drapeau chilien CHILI

chiliEn bref :

Capitale : Santiago

 

 

Superficie : environ 1 fois et demi la France

Population : environ 17 millions d'habitants .

 

bolivianos

 

 

Monnaie : le peso chilien

Langue : Espagnol,

 

Et le drapeau alors ?

Le blanc, évoque les neiges de la fabuleuse cordillère des Andes qui s'étend tout le long du pays sur plus de 4000 km. L'étoile, quand à elle, représente l'unité de la République.

 

Du 9 au 15 Décembre 2009

Du 2 au 5 Janvier 2010

Du 18 au 31 Janvier 2010

Du 26 Février au 3 Mars 2010

Du 19 Avril au 7 Mai 2010

Du 19 au 26 Juillet 2010

Du 29 Mars au 10 Avril 2011.

 

Le début du voyage en Argentine c'est ici

 

Du 9 au 15 Déc - ESCAPADE CHILIENNE.

sanagustins

 

Dur, dur de quitter Elodie, Miguel et Lola après ces 5 jours magnifiques passés ensemble. Mais c'est aussi ça le voyage, savoir apprécier chaque instant, car on sait que cela n'a qu'un temps.

Eux remontent vers le nord, nous nous descendons vers le sud. Mais une chose est sûre, ici ou ailleurs, nous nous reverrons.

 

Pour nous une nouvelle aventure nous attend aujourd'hui, nous allons au Chili. En route, en plein vent nous voyons un petit bonhomme, en train de pousser son vélo. Nous nous arrêtons quelques mêtres plus loin, pour voir s'il n'a pas besoin d'aide.

Et là, c'est l'occasion de tirer un grand coup de chapeau, à tous ces voyageurs, qui parcourent ces routes sud américaines,...................... en vélo. (Daniel, Pierre et Myjo, entrainez vous, il y a de la concurrence par ici !!!). Et dire que l'on se plaint quand la route (quand c'est une route !) est monotone, qu' il y a du vent, ou que la piste est pourrie, mais nous, on a un moteur et un habitacle bien douillet.

Eux, des jambes, un coupe vent, et un sacré moral.

Chapeau bas, messieurs, dames (et oui il y a aussi des dames, qui pédalent).

Pour en revenir à notre petit bonhomme, il est anglais, tout seul, la soixantaine bien passée, une barbe de 10 jours, et poussait son vélo parce qu'à cause du vent, il n'avançait plus, il reculait ! Mais ça c'est pas grave nous a-t-il dit, car la route est bonne aujourd'hui, sur la piste d'avant, j'ai cassé tout le vélo. Il y a des jours meilleurs que d'autres ! (ça vous met dans l'ambiance)

- Et où allez vous, mon bon monsieur?

- Je vais à Ushuaia .

Une paille, Ushuaia est juste à 900 km de là.

Nous lui proposons donc de le rapprocher un poil, car nous on va bifurquer dans quelques kilometres vers le Chili. Non, non ça ira, si vous pouvez juste me donner un petit peu d'eau.

Avec plaisir, pour la peine, on lui offre le concombre, les yaourts aux céréales des loulous et les quelques kiwis qu'il nous reste. Il nous remercie quinze fois, parce que ça fait un moment qu'il n'a pas mangé de verdure comme il dit. Il en embrasse même le concombre. Nous venons apparemment de lui offrir son repas du soir. C'est sûr ce soir, il pensera à nous. Et nous à lui, quand on s'endormira bien au chaud sous notre couette.

Quelques kilometres plus loin, poste frontière argentin à .Cancha carrera, plûtot cool comme passage, Seb rentre dans une maison, qui s'avère être en fait la maison des douaniers, ils sont en train de jouer au ping pong ! Un quart d'heure plus tard, pas de soucis on peut sortir d'Argentine.

Chili, nous voilà.

chiliEncore quelques kilometres plus loin, poste frontière chilien, ambiance plus stricte, paperasse à remplir puis visite du douanier dans Hari, pour inspecter notre frigo. Ici pas le droit de faire passer tout ce qui est laitage, beurre, fruits , légumes, viande. (petite pensée pour notre ami anglais, au moins ce n'aura pas été perdu pour tout le monde). Au final, le douanier nous laisse le peu de trucs qu'il nous reste (un fond de lait, un morceau de beurre, 2 oeufs et un paquet de fromage). On doit avoir une bonne tête !

Echange de quelques euros contre des pesos chiliens et là nous sommes riches !!!!! 100 euros = > 70 000 pesos chiliens ouahhhhhh. Trop de zéros, il va nous falloir un temps pour piger la conversion.

Allez en route, direction Torres del Paine (spéciale dédicace pour Mike!).

Et c'est à ce moment là que Seb a la bonne idée de me passer le volant (je le suspecte d'avoir préalablement demandé au douanier l'état de la route !!), les 70 km suivants sont une piste pas terrible, voire même carrément pénible, dommage parce que le paysage est magnifique. Et oui, ici les beaux endroits se méritent, c'est un moyen, comme un autre, de les protéger de l'afflux de touristes.

Arrivée comme d'habitude tardive, le guardeparque, nous autorise à bivouaquer au bord d'un lac. Ce soir nous avons vue sur les fameuses Torres (les 3 tours qui font la réputation du parc, et dont la photo s'étale dans tous les bouquins de voyage). Profitez en messieurs dames, c'est la dernière fois que vous les verrez. Et oui, doués comme nous sommes, on part de plus en plus à l'aventure, sans avoir potasser le guide avant (gwen , enfin, le guide si tu le lis aprés ça sert plus à grand chose! Ben si de savoir ce qu'on a raté!). A 6h du mat, il pleut, seb se prend un coup de flip :là où nous sommes garés, il y a, si on continue la route un pont, infranchissable pour les gros véhicules comme nous, et derrière nous une bonne montée en terre, que nous avions descendu la veille, si il pleut, on ne pourra plus repartir, nous sommes faits comme des rats. Branle bas de combat, on sort de là, et on avance un peu dans le parc.

tres cuernosErreur stratégique !

La grosse averse tant redoutée s'avère être du pipi de chat, et 40 km plus loin soit deux heures de route après (vu l'état de la piste), on se rend compte que la partie de parc que nous venons de quitter, est en fait la seule d'où on puisse voir les trois tours. (Seb la prochaine fois que tu as une bonne idée à 6h du mat, surtout, tu fais comme moi, tu te la gardes !)

Nous sommes donc, dans un parc magnifique, où les randonneurs du monde entier viennent spécialement pour voir ces 3 fameuses torres, et bien nous, on ne fera donc pas comme tout le monde, notre touche à nous, c'est d'aller à Torres del paine et de ne justement pas voir les Torres (ou si peu). Beaucoup plus original, vous ne trouvez pas ?

Heureusement le parc, recèle de d'autres merveilles : les tres cuernos (les 3 cornes) impressionantes, que nous verrons par contre pour le coup sous toutes les coutures, des lacs d'un bleu turquoise somptueux, le glacier grey,......

torres

Dans ce royaume de la randonnée, nous avons avec nous la championne du monde de la marche : mademoiselle Maëva et le champion du monde des râleurs : Mister Robin , qui est fatigué rien qu'à l'évocation du petite balade matinale, et qui dès qu'il met le nez dehors manque de s'envoler à cause du vent. Nous réussirons quand même, à le trainer à 2 reprises, sur les sentiers de randonnées. Bon c'est sur c'est pas cette fois ci, qu'on pourra faire le fameux W (randonnées de 6 à 7 jours qui va de refuges en refuges, vu la beauté du parc, même moi j'aurais pu me laisser tenter !).

lago grey

 

des photos de Torres del Paine, cliquez ici

 

ça fait quelque jours que Seb me dit qu'il faut qu'on fasse réparer une des suspensions pneumatiques (nouveau bobo de Hari), car il n'a pas trouvé le matériel adequat pour le faire (on a juste le tuyau d'alimentation en air qui est sectionné !). Stresse pas seb, c'est que de l'air ! Et puis des suspensions pneumatiques, ça sert à quoi d'abord ?

J'aurai la réponse, à Torres del paine, quand un soir, où pour une fois nous sommes garés bien à plat, Hari a comme qui dirait une jambe plus courte que l'autre, il penche sérieusement d'un coté. C'est pas bon, ça !

Allez direction Puerto Natales, pour soigner Hari.

reparation hariCe sera chose faite en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Arrivés le samedi soir à 20h, on nous indique un réparateur de camion.

Seb explique rapidement la situation.

Ok pas de soucis je peux vous le faire, je fais le même type de réparation sur les camions pour le liquide de freinage !

Ok, vous pouvez le faire quand ?

Tout de suite si vous voulez, parce que demain ce sont les élections présidentielles et tout est fermé.

Et voilà, notre petit garagiste, qui réouvre son garage spécialement pour nous à 20H30, et qui nous fait un super boulot.

Merci à Mr Ovale, pour sa gentillesse et son efficacité. Hari va beaucoup mieux maintenant.

Après deux jours paisibles avec vue sur la mer et les Andes, nous quittons Puerto Natales ! Nous venons de recevoir un mail : Les Chajekat et Les Vadrouille en Combi, nous attendent à 560 km de là, en Argentine à Rio Grande !

Roule, roule Hari !

quelques photos de puerto Natales, c'est par là !

 

et comme toujours le coin des loulous, par ici!

 

Pour lire la suite, cliquez ici, car nous sommes repassés en ARGENTINE pour un Noël au bout du monde!!

 

Du 2 au 5 Janvier - ADIOS TIERRA DEL FUEGO !

 

Après ces deux semaines passées à la découverte de cette mythique contrèe du bout du monde, nous décidons d'aller voir ailleurs si le temps est meilleur.

N'oublions pas, nous sommes au bout du monde, quitter la Terre de Feu n'est pas de tout repos, c'est même en soit tout une aventure.

En ce premier jour de l'année 2010, en être prévoyant et organisé, que nous sommes !!! entièrement conscients des limites de Hari (et de ses records de lenteur sur la piste), maitrisant les passages de frontières et controle sanitaires qui nous attendent pour quitter cette ile, en n'oubliant pas pour autant la traversée du détroit de Magellan, et en ayant surtout ....................ras le bol de ce mauvais temps !!, en compagnie des Maricola, nous avançons un peu la route et bivouaquons le soir en bord de mer, près du poste frontière !!!! Y'a plus glamour, mais il y a pire aussi !!

L'organisation est en marche. Demain,

- levé 8h (oups, il va falloir faire sonner le reveil ! Seb, tu sais encore comment il marche ?),

- départ pour la famille en balade à 9h (à l'ouverture de la douane),

- suivi d'un départ des Maricola 2h plus tard (mais pourquoi, ils partent deux heures plus tard ceux là, ils n'ont pas de reveil ou quoi ?, non non, ils nous laissent un peu d'avance, et oui je vous l'ai dit, Hari bat des records de lenteur sur les pistes (mais n'est ce pas aussi le pilote qui souhaite préserver sa mécanique), Bill (le camion des maricola) est un sprinter mercedes 4X4, un bolide par rapport à nous.). Nous reviendrons quand même plus tard, sur les capacités de Hari, qui bien que lentnous épate de jour en jour !

- et comme ça tout ce beau monde se retrouve 2 postes frontières plus tard et 120 km de pistes plus loin, pour manger à 14 h, juste avant de prendre le bac.

- au maximum une heure après nous sommes de l'autre coté, et terminons tranquillement la route ensemble jusqu'à notre prochaine étape : le Parque Pali Aike au Chili où nous arriverons bien tranquillement en fin d'apres midi.

 

Et oui c'est beau de rêver (pour une fois qu'on avait prevu quelque chose), mais comme dans toute organisation bien huilée, il y a un grain de sable, qui fait déraillée la machine !

PASSEPORTSPremier grain de sable : 8h55, on se gare devant le poste de douane, embouteillage !!! Et oui en ce 2 janvier au matin, on ne peut pas dire que l'efficacité et la diligence soit les maitres mots coté douanes argentines. Résultat plus de deux heures plus tard, Seb revient d'une humeur execrable !!! (Seb, voit le bon coté, du coup en attendant, j'ai pu faire l'école aux loulous, nous n'avons finalement pas que perdu notre temps!!) Et dire que dans quelques kilometres, il faut passer la douane chilienne !

La frontière chilienne,( paperasse, passeports, importation du véhicule et controle sanitaire ), se passe somme toute sans encombre.

L'un dans l'autre nous avons tout de même 2h30 de retard sur notre planning initial. Bon c'est bon nous retrouverons les Maricola pour le gouter finalement !!!!

Effectivement 4h plus tard (120 km de pistes en 4h, pas mal non, là c'est bibi qui est de bonne humeur pusque c'est bibi qui a conduit), nous les retrouvons (et oui, leur petit bolide vert nous a déposé sur la piste), à l'embarcadère du bac pour le passage du détroit de Magellan.

Et là deuxième grain de sable : il y a quelques 2 ou 3 km de queue de camions, et voitures pour prendre le bac !!! On hésite quelques secondes à se poser là pour dormir, mais quitte à avoir une journée pourrie, autant se la pourrir jusqu'au bout et demain ça ira mieux.

Plus on se rapproche du fameux bac, plus on comprend pourquoi il y a cette satanée queue, le vent est tellement violent que les 2bacs qui font les rotations pour le passage du détroit, avancent en crabe et suivent un itinéraire pas possible (le zig zag, plutot que la ligne droite) pour atteindre l'autre rive qui se trouve à quelques kilometres de là. Ils manqueraient plus que l'on coule avec le bac, et ce serait une bonne entrée en matière pour 2010.

Nous réussirons finalement à embarquer aux environs de 20h soit 3 h après notre arrivée, 5h de retard sur notre planning !!! les plannings s'est fait pour être modifiés , adaptés, réorganisés, non ? on n'est pas mauvais alors).

A près un petit déj, non loin du poste frontière argentin ce matin, ce sera repas à la sortie du bac, non loin de l'embarcadère ; Ouahhh 2010 commence sous le signe du glamour !!!!!!

Conseil de guerre avec les Maricola, on dort là ? où on en termine avec 2h de route supplémentaire pour arriver au Parc ! Décision, Action. On couche les loulous ! et on se termine la route ou plutot pour changer un petit bout de route et de la piste !!!

Arrivée au final vers 23 h le soir, un petit peu à "taton", pour trouver où se poser pour dormir, crevés mais pas mécontents d'en avoir fini avec cette journée longue, longue, longue (14 h pour quitter la Terre de Feu et arriver au Parque Pali Aike, soit 250 km !! pas mal, peut mieux faire!)

 

PALI AIKE

 

Heureusement les jours qui suivent ne sont que bons moments de détente passés avec les Maricola.

PALI AIKE

 

Le parc très peu fréquenté est un havre de tranquilité (nous avons des guanacos et des choiques (sortes de petites autruches) pour voisins), contrairement à ce que son nom pourrait présagé : Pali Aike signifie pays du diable en langue telueche. Pays du diable parce que ancienne zone volcanique, parsemée de cratères, de champs de roche de lave, de grottes et de steppes arides. Pays du Diable peut être mais petit paradis pour nous, pour profiter de quelques jours supplémentaires passées ensemble.

Timoté et Maëva sont inséparables, seul Robin vient perturber leur tendre complicité (et oui il est un peu jaloux le Monsieur).

Le 5 Janvier, au revoir et à bientôt les amis, nous reprenons la route , pour les Maricola vers le Chili, pour nous vers l'Argentine où de nouvelles avnetures nous attendent sur la mythique Ruta 40..

 

les photos de Pali Aike c'est ici

 

Pour lire la suite, cliquez ici, car nous sommes repassés en ARGENTINE pour prendre la mythique Ruta 40 après de petites retrouvailles!!

 

 

18 Jan - RECORD BATTU !

ça y est c'est fait, nous venons de pulvériser, que dis-je, de litteralement atomiser notre propre record. C'est incroyable (comme dirait Nelson !). Mais notre record de quoi au fait ?...........................

160 km en 8h30 (10h si on inclut le déjeuner et le passage de frontière) pas mal, non ? Record de lenteur battu !

Mais qu'est ce que vous avez fait ? Vous avez roulé en marche arrière ? Vous tractiez une caravane ? Vous avez été bloqué derrière un troupeau de moutons pendant 100 bornes ?

Pas du tout, nous avons juste pris une petite piste (vous savez, ce qu'on pensait être un raccourci!) , dont les habitants du coin, nous avait dit qu'elle était mas o menos (plus ou moins, pour les nuls en espagnols) dans le même état que celle pour arriver jusqu'ici (donc? puisqu'on était arrivé jusque là et qu'on en redemandait, et bien on allait passer sans problème avec Hari).

En fait c'était plûtot menos, que mas ! Mais ça on ne le sait qu'une fois qu'on est passé !

Bon, alors vous regrettez d'être passé par là ?

NON ! (le voyage ça rend fou !)

Non, nous ne regrettons pas. Nous venons de faire la route la plus magnifique que nous ayons faîte depuis le début du voyage, certes pas la plus facile, mais la plus belle c'est sûr.

Et l'avantage de rouler à cette vitesse, c'est que l'on a le temps d'admirer, de savourer, de déguster !

PASO ROBBALOS

Coté argentin, la piste qui mène, du village de lago Posadas à la frontière, traverse des paysages arides, certes mais parsemés de salines, de vallons, de rochers de couleurs ocres, de lacs et de vigognes, les quelques estancias que nous croisons, sont autant d'oasis, dans ce désert, avec en point de mire les Andes. De l'autre coté du Paso Roballos, c'est le Chili, Magnifique. Du vert, du jaune, du rouge, feu d'artifice de couleurs. Les Andes, avant d'être un barrière politique, sont un barrière climatique. Coté argentin, il y a le vent, coté Chilien c'est la pluie, d'où une végétation complétement différente d'un coté et de l'autre.

Les postes frontières argentins et chiliens distants d'une dizaine de kilomêtres sont perdus au milieu de nulle part. Il ne voient d'ailleurs pas passer grand monde par ici. La plupart des voyageurs passent au Chili quelques kilometres plus au nord par Chili Chico.,Du coup, à notre arrivée, les 4 douaniers (en fait il y en a un, et les 3 autres sont en formation ! et vous croyiez vraiment que c'est en voyant une voiture par jour, qu'ils vont se former ? c'est une punition, ou quoi ?), paraissent assez surpris de nous voir arriver là.

passo roballos- Mais d'où venez vous ?

- Ben du Lago Pasodas.

- Mais par la piste ?

- Ben oui. (Non, non, nous avons pas été helitreuillés jusque là, ni déposé par de petits hommes verts)

- ça du être un peu long?

- un peu, mais c'était beau.

Et oui les douaniers n'en croient pas leur yeux, déjà la veille ils n'ont vu qu'une seule voiture, aujourd'hui nous sommes les premiers à passer par là , et en général ce sont des land rover ou des gros pick up mais pas des casa rodante (maisons roulantes, en espagnol) !

Le passage chilien se fait sans soucis aussi.

Comme dit précédemment changement décor, tout ici est plus vert car plus arrosé. Nous terminerons cette longue journée, par la traversée de la vallée Chacabuco, qui est le "Serengeti du cone sud", nous ne sommes pas encore aller au Serengeti (un jour viendra!), mais la Vallée Chacabuco est splendide, c'est d'ailleurs un futur parc national ! Et nous ferons nos premiers tours de roues sur la fameuse Carretera Austral pour rejoindre Cochrane.

 

Les photos du Paso Roballos, c'est par ici!

 

Du 18 au 29 Jan - AU RYTHME DE LA CARRETERA AUSTRAL

 

CARRETERA

 

- Et c'est quoi le rythme de la Carretera ?

- Lent !

- Ok, c'est un rythme que nous maîtrisons, finalement !

 

La Carretera Austral est une "route" *,construite sous la régime du dictateur Pinochet, dans les années 80 (il aura fallu 20 tout de même) pour désenclaver la région de Puerto Mont à Villa O Higgins , 1240 km tout de même (certaines portions nécéssitent quand même des traversées en bateau au milieu des fjords et des glaciers).

* - par route , nous entendrons ici, toute portion de terre, de graviers ou de pierres permettant plus ou moins bien, le passage d'un véhicule -

C'est donc tout tranquillement que nous arrivons sur la Carretera (vous suivez ? après le passage du paso Robbalos et de la Valle Chacabuco soit 10h de pistes dans les roues), c'est sur pour être dans le rythme, nous sommes dans le rythme.

PATAGONIA SIN REPRESAS

Dans ces paysages splendides et isolés, nous sommes étonnés de voir des affiches (du style affiche publicitaire, c'est pas tres commun par ici) "Patagonia Chilena Sin Represas" (Patagonie chilienne sans barrages). Cette région bien dotée en eau et en puissantes rivières est en effet menacée par la construction de barrages hydroelectriques (modifiant considérablement la géographie et raillant littérallement de la carte, en les engloutissant dans les eaux, certaines de ces contrées magnifiques) et de la construction de la plus longue ligne à haute tension du monde (plus de 2400 km de pylones à haute tension, pour acheminer l'électricité vers les citadins de Santiago et les régions minières).

C'est clair, "La planète est en danger" prend ici tout son sens et nous espérons bien que nous même et nos loulous, garderont dans un coin de nos têtes la splendeur de ce que nous avons, aujourd'hui, la chance d'admirer, quand nous reviendrons dans une maison où l'eau et l'électricité nous paraissent inépuisables.

 

carretera australArrivée à Cochrane, village paisible, comme le sont les quelques uns qui longent la Carretera. Le temps semble passer, autrement par ici.

Dodo, tranquille un peu à l'écart de la ville.

Le lendemain ravitaillement, au supermarché du village qui sur une surface de 200 m² environ, vend des vélos, des pneus, du matériel de bricolage, du matériel pour tracteur voire engins de chantier, des vétements, de la vaisselle, tout ce qui peut se trouver dans un quincaillerie et ce qu'on pourrait aussi chercher dans une droguerie et accéssoirement ...................un petit peu d'alimentation. Fruits et légumes, ne sont pas monnaie courante par ici, il faut dire que l'approvisionnemnt n'est pas des plus facile. Tant pis, nous mangerons des pates ! (quand je vous dis qu'on va finir par en dégouter les loulous!).

De retour des courses, nous nous faisons accoster par des français (oui, il n'y a pas non plus masse de voyageurs par ici, alors un camping car étranger, garés sur la place du village, ça se remarque un petit peu). Nous même, nous voici, tout surpris. Les français en question, c'est tout d'abord Mat, Muriel et Will sac sur le dos, qui s'apprêtent à aller faire du stop à la sortie de la ville (Bon courage, les gars on ne peut pas dire qu'il y ait foule par ici) et Sara (petite pensée pour notre petite Sara à nous (et oui celle-ci aussi, c'est sans le h), qui arrive presqu'à la fin de son voyage avec son mari............................. Alaska - Ushuaia en........................................ vélo. Ouahhh, chapeau bas, une fois encore je m'incline devant ces exploits certes physiques mais surtout humain.

Eh Seb, surtout si un jour, je me reveille un matin en voulant faire le tour de je ne sais quoi en vélo, surtout............ dit moi, NON ! Pour une fois !

Bref, après séance papotage, déjeuner, aire de jeu pour les loulous où Mister Robin réussira à s'arracher un morceau d'ongle de l'orteil (Aie, ça fait mal, mais il est costaud notre loulou). Nous attaquons enfin cette fameuse Carretera.

Dès la sortie de la ville, qui ne voit-on pas sur le bord de la route ? Nos 3 auto-stoppeurs croisés 3 h plus tot (quand je vous disais qu'il n'y avait pas grand monde par ici).

auto stopAllez, HARI reprend sