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carte

En bref :

Capitale :

- Siège du gouvernement : La Paz (3658 m d'altitude, plus haute capitale du monde, s'étalant de 3200 à 4200m),

- capitale constitutionnelle : Sucre.

 

Superficie : environ 2 fois la France

Population : environ 9 millions d'habitants (dont 70 % vit dans l'altiplano (hauts plateaux): La Paz, Titicaca, Oruro).

 

bolivianos

 

 

Monnaie : le boliviano (pour la petite histoire, les billets boliviens sont fabriqués .......en FRANCE)

Langue : Espagnol, Aymara et quechua

 

Et le drapeau alors ?

Vert pour les cultures du pays : tabac, canne à sucre, bananes et coca. Jaune pour la richesse du sous-sol en minerais :étain, argent, pétrole et gaz. Rouge enfin en l'honneur du peuple bolivien, de sa vaillance, de son sens du sacrifice et de l'amour de sa patrie.

DU 8 Juin 2010

AU 1er Septembre 2010

 

L'étape précédente au Brésil, c'est ici !

 

Du 8 au 23 Juillet : BIENVENIDO EN BOLIVIA.

 

Après 1h d'attente à la frontière brésilienne, pour avoir le droit de sortir le véhicule du pays (le douanier était à la sieste !), 3h supplémentaires au poste bolivien, quelques photocopies plus tard, et une douanière bolivienne qui ne veut pas nous donner 90 jours de séjour mais seulement 30,

(30 jours, mais c'est qu'elle ne nous connait pas la petite dame. Mais 30 jours Madame, c'est pas suffisant, pour visiter la Bolivie, d'accord c'est bien plus petit que l'Argentine, mais tout de même. A moins de mettre des ailes à Hari et de remettre ses occupants en mode speed, la mission nous semble impossible.

Mais rien à faire, nous serons contraints de repasser par la case formalités à Santa Cruz.)

 

nous voilà enfin en Bolivie, à la nuit tombée, à la recherche d'un bivouac dans une ville frontalière par réputées hyper sûre à cause des traffics en tout genre, direction la police qui pour notre plus grande chance a élue domicile en face d'une belle et grande place très calme.

Benvenido en Bolivia.

Premier jour en Bolivie et Seb est déjà célèbre : au petit matin, un journaliste et son caméraman passent par là, s'ensuit interview de Seb pour la télévision bolivienne. (Ah oui, je ne vous avais pas dit, mais nous avions déjà été interviewés au Brésil par un journaliste, pour un site internet d'infos locales). Est ce le charme de Seb ou bien de Hari, qui attire les flashs ! Le doute persiste, mais en tous les cas ça nous fait bien rire ! (Ah quand la famille en balade, au journal de 20h !)

BOLIVIEAujourd'hui, toujours sous le charme du Pantanal brésilien et de ses animaux, nous avons décidé d'aller faire un tour dans le Pantanal Bolivien. 200 km de pistes, qui une fois de plus feront notre bonheur, crocos, papillons et oiseaux, mais surtout des dizaines et des dizaines de toucans qui font la course de palmier en palmier au passage de Hari, et des familles entières de Tuiuiu que nous ne nous lassons pas d'observer. C'est la fête dans Hari.

Le soir venu, le guadaparque nous prévient, Ok pour que vous dormiez par ici, mais à la nuit tombée ne sortez plus du véhicule ou alors faites très attention. Ah bon pourquoi, il y a des trafiquants par ici ? Pas du tout, il n'y a personne, c'est le royaume des animaux, et la nuit celui des .................... serpents !! Ils se baladent partout. Humhum, nous voilà prévenus ! Dis donc Seb, t'es sur qu'ils ne peuvent pas rentrer dans Hari !

 

Les photos du Pantanal Bolivien, c'est par là !

Et comme si vous y étiez en prime, c'est par ici

 

Un dernier au revoir au animaux du pantanal et route vers Santa Cruz, où Patou et Jérome arrivent dans 15 jours. Pressons nous ! Euh pas trop quand même.

 

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Depuis notre entrée dans ce pays, nous découvrons une Bolivie, à laquelle nous ne nous attendions pas, une Bolivie bien loin des images des brocures d'agence de voyage. Pour nous la Bolivie, c'était L'Altiplano, les Andes, l'altitude, le froid, une végétation aride et une vie rude. Ici tout est vert, chaud, parsemé de palmiers, de savane et de marais. Bien loin de nous déplaire, nous savourons la chaleur (ne vous inquiétez pas, nous serons servi par le froid de l'autre Bolivie, mais ça c'est pour plus tard!).

Premier arrêt à Santiago de Chiquitos, qui ne devait être qu'une halte, et qui va comme d'habitude s'éterniser. Il faut dire qu'on y est plûtot bien dans ce petit village. Nous y arrivons le jour du premier match de la France au mundial. Premier objectif de Seb, trouver une télé pour voir "The" match. (C'est l'équipe de France tout de même!!!). Malgré tous ses efforts, c'est peine perdue. la télévision n'est pas monnaie courante par ici, et bien que nous trouvions une petite famille fort sympathique qui fait office de resto, et qui rameute la moitié de la population pour brancher une télé, la diffusion ne passe pas. Ils nous invitent le soir , d'ici là peut être auront-ils trouvé une solution pour suivre la rediffusion du match à 23h. Le soir arrivant, la télé n'a toujours pas l'air de marcher, et la petite dame, nous donne le score du match, qu'elle vient d'entendre à la radio : 0/0. Tu vois Seb, c'est pas la peine de se casser le bol pour voir les matchs de l'équipe de France !!!!

BOLIVIEDans ce petit village, nous avons élu domicile sur la place du village hyper calme (sauf à 7h du matin quand les militaires passent en fanfare sur la place pour annoncer qu'ils vont à lamesse, et qui remettent le couvert une heure plus tard, pour annoncer..........qu'ils reviennent de la dite messe (vous verrez, ce sera notre spécialité en bolivie, le réveil en fanfare !), nous mangeons chez notre petite dame qui fait office de resto, les enfants se sont fait des copains (les enfants de la "boulangere"), et passent plus de temps dans leur maison à regarder la maman faire le pain que dans Hari, résultat : nous avons du pain offert 3 fois par jour, livré directement à domicile, nous avons aussi régulièrement la visite des enfants du village, qui veulent tous visiter Hari, nous prenons l'apéro le soir sur les bancs de la place, où notre petite dame, nous amène du jus de maracuya (fruit de la passion), frais, pour mettre dans notre rhum ! Elle est pas belle la vie !

3 jours paisibles où la place du village devient notre jardin, et les habitants du village nos adorables voisins. Un beau moment.

Au moment de partir, les loulous reçoivent des petits cadeaux qui nous touchent beaucoup : un beau chapeau de paille pour Robin offert par son copain Ruben (chapeau qu'il ne quittera plus, et qui par la suite nous ouvrira bien des portes, les boliviens nous demandant d'où il vient, car nous l'apprendront plus tard, c'est le chapeau typique de la région de Santa Cruz, alors un petit blondinet avec ce chapeau, ça devient vite une star!), Maëva recevra un petit sac fait de paille et de graines. Les enfants garderont de nous, une photo prise ensemble et imprimée sur notre mini imprimante ( un mini trésor : trop rigolo, leur tête quand ils se sont vu sur la photo, et des petits porte clés, souvenir de la famille en balade ! oeuvre de notre Titine préférée).

On n'a pas vraiment envie de partir, mais il faut bien qu'on avance un peu.

BOLIVIENous poursuivons notre route : prochain arrêt San José de Chiquitos, où nous arrivons in extrémis avec plus une seule goutte d'essence ni dans le réservoir, ni dans les jerricans. Oui il va falloir s'y habiture ici, en Bolivie, trouver de l'essence c'est tout un poème.

Nouvel arrêt, nouvelle rencontre. Sur les conseils des Maricola et de Julien et Asia (les Toulao), nous nous arrêtons à l'hotel Villa Chuiquitana, qui accepte aussi les camping cars. Et faisons ainsi la connaissance, de leurs bien sympathiques propriétaires Sophie et Jérôme, deux français, qui, il y a quelques années de cela ont fait un tour du monde de trois ans..............en scooter ! Les aventuriers, ont depuis eu une adorable petite fille, Swane, et sont venus s'installer ici, en Bolivie pour construire en moins d'un an leur magnifique villa (6 chambres, entre hotel et chambres d'hôtes). Un petit paradis.

Nous, nous dormons dans Hari, mais sommes fourrés le reste de la journée chez Jérôme et Sophie. Nous y serons tellement bien. un peu comme à la maison, que nous y passerons quasiment une semaine, à ne pas faire grand chose, sauf à profiter.

Seb en profitera pour y voir le deuxième match de l'équipe de France au Mundial ! Persévérant le monsieur. Et y décidera, que pour le troisième, plus la peine de chercher une télé !

Les loulous, eux, seront même invités à leur premier gouter d'anniversaire bolivien : l'anniversaire de Natalia, la petite fille de 3 ans d'une des employées de Sophie. Trop rigolo, de les voir tout timides au début quand nous sommes arrivés dans la cour de la modeste maison où se passait l'anniversaire (j'ai du rester avec eux!) aux milieux de tous ces petits boliviens de tout âges, mais qui petit à petit ont fait le spectacle avec Swane en dansant au rythme des musiques boliviennes, et en se faisant chacun des copains, se parlant avec leurs quelques mot d'espagnol et beaucoup avec les mains. (le langage des enfants n'est-il pas universel!), et en s'empiffrant au passage de gélatine (le dessert bolivien par excellence!)

Une fois de plus nous quittons à regret, Sophie, Jérôme et Swane. Un grand merci pour leur accueil et plein de belles choses dans tous leurs projets (et dieu sait s'ils n'en manquent pas).

Et si un jour il vous prenait l'envie de passer par là, vous auriez raison, mais surtout faites une halte chez Sophie et Jérôme vous ne le regretterez pas : www.villachiquitana.com. et faites leur une bise de notre part.

 

Nous empruntons enfin la route des missions boliviennes, pour rejoindre Santa Cruz.

Comme en Argentine et au Paraguay, les Jesuites ont bati ici des missions (voir l'épisode argentin "Papa, des méchants qui gagnent ça n'existe pas ?", où vivaient des milliers d'indiens appelés Chiquitanos. C'est en particulier un prêtre suisse, musicien et architecte Martin Scmidt qui fut à l'origine de nombreuses d'entre elles dans le coin entre 1749 et 1767, d'où certainement leur ressemblance à des chalets suisses !.

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Mais à la différence des missions argentines ou paraguayennes, les églises ici ne sont pas en ruine, mais offrent ici au visiteur toute leur beauté, témoignage fabuleux du passé. Cela tient au fait que d'une part, bien que les Jésuites, comme ailleurs ont été expulsés par la couronne espagnole, en 1767, les soldats ne sont pas forcément venus jusqu'ici détruire et piller, par crainte des indiens chiquitanos, réputés pour être de redoutables guerriers, et d'autre part à un autre suisse Hans Roth, artisan de la rénovation, qui a redonné vie 230 ans plus tard, à ces merveilles classées désormais au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

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Nous passerons quelques jours dans la région, profitant de la quiétude des places de village et de la splendeur des églises, notre route passera depuis San José de Chiquitos par San Raphaël, Santa Anna, San Ignacio, Conception, San Javier,........ constatant ainsi la ferveur des boliviens du coin, qui à l'heure de la messe en particulier à San Ignacio, s'acheminent tous vers l'église, personnes agées, moins agées, jeunes, enfants , militaires, .....toutes classes sociales confondues, ...............

 

Les photos de la route des missions, c'est par ici

 

Et c'est ainsi que tout tranquillement nous arrivons le 22 Juin à Santa Cruz, pour rallonger notre permis de séjour (merci madame la douanière!!!) et attendre nos prochains compagnons d'aventure.

 

 

Une spéciale dédicace pour mes chers collègues CNESSIENS !, c'est par là.

 

Du 24 Juin au 8 Juillet : 4 + 4 = 8

Le 25 Juin, nos potes Patou, Jérôme, Malo et Mathilda, sont venus de France, passer leurs vacances avec nous.

C'est donc à 8 que la balade continue, Hari, un 4X4 et une tente ! (Bravo Patou et Jérôme pour avoir affronté les nuits fraiches de l'Altiplano (jusqu'à -10° tout de même) sous la tente !)

Pour l'occasion et comme vous devez en avoir un peu marre de mon blabla, c'est Patou, qui vous raconte notre périple ensemble !

Merci Patou, pour le coup, moi ça m'a fait des vacances !

 

Le 24 Juin :

Ça y est, c'est le jour du grand départ, 24 juin, nous y voilà ! Mais quelle idée de partir un jour de grêve, l'aéroport Toulouse Blagnac est bondé de tous ces voyageurs dont l'avion est resté cloué au sol. Heureusement nous passons par Madrid, notre avion est l'un des seuls à ne pas être indiqué « annulé ». Nous patientons tout de même un bon moment et on commence à nous annoncer au moins 3h de retard. Ouille, c'est plutôt moyen pour l'escale à Madrid. Il y a tout a coup un slot dispo. Vite ils nous annoncent l'embarquement, il ne faut pas louper le creneau.

Les enfants qui rêvent de prendre l'avion sont aux anges quand l'avion met les gaz pour le décollage. L'atterrissage leur fera le même effet : ils rayonnent.

Nous prenons donc sans problème notre deuxième avion direction Sao Paulo. Ouf on a eu de la chance.

Mathilda a trouvé la meilleure place pour passer la nuit : par terre, allongée devant les sièges.

A l'aéroport de Sao Paulo, le pilote nous annonce que l'aéroport est fermé à cause du brouillard. Nous allons donc tourner au dessus de Sao Paulo en attendant les directives.

Nouvelle inquiétude : et si nous attérissons dans une autre ville, et notre vol pour Santa Cruz, alors ?

Décidemment après les grèves nous sommes maudits !

Mais heureusement, nous pouvons finalement atterir, dans une purée de pois, certes....impressionant. Nous nous apprêtons à passer nos 10h d'escale à Sao Paulo. Le match Bresil/portugal mettra une bonne animation dans l'aéroport. Ça nous donne une idée de l'ambiance que peut donner la coupe du monde au bresil, impréssionant : tout le personnel de l'aéroport porte les couleurs du Bresil/.

Voilà enfin l'heure de notre dernier vol. Bientôt nous serons à Santa Cruz, quelle excitation.


