! Il nous propose d'aller charger Hari en eau au comissariat. Nous le suivons.

ESTEROS DEL IBERASErreur. Trop tard. Juste devant le comissariat Hari s'embourbe. Sympa de pelleter dans cette bouillasse. Martin va chercher des planches en bois, et demande à Seb de sortir le cric, pour surelever Hari est mettre les planches sous les roues.

- Mais pourquoi Seb tu ne sors pas tes fabuleuses plaques de desensablement ?

- Parce que j'ai la flemme de vider toute la soute, et puis si Martin pense que ça peut sortir comme ça, autant faire comme il dit, il doit avoir l'habitude.

Oui, c'est vrai, et puis Martin et un mec et moi une pauvre femme donc forcément quand il s'agit du camion c'est forcément lui qui a raison.

Alors allons y.

Cric positionné, quelques tours de manivelles plus tard, les roues ne décollent pas, engluées dans cette boue plus proche de la colle glue que de la terre. Résultat, deux minutes plus tard, le cric casse. Oups, bétise !

Et moi, je rigole doucement, en voyant les mines dépitées de Martin et Seb.

- Alors Seb, on fait quoi maintenant ?

- et bien on va sortir les plaques de desenblablement !!!!!!!!!!!!!!!!

Plaques positionnées, premier essai. bof bof, Hari n'avance pas.

Par chance deux habitants du village passent par là, Martin les appelle à l'aide. Il faut pousser.

Nous voilà donc à 4 aux fesses de Hari, qui grâce à nos forces réunies et à nos formidables plaques, se sort de sa prison gluante.

- Alors qui est-ce qui avait raison ?

- La faible femme, comme d'habitude !!!!!

Les choses ne sont pas finies pour autant, demi tour à faire.

Et réembourbage. Petit regard de Seb vers sa copilote préférée. Ok, ok je mets dessuite les plaques. Ben au train où on va, on va passer la journée ici, à labourer la rue, enfin ce qu'il en reste. Notez que nous n'avons pas grand chose d'autres à faire!

On recommence la manoeuvre de plaques avec poussée. ça marche du premier coup.

C'est donc 2h30 après être arrivés devant le commissariat que nous pouvons enfin remplir Hari d'eau. Ce sera, pour le moment le plus long plein d'eau de l'histoire de notre épopée. Une fois le plein fait, nous reprenons la direction de notre bivouac, interdiction de s'arreter au risque de devoir ressortir les plaques.

Mais Seb, t'as mis des skis à Hari où quoi ? On dirait qu'il glisse.

Effectivement ça glisse plutot que ça ne roule, mais nous arriverons à rejoindre la lagune sans encombre.

C'est décidé on ne bouge plus Hari de là, tant que le soleil n'est pas revenu. Espérons qu'il lui prenne la bonne idée de ressortir rapidemment, sinon nous allons passer l'hiver ici.

Le lendemain, pluie et encore pluie. Décidemment nous allons devenir imbattables au jeux du mistigri, du cochon qui rit, de uno, ou pirates attaques, ........

Le surlendemain, chouette une éclaircie. Vite tout le monde sort de Hari.......... s'aérer et se défouler. Parce que contenir l'énergie débordante de nos loustics pendant ces quelques jours dans 10 m² n'est pas des plus aisé.

On attend encore que la piste seche un peu. Occasion de visiter le petit musée qui se trouve à l'entrée de la réserve et de faire une petite balade à travers un petit sentier pour espérer voir des singes. Peine perdue, les singes ne sont pas fous, avec tout ce qui est tombé ces derniers jours ils ont du se mettre à l'abri. On rencontre nos nouveaux amis les capybaras, qui font toujours autant rigoler les enfants quand ils aboient. Nous retenterons la balde des singes le soir, sans plus de succés. Tant pis.

Le jour suivant, soleil. C'est bon, c'est décidé avant que ça ne change, c'est aujourd'hui (soit 6 jours après notre arrivée!) que l'on décolle affronter les 120 km de pistes qui nous attendent.

Tout doucement on avance, ça glisse un peu, ça colle, mais nous en venons à bout après plus de 5h. Ouf, nous sommes libérés de notre petit paradis !!!! Des images encore plein la tête de notre magnifique balade en barque et un cric en moins !!!!

 

Toutes les photos de la réserve naturelle d'Esteros del Ibera, c'est par là

 

Donc après un tremblement de terre dans le sud du chili, une tempete de neige dans la cordillère des andes, de la pluie dans le désert le plus aride du monde, un déluge à Esteros del Ibera, espérons que notre prochaine destination ne nous réservent pas de nouvelles surprises : l'effondrement de ce qui reste des missions jesuites ou un tsunami au chutes d'Iguazu, vous croyez que c'est possible ?

 

Et comme d'habitude le coin des loustics !

 

Le 21 Mai : UN MATE SINON RIEN !

 

Mieux vaut tard que jamais ! Nous ne pouvions quitter l'Argentine, sans en savoir un petit peu plus sur le Maté. (Je vois déjà d'ici Myjo et Titine dire "Mais quesaquo le Maté ?" ). Un peu de patience les Tatas, vous allez le savoir.

Depuis 7 mois que nous la parcourons cette Argentine, nous, nous savons ce qu'est le maté. Impossible d'y échapper. Dans la rue, dans les restaurants, sur les plages, chez soi, ....... tout le monde prend son maté. Il y en a qui l'aiment froid, d'autres le préfèrent chaud. Certains l'apprécient amargo (amer), d'autres le boivent dulce (avec sucre). Nous avons été plus d'une fois invités à en gouter et en buvons maintenant nous aussi de temps en temps. Pour nous c'est plûtot dulce, et le top c'est froid avec des herbes aromatiques. Chacun son truc, mais une chose est sure, nous n'avons encore pas rencontré un seul argentin qui ne boive pas de maté. Car oui, le maté est la boisson argentine par excellence, mais c'est bien plus que ça.

Le maté également appelé "thé paraguayen", est une infusion d'herbe à maté (yerba maté), qui se prépare dans une "gourde" (calebasse) et se boit grâce à une sorte de paille filtrante en métal, (la bombilla). Donc tous les argentins ont leur gourde et leur bombilla ainsi que bien souvent un thermos d'eau chaude sous le bras lorsqu'ils s'éloignent de plus de....................... 10m de chez eux !!!!!, thermos qu'ils peuvent d'ailleurs remplir à peu près n'importe où (même les stations services ou les lieux publics ont des distributeurs d'eau chaude pour le maté).

D'ailleurs , à quoi reconnait-on un bus de touristes français à un bus de touristes argentins ?

Quand le bus de touristes français s'arrête pour une pause, c'est la queue au pipi room, quand c'est un bus d'argentins, c'est la queue au distributeur d'eau à maté !! Chacun son truc, je vous dit.

Mais le maté c'est souvent aussi l'occasion d'un moment de partage. Les argentins, en famille ou entre amis, prépare le maté et le déguste ensemble, en se passant la gourde les uns aux autres selon un rituel codifié.

 

Bref, le maté, c'est une boisson, un plaisir, un habitude, une dépendance, un rituel, un partage, un art de vivre,......

 

MATE Et aujourd'hui par hasard, alors que nous sommes sur la route pour visiter la mission jesuite de San Ignacio, les loulous ont faim (ça ce n'est pas une nouveauté, à croire que le voyage ouvre les sens et................. l'appétit !).

Sur cette longue route très fréquentée et asphaltée (tout pour me plaire!), nous voilà donc en quête d'un petit coin pour nous arreter pour gouter. Un petite route part sur la gauche, ça a l'air sympa, nous tournons. Et nous tombons sur un panneau : "Visitez la plantation de maté "La Union""

Ni une ni deux, on suit le chemin, on goute, et on visite la plantation de Maté. Occasion pour nous d'en savoir un tout petit peu plus .

Nous y apprendrons que le culture du maté date des Indiens Guaranis, que de nos jours la yerba maté est produite en Argentine en particulier dans la province de Misiones où nous nous trouvons (c'était donc cela les champs à perte de vue que nous croisons sur notre route!!!!) et au Bresil. La feuille à maté contrairement à celle du thé est récoltée à la main, ensuite mixée grossièrement, puis mise en sac pour secher entre 12 et 14 mois !!!! Le thé lui, est en moins d'une journée, cueilli à la machine, mouliné, séché, emballé, dégusté !!!.

Nous découvrirons le processus de sechage puis d'emballage, occasion d'apprendre que le papier servant à faire les paquets de maté, est aussi important que la qualité de la feuille elle même. Car cet emballage doit permettre de conserver tout l'arome, et de protéger de l'humidité (vu la consommation qui est faite dans le coin, permettez moi d'émettre un doute sur le fait que le maté ait le temps de perdre en saveur !!!).

Nous apprendrons aussi que la différence entre le Maté forte (fort) et suave (doux), ne dépend pas d'une variété de plante différente mais de la période dans l'année à laquelle il a été récolté.

Nous y découvrirons enfin, que le Maté est depuis cette année exporté en France dans les magasins des Galeries Lafayette et pour les passagers du TGV. A quand un asado (barbecue argentin, pour ceux qui depuis 7 mois n'auraient pas suivi!), dans les wagons de la SNCF ?

Très interessante visite, où nous étions les seuls non argentins, ce qui nous vaut quelques petites questions à la fin de la part de notre guide, sur d'où nous venons, ce que nous faisons ici, pour combien de temps,......... Et il concluera sur :

"Et bien, 7 mois en Argentine, mais vous vous argentinisez dites donc ! Et si en plus vous vous intéressez au maté, c'est le premier pas pour devenir argentin !!!"

 

Du 22 Mai au 26 Mai : PAPA, DES MECHANTS QUI GAGNENT, CA N'EXISTE PAS ?

Nous poursuivons notre route. Nous sommes bien loin des Andes. Ici tout vert, chaud et humide.

En fin d'après midi arrivée à San Ignacio, ce soir c'est la fête : dans toute l'Argentine ont lieu ce week end et jusqu'au 25, des festivités pour commémorer le bicentennaire de l'indépendance. Nous assistons donc le soir, sur la place du village à un spectacle folklorique retraçant l'évolution de l'argentine depuis le 25 Mai 1810, le tout joué et dansé par les enfants des écoles du village. Ambiance fête de l'école de fin d'année. Robinou a applaudit à tout va au rytme des musiques, Maëva n'en a pas raté une miette.

Le lendemain, après une matinée calme, entre école et jeu, nous rencontrons la famille Leblanc ( nous avions échangé des mails depuis nos préparatifs et pensions que nous n'arriverions jamais à nous croiser, mais si !) Les leblanc font un tour du monde, en sac à dos et hotel avec leur deux loulous pendant un an; autres voyageurs, autre voyage, mais une fois de plus les loulous ont vite fait de faire connaissane et les grands papotent pendant plus de deux heures.

Une fois les Leblanc partis prendre leur bus pour Salta, nous partons de notre coté, visiter l'ancienne mission jésuite de San Ignacio, enfin ce qu'il en reste.

Petit rappel historique :

MISSION SAN IGNACIO"A partir de 1609 et durant un siècle et demi, les jesuites menèrent dans la jungle sud américaine l'une des plus grandes expériences sociales de l'histoire. Dans des lieux incroyablement isolés, les jesuites fondèrent des réducciones (missions), où ils installèrent des communautés d'indiens Guarani afin de les évangéliser et de les éduquer, tout en les protégeant de l'esclavage et de l'influence néfaste de la société coloniale. Voltaire qualifia cet idéal utopique de "triomphe de l'humanité semblant racheter les cruautés des premiers conquérants". - extrait du Lonely Planet.

A leur apogée les 30 missions regroupaient plus de 100 000 indiens guaranis. Chaque mission abritait 2 pretres pour 3000 à 7000 indiens. Ces derniers se gouvernant eux même (au sein d'un conseil, le cabildo, composé de 8 indiens) sous l'autorité spirituelle des pretres. Ceux là (contrairement à d'autres évangélisateurs) ont fait preuve de pragmatisme, s'efforçant de comprendre la culture indigène ne remettant pas en cause ni les traditions et encore moins la langue : ils traduisent même les écritures en Guarani reconnue comme langue officielle des missions. Il reste cependant quelques points divergeants comme la polygamie ou le cannibalisme occasionnel que les pretes s'emploient à changer.

MISSION SAN IGNACIOLes missions sont organisées comme des petits villages, avec leur église, leur hopital, leur école, leurs maisons, leurs entrepots et leurs ateliers, leur place centrale. Au sein des communautés les guaranis exercent avec succés l'agriculture, et la nourriture était redistribuée de manière équitable. Mais là où ils excellent encore davantage est sur le plan artistique. Les guaranis réinterprêtent la sculture, la peinture, la musique, la danse.

Victime de leur succés, les missions jesuites attirent les jalousies et les convoitises. Le pouvoir espagnol et portugais voit d'un mauvais oeil, cet empire dans l'empire. En 1756 les guaranis sont traqués et massacrés, par les soldats espagnols et portugais, en 1768, la couronne espagnole decrete l'expulsion de l'ordre jesuite de son empire.

 

mission

mission

 

Le film "The Mission", palme d'or à Cannes en 1986, avec De Niro et Jeremy Irons, relate superbement cet épisode.

 

 

 

De ces merveilles d'architecture et de raffinement, il ne reste aujourd'hui plus grand chose. Les colons et les pilleurs qui ont suivis ont bien fait leur travail !!!!

Les loulous une fois de plus en redemandent, et nous retourneront à la mission pour assiter au spectacle son et lumière, le soir . Spectacle en espagnol, qui relate l'histoire de ces missions, mais qui se déroulera malheureusement en grande partie sous la pluie. Les loulous en ressortent tout heureux : car après que les méchants aient attaqués et mis le feu, ils sont partis et des indiens étaient encore en vie ! Oui, mais plus beaucoup, les enfants ! Et pas pour longtemps ! A nous de le leur expliquer.

Nous rentrons dans Hari sous des trombes d'eau, en grande conversation avec nos loulous sur l'histoire des guaranis. Les loulous restent persuadés que ce sont les indiens qui ont gagné. Des méchants qui gagnent, ça n'existe pas !

 

Le lendemain, le 24 mai, la pluie nous chasse et nous poursuivons notre route vers les fameuses chutes. En route une fois n'est pas coutume, nous nous arrêtons dans le petit village de Wanda, il parait qu'il y a des mines de pierres précieuses par ici, allons voir. La nuit étant déjà tombée, nous nous rendons directement à la mine (le directement ici est une fois de plus tout relatif, car nous avons bien du tourner au moins trois fois en rond, et demander à 2 personnes différentes pour parvenir à atteindre notre but, mais enfin que fait la copilote !!!!! ben rien justement, elle .................................... dormait !). Objectif : .pouvoir y dormir ce soir. La visite attendra demain matin.

Après un refus à la première mine dans laquelle nous avons atterri, nous tentons notre chance à la suivante. Pas de soucis, nous pouvons dormir ici, et sous bonne garde car le site est surveillé toute la nuit, pour débusquer les voleurs qui tenteraient de pénétrer dans la mine de nuit pour dérober des pierres. (apparemment c'est hyper fréquent, et........................... pas très rassurant!).

Seb passera d'ailleurs une partie de sa soirée dehors à discuter avec le gardien de nuit, avec qui, nous partagerons, devinez quoi , ......................le Maté.

Le lendemain matin, petite visite rapide mais intéressante de la mine, d'où sont extraites des agathes (les loulous se marrent, oh ben, agathe comme notre cousine Agathe, oh ça c'est rigolo), des amethistes et du quartz.

WANDA

Puis nous continuons notre chemin vers Iguazu. C'est que nous sommes de plus en plus impatients de les voir ces fameuses chutes !

 

Plus de photos de la provinces de Missionnes, c'est par là !

 

Du 26 au 30 Mai : QUE D'EAU !

Arrivée à Iguazu par un temps couvert. Devant les cris affamés de deux petits loustics qui s'agitent dans Hari. Nous stoppons Hari en bord de route pour rassasier les deux estomacs sur pattes qui nous accompagnent. Toc, toc. quelqu'un frappe à la porte.

- M...., ce doit etre les flics, on est mal garé !

Pas du tout, ce sont des français ! Une famille, Olivier et Isabelle, Thibault, Correntin et Gaëtan, qui terminent leur voyage d'un an en camping car. Et devinez un peu ce qu'il va se passer ?

Le suspens est immense !

On papote, on papote et nous passerons les 4 prochains jours ensemble.

Le lendemain, ça y est le beau temps est revenu. Direction les chutes.

Les chutes ne s'offrent pas à nous au premier coup d'oeil, elle se découvrent peu à peu. D'abord on les entend, mais on ne les voit pas, on les sent toutes proches, mais pas encore assez. On avance dans la jungle et hop au détour d'une passerelle, entre deux arbres, les voilà (enfin une partie, parce que les chutes c'est en fait 275 chutes sur un arc de cercle de 2,7 km de long. Donc à mesure que l'on avance, à chaque détour elles en donnent un peu plus, et font les coquettes en se parant de magnifiques arc en ciels. Nous avons toujours envie d'aller plus loin pour en voir encore et encore, on en redemande. Nous arrivons en fin de journée au clou du spectacle El gargantua del diablo (la gorge du diable), nous voilà au coeur des chutes (les eaux étonnament calme du rio, tombe d'un coup de 80 m de haut, dans un vacarme assourdissant.

Ca tombe, ça gronde, ça trempe. Gigantesque. Ca prend au ventre.

Les loulous ne s'y trompent pas : Robin me glisse à l'oreille : Oh Maman c'est beau, c'est comme le glacier du Perito Moreno ! Il a lui aussi ressenti la force, la puissance qu'ont en commun ces deux merveilles de la nature. Une fois de plus c'est beau, c'est grand et nous, tout petits.

IGUAZU
IGUAZU

 

 

les chutes coté argentin c'est ici !

Le lendemain après quelques dernières courses, échanges de nos derniers pesos contre quelques réals, nous quittons notre Argentine bien aimée.

Ca y est c'est fait, 7 mois et demi après notre arrivée dans ce merveilleux pays (nous, qui pensions y rester 3, 4 mois tout au plus), nous avons enfin réussi........................à le quitter. Certains n'y croyaient plus.

Mais si c'est fait, avec un petit serrement au coeur, tellement nous l'avons aimé cette Argentine, tellement nous nous y sentions bien.

Hasta luego Argentina.

IGUAZU

 

 

Bresil nous voilà !

Parce que les chutes d'Iguazu sont à cheval entre l' Argentine et le Bresil. Il est souvent dit ici, "Vous, les Argentins vous avez les chutes (parce que la majeure partie des chutes se trouvent coté argentin) mais, nous, les Brésiliens, nous avons la Vue !"

Alors allons voir si c'est vrai !

 

Effectivement nous ne serons pas déçus. La découverte des chutes coté brésilien est normalement bien plus rapide,

IGUAZUMais c'est sans compter nos hotes du jours,

- des petits coatis bien coquins et chapardeurs qui furettent dans les poubelles ou même ....................les sacs à dos à la recherche d'un bon festin à se mettre sous la dent et qui font la joie des enfants

- des papillons de milles couleurs qui virevoltent autour de nous, Magique. (Olivier et moi, tels des gosses passeront des heures à les photographier!)

- un toucan se reposant tranquillement au sommet d'un arbre.

 

IGUAZU

 

Plus d'animaux rencontrés à Iguazu, c'est par ic !

 

Et les chutes alors ?

 

 

Splendide,
Puissant,
Gigantesque,
Impressionnant,
IGUAZU
IGUAZU
IGUAZU
IGUAZU

 

Grandiose ! Vous l'avez compris nous sommes comblés.

IGUAZU

 

Plus de photos des chutes d'iguazu, coté brésilien, c'est ici !

et 3 petites vidéos, "comme si vous étiez", c'est par là !

 

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