Au moment d'attérir (sans problème cette fois ci), tout le monde dort à point fermé. Il est 18h20 heure locale, mais finalement plus de minuit pour nous. Les enfants sont KO. Ouille, on se dit qu'ils ne vont pas tenir le coup et qu'il va falloir aller les coucher directement à l'hotel. Mais c'est sans compter sur la magie des retrouvailles. A peine passés la douane, la famille en balade est bien au rendez vous, l'émotion explose. Maëva brandit une banderole « Bienvenue Mathilda et Malo », trop mignon, ça nous rappelle quelque chose....

ça doit être l'effet des retrouvailles et l'excitation de se revoir, la fatigue s'envole, comme par magie.

La complicités chez les enfants s'est installée en 2 secondes, comme s'ils s'étaient quittés la veille. Ça y est l'aventure commence.


Hari nous attend sur le parking. Hop tout le monde monte et on charge les bagages. Nous voilà dans l'ambiance, ravis de nous raconter les dernières nouvelles. Seb « pilote » dans les rues de Santa Cruz comme s'il y avait vécu toute sa vie, un coup de klaxon et hop Hari se faufile, un vrai Bolivien ! Il nous conduitau milieu de la circulation dense directement devant l'hotel bolivar sans aucune hésitation, trop la classe!

Nous voilà donc pour notre première soirée baignés dans l'animation de Santa Cruz, il n'y a pas de doutes les boliviens vivent le soir.

Première rencontre aussi avec la faune bolivienne, Simon le toucan de l'hotel est très attachant. Il devient vite le grand copain des petits et des grands.


Le 26 Juin

malo et mathildaPour notre premier jour nous décidons de sortir de la ville pour découvrir la campagne de Santa Cruz. Les grandes villes c'est sympa, mais avec 4 têtes blondes ravies de se retrouver, ça fait monter les décibels : les habitant installés tranquillement sur la Plaza del 24 Septiembre doivent encore s'en souvenir....

Nous voilà donc partis pour Lomas del Arena el palmar, lagune d'eau cristalline où il est possible de se baigner. Nous cherchons cette fameuse lagune, demandant à une bonne dizaine de boliviens. Après plus de 2h de recherches et d'aller retour, nous nous rendons à l'évidence, cette lagune n'est pas dans le coin

Nous commençons à comprendre le mode de fonctionnement des boliviens, même s'ils ne connaissent pas, ils n'hésitent pas à nous indiquer une direction  « por alla » ou une autre »si,si,sigue recto ». Bon maintenant on le sait.

L'heure tourne et nous n'avons toujours pas trouvé notre bivouac. Normal, nous dit Maëva, c'est le premier jour. Avec Papi et Mamie Nanny, on a aussi roulé la première journée, il faut se mettre en route. Ok, alors nous voilà rassurés.

Nous voilà donc repartis vers la deuxième destination de la journée : Los Espejillos, zone de baoignade et jolies cascades. Cette fois nous sommes dans la bonne zone et une gentille bolivienne nous indique le chemin : elle a l'air convaincu, c'est plutôt bon signe. Et effectivement, nous trouvons la piste pour y accéder mais elle est ensablée....Nous apprenons qu'il y a 15 km de piste pour monter et pas moins d'une dizaine de rios à traverser..... Trop ambitieux pour Hari et un peu aussi pour le 4x4, ce serait dommage de s'enliser dès le premier jour. Bon la nuit commence à tomber, il faut dire qu'à 18h c'est nuit noire, mieux vaut anticiper. Nous décidons donc d'établir notre bivouac par là.

L'occasion de découvrir un spécialité bolivienne : « le chuflay » apéritif à base de Singani, sprite et citron vert. Très très bon, et très rafraichissant, on l'adopte illico, et il restera notre apéritif favori.


Le 27

Nous trouvons finalement d'autres cascades et lieu de trempette à Las Cuevas. Les enfants s'en donnent à coeur joie et nous apprécions cette très jolie balade. La soirée au camping sera l'occasion de peaufiner notre itinéraire autour d'un feu de camp (dommage nous n'avons pas de grillade à faire cuire » Les nombreuses pistes et l'altitude conditionnent fortement le périple.

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Le 28

Avant de prendre la route pour Cochabamba, visite du Fuerte de Samaipata : vestiges pré incas inscrits au Patrimoine Mondial de l'Unesco. L'accés se fait par une piste de 6 km et un rio à traverser.

BOLIVIEHari passe le rio avec brio ainsi que la montée cahoteuse. Seb appréhende beaucoup plus la descente sur cette piste bien pentue et en devers. Gwen est confiante : « il fait le coup à chaque fois et à chaque fois ça passe » oui mais ça n'a jamais été à ce point » d'apès Seb.

Tous les petits choux monteront donc dans le 4X4. Mais encore une fois Hari nous fait une descente exceptionnelle et bravo au chauffeur .

Samaipata est une petite bourgade où nous déjeunons avant de prendre la route. Nous tentons d'avancer au maximum pour arriver au marché de Punata le mardi. Au début la route est bonne et asphaltée mais elle se transforme en piste ce qui ralentit considérablement notre cheminement. Nous prenons de l'altitude et la piste qui longe la montagne n'est pas vraiment propice au bivouac.

Le terrain de foot de Toreccillos sera une véritable aubaine. Il commence à faire nuit et ce bivouac tombe à pic. (personnellement je n'y croyais plus !!!) Pendant une bonne partie du trajet , les petits choux avaient tous voulu jouer dans Hari, ce qui nous a valu un super spectacle de Maëva et Mathilda le soir. Spectacle bien mérité surtout pour Gwen, qui gérait la musique en roulant lors des répétitions de la chorégraphie.


Le 29

Afin d'avoir une chance de voir le marché de Punata, réveil prévu à 7h au grand désarroi de Seb. On apprécie Seb, on sait bien que tu ne vis plus au rythme du reveil depuis un moment, un grand Merci.

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La piste s'enfonce rapidemment dans une végétation luxuriante le long du Parc Amboro. Le paysage est mystique parmi cette brume épaisse et par un taux d'humidité frolant les 120%, une véritable ambiance amazonnienne. On apprécie d'autant plus « la pause terrain de foot » de la veille

Tout à coup le paysage change brusquement, laissant les brumes, nous traversons des vallées de cultures et de champs de blé. Impréssionnant ce changement. Nous avons le temps de nous en mettre plein les yeux. La piste est vraiment magnifique.

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Nous sommes quand même contents d'arriver à Punata après 7 h de route tout schuss (dont 5h de piste), pour parcourir les quelques 130 klm qu'il nous restait à faire. Belle moyenne !! Nous comprenons que le paramêtre temps de route n'est pas à négliger dans notre périple. On ne se rend pas compte de la chance qu'on a par chez nous d'avoir de l'asphalte sur toutes les routes. En même temps les pistes ont leur charme....... un moment.

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Nous sommes récompensés le marché de Punata est des plus authentiques, nous ne croiserons d'ailleurs que des boliviens. La ville est transformé en marché gigantesque et nous sommes tentés par les fruits et légumes locaux, un peu moins par ces étals de viandes. Les pates et le riz vendues au kilo dans de grands sacs de jute nous font bien envie. De plus on le savait, les pommes de terre viennent de l'Amérique du Sud, mais leur diversité est quand même impressionnate. Cela valait vraiment la peine. Le soir bivouac bien sympathique vers Arani. Les nuits commencent à bien rafraichir (-1°)

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Le 30

BOLIVIELa matinée sera consacrée à la découverte des villages paisibles d'Arani et Tarata où nous flanons tranquillement dans les ruelles. Les kiosques à musique de la place du village se transforme en aire de jeu pour les enfants tandis que les enfants du village y répètent leur morceau de flûte de pan : répétition en live pour nous, quel luxe !

Pour le déjeuner, soupe de Quinoa et plat de pates très appréciées de Robin et Malo, ils en redemandent. C'est sur ils ont adoptés la cuisine bolivienne. Nous faisons d'ailleurs exploser le budget 24 bols pour 8 ( même pas 3 euros)

Nous repartons ensuite pour Oruro avec pour objectif de trouver un bivouac vers 3300m histoire de gérer l'altitude en douceur. Ce n'est pas l'euphorie mais presque, la route est digne d'une autoroute bolivienne : nous allons pouvoir avancer et nous poser tranquillement avant la nuit.

 

Oui mais c'est sans compter sur le bloquéo qui nous attend à la sortie de Cochabamba. On voulait du typique, nous voilà servis. On prend notre mal en patience, on commence à avoir l'habitude.


Lever du bloquéo on peut repartir vers l'altiplano. Ça grimpe pas mal, Gwen surveille de près son altimêtre : 3300m on peut commencer à chercher un coin pour la nuit. Oui mais voilà, on monte toujours et pas moyen de se poser. On atteint les 4000 m. Ouille. Dès qu'on redescend un peu, on décide de s'arrêter. On est à presque 3800m , il fait nuit. On ne fera pas les difficiles pour cette fois, le bord de la route fera l'affaire. Du coup la Famille en balade nous accueille dans Hari, il n'y a pas à dire c'est la bonté même. Hari est en capacité maximale et affiche complet. Au moins on n'aura ps froid.


LE 01 Juillet

Enfin une journée, où nous prenons le temps, ça fait du bien. Nous voilà sur l'Altiplano, la lumière est saisissante et le ciel d'un bleu pur. C'est magique. Les lamas, les alpagas et les vigognes sont au rendez vous, nous sommes ravis.

BOLIVIELes thermes d'Obrajes surgissent en plein milieu de nulle part, étonnant. Un magnifique toboggan accueille les ptits choux, qui ne peuvent s'empecher de lui faire la fête malgré les recommandations de rester tranquille pour s'acclimater à l'altitude. Nous sommes surpris de constater que les thermes d'Obrajes ressemblent en fait à une piscine municipale et nous n'avons finalement plus trop envie de nous y baigner. Les enfants eux sont ravis et sautent déjà partout à l'idée de patauger. On se voit mal leur refuser se plaisir. Mais alors finalement un seul adulte suffit pour les accompagner.

Seb pretexte de la mécanique à faire, Gwen doit faire une lessive et moi je suis en retard dans le récit de notre périple : ce sera Jérome !! Il fera d'ailleurs un parfait animateur. Nous lui attribuerons le BAFA à l'hunanimité. Il est trop rigolo entouré de ces 4 têtes blondes qui se cramponnent à lui. Petites têtes blondes qui ne passent d'ailleurs pas inaperçues à barbotter comme des poissons parmi toutes ces têtes brunes. Après le bain collectif, ils passent dans des bains individuels où ils peuvent se laver, dans une eau à 35°. Du coup, tout le monde revient radieux, les enfants pour s'être amusés dans l'eau et Jérôme pour le bain ressourçant. La journée paisible nous permet aussi de trouver assez tôt un bivouac proche des thermes. Ce sera l'occasion de faire une petite lessive et surtout de préparer un feu pour le barbecue du soir (Bravo aux gars de nous avoir dégottés du charbon de bois chez la boulangère du village voisin, parce qu'il est vrai que les arbres dans l'Altiplano ne se bousculent pas).

On se paye donc le luxe de se faire un feu à 3800 m, c'est que du bonheur. Il est vrai que la fraicheur tombe aussi vite que la nuit, on a l'impression de perdre 1° par minute, on apprécie d'autant notre petit feu. Difficile de savoir quelle température il peut faire, mais on a notre thermomêtre infaillible : Seb « c'est vrai qu'il ne doit pas faire très chaud, les glaçons ne fondent pas ! » Et oui, bien sûr Seb, quelle maîtrise de l'élément. Après l'apéro autour du barbecue, on termine la soirée dans Hari avec un bon petit jeu de société c'est que du bonheur.


Le 2

Pour arriver à Sajama, nous traversons l'Altiplano qui nous délivre un paysage magnifique. Petit arrêt aux chullpars (tombeaux précolombiens).

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On se croirait parfois dans les parcs de l'ouest américain avec ces gros rochers rouges (une pensée pour Carmatim) et la route est asphaltée toute droite direction le chili.

 

Le volcan Sajama se dresse majestueusement à l'horizon du haut de 6450 m.

bolivieLes habitants de Sajama, nous réservent un super accueil. C'est la première fois que nous avons un si bon contact avec les boliviens.

A l'annonce des -18° de la nuit, nous décidons de dormir chez l'habitant. Nous avons bien fait, nous sommes accueillis par une charmante famille et c'est l'occasion de partager avec la population locale. Juan nous prépare un bon diner : lama, pommes de terre et mate de coca. On se régale.

C'est du lama, c'est sur : sa dépouille est stockée dans une bassine dans un coin de la cuisine. Bon vu la température, on se rassure en se disant que la viande doit bien se conserver. Gwen, elle, a eu de la chance de ne le voir qu'une fois son repas terminé !!!

Un petit poele suffit pour chauffer la cuisine ça fait du bien. Au thermes d'Obrajes, la température baissait de 1° par minute dès le coucher du soleil, ici ça doit être 2° par minute. Impressionnnat c'est glacial. C'est vrai qu'on est quand même à 4200 m. Pas étonnant que quand le garde du parc m'a ouvert la porte de la voiture, il ait un peu louché sur mes sandales et ma jupettes. Il a du me prendre pour une bonne touriste.

La chambre est simple mais propre, nous passons une bonne nuit sous les couvertures. Et oh bonheur, une bonne douche chaude le matin.

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Le 03

Petit déjeuner maison chez Juan. Il nous prépare du pain maison réchauffé dans son poele, jus de banane, eau et sucre et mate de coca pour les enfants, ils adorent.

Juan est guide et a fait 84 fois l'ascension du Sajama, ce n'est pas rien. Camilla sa fille, a 10 ans et est en vacances. Elle se propose de nous accompagner. Elle nous servira de guide pour la journée.

Et nous voilà partis à neuf dans le 4X4 sur les pistes du parc Sajama. Finalement elle est bien spacieuse cette voiture. En chemin Camilla nous raconte différentes légendes au sujet du volcan Sajama et de ses accolytes, elle est trop mignonne. Camilla nous conduit vers les geysers, les aguas calientes locales et le repère des vigognes.

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sajamaLes geysers bouillonants sont de vraies force de la nature. Quel contrastes entre ces eaux bouillonantes et les plaques de glace à deux mêtres. Les enfants les ont vite repérées, ça sera patinage artistique pour tous trop drole.

Camilla nous guide ensuite vers des aguas calientes qui sont utilisées par les locaux pour y faire la lessive. Nous y reviendrons pour nous y baigner le lendemain et effectivement les familles viennent au grand complet pour la lessive et toute la famille en profite aussi pour se baigner.

un petit passage de rivière de rien du tout, comme si vous y étiez , c'est par là !


L'apres midi c'est baignade dans les aguas calientes exclusivement réservées à la baignades celles ci. Grandiose, ce bain en 35° en pleine nature avec comme toile de fond le volcan Sajama. Ça c'est de la piscine. Les deux nuits suivantes ce sera bivouac à l'entrée des aguas calientes, bien à l'écart du village de Sajama et au pied du volcan qui impose. On ne peut rêver meilleur bivouac, d'autant plus que le soir on a en prime le cadeau du ciel avec ses milliers d'étoiles. Top number one des ciels étoilés d'après Gwen. On n'a pas trop de comparatif, mais c'est vrai qu'il est beau. Ce ne sera pas les -18° annoncés, mais -9°. Sous la tente ça passe. Et Hari est maintenant bien emmitouflé pour tester les températures extrèmes dans l'optique du Sud Lipez. De ce coté aussi ça passe.

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Le 4

Petite journée à profiter de l'environnement. Petite lessive dans les eaux chaudes, c'est bien pratique et balade jusqu'aux aguas calientes « locales » Les ptits choux sont toujours aussi ravis de barbotter, ils se font aussi des copains avec deux petits bolivianos.

En fin d'après midi, petite virée à Sajama pour faire quelques emplettes et dénicher gants et petits sacs chez une petite dame qui confectionne beaucoup de choses


Le 5

Direction Potosi, nous retraversons l'altiplano jusqu'à Oruro.

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Nous longeons les lagunes Uru Uru et Popoo, mais cette dernière est bien à sec. Jérome nous déniche un super bivouac juste avant Challapata, plûtot pas mal pour une région où il semble plutôt difficile de se poser. La nuit n'est pas encore tombée, les enfants ont un espace immense pour se dégourdir les jambes après une journée de voiture et Robin est aux anges : nous sommes à coté d'un champ de blé. chalapataVoilà donc Robin et Mathilda partis à la cueillette du blé puis afférés à extraire les grains, les voilà bien occupés pour la soirée. Ils se rendent compte que c'est un énorme boulot « Aidez nous parce que là on a jusqu'à minuit. Et les voilà partis dans leurs réflexions. Robin s'y voit déjà : « Nous on n'a plus de maison, mais quand on en aura une, on aura un champ de blé à coté et je ferai du pain. Je serai boulanger, mais tu sais, quand on est boulanger il faut travailler la nuit". C'est que ça cogite !!!

On est descendu de quelques metres (mais les nuits sont encore bien fraiches -9°) Malo avait voulu tenter la nuit sous la tente. Il a été servi le pauvre, il s'est réveillé avec le visage glacé.

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Le 6

En route pour Potosi. Là encore nous traversons des paysages fabuleux, encore différents.

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Nous faisons une halte à « L'Ojo del Inca » lac formé d'un cratère où l'eau est à 30 °. Nous passons une journée paisible avec là encore une bonne baignade. Les enfants jouent à faire des parties de pêches et processions avec les bambous du coin. Et là encore, c'est soirée autour du feu. C'est étonnant il doit y avoir un micro climat parce que l'altitude est très légèrement inférieure de la veille, nous devons être à 100 km à vol d'oiseau de la veille et pourtant il fait doux même le soir. Et ça c'est plus qu'appérciable.

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Le 7

Nous voilà donc à Potosi et c'est l'enchantement. Elle est bien différente des autres villes que nous avons pour le moment traversées. Très jolis batiments, ville tres propre, très animés c'est très agréable.

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Les photos de cette balade à 8, sont par là ! Dépaysement garanti !

 

Et voilà les vacances sont finies, je suis obligée de me remettre au boulot !! Merci encore Patou et nous enverrons le bonjour aux lamas de votre part..

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Du 9 au 12 Juillet : ARRIVEE EN FANFARE A UYUNI :

Ce matin, départ pour Uyuni, Patricia et Jérôme et leurs loustics partent devant et prennent de l'avance ( rendons nous à l'évidence un 4X4, ça va bien plus vite que Hari, et le temps leur est compté), pour se renseigner sur les excursions en 4x4 dans le Sud lipez, on se retrouvera en fin d'après midi à Uyuni.

Oui sauf si !

Jour de chance, juste après les quelques kilomètres d'asphalte, nous entamons la piste.

Bling, blang, bloum.

Tiens, c'est quoi ce nouveau bruit. Hari est devenu musicien maintenant.

Arrêt en bord de piste.

Verdict : le support de l'abre de torsion arrière (le truc qui évite qu'on se torde dans tous les sens !, enfin ce que j'en ai compris ! tiens ça m'a l'air important comme truc ça encore, ça me rappelle quand on a cassé le support de l'arbre de transmission!!!) a disparu. Envolé.

Pendant que Seb cherche une solution, je refait un bout de piste en marche arrière, en espérant trouver ce fichu support, me disant que ça sera plus facile à réparer si on a le coupable entre les mains. Peine perdue. Dans cette pampa, il a pu voler n'importe où. Ma quête reste veine.

Réflexion, réaction.

On fait quoi, on reprend l'asphalte et retourne à Potosi. La perspective ne nous enchante guère, Patricia et Jérôme sont devant, ils s'inquiéteront et nous ne pourront jamais leur dire au revoir au retour de leur excursion.

Ok, alors réparation de fortune !

Du fil de fer et une sangle remplacent le support. Il est quand même fort ce Seb (il faut pas le dire trop fort, il risquerait de prendre la grosse tête!!).

Règle numéro un : avant d'emprunter toute piste déserte, ou vous aventurer en territoire perdu, assurez vous d'avoir un bon petit bricoleur à vos cotés, ça a maintes fois prouvé son utilité, et peut vous sortir de bon nombre de situations bien mal engagées.

Une fois le pansement de fortune terminé, nous reprenons la piste à 20 km/heure alors que pour une fois la piste est plûtot bonne grrrrrrrr, (histoire que ça tienne jusqu'au bout!). Toutes les heures, arrêt aux stands, pour vérifier que tout est toujours bien en place. A ce rythme là, on n'est pas rendu.

Effectivement c'est seulement à 9h le soir en pleine nuit noire que nous atteignons enfin Uyuni. (on apprendra plus tard que Patricia et Jérôme étaient arrivés à 15h).

Règle numéro 2 : prenez un 4X4 plutôt qu'un camping car, c'est plus rapide !!!!

 

etcomme si vous y étiez c'est par là !

 

Prévoyant que nous sommes, et habitués aux imprévus, nous avions prévu notre coup : Patricia et Jérôme devaient nous laisser un message à la première station service de la ville pour nous dire où ils logent et s'ils partent en excursion ou pas le lendemain. Donc dès notre arrivée, arrêt à la station service, où le pompiste tient à merveille son rôle de facteur, et nous fait passer le message de nos potes.

Hélas, ils ne sont pas à leur hotel, partis diner, et malgré un tour de ville avec notre maison roulante bringuebalante, nous ne les trouvons pas. Pas de soucis, nous employons comme facteur la réceptionniste de leur hotel, cette fois ci. Rendez vous Lundi sur le salar (à la fin de leur excursion), si Hari est réparé, d'ici là.

Fatigués et affamés, il nous reste quand même à faire la chose que nous adorons par dessus tout quand nous arrivons dans une ville (qui plus est, à la nuit tombée), trouver où nous poser pour la nuit !! Pas vraiment envie de chercher. Après un petit tour, nous tombons sur la caserne militaire. ça a l'air tranquille, petit bonjour rapide aux militaires, et hop l'affaire est dans le sac, ce sera notre quartier général à Uyuni. Ce devrait être calme dans le coin !!!!

Oui sauf à 6h du mat, quand nos hotes et voisins militaires font une sortie en fanfare, c'est le cas de le dire ! et défilent devant Hari. Ouais !!! Les loulous en redemandent. Pas moi ! Le point positif, c'est qu'on va être les premiers chez le garagiste.

BOLIVIEIl faut préciser que ce week end c'est la fête annuelle de la ville d'Uyuni, alors l'espoir de réparer aujourd'hui est plus que maigre. Nous tentons quand même notre chance. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire nous trouvons notre homme : inspection de Hari , verdict : pas de soucis, je vous refabrique un support et vous le soude, je vérifie l'autre par la même occasion. Le tout dans la journée !!! Le prix, je vous dirais quand j'aurai fini, mais promis pas cher ! (on s'en tirera pour environ 12 € !!!!!!!!!!!!!!!!!!!).Trop fort ces boliviens.

 

BOLIVIENous passerons le week-end au rythme de la fête annuelle et du marché. Défilés militaires, défilés civils de toutes les associations de la ville (associations commerçantes, paysannes, minières, ...........), mini fête forraine qui relève plus de la kermesse d'école, discours en présence du frère du Président de la République en personne. Deux jours sympas, où nous trouvons une fois de plus, les boliviens très accueillants.

 

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Lundi matin, reveil à nouveau en fanfare. Mais jamais ils sont fatigués ceux là !

Et surprise, Hari a deux pneus dégonflés. Pas grave, vu l'éfficacité des garagistes dans le coin, ce devrait être rapide. Que nous croyons ! Après avoir fait le tour de 4 lanterias (réparateurs de pneux), nous nous rendons compte que la tâche est plus complexe qu'elle n'y parait : entre ceux qui n'ont pas envie de bosser, ceux qui ont trop de boulot (oh, au moins deux voitures), ce qui les classe dans la même catégorie que les premiers, ceux qui ont la gueule de bois de la veille et ceux qui continuent de boire car c'est lendemain de fête, ce qui nous ramène toujours à la première catégorie; c'est seulement dans l'après midi que nous dégottons notre sauveur, qui lui pour le coup est efficace, mais trop tard. Nous ne pourrons pas retrouver Patricia et Jérôme sur le salar.

Nouvel appel à nos facteurs locaux pour relayer nos messages, ce coup-ci ce sera l'agence de tours opérateurs avec qui nos potes sont partis en excursion, il n'y a pas à dire mais le téléphone arabe, bolivien pour le coup ça marche ! (en tous les cas plus que les conexions Internet!!!!!).

Nous retrouvons donc les heureux revenants de leur traversée du Sud Lipez et du Salar le soir à Uyuni, dernier petit repas aux resto avant les au revoir de demain matin.

Rendez vous de bonne heure, car de toutes manières, nous, nous le savons, nous serons réveillés en fanfare !

 

Toutes les photos d'Uyuni c'est par là !

 

Du 12 au 15 juillet : LE SALAR D'UYUNI : LE PARADIS BLANC

Patricia, Jérôme, Malo et Mathilda reprennent la route aujourd'hui pour Sucre, puis pour remonter vers Santa Cruz. Dernières embrassades, au revoir les amis, bon retour et rendez vous en France pour affronter à nouveau l'altitude, mais un tout petit peu plus clémente que par ici, celle des Pyrénnées.

BOLIVIEPour l'heure, notre rendez vous du jour : le Salar d'Uyuni. Mission number one. Trouver du diesel, et cela reste en Bolivie, un vrai parcours du combattant. Une fois le tour des trois stations d'Uyuni, fait (toutes attendent le réapprovisionnement), nous retournons à la première où nous étions allés, moins embouteillée par les tours-opérateurs, en profitons pour recharger en eau en attendant. Et une heure plus tard, Uyuni nous voilà.

Excitation maximum dans Hari. 45 minutes de piste plus loin. Nous y sommes. 3650 m d'altitude, devant nous, la plus grand désert de sel au monde. (L'équivalent de deux départements français!). Petit moment de concentartion à l'entrée du salar, pour ne pas se tanquer, le sol est plus meuble à ce niveau là, et puis ça y est, premiers tours de roues sur cette étendue blanche.

Un rêve dans le rêve se réalise.

Rapidemment on s'arrête, on a envie de toucher, sentir, respirer ce salar. Pas plûtot le moteur coupé, les loulous se précipitent dehors, cerfs volants en main. Ben, oui, Papa et Maman, vous avez vu ici il y a de la place et du vent. C'est trop bon pour nos cerfs volants.

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On déjeune là, puis on repart explorer cette mer de sel. Premier accostage : Isla Incahuasi, car oui sur le salar il y a des iles hérissées de cactus géants. Promenade de long des sentiers de l'ile, au sommet vue epoustouflante sur l'étendue blanche blanche qui nous entoure. Mais on s'échappe rapidement, trop de monde pour nous. 1/2 heure plus tard, loin des pistes tracés par les 4X4, nous arrivons à l'isla pescado, toutes vitres ouvertes pour entendre le salar crisser sous nos pneus. Génial.

 

L'île est déserte, immense. Parfait bivouac pour la nuit. Tellement parfait que nous y resterons deux jours. Deux jours seuls au monde, avec pour compagnon le silence immense, des couchers de soleil magiques parant le paradis blanc de mille couleurs, et le plus beau ciel étoilé du monde (même celui de Sajama est battu!).

 

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Et comme activité, marche sur sel, vélo sur sel, photos sur sel, cerfs volants sur sel, conduite sur sel, paté de sel,...... Que du bonheur.

Parenthèse sublime.

Une fois n'est pas coutume, aux grandes occasions, les grands mets : dégustation d'un foie gras gersois (merci Mananie) et du bonne bouteille argentine de Torrentes vendanges tardives (un petit air de Tariquet, mummmm). Que du bonheur.

Petit message perso à Mamie Vévé : quand nous rentrerons, les loulous commandent de ton délicieux foie gras ! Ils adorent !

 

Le salar comme si vous y étiez, c'est par ici !

 

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Au moment de quitter ce paradis blanc, nous faisons durer le plaisir et allons faire un petit détour vers le volcan Tunapa, en bordure du salar. Petit déjeuner au pied du volcan, puis navigation vers Colchani. Le salar est plat, infini, tellement qu'à certains endroits, on s'apercevrait presque que la terre est ronde. Magique.

Arrivée en bordure du salar, arrêt, à l'exploitation de sel, où des hommes, cagoulés (froid oblige), presque des fantomes dans cette étendue immense, extraient le sel et le ratissent pour en faire des petits monticules.

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Dernier arrêt à l'hotel de sel qui n'est plus en activité, et fait office désormais de mini musée : tout est en sel, les murs, les tables, les chaises, les lits et quelques statues de lamas, qui font la joie des loulous.

Arrêt ultime en route mais important, pour donner un bon coup de karcher au chassis de Hari, pour le débarasser de ces derniers souvenirs de ce paradis blanc. Et maintenant direction Uyuni où une nouvelle grande aventure nous attend.

 

Toutes les photos du Salar, c'est par là !

 

Du 16 au 19 Juillet : LE SUD LIPEZ : L'ENFER BLANC

(Veuillez nous excuser par avance du manque de photos de cet épisode, mais ceci fût totalement indépendant de notre volonté ! )

 

Là c'est le moment où j'aurais du vous faire découvrir des paysages grandioses, des sommets magnifiques, des deserts aux noms prometteurs, deserts de Siloli ou désert de Dali , des lagunes multicolores : Laguna Colorada, Laguna Verde, Laguna Celeste, Laguna Blanca.... . Vous en revez déjà, hein. Et bien nous aussi!

Mais il faudra se contenter de rêver, car tout ne s'est pas exactement passé comme prévu. La difficulté n'était pas là où on l'attendait. Mais comme à notre habitude elle était de taille !

laguna colorada

Le Sud Lipez, c'est quoi au fait : c'est la région sud ouest de la Bolivie. Au bout, c'est le Chili. L'Altiplano dans toute sa splendeur, pistes de 3800 à plus de 5000m d'altitude. Isolement maximal, seulement perturbé par le balai des tours opérateurs qui y font des tours de 2 à 4 jours en 4x4, le plus souvent, au pas de course.

Tout avait pourtant pas si mal commencé, et nous avions mis toutes les chances de notre coté pour cette traversée du Sud Lipez.

Petit retour en arrière : souvenez vous ( pour ceux qui suivent), il y a deux mois de cela, on voulait déjà se la faire cette traversée. On avait rendez vous avec Olivier, Fabienne, Avril et Benoit à San Pedro d'Atacama (au Chili) pour la grande aventure, mais une tempête de neige exceptionnelle et une casse tout aussi exceptionnelle, nous en avaient empêchés ! Pas vaincus pour autant, nous décidons cette fois, de se l'attaquer par Uyuni, Nos potes Olivier et Fabienne sont bien loin (au Brésil) cette fois ci, pour nous accompagner. Donc on hésite encore !

Nous étions passés Lundi, par le bureau de la réserve Eduardo Avoroa à Uyuni, pour savoir

- si les conditions météos étaient Ok en ce moment (pas de soucis, froid la nuit -15°, ah quand même!), mais pas de tempete de neige en vue. (permettez moi aujourd'hui de douter de la précision des prévisions météorologiques boliviennes !!)

- si ils pensent qu'avec Hari, ça passe. Apparemment oui.

- si ils n'ont pas quelques indications sur les pistes à prendre (parce que d'abord, de ce que l'on sait il y pas mal de pistes, dans ce coin , mais sans aucune indication, et ensuite toutes ne sont pas praticables sans 4X4!). Ils nous donnent sur une carte sommaire, la route la plus adaptée pour nous. Le tout est de ne pas se planter de route !

- Cerise sur le gateau, si nous pouvons attendre jusqu'à la fin de la semaine pour faire la traversée, un guadaparque doit prendre sa relève dans le parc, et peut donc profiter de Hari pour s'y rendre, et nous de lui pour trouver notre route jusqu'à l'entrée du parc et ce qui rassure encore plus Seb, de ses bras dans le cas où nous resterions tanqués quelque part. Bref un bon deal, qui finit de nous convaincre que cette traversée, on peut se la faire seul.

Rendez vous donc Vendredi matin avec Vladimir (Vladimir, vous êtes surs, c'est pas la Sibérie, qu'on veut traverser, c'est juste le Sud Lipez, quoique ! Trève de plaisanterie, Vladimir est bien bolivien), à 7h30 pour la grande aventure.

La veille de retour du Salar, première difficulté, habituelle par ici : trouver de l'essence.

C'est bien notre veine, pour une fois, c'est pas le diesel qui manque, mais l'électricité. Panne générale dans la ville, les stations ne peuvent fonctionner !. ça commence bien ! A 6h le soir, la lumière fut, direction le pompiste et le dernier obstacle au périple est levé.

 

Vendredi matin, comme prévenu Vladimir nous retrouve dans Hari et à nous le Sud lipez.

Au programme du jour : rallier Quetena Chico où Vladimir doit se rendre, et qui marque l'entrée de la réserve Eduardo Avoroa, à 250 km de là. La matinée se déroule sans encombre, piste sans aucune difficulté, si ce n'est de la tôle ondulée qui rend l'avancée quelque peu pénible. Mais la bonne humeur rêgne dans Hari, Seb papote à l'avant avec Vladimir, et les loulous ont leur maman à l'arrière comme compagnon de jeu. C'est la fête.

A midi arrêt, nous préparons notre repas que nous partagerons avec Vladimir, dans Hari, et allons le prendre au chaud chez une dame qui loue sa table pour 5 bolivianos (50 centimes d'euros!!!). Le vent s'est levé. Reprise de la piste, et en guise de dessert, ce sera poussière pour tout le monde. Hari se transforme en bac à sable !!! Notre nez et nos oreilles avec !

Le paysage promis multicolore, est blanc. c'est journée blanche : la poussière soulevée par le vent voile tout.

Nous passons la vallée de la Rocas sous quelques rafales de vent. Mais Hari continue son chemin suivant les indications de Vladimir, quelques passages ardus, et 3 rios , (je vous avais pas dit, il fait aussi bateau maintenant!!!) qu'il traverse avec brio comme à son habitude, même si à chaque fois c'est pour le pilote et le copilote (moi en l'occurence car cette aprés midi, Vladimir, m'a laissé passer devant pour que je profite davantage du paysage !!!, tu parles c'est tout blanc, pendant que lui joue avec les loulous ) serrage de fesses en bonne et due forme .

A 6 heures du soir, on est presque arrivés. Un dernier Rio à traverser et hop, c'est Quetena Chico qui nous attend. Oui mais quel Rio ! Grand, et bien gelé ! Seb doute de la faisabilité, Vladimir a l'air confiant. Enfin pas longtemps. Ils sortent de Hari inspecter l'endroit où ça passera le mieux. Pas trop le choix, il faut aller tout droit et espérer très fort que Hari ne reste pas prisonnier !

A la question de Vladimir : mais tu es sûr que tu n'es pas 4X4 ?, la pression monte d'un cran. Tout le monde retient son souffle, même les loulous, c'est pas si courant. Hari s'élance, plonge dans l'eau glaciale, relève le nez, patine un peu, parvient à se hisser sur la glace et dans un dernier effort sort de là, la tête haute. au grand soulagement de tous !!!

ça y est le plus dur, est fait, il n'y a plus de rios à traverser jusqu' au Chili. Vladimir nous le confirme. Seb lui répond que heureusement, sinon, il était obligé de nous accompagner jusqu'au bout ! Petit sourire de la part de notre guide du jour, qui laisse poindre tout de même son soulagement.

 

Arrivée à Quetena Chico, bled perdu au milieu de nulle part, dans un froid glacial. Epuisés mais heureux d'être arrivés là, Vladimir nous l'a dit, le plus dur est fait !!! Ouais encore faut-il passer la niut dans ce froid polaire. On n'a pas pris l'option esquimaux,,nous !

Calfeutarge de Hari de tout bord.

Rendez vous demain matin, pour qu'il nous donne ces instructions pour la route à venir que nous parcourerons seul cette fois. Mais normalement, il n' y a plus qu'à suivre la plus grande piste. Et puis à partir de là, nous avons les points GPS de nos amis les Maricola, donc si on ne casse rien (notre plus grand stress, en fait), d'ici là ça devrait le faire. Demain au programme, émerveillement !

La nuit n'est pas terrible pour moi. Sans doute l'altitude (4278m), ou bien peut être l'excitation d'y être enfin, dans ce sud lipez ? ou alors est ce le stress de continuer la route tous seuls ? ou enfin est ce petit truc en plus, bien féminin, que l'on appelle sixième sens et qui me dit que contrairement au dire de Vladimir le plus dur reste à venir ?

Par contre les 3 loirs qui roupillent près de moi, eux récupèrent pleinement de leur journée. C'est déjà ça.

Le lendemain, Vladimir, comme convenu vient nous donner les dernières instructions pour la poursuite de la route. Allez Suerte, comme ils disent ici !

La piste est bonne, tout va bien.

Au détour d'un virage, une montée qui ne promet rien de bon nous fait face, elle n'est pas très impréssionante mais remplie de caillasse, de trous et de sable.... notre pire ennemi. Hari s'élance, se balance en tous sens et reste bloqué.

M.... ! ça commence !

Redescente en marche arrière.

Nous décidons de remettre un petit peu la route en état, avant de s'élancer à nouveau ! La DDE locale pour aujourd'hui c'est nous ! Une fois l'entreprise achevée. Hari prend son élan, Papa et Maman serrent les fesses (une fois de plus ! des fessiers en béton nous allons avoir bientôt!) et ça passe. Quelle équipe !

 

ça aurait été vraiment bête de ne pas pouvoir franchir cet obstacle, le plus beau étant devant nous, et le plus dur derrière (souvenez vous le dernier Rio à traverser!, de toutes manières on ne peut pas faire marche arrière !).

Nous poursuivons tranquillement la route qui s'avère être maintenant plûtot bonne. 2 h plus tard, au loin nous distinguons, le mot le plus approprié, étant, devinons, une lagune. Des mini tornades blanches défilent tout le long. C'est quoi ce blanc ?

Seb, on ne nous avait pas dit que la Laguna Colorada était rouge ?

- Oui mais pas aujourd'hui.

- Et ils sont où tous les sommets multicolores qui l'entourent ?

- Caché par le blanc !

Nous descendons doucement vers la lagune, le vent est de plus en plus violent. Hari se fait balloter et nous avec.

Nous échouons devant la cabane des guadaparques. Le doute est levé, nous sommes bien à la Laguna Colorada.

 

BIENVENUE AUX PORTES DE L'ENFER.

 

Le guadarparque nous met rapidemment au courant de la situation : vent hyper violent, de 100 à 150 km/h (nous tenons tout juste debout dehors), température nocturne la nuit passée -25°, pas d'amélioration prévue dans les jours a venir, seul changement possible, si plus de vent de la neige !!!!!!

Hari est de plus en plus balloté par le vent. Les regards que nous échangeons avec Seb, en disent long. Tous deux, pour la première fois, nous avons peur que Hari se renverse. Sur les conseils du guardaparque, nous nous plaçons contre sa cabane qui lui sert d'abri.

On commence à déjeuner dans le stress, on reste, on part ?

Quelques minutes après, une rafale plus grosse que les autres (est-ce encore possible ?), arrache les quelques panneaux marquant l'arrivée à la laguna et manque d'emporter le toit de la cahute et de nous la balancer dessus, Seb saute au volant et éloigne Hari de là. Le gardien ayant vu la manoeuvre, sort, nous fait remarquer que nos grilles de protection extérieures pour le frigo ont été aussi arrachées par le vent, et nous les ramène. Il juge lui aussi, que finalement s'abriter du vent près de sa cahute n'est pas des plus surs.

Oui mais où alors ? Lui pense qu'il vaut mieux attendre demain pour partir, normalement le vent faiblit pendant la nuit et redemarre de plus belle vers 10 ou 11h le matin. En partant hyper tôt demain matin, ça devrait le faire. en attendant, il nous dégotte un petit peu en contrebas, un endroit qui devrait être un petit peu abrité du vent.

Nous partons nous y garer, c'est vrai, ça a l'air un peu mieux. Une demi heure après, le gardien s'est ravisé, a bravé le froid et le vent pour venir nous faire changer de place, et nous faire garer quelques mêtres plus loin. Là où nous étions, une rivière passe en dessous de la fine couche de terre, cette nuit, ça va geler et nous avec ! (Sur ce coup là, il est vraiment aux petits soins pour nous, parce que sortir dans cette tempête ne serait ce que pour faire quelque mêtres, relève de l'exploit, pour la peine nous lui offrons une bière (Jérome, le gardien te dit merci!)).

Et c'est ainsi, alors que la tempête fait rage tout autour de Hari, que nous nous calfeutrons à l'intérieur et pour faire passer le temps plus rapidement, nous faisons une après midi cinéma, et une crêpes partie (à 4400 m, même les crêpes ne cuisent pas terrible, mais ça nous réchauffe le corps et l'esprit, et les loulous sont ravis !). Ce soir dodo hyper tôt. De toute manière que faire d'autre ? Et décollage prévu demain matin à 6h (purée Seb, le réveil, tu sais où il est ?)

De toute manière, il ne sera pas nécéssaire, c'est quasi nuit blanche pour Seb (ah, quand même!) et moi, sous les ballottements incessants du vent. (-15° à l'abri du vent!).

A 6h tapantes, on est prêt à décoller. Seul hic, il fait encore nuit. Nous attendons donc patiemment que le jour se lève. A 7h décollage.

Objectif du jour, se sortir au plus vite de cette M...., donc le détour par l'arbol de piedra, on zappe, les geysers sol de Manana on fait l'impasse (dommage c'était pile poil la bonne heure pour aller les voir, c'est juste pas le bon jour !), la douane pour la sortie du véhicule idem (mais là, c'etait pas complétement volontaire, on s'est un peu paumé, et on y ait finalement arrivé sans savoir que c'était là, (mais à plus de 5000 m en plein vent, on ne s'est pas attardé), on roule ainsi pendant près de 1h30, dans le vent et le blanc. Jusque là le guardien avait dit vrai, le vent a un peu faibli, on devrait pouvoir atteindre le Chili dans la journée........, sans rien voir, mais sortis de cette tempête.

Le moral est encore tellement bon, que je m'amuse à filmer. ça ne va pas durer bien longtemps.

Au détour d'un virage, l'horreur, on n'y voit plus rien, le vent soulève des tonnes de sable, Hari pourtant arrêté sur la piste, même avec le frein à main, continue d'avancer, par la seule force du vent!!!!!!!!.

On reprend doucement la piste, sans rien voir, seulement la poussière qui rentre par tout bord à l'intérieur de Hari. Suffocant.

Température extérieure : -10°. Glaçant.

Dehors on a l'impression qu'il grêle, non c'est le sable et les pierres projetés par le vent. Inquiétant.

Surtout ne pas s'éloigner du bord droit de la piste. Stressant. (on ne distingue pas le bord gauche ! et encore moins ce qu'il y a après le bord gauche!). Je hurle à Seb, "tu t'éloignes!" dès qu'il dévie de quelques centimètres à gauche, "trop près!" dès qu'il semble mordre le bord de la piste. Seb est stoîque, moi hystérique. (ça c'est les mecs, jamais à extérioriser quand il faut, il faudra pas s'étonner Seb, si tu as un bouton de fièvre qui sort dans 2 jours !!!!! (ça n'a pas loupé!).

Pour couronner le tout, étant donné la visibilité nulle, impossible d'éviter trous, pierres ou sable pouvant se trouver sur la piste. Tension maximum.

Les loulous ont compris que ce n'était pas le moment de papoter et s'amusent calmement à l'arrière, eux ils ont tellement confiance en nous, qu'ils n'éprouvent pas le moindre stress. Heureusement ils ne savent pas combien nous avons peur pour eux !

Au bout de 3/4 heures de conduite à l'aveugle et avoir failli resté tanqués une ou deux fois dans le sble, nous nous stoppons net, juste devant nous un 4X4 est arrété (en fait ces 3 4X4, mais nous ne distinguons que celui qui est devant nous, et nous distinguons surtout qu'il a la vitre arrière complètement explosée, un sac de voyage en comble le trou !).

Soulagement quand même:

1 - nous sommes sur la bonne piste

2 - nous ne sommes plus seuls (enfin pas tout à fait seul, car le 4X4 lui ne doit certainement pas nous voir).

On attend, dès que le 4X4 avance, on avance. Dès qu'il stoppe, on stoppe. Parfois on le perd un peu de vue ( c'est juste qu'il a dépassé notre champ de visibilité, ...............c'est à dire deux mètres!), puis on le retrouve un peu plus loin. Nous progressons, maintenant, nous avons deux points de repère pour suivre la piste, le bord droit et le 4X4.

3/4 heures plus tard, sur notre gauche un salar, où la tempête soulève du sel encore et encore en tornades, beau et impressionnant mais l'heure n'est pas à la contemplation. En bord de route les thermes de Polques, petite piscine d'eau chaude au milieu du désert. Le paradis non ? Notre paradis à nous, est juste en face : c'est le refuge. Les 4X4 s'y arrêtent. Nous suivons.

Record battu 2h pour faire 10 kms !!!!!

Nous allons dans le refuge déjà occupés par les touristes des 4x4 que l'on suivait.

Petit à petit d'autres 4X4 arrivent.

Au bout d'une heure,une dizaine de 4X4 sont là soit une cinquantaine de personnes, tels des naufragés dans la tempète. Evaluation des dégats : tous les 4X4 des tours opérateurs, ont les vitres arrières explosés !! Seuls deux land rovers ont échappés à la règle, pas de vitres cassées mais une portière arrachée ! Un 4X4 a réussi à rester tanqué dans le sable (là où nous étions passés in extrémis, trop fort ce Hari!) . Hari lui a finalement pas trop mal résisté : la vitre arrière est désormais opaque (pratique, je n'aurais plus besoin de monter le volet pour aller me doucher! c'est beau le progrès !), mais n'est pas cassée, le vélo de Robin a perdu toute sa peinture, il est désormais noir (formidable décapant ce sable ! dommage qu'on ait pas eu des volets à décaper!), les fesses de Hari ont la petite vérole, et nos deux rétros sont eux aussi opaques !

De mémoires de boliviens, les guides ont déjà essuyé des tempêtes, mais des comme ça, jamais. Evidemment il fallait qu'on soit dedans.

A l'intérieur du refuge, les choses s'organisent, repas, jeux, rechauffage, réparation des véhicule à l'arrache. Tout cela dans l'attente de nouvelles du front. Les guides sont pendus au seul moyen de communication disponible dans le Sud Lipez : la radio. Ils essayent d'avoir des infos sur les conditions météos à la frontière bolivienne, qui n'est finalement plus très loin . A tour de rôle, quasiment toutes les heures, ils partent en reconnaissance sur la route, voir si la visibilité s'améliore. 6 heures plus tard, alors que tout le monde voyant l'heure avancée, pensait passer la nuit là, un 4X4 revient, confirmant les infos données par la radio, le vent a diminué, il y a un créneau, il ne faut pas le rater.

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire tout le monde saute dans son véhicule et c'est sauve qui peut, et............ chacun pour sa peau. Hallucinant ! Hari se retrouve en dernière position du simili cortège de 4X4, rapidement largué par la vitesse des dits 4x4 qui s'enfuient. Merci les gars, on se démerde !!

ça y est nous sommes à nouveau seuls dans cette M.... Le stress remonte.

Nous roulons plus vite que d'habitude sur la tôle ondulée, et avons peur de tout péter. Mais plus vite on sera sorti, mieux ça ira. Tiens bon Hari. Tiens bon.

Au pire moment, Hari n'avance plus, impossible de dépasser les 2500 tours, et nous voyons se rapprocher un gros passage de sable (environ 300 metres de sable bien profond et plein d'ornière laissée par nos "amis" les 4x4!!!!!! ).

- Purée Seb, passe la seconde, on va rester tanqué. On est tout seul.

- Je peux pas.

Hari avance, à ce moment un bourrasque se lève, et Hari glisse de coté dans le sable. Allez Hari, alllez Hari, ne lache pas pas maintenant.

Yes ça passe, 1 ou 2 kilomètres de plus de sable, un peu moins profond encore. ça passe, On ne sait encore pas comment mais c'est passé. Hari est le plus fort et Seb est un champion.

Nous continuons la route égrenant les kilometres qui nous restent, comme un détenu comptant les jours qui le rapprochent de la sortie.

On traverse le magnifique désert de Dali (comprenez, que vu les circonstances exceptionneles, votre reporter préférée n'a même pas eu le courage de prendre une photo). Hari poursuit vaillament sa route, poussif (il a certainement du avaler trop de poussière), mais il avance.

Allez plus que quelques km, quand soudain, .........................les deux fixations de notre lanterneau central (vélux si vous préférez) explosent. Hari a désormais un toit ouvrant. C'est vraiment le moment ! Nous poursuivons la route, moi debout, un pied sur chauqe banquette, pendue au vélux pour le retenir et ne pas finir en décapotable. De plus en plus confortable ce Sud Lipez. Mais quand est ce que ça se termine.

C'est pourtant le début de "catastrophes" en série, qui ne devraient jamais arriver, en tous les cas pas le même jour, sur le même véhicule !! Un final en apothéose !!!!

On arrive enfin à l'embranchement de la Laguna Verde. Magnifique lagune d'une couleur verte hallucinate au pied du volcan Licamcabur, ce ne sera pas pour cette fois ci. Un seul objectif, arriver à cette satanée frontière avant la nuit, et c'est dans très peu de temps.

Quelques metres plus loin, nous voyons, garé sur le bord de la piste, un petit peu abrité, un véhicule que nous connaissons. C'est Jean Jacques et Martine avec qui nous avions passé quelques soirées à Iguazu. Je demande à Seb de s'arrêter pour allez voir si tout va bien, pour eux. ( Seb va braver le vent qui s'est remis à souffler, pendant que moi, je reste pendue à mon vélux).

Seb revient, Jean Jacques et Martine ont essuyé comme nous la tempête un peu plus tôt dans la matinée, et sont restés ici toute l'après midi, calfeutrées dans leur véhicule. Ils attendent demain si ça se calme pour profiter enfin du Sud Lipez.

Je profite de l'arrêt pour demander à Seb de trouver un solution pour le vélux, au risque de voir mes bras se tétaniser. Réparation de fortune avec une corde. C'est Noêl maintenant dans Hari, on a déjà mis les guirlandes !

Quelques kilomêtres plus loin, notre délivrance, nous apercevons le poste frontière ! Nous stoppons Hari. On respire. Nous croyons que c'est fini. Que nenni.

Un bruit de flotte à l'arrière de Hari.

Purée, un tuyau a pété.

Pas du tout, c'est juste les vibrations, ou la bouteille dans l'évier qui a soulevé le robinet (Seb, quand je te dis qu'il ne faut pas conduire si vite sur la tôle ondulée!!!), par voit de conséquence l'eau a coulé dans l'évier et comme l'évier on ne sait trop comment s'est bouché, poussière, gel, on sait pas, mais pour l'heure, on s'en fout, le tout a débordé allègrement, et c'est inondation dans Hari. Entre le vacarme de la tôle ondulée et notre concentration maximum sur la route, nous ne nous sommes rendu compte de rien !

Après avoir été tranformé en bac sable, Hari est maintenant une piscine ! Avouez que ça ne pouvez pas mieux tomber ! Et imaginez la tête du douanier déjà de voir un camping car dans cet galère , (qui a été super compréhensif au passage, quand à notre "non sortie" de véhicule (vous vous souvenez la douane que l'on a raté ce matin!) quand Seb, lui dit que l'on va passer la barrière une fois les papiers faits, mais qu'on va se garer là, juste après la barrière, un petit moment (oui c'est vrai nous ne sommes pas préssés finalement, il fait juste déjà nuit, et nous ne sommes pas du tout fatigués!!!!!) car nous devons éponger une inondation dans notre véhicule. !!!!!!!

C'est sûr le vent ça rend fou !

Une fois la piscine vidée, nous reprenons la route. ça y est nous sortons de l'enfer pour arriver sur l'asphalte, belle et lisse du Paso de Jama. Je n'ai jamais autant aimé l'asphalte !!! Du pur bonheur. Plus que 50 km de descente pour passer de 4200 m à 2500 m et arriver à San Pedro d'Atacama.

Nous sommes sauvés ! Nous sommes en vie ! Le bonheur !

Maintenant nous n'aspirons plus qu'à une chose, pour s'éloigner encore plus de cet enfer : une bonne douche. Se décrasser et se dépoussiérer. Les cheveux de Seb ne sont plus noirs mais gris !!!! (Dis seb, c'est les soucis ou la poussière ?)

Ben la douche, ce ne sera pas pour tout de suite.

Une fois enfin arrivés à San Pedro et garé directement devant notre garagiste préféré (celui qui nous avez sauvé il y a deux mois), un bruit encore bizarre nous interpelle. C'est fou, comme après tout ce temps passé dans Hari, nous commençons à comprendre son language. La pompe à eau tourne dans le vide. Purée il n'y a plus d'eau.

On ne sait pas par quel mystère (mais nous ne sommes plus à un près, aujourd'hui!), mais entre l'inondation de tout à l'heure et certainement le froid dans la descente du Paso, la sécurité du système à eau s'est mise en marche et a tout vidangé pour ne pas que ça gèle. Bref c'est technique tout ça, mais le résultat est là, pas d'eau, donc pas douche pour ce soir ! Là ,eclat de rire ! .

Moi je dis quand une journée commence mal, mieux vaut rester au lit et attendre le lendemain !!!!!!

Très bien le sort s'acharne. C'était la pire journée de ce périple. Nous n'allons pas la terminer comme ça. On ferme Hari et partons manger au resto. Un bon gros steack de boeuf et une bonne bouteille de vin chilien, le tout au coin du feu pour se réchauffer. Un bon pansement pour les blessures de la journée. Le reste attendra demain.

 

Pour cause de tempête, désolée mais pas de photos du Sud Lipez ! Dommage.

Mais tout de même, un aperçu de la tempête comme si vous y étiez ! Par ici !

 

Epilogue :

Après notre festin de la veille et une bonne nuit de sommeil, maintenant il nous faut

- dépoussiérer le moteur d'Hari, et lui faire une vidange complète avec changement de tous les filtres en particulier le filtre à air !

- faire vérifier sous le chassis de Hari que rien n'a pété

- déboucher l'évier

- réparer le lanterneau central

- trouver de l'eau

- faire changer les rétroviseurs

- faire le ménage

- se laver

- se reposer.

 

Pendant que Hari passe la l'après midi chez notre garagiste préféré, pour régler les deux premiers points de notre liste, nous nous cherchons ......................... une baignoire pour en règler les deux derniers! (le reste attendra demain!). Manque de bol, à San Pedro d'Atacama, où l'eau est rare les seules baignoires se trouvent dans des hotels top Luxe. Alors va pour le luxe ! ça ne nous fera pas de mal ! Soyons fous, faisons exploser le budget !

Imaginez la tête de la propriétéaire d'un de ces hotels top luxe, qui nous montre une de ces chambres (magnifique au demeurant), et qui s'étonne de ma tête dépitée, devant la salle de bain ! (sans baignoire !). Devant son interrogation, nous devons lui expliquer, qu'après 9 mois dans une casa rodante, mais surtout 2 jours dans la tempête du Sud Lipez, la seule chose que nous voulons c'est .................une baignoire !

Loin de s'offusquer, au contraire , elle nous trouve ce qu'il nous faut : une de ses chambres a une baignoire à bulles. Seul soucis pour elle, il n'y a seulement un lit pour deux personnes ! Pas de soucis pour nous : nous avons les matelas dans Hari pour les loulous, nous camperons pourvu que nous ayons une baignoire ! Et nous voilà en train de déménager la literie de Hari à travers le dédale de cet hotel de luxe devant les yeux médusés des clients et ceux attendris du personnel de l'hotel.

Jamais un bain n'avait été aussi bon, enfin plutôt des bains (2 chacun, il fallait bien ça!), sans parler du petit déjeuner matinal, qui nous avez été offert par la propriétaire (inconsciente, mais adorable qu'elle était!), on aurait dit que nous n'avions pas mangé depuis 3 jours.

24 h plus tard nous sommes d'attaque pour la suite de l'aventure ! Et en Bolivie, l'aventure ce n'est pas ce qu'il manque, suite au prochain numéro !

 

Et comme toujours le coin des loustics, c'est par là !

 

La suite se passe au Chili !

 

Du 26 Juillet au 11 Août : UN PETIT GOUT DE SUCRE

 

Nous voilà de retour en Bolivie. Pendant les deux ou trois jours qui viennent, nous allons retraverser les paysages parcourus avec nos potes Mathilda, Malo, Patou et Jérôme un mois plus tôt (grande pensée à eux), car nous venons d'entrer à l'ouest de La Bolivie au niveau du parc Sajama et devons redescendre au sud à Sucre. Dans une semaine nous y avons rendez vous avec Manette et Pierre (la tante et l'oncle de Seb), Chloé et Tom, Ophélie et Fabien, Roméo et Louison les cousins de Seb), qui seront là pour le mariage de Marion (la soeur d'Ophélie) et de Danielito (Son futur mari bolivien). Et grâce à la gentillesse des futurs mariés, nous sommes invités à la Boda (au mariage). Il s'agirait de ne pas être en retard. Pas si facile que l'on croit !

OJO DEL INCAAprès quelques jours de route, nous décidons de nous arrêter un jour à l'Ojo del Inca (le lac de cratère où l'eau est constamment entre 30 et 35 °malgré des températures extérieures très fraiches, et où la légende veut que c'est ici que venait se baignait l'Inca.......... ). Les loulous sont ravis de retrouver le lac dans lequel ils s'étaient baignés il y a un mois. Devant tant d'enthousiasme, nous décidons d'y rester une journée de plus et de retarder notre départ à jeudi matin : jeudi après midi, nous sommes à Sucre, dans les temps pour le mariage. Erreur stratégique.

Alors que nous nous baignons tranquillement loin du monde, un mouvement de bloquéos ( grêves, avec blocage des axes routiers) se mettent en place à l'entrée de Potosi (soit à 20 km de là). Nous serons prévenus le soir par le gardien de l'endroit ! (nous comprenons mieux maintenant pourquoi cette après midi, nous étions seuls au monde, aucun bolivien ou touriste n'est venu perturbé notre tranquilité (normal il sont bloqués!). Enfin pour le coup nous aussi ! Le gardien nous propose d'écouter la radio (seul élément qui nous relie au reste du pays) pour nous, et de nous tenir régulièrement au courant de la situation. Sympa.

Le lendemain, les nouvelles ne sont pas terribles, ils ne prevoient à priori pas de levée du bloquéo avant samedi. Purée, on va rater le mariage. On demande au gardien si en allant sur le lieu du bloquéo, il n'y a pas une chance que l'on puisse passer. Celui-ci nous le déconseille fortement, il y a apparemment déjà eu 3 bléssés, et les grevistes (des mineurs) ont leur outil de travail avec eux : de la dynamite !!!!!!

Ok message reçu, on va rester bien tranquillement ici, à se baigner ! (remarquez y a pire !). C'est les loulous qui sont contents !

Surlendemain, pas d'avancée, notre "ange" gardien, nous informe qu'une réunion doit se tenir dans la soirée pour décider de la suite du mouvement. La journée se passe tranquillement, à 22h30 le soir, alors que les loulous sont déjà au lit. Notre "ange" gardien, vient nous informer que la réunion est terminée, et que le bloquéo devrait être ouvert pour quelques heures cette nuit (afin de laisser passer les camions de marchandises dans un sens comme dans l'autre, car la pénurie commence à se faire sentir, notamment dans les campagnes), puis se refermerait le lendemain pour une durée indéterminée...... Si nous voulons partir et rejoindre Sucre, c'est maintenant.

La perspective de partir en pleine nuit ne nous enchante guère. Mais c'est la seule solution. Après avoir fait nos au revoir à nos "hotes", qui nous lancent une bonne dizaine de Suerte (Bonne chance). Nous prenons la route, redescendons la petite piste qui mène jusqu'au lac de cratère et arrivons sur l'asphalte. 10 km plus loin, comme prévu, bloqués. Une fille monumentale de camions attend tout feu éteint sur le bord de la route. On prend notre place dans la file et on patiente. 1h, 1h 30 plus tard. ça démarre, on avance au pas.

Nous traversons la zone de bloquéos, tout se passe dans le calme. Mais que c'est dur. Des centaines de grévistes sont là sur le bord de la route, emmitouflés dans des couvertures, quelques feux de camps par ci par là, femmes, enfants, bébés, avec eux, couchés sur le sol. ils vont passer une nouvelle nuit ici. ................A - 10° dehors.............

Après un barrage policier à 2h du matin où le policier en chef a voulu faire du zèle et nous a fait sortir, l'extincteur, les triangles, et tutti quanti, c'était vraiment le moment! nous arrivons à Sucre à 3h30 du matin. Hummm nous allons être en forme pour le mariage demain !

 

Le lendemain, après avoir mis nos habits de fête (en fait on n'en n'a pas, on va faire un peu tâche aumariage!!!) nous retrouvons donc avec grand plaisir une partie de la famille de Seb, et assistons au magnifique mariage de Marion et Danielito. Messe superbe et émouvante en franco bolivien accompagné d'un groupe de musique andine, cortège dans les rues de la ville, au son d'un orchestre folklorique. Le soir bonne soirée dans un des restos de la ville, où nous avons eu l'occasion de constater que les boliviens sont loin d'être les derniers pour faire la fête, toutes générations confondues. Nous sommes des petits joueurs à coté !

Nous resterons finalement une bonne dizaine de jours à Sucre.

Il faut dire que Sucre est une ville tranquille, blanche (elle est d'ailleurs classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, pour ses beaux batiments coloniaux), plutôt riche, au climat doux (nous ne sommes plus qu'à 2800 m d'altitude !). Nous avons l'impression d'être dans une autre Bolivie ! Sucre a le surnom de "berceau de la liberté" car c'est ici que fut déclarée en 1825 l'Indépendance. bien que le siège du gouvernement soit à La paz, elle n'en demeure pas moins la capitale constitutionnelle du pays.

BOLIVIE

Sur les conseils d'autres voyageurs, Hari est garé sur une petite place de la ville, calme, essentiellement fréquentée par les amoureux qui viennent flirter sur les bancs, dans un quartier résidentiel où chaque matin nous allons acheter le pain pour le petit déjeuner, dans un petit bouiboui, et où les habitants du quartier nous saluent matin et soir. On est plûtot pas mal.

Durant ces 10 jours, , le temps passent lentement :

- nous déambulons dans les rues de la ville en compagnie de Manette, Pierre, Chloé et Tom,

BOLIVIE

 

- nous allons faire un petit tour en compagnie de Louison au parc des dinosaures, pour la plus grande joie des loulous.

- nous en profitons aussi pour nous faire notre première séance ciné : Shrek 4, les loulous s'éclatent, même si c'est en espagnol, c'est pas grave, on est au cinéma ! c'est trop génial ! (il faut dire que ce que Robin n'y était allé qu'une seule fois en France, et Maëva deux !),

- visitons le musée des arts indigènes, essentiellemnt consacré aux magnifiques textiles réalisés par les différentes communautés indiennes, chaque communauté ayant ses couleurs, ses motifs, son art. Très beau.

BOLIVIE

 

- (le 6 Août, étant la fête nationale), nous assisterons presque quotidiennement à des défilés, et les rues raisonnent constamment au son des fanfares.

 

- visitons aussi le musée ethnographique, où notamment une magnifique salle présente une superbe collection de maques utilisés pour les défilés et fêtes. chaque région a ses types de masques, chaque type de masques, sa signification. Encore très beau et instructif. (hélas pour vous dans ces deux musées les photos sont interdites)

- visitons aussi tous les opticiens de la ville, pour tenter de trouver une paire de lunettes de soleil à Robin (c'est juste la troisième qu'il perd ou casse). Mais en Bolivie, trouver une paire de lunettes pour enfant de 4 ans avec de vrais verres protecteurs, est quasi mission impossible. Au bout de cette chasse au trésor, après avoir consulté un ophtalmologue, la seule solution est d'en faire faire sur mesure pour la modique somme de 70 € !!!!!!!!!! Aucun enfant ici ne porte de lunettes de soleil, nous comprenons pourquoi, c'est plus que du luxe ! Devant le manque de solution, nous faisons donc faire les dites lunettes (Service très pro, heureusement !) ................................................... que Robin perdra une 10 jours plus tard ! On craque !

- faisons le marché, au marché central de Sucre (très clean, très calme) puis au mercado campesinos (moins clean, moins calme : quartier entier transformé en marché, avec comme c'est l'habitude par ici un rue pour les fours, une rues pour les outils, une rue pour la vaisselle, une rue pour les chaussettes, une rue pour les fruits, une rue pour les légumes, ...............), populaire, grouillant de monde, on aime, même si on en ressort épuisés.

- les loulous s'adonnent au baby foot, il faut dire que c'est le sport national dans le coin,

- j'en profite enfin pour améliorer mon castellano (il était temps), en prenant des cours. Hablo muy bien castellano, ahora! Du coup, puisque Maman va à l'école, les loulous veulent y aller aussi ! ( c'est pas beau ça !). Nous trouveons un prof spécialisé pour les enfants. Robin assiste aux deux premiers cours, mais pensant plus à s'amuser et à embeter sa soeur ( ça va donner le retour en France), Maëva finit seule les 3 derniers cours. Elle était super motivée et sa prof super contente d'elle. Fais attention Seb, les filles vont mieux parler que toi bientôt!!!!!

Revers de la médaille maintenant, il arrive qu'au resto, les serveurs nous amènent un plat, que nous n'avons pas commandé, comme un dessert par exemple.

- "Mais nous n'avons pas commandé de dessert",

- "Euh, si monsieur, ce sont vos enfants qui l'ont commandé !!!!!!".

Ben Seb, t'es pas heureux tes loulous se débrouillent en Espagnol !!!

Nous terminerons enfin notre séjour dans la région par la sacro sainte visite dominicale au marché de Tarabuco, Enfin, rectificatif, je terminerai avec Maëva et Tom, car Seb et Chloé ont mangé un sale truc, qui les clouent au lit pour 24h, Robin restera dans Hari pour s'occuper de son papa chéri !!!! Un vrai petit garde malade celui là ! (enfin surtout bien trop heureux de regarder des dessins animés pendant que Papa roupille et gémit, à coté!)

Ce marché, se tient à 70 km de la ville, où les indiens de la région viennent vendre et acheter leurs produits, vétus de leur magnifiques ponchos (les différents textiles que nous avons vus au musée, sont là sur leur épaules, très beau), venus à pied de très loin souvent, en camion ou accompagnés de leur anes.

BOLIVIE

Arrivée au marché donc, après une heure et demi de bus, et tout de suite,nous sommes dans l'ambiance ! Tous les bus débarquant en même temps, un flot de touristes se déversent dans la petite ville, comme à l'ouverture des portes à Euro disney !... J'adore !!!

Le marché se compose d'une place centrale envahie d'artisanat local et donc de touristes et de ruelles plus éloignées et plus authentiques pour la nourriture et les vétements où les indiens viennent se ravitailler.

Bien que la misère soit bien présente en Bolivie, elle est ici plus criante qu'ailleurs encore ! Certainement, le contraste énorme entre ces wagons de touristes (dont nous faisons partie) en vacances, venus ici pour "faire des affaires" et les marchands venus eux pour la plupart pour ........survivre ! Mal aise !

Je peux vous dire que, quand au moment où vous offrez vos sandwich à une des marchandes, un petit bout de fromage s'en échappe malencontreusement et attérit par terre, dans la poussière et la saleté et que cette dernière, tout en vous remerciant le ramasse et le place avec précaution dans son sac avec les dits sandwichs comme si c'était un trésor, ça vous serre les tripes !

 

Maëva repartira du marché, pour son plus grand bonheur, avec un charango (sorte de petite guitare, instrument emblématique de la Bolivie), maintenant il n'y a plus qu'à apprendre à en jouer ! Et c'est Papa, qui va être content à notre retour ! Après tout, il n'avait qu'à pas être malade! Na !

 

La pause Sucre ("Soucré" avec l'accent) s'achève et le surlendemain nous reprenons la route pour remonter vers La Paz.

 

Toutes les photos de Sucre, c'est par là !

Du 12 au 15 Août : En remontant vers La Paz

 

Mais ça va pas être si simple que ça de remonter vers La Paz, les bloquéos de la région de Potosi, sont toujours là. Les grévistes ne parvenant pas à faire entendre leurs revendications auprès du gouvernement. La situation ne trouve pas d'issue. Après renseignements pris, deux solutions : l'avion (oui, mais là ça va pas être possible, Hari ne va pas rentrer dans la soute!) ou un détour par la piste qui remonte vers Alquile, Cochabamba puis la Paz. Allez va pour le détour qui nous réservera deux bivouacs surprenants.

Après qualques kilomètres d'asphalte, la route devient piste, mais pas n'importe laquelle, une piste de petits pavés, très jolis au demeurant mais bien pénible. Et là, nous ne pouvant nous empecher de penser à Myjo. ça nous rappelle, le sol de ta verrière, dire que chez nous ça coute une fortune de faire faire ces quelques mêtres carrés, et aujourd'hui nous roulons sur 70 kilomètres de ces petits pavés. ( pour voir le travail c'est par ici, Myjo ! )

Bref après une journée de route, nous nous arrêtons le soir juste à la nuit tombée, en bord de route dans ce qui ressemble à un terrain de foot bordé de quelques maisons. Il y a de la lumière, nous allons leur demander l'autorisation de passer la nuit là. Nous sommes en fait dans une communauté quechua, et débarquons en pleine réunion du "conseil" du village. Difficile de se faire comprendre, d'une part parce que la plupart, vétus de leur beau poncho propre à leur communauté ne parlent que quéchua et...............pas nous, d'autre parce que les touristes qui s'arrêtent dans le coin, ben y en a pas, et l'idée que des étrangers choisissent cet endroit pour passer une nuit, leur parait bien saugrenue. Mais ils acceptent gentiment.

Pour les remercier nous partons chercher la paire de tennis de Maëva quasi neuve mais trop petite pour elle, pour les leur offrir, si ça pouvait faire le bonheur d'un des enfants du village. Nos deux interlocuteurs semblent au début ne pas comprendre (merde ça ne se fait peut être pas!), puis ils appellent une dame, et lui donne la paire de chaussures en lui expliquant que c'est un cadeau, et en nous disant que ce sera pour un de ces fils. La maman, nous remercie d'un regard et les tient comme un trésor. Une image qui restera longtemps dans notre mémoire.

Le lendemain soir nouvel arrêt peu avant que la nuit tombe, sur la place du petit village de Panduro (inconnu de nos cartes et de nos guides). Une fois encore nous ne passons pas inaperçus, dans ce village où il n'y a pas une seule voiture qui passe mais où quelques enfants jouent sur la place. Nous allons à nouveau demander l'autorisation. Là encore, tout le monde ne parle pas espagnol ! Mais pas de soucis.

Très vite, dès la sortie des loustics du camion, un jeu s'installe. Les enfants du village cherchent Maëva et Robin, mais dès que les loulous s'approchent ils partent en courant, se cacher. Ils n'en faut pas plus à Robin pour faire l'attraction de la place, dans le rôle du grand méchant loup !

La nuit tombe les loustics rentrent au chaud. Une petite dame, vient nous prévenir qu'ici il va faire très froid cette nuit et nous demande si nous avons tout ce qu'il faut. Nous la remercions, mais si elle savait, nous aurons certainement plus chaud qu'elle cette nuit. S'ensuit un attroupement d'enfants devant Hari. Ils veulent visiter Hari. Alors que la visite commence !

Ensuite ils veulent savoir si nous pouvons leur préter un truc pour jouer. Je leur demande si ils veulent un ballon, la réponse est affirmative ! Je trouve le premier qui me passe par la main, c'est un ballon de rugby (en modèle réduit!). Ils me regardent incrédules !!!

Mais c'est pas un ballon ça !

Si c'est un ballon de rugby, on y joue avec la main ! lDevant ma réponse, leurs têtes sont trop drôle à voir.

Et t'aurais pas un ballon pour jouer avec le pied ?

Un peu plus tard dans la soirée, les enfants viennet nous ramener le ballon et nous demande si nous serons encore là demain, parce que demain matin ils ont école, et ils voudraient bien jouer encore. On avait prévu de partir demain matin de bonne heure. Mais du coup, on leur promet d'attendre l'après midi pour partir pour qu'ils jouent encore un peu.

 

Le lendemain à midi, dès la fin de l'école, nous avons de la compagnie devant Hari, tous les gamins du village veulent visiter Hari et jouer. Le défilé pour la visite commence par groupe de 5, puis on sort la carte, pour savoir de là où vient par rapport à la Bolivie, et les pays qu'on a vu, ils sont très intéréssés et très curieux, surtout les garçons, les filles elles sont intéréssés mais plus timides.

Chose promise, chose dûe, on sort les ballons et un jeu de cartes.

Et c'est ainsi que nous nous retrouvons à passer l'après midi à apprendre à jouer au rugby, au Uno et au Mistigri à une bonne cinquantaine d'enfants et ados, qui en redemandent. Ils n'arrèteront qu'à la nuit tombée, lorsque faute d'électricité on n'y voit plus rien.

Et c'est ainsi aussi, que le soir (car du coup, nous ne sommes évidemment pas partis), quelques adultes nous demandent eux aussi s'ils peuvent visiter. (et oui, les enfants ont ça d'exceptionnels, c'est qu'ils n'ont pas peur de l'étranger, bien au contraire, pour les adultes il faut un peu plus de temps!). Insolite de voir notamment une bolivienne en habit traditionnel avec son bébé sur le dos franchir la porte de Hari.

C'est fatigués (et dire que les maitresses font ça tous les jours!) mais heureux que nous nous endormirons ce soir. (vous n'aurez pas de photos, car les enfants de Panduro ne souhaitaient pas être pris en photos, mais, nous, même si nous n'arriverons pas à retenir tous leurs prénoms nous garderons en mémoire le souvenir de cette belle journée).

C'est donc le surlendemain de notre arrivée que nous reprenons la route pour enfin arriver le soir à Tiahuanaco.

Tihuanaco (ou tiwanaku) abrite les vestiges d'un grand centre spirituel et politique de la culture Tiwanaku. Cette civilisation serait apparue vers l'an 600 avant JC. L'empire étendait son influence sur un vaste territoire du sud du Pérou, à la Bolivie, le nord de l'Argentine et du Chili). Il semblerait que cette empire ait disparu aux alentours de 1200 ap JC, pour une raison inconnue, laissant la place à de plus petits royaumes.

Ils avaient une grande maitrise de la taille de pierre, et construisirent temples et pyramides gigantesques.

Nombreux de ces trésors ont été pillés ,et dispersés aux quatre coins du globe. La plupart des édifices ont été détruits entre autres pour utiliser les blocs de pierre lors de la construction d'édifices coloniaux, ou même pour stabiliser la voie de chemin de fer !!!!!

Quelques ruines subsistent ici, nous visiteront donc la Cité du soleil, lieu de célébration du dieu créateur Viracocha. (pour ceux qui comme nous (merci patou et Jérome) sont en train de se revisionner avec les enfants le dessin animé des Cités d'or (Esteban, Zia, Tao, les cités d'ors, lalallalala, ça vous dit quelque chose!!!), ce nom, ne nous est pas inconnu, du coup les loulous sont passionnés!!).

Dans cette fameuse cité, nous y découvrons la fameuse Porte du soleil, considéré par certains comme un repère astronomiques : en effet on sait aujourd'hui que les savants de Tiwanaku connaissaient le mouvement des astres grâce aux "torno", pierre sur laquelle ils faisaient des observations astrologiques. Porte du soleil qui a d'ailleurs inspiré Hergé pour son célèbre "Tintin et la porte du soleil". Nous y découvrirons aussi de très beaux monolithes que certains rapprochent des Moais de l'ile de Paques, nous y découvrirons enfin, le temple semi souterrain, dont les murs sont ornés de plus de 150 têtes sculptées.

 

Une visite qui nous a enchanté, et encore plus les loulous. Munis de leur cahier et crayons de couleurs, ils s'arrétaient régulièrement pour reproduire ce qu'il reste de cette civilisation perdue. La plupart des touristes, admiraient nos deux petits "artistes" en herbe.

 

 

 

Après cette journée culturelle, un petit tour au marché du village, pour refaire le plein de fruits et légumes, enfin presque seulement quelques patates (et encore difficilement, à moins de vouloir acheter le sac de 35 kilos !!!!!), quelques carottes, des oranges et bananes et par contre du bon pain ( à ce jour en Amérique du Sud, les Boliviens sont ceux qui font le meilleur pain !), puis route vers la tentaculaire La Paz ! Le tout va être de ne pas s'y perdre !

 

 

Les photos de Tiwanaku, c'est par ici !

 

 

PROLONGATION

Nous espérons que pour tous la rentrée en Europe s'est bien passée !

En parlant de rentrée, je ne sais pas si vous avez remarqué mais dans moins de 1 mois, cela fera 1 an que nous sommes sur ce merveilleux continent. D'où la question légitime , quand est ce que vous rentrez ?
La réponse pour ceux qui ne le savent pas encore : Et bien pas tout de suite !
Et oui chers lecteurs, vous allez devoir poursuivre cette aventure avec nous, pendant quelques mois encore......................................! (si vous vous disiez, ah enfin on va pouvoir arrêter la lecture ! et bien c'est raté ! pas trop déçu, j'espère)
Que voulez vous, nous sommes lents, mais nous aimons ça ! Alors !
Alors, de notre projet initial, il nous reste encore le Pérou et l'Equateur et puis..............on pourrait aussi continuer en amérique centrale et puis les états Unis et puis le Canada et puis le monde entier !!!!!!!!
Trêve de plaisanterie !!!
Nous nous sommes posés la question de, prolonger et de passer en Amérique centrale. Et puis finalement non!
Nous allons continuer sur notre rythme, il nous va bien.
Nous prolongeons donc de ......................................6 mois pour découvrir le Pérou et l' Equateur.

Donc l'aventure continue, jusqu'en avril !

 

Du 15 au 29 Août : SACRE ANNIVERSAIRE AU BORD DU LAC SACRE!

Dans quelques jours, c'est mon anniversaire : petit rappel pour leur anniversaire Robin a eu droit aux baleines, Maëva au glacier du Périto Moreno, Seb à 9 volcans d'un coup d'un seul ! Alors vous pensez bien qu'il me tarde le mien !!! Alors Seb, t'as prévu quoi pour mon anniv ?

Hummm, hummmm ! Et voilà ce que c'est de laisser l'organisation entre les mains d'un homme !!! Pour mon anniversaire, nous serons à La Paz !! (ouais, j'adore les villes !!!!!!! (pour ce qui ne me connaisse pas, humour!). C'est plûtot mal parti cette histoire ! Enfin vous verrez par la suite que mon anniversaire a, lui aussi, été inoubliable.

Bref en attendant nous arrivons à La Paz.

La Paz, siège du gouvernement bolivien, une ville littéralement accrochée aux pans des montagnes environnantes, ville entourée de sommets majestueux tels l'Illimani ou le Huayna Potosi (tous deux à + de 6000m), ville épuisante de par son altitude (de 3200 au plus bas à 4200m dans le quartier d'el Alto, et oui ici du fait des conditions plus difficiles engendrées par l'altitude les riches vivent en bas, et les plus démunis en haut!), ville grouillante aux 1, 5 millions d'habitants (en comptant le quartier d'El Alto), nous surprend dès notre arrivée.

Nous arrivons par en "haut", au détour d'un virage, sous nous, nous prenons conscience de l'ampleur de la bête. Vue magnifique sur une ville hors du commun.

BOLIVIE

Mission number one, trouver notre route dans ce monstre pour arriver au repaire de nombre de voyageurs au long cours motorisés dans le coin : l'hotel Oberland (merci à Julien et Asia pour leurs indications), finalement c'est sans se planter que nous viendrons à bout de cette fabuleuse descente dans les entrailles du monstre ! (l'hotel est situé au plus bas à 3200). A l'arrivée, les loulous sont aux anges, bien que nous ne prenions pas de chambre à l'hotel, seulement un emplacement pour Hari nous pouvons quand même jouir des infrastructures dont il dispose : piscine, jeux pour enfants, douche chaude, jacuzzi !!!!!!! Et bien moi je vous dit, on n'est pas parti !

Du coup dès le lendemain nous nous accordons une journée pause entre piscine, jeux et resto de l'hotel.

Le surlendemain, nous voilà partis découvrir La Paz. Départ en taxi, puis nous arpentons les ruelles à pied. Et là ça grouille !

Des taxis et des minibus (très peu de voitures particulières, trop cher!) foncent à vive allure dans les rues de la ville.

Ah oui, c'est un point que nous n'avons pas encore eu l'occasion d'évoquer : le code de la route bolivien, eh bien il n'y en a pas ! Seul mot d'ordre le klaxon. c'est donc dans une cacophonie dantesque que se jugule la circulation. Un bolivien au volant, c'est pire qu'un argentin! (c'est pas peut dire, cf l'Argentine patrie du Tango et de fangio !). De plus, les minibus ont chacun une personne qui hurle à la portière (un hurleur, donc), la destination du dit minibus (ça remplace les arrêts de bus et le plan des bus en quelque sorte ). Le seul problème quand vous avez deux ou trois minibus d'affilée, ce qui est somme toute quasi permanent, vous ne savez plus qui a hurlé quoi ! Dantesque, je vous dis !

 

ça grouille aussi de monde, et les femmes habillées en habit traditionnel (chapeau melon, pour les indiens aymaras, chapeau de paille finement tréssés de laine ou de feutre pour les quechuas) , jupe portée par dessus une multitude de jupons, une blouse souvent assorti d'un pull (température oblige !) et d'un tablier par dessus, sans oublier les deux longues tresses nouées entre elles dans le dos et le aguayo (le sac à dos, comme dit Seb), grand carré de tissu aux couleurs vives noués autour du cou qui sert à tout transporter : aliment, bois, coca, bébé,.................................... cotoieent, ici, comme dans la plupart des grandes villes, les costards cravates. La Bolivie est décidement entre deux mondes : entre tradition et modernisme.

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ça grouille aussi de marchés et de stands d'artisanats ! Alors on se lache ! Après tout, voilà un premier cadeau d'anniversaire, journée shopping !!!!

Grand sujet de discussion entre nous : Je sais Seb, je veux acheter des trucs pour décorer la maison que nous n'avons plus. Mais nous en aurons bien une autre un jour , alors ? (imbattable comme argument non ?). Bref Gwen un point Seb 0.

Nous reviendrons les bras chargées de souvenirs et de cadeaux. Je réussirai même l'exploit de trainer Seb dans une bijouterie où il m'offrira mon deuxième cadeau d'anniversaire une chaine en argent avec comme pendentif : "la croix des Andes", merveilleux souvenir de cette cordillère dont je suis raide dingue. Merci mon amour .

Et pour la peine devant tant d'allègresse et de bonne humeur pour Monsieur qui n'aime pas faire du shopping , achat d'un autre cadeau d'anniversaire aprement négocié par Seb : une toile d'un peintre bolivien sur laquelle j'ai flashée (et puis une vrai toile ça fait longtemps que j'en revais mais en France c'est hord de prix, alors qu'ici, c'est tout de suite plus abordable), cela fera très joli dans le salon que nous n'avons pas !!! n'est ce pas Seb ?

BOLIVIENotre journée shopping sera aussi l'occasion de découvrir un marché un petit peu particulier à La PAZ : bien que nous ayons déjà vu cela dans les autres villes, nous nous penchons ici un peu plus sur la question : le marché aux sorcières. Ici on trouve des ingrédients étranges : des remedes et plantes pour soigner les maux, mais aussi des becs de toucans sechés pour protéger des mauvais esprits ou des foetus de lama................. à enterrer dans les fondations de la maison pour que la Pachamama (la terre mère) vous porte chance (tiens Seb, pour notre future maison que nous aurons un jour, on pourrait ..................... (non, bon ça le fait pas rire!!!). On trouve aussi de tout en miniature : billets de banques, voitures, maisons, immeubles, diplome d'ingénieur, des legumes, des plaques avec le mot santé dessus, que l'on doit faire ensuite bénir pour espérer obtenir en vrai ce que les plaques représentent. (Les boliviens sont très croyants par rapport à cela, et s'en remettent quotidiennement à la Pachamama ).

Après cette journée bien remplie ! N'est ce pas Seb ? Dodo de bonne heure car demain c'est une autre grosse journée qui attend Seb.

Et oui, Monsieur en avait envie, alors il va le faire (Mais dis donc Seb, c'est pas ton anniversaire, c'est le mien !) ................................... la descente de la Mort en VTT.

Pouquoi la descente de la Mort? parce que la piste entre La Paz et Coroico longue d'environ 70 km, qui descend de 4600m d'altitude à 1300m (pas mal le dénivelé, heureusement que Seb ne va faire que la descendre, sinon je ne suis pas prête de le revoir!!!), seulement large de 3,20 m permet tout juste le passage d'un véhicule, alors que certains à pics font plus de 600 m de haut et que des cascades arrosent et érodent la route : résultat une trentaine de véhicule par an basculaient, il y a quelques années encore, dans le vide. (basculaient car depuis une nouvelle route a été construite de l'autre coté de la vallée limitant le traffic et notamment le passage des camions sur celle-ci). Bref, cette route a été classée officiellement comme la "route la plus perilleuse du monde".

BOLIVIEEncadré par une agence de sports extrèmes de La Paz, Seb accompagné de Tom qui nous a rejoint à La Paz (le mari de Chloé, la cousine de Seb, pour ce qui ne suivent pas), a donc dévalé cette piste. Il en est revenu, le soir, crevé mais heureux, comme un gosse content de me montrer les photos de la journée. Si seulement le chauffeur qui les a remontés, avait suivi l'itinéraire de départ (c'est à dire revenir par la nouvelle route), plûtot que finalement revenir par la piste de la mort, et leur montrer au passage tous les croix qui bordent la route en expliquant pour chacune d'entre elle les circonstances des accidents, ça aurait été mieux apparemment!!!!!

Pour ce qui est de la descente en soit, si vous voulez des détails et bien écrivez directement à Seb, et faites vos réclamations car Monsieur a la flemme d'écrire juste un petit paragraphe là-dessus. Amis lecteurs, reconnaissez, qu' heureusement que je ne suis pas aussi flemmarde que lui parce que vous n'auriez pas grand chose à lire le soir au coin du feu !!!! (Par contre, les mises à jour seraient plus rapides à faire!).

Enfin, et pendant que Monsieur faisait mumuse sur son VTT, que faisait donc le reste de la famille. D'abord elle espérait quand même très fort le retrouver le soir en un seul morceau, et a passé une journée tranquille tous les trois à L'hotel Oberland, entre piscine et jacuzzi et le midi, resto ! Non mais ! Pas de raison qu'on ne se fasse pas plaisir nous aussi !

Le lendemain grand jour. ...........................................................

19 Août. (Merci au passage pour tous les joyeux anniversaire reçus, ça fait vraiment plaisir !)

C'est marrant parce que finalement ce sont les loulous qui sont le plus excités par ce jour d'anniversaire. Ce sera pourtant une journée tranquille où nous n'avons pas fait grand chose à part profiter d'être ensemble. Le soir, petit spectacle des loulous, ouverture des cadeaux dont de beaux dessins et un collier confectionné depuis des semaines apparement par Mademoiselle Maëva avec un fil de scoubidou et un coquillage, et repas au resto pour manger ..........................................., vous ne devinerez jamais ?........................................................ une raclette !

Et oui, Seb a quand même réussi l'exploit de m'offrir une raclette en Bolivie. Jamais nous n'aurions cru cela possible. Moi, qui reve de fromage depuis des mois !!!!! Il est fort ce Seb !! (ouais, pas trop quand même, c'était pas bien difficle, l'Hotel Oberland est un hotel suisse donc..................leur spécialité c'est la raclette !, mais un petit peu fort quand même, car Seb sait que pour moi la raclette c'est avec beaucoup de charcuterie aussi (et on ne peut pas dire que la charcuterie soit vraiment la spécialité bolivienne!). Il pense donc à aller demander avant de quoi est faite la fameuse raclette.

- Du fromage, des patates et du jambon blanc !

- Seulement du jambon ?

- Oui nous n'avons que ça. Monsieur Seb ne se démonte pas. Que ne ferait-il pas pour faire plaisir à bibi ?

- Et si j'emmène du jambon cru et de la copa que j'ai dans mon frigo, ça ne vous embète pas ?

- Pas du tout.

BOLIVIEL'affaire est dans le sac, Seb emmène notre propre charcuterie dans le paquet sous vide, et le cuistot se charge de nous la présenter très joliment dans une assiette comme si elle venait de leur resto ! Vous vous imaginez, vous, en France, arriver au resto avec votre bouffe parce que celle proposée n'est pas tout a fait comme vous le vouliez ? (Dis Seb, on essaiera au retour, pour rigoler ?) Ici, c'est possible, et ça tombe bien.

Heureusement cependant, que nos voisins de table n'ont pas commandé une raclette, car ils auraient été déçus en voyant leur assiette de charcuterie comparée à la notre !!!!!

Bref nous nous régalons, les loulous ont le ventre prêt à exploser! Et pourtant il faut encore garder de la place car le gateau va arriver !!!!!!!!

BOLIVIEEt quel gateau ! Seb m'a fait la surprise d'en faire faire un par le resto (et alors Seb on avait la flemme de le faire ?). Enfin la surprise, presque, c'est sans compter sur l'erreur stratégique de Seb qui avait mis les loulous dans le secret. Erreur ! Robin m' a parlé du gateau toute la journée avec son petit air malicieux, "mais Maman il faut pâs le dire c'est un secret !!!!!!!!!!!"

Et le gateau etait très bon mais il nous faudra au moins trois jours pour le finir !!!!!

Bref une super soirée !

Le lendemain, nouvelle visite de La Paz.

-Pour faire du shopping ? Non Seb a eu sa dose.

Pour visiter quelques musées, dont notamment le musée de la Coca, très instructif, sur cette plante cultivée depuis des milliers d'années en Bolivie (consommée sous sa forme naturelle en infusion, ou machée) qui permet non seulement au consommateur de mieux supporter l'altitude, la faim et la fatigue mais est aussi pour les indiens une plante sacrée faisant partie intégrante des rites et tradition. (L'actuel président bolivien Evo Morales, est d'ailleurs lui même issu d'une famille de cocaleros (cultivateurs de coca))

Elle est par ailleurs aussi à la base du célébre boisson américaine dont le nom en est tiré le Coca .... . Mais est malheureusement aussi séchée puis mélangée à d'autres produits chimiques, la base de la cocaine à destination ...................des pays occidentaux, qui en sont les plusgros consommateurs. Ces derniers demandent l'éradication des cultures, bouleversant ainsi les traditions des populations andines ! Ce qui place la Bolivie dans une pénible contradiction, l'obligeant à composer avec ses héritages ancestraux et avec les perversions du monde moderne.

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Nous visiterons aussi le magnifique musée Etnographique, ressemblant à ceux de Sucre avec de superbes collections de tissus, de masque cérémoniels et de superbes chapeaux rituels faits de plumes notamment dans la région amazonniene.

Le soir, nous re-fêtons mon anniversaire avec Chloé et Tom venus nous rejoindre à L'hotel. Au menu ce soir, ce sera ...................................fondue bourguignonne pour les filles, fondue savoyarde pour les garçons (Seb t'était vraiment en manque de fromage!) !!!! Et la fin du gateau d'hier, que plutot de le manger dans Hari, nous sommes allés récupérer dans notre frigo et l'avons dégusté au restaurenat où le serveur nous a, tout naturellement, emmené assiettes et petites cuillères pour ! (Et ça continue, on est comme chez nous, dans cette Hotel, finalement ! ça aussi Seb on essaiera en France, de ramener les restes au resto, ce pourrait être drôle!) ,Miam, miam on se régale et nous passons encore une très bonne soirée.

Décidemment j'aurais été gatée pour mon anniversaire ! Et ce n'est pas fini, le dernier cadeau reste à venir : ..........................................

Roulement de tambour..............................

Chéri pour ton anniversaire, je t'offre le lac Sacré !

Et oui quelques jours à L'isla del Sol (l'ile du soleil pour les incultes en espagnol) au milieu du lac Sacré des Incas, le lac Titicaca !

 

Quelques photos de La Paz, c'est par ici !

 

Nous voilà donc le 23 Août, après avoir dit au revoir à Richard et Patricia, un très sympathique couple de français, aventuriers (eux ils ont déjà fait le périple il y a .................17 ans avec leur fils, et là c'était une toute autre aventure!) avec qui nous venons de passer les deux derniers jours, partis vers le fameux lac Titicaca.

Les loulous sont au comble de l'excitation. Le lac Titicaca, un nom qui leur plait . tiens on se demande bien pourquoi ?

Et puis Timo (vous vous souvenez Timo et Zoé, les maricola !), en a longuement parlé avec Maëva. Pour elle, c'est un rêve ! Ouahhh ! Elle va aller sur le lac Titicaca, comme Timo !

Mais le lac Titicaca, ça se mérite ! A l'approche de Copacabana, il faut traverser un détroit en barge. Jusque là, pas de soucis. Mais quand vous voyez la tête des barges, un assemblage de planches pourries, qui craquent sous le poids des véhicules et vrillent par la force des maigres vagues. Et bien vous vous dites que c'est pas gagné, cette traversée.

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La traversée dure à peine 15 minutes, mais quelles sont longues ces 15 minutes, surtout quand Hari se balance dans tous les sens sur cette maigre embarcation, et que lorsque nous demandons au "pilote", si c'est normal, il nous répond "ben c'est que vous êtes un peu haut quand même!". Rassurant ! Pourvu qu'Hari ne finisse pas son périple au fond des eaux du lac Titicaca !

Ouf, nous sommes arrivés de l'autre coté et nous dirigeons maintenant vers Copacabana, ville de départ pour l'Isla del Sol.

Dodo sur la plage, sale, hélas, du lac. Visite de la ville le lendemain, et de sa magnifique cathédrale mauresque devant laquelle tous les matins a lieu une cérémonie un peu particulière : la bénédiction des véhicules (voitures, bus autobus, décorées de guirlandes de fleurs sont bénis en guise de protection, un moyen comme un autre d'assurer sa voiture!!!!).

 

Les photos de Copacabana, c'est par là !

 

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Le surlendemain, destination Isla del Sol. Nous prenons un bateau qui nous emmène au bout de deux heures de traversée au Sud de l'île. Une fois débarqués, nous grimpons l'escalier Inca, puis nous attend un sentier qui grimpe qui grimpe, qui grimpe mais à près de 4000 m d'altitude la montée est rude!) pour atteindre le petit village d'Yumani.

Et nous voilà dans un autre monde, bien que cet endroit de l'ile soit le plus touristique ("gringo land, comme l'appelle les gens du coin!), il n'y a aucune voiture; anes, lamas et moutons sont les seuls à provoquer des embouteillages dans les ruelles pavés. L'eau potable, provient d'une source située tout en bas, où les habitants (y compris les hotels) partent chaque jour s'approvisonner, chargés de bidons à dos d'anes ou bien sur leur propre dos, les femmes tissent leur laine tout en marchant !!! Au sommet de la crête nous avons vu des deux cotés, sur les flans cultivés et plus bas sur les eaux bleues saphir du Lac Titicaca. Magnifique.

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Le lac Titicaca, long de plus de 230 km et de 97 km de large c'est la deuxième plus grande étendue d'eau douce d'amérique du Sud. Partagé entre le Pérou et la Bolivie, il est une "terre", si j'ose dire, de légendes incas:

- Son nom vient de l'ancien nom de l'Isla del Sol Titi Khar'ka (rocher du Puma), car selon la légende malgré une interdiction, les hommes de la vallée allèrent dans la montagne, en guise de punition ils furent dévorés par des pumas envoyés par les Dieux, Le dieu du Soleil inconsolable pleura et inonda la vallée créant ainsi le lac et noyant du même coup les pumas qui se transformèrent en pierre, d'où le nom du lac.

- Ce serait là aussi que l'un des dieu vénéré des incas, Viracocha, ainsi que les premiers incas (Manco Capac et Mama Ocllo) apparurent à la demande du Soleil. Cette légende est encore aujourd'hui pour beaucoup de Aymaras et Quechuas l'histoire de La Création.

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Nous trouvons un hotel avec vue sur cette splendeur qui nous entoure. Une fois de plus, apres négociations (n'oublions pas cette partie de l'île est tout de même gringo land et certains l'ont bien compris!), nous tombons d'accord et passerons les deux prochaines nuits ici !

Très agréable balade au sud de l'ile, qui nous offre une très belle vue sur le lac et Copacabana au loin.

Le soir délicieux repas dans un petit resto familial, où à la fin du repas, Robin s'empresse de récupérer les chandelles sur les tables voisines pour que Maman ressouffle les bougies pour la énième fois !! Bon anniversaire Maman chérie ! Trop beau.

Le lendemain départ en expédition pour traverser l'île du nord au sud. Nous redescendons la montée infernale du jour d'arrivée pour prendre une petite embarcation qui nous emmène au nord de l'île, et la balade commence. et là c'est l'enchantement , de toute part le lac, immense, le bleu intense, des cultures sur les pans de la crête, des criques de ci-de là. Un petit air de Méditerranée, à la différence près que nous sommes à 3800m d'altitude!. Magique.

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A l'heure du déjeuner après deux heures de marche, à mi parcours, nous nous arretons sur une petite plage de sable fin, nous pique niquons là, le rêve. On y resterait bien pour faire la sieste, mais oups, dans ce cas, c'est sur on n'en repartira plus. Ici le temps semble s'être arréter. C'est bon.

Au bord de la plage une petite pension tenue par un adorable couple de bolivien, nous discutons un peu, visitons les chambres, demandons le prix (cette fois pas de négociation : 8€ la nuit pour nous 4). C'est bon, c'est décidé, nous resterons plus que prévue sur l'Isla del Sol (Comme d'hab!). Demain nous revenons dormir ici ! Ah que c'est bon cette liberté, que c'est bon de ne pas avoir de planning, de pression du temps. On adore.

Nous finissons la balade toujours dans l'émerveillement, ça grimpe un peu, mais les loulous marchent super bien même sans raler (Bravo Robin ! finalement moins il y a d'oxygène et plus c'est facile pour lui !!!! Etrange) . 2h plus tard nous arrivons à l'hotel, ravis de cette journée. Petit apéro sur la terrasse de notre chambre surplombant le lac. Que du bonheur !

Nous retournons dans notre petit resto familial où nous nous régalons une nouvelle fois, et hop, tout le monde au lit à 8h. Papa s'endort en moins de temps qu'il ne faut pour le dire ! Pour les loulous c'est une autre histoire ! Mais jamais ils sont fatigués ces deux là. ? Nous si.

Le lendemain, on refait les valises (bon d'accord ce n'est pas ça qui va nous prendre du temps, c'est pas les 2 culottes et le tee shirt qu'on avait emmenés qui sont long à ranger. Petit déj, et hop nous voilà repartis à pied vers notre petit coin de trouvaille de la veille. Les loulous marchent toujours aussi bien. 2h plus tard, bienvenue au paradis. Nous passerons deux jours là à regarder la mer (oups pardon le lac, mais ici on a vraiment l'mpression d'être au bord de la mer), à faire des pates de sable, à observer les cochons, les anes, les vaches passer le long du lac, à voir les petits écoliers sortir de l'école et papoter sur la plage avant de rentrer chez eux (et oui ici se trouve la seule école de l'île, ce qui signifie que certains d'entre marchent chaque jour 1h30 pour venir à l'école et 1h30 pour rentrer à la maison !!!!!). Un autre temps ! Les loustics s'offriront eux (pas nous, on n'est pas fous !!!) même le luxe de se baigner dans le lac sacré !!! (on se demande encore comment ils font, car à 3800 m, on ne peut pas dire que l'eau soit chaude !!!!!).

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Ce qui ne gache rien : nos hotes Sol et son mari. sont adorables. Nous faisons aussi la connaissance de leur petit bébé de 5 mois Cielo, qui a des soucis de régurgitations et a toujours le nez pris et donc dort très mal la nuit ! Tiens ça me rappelle quelqu'un. Du coup nous leur filons les quelques bons tuyaux qui avaient marché avec Robin, Seb se lance dans un vrai cours de lavage de nez, de position surélevée pour dormir !!!, Sol est ravie, et nous remercie quinze fois. Espérons que ces nuits soient désormais meilleures.

Puis vient le moment où il faut bien partir, 2h de marche de plus pour arriver au Nord de l'île (Ah, on peut dire qu'on l'aura arpenté cette île) et nous voilà repartis vers Copacabana en bateau.

Je crois qu'on peut dire que j'aurais finalement eu un sacré anniversaire !

C'est sur ces 4 derniers jours magnifiques sur l'Isla del Sol, et après près de 3 mois, que nous quitterons demain cette surprenante et attachante Bolivie pour retrouver le lac Titicaca de l'autre coté, ...............au Pérou.

 

Les photos du lac Titicaca, c'est par là !

 

 

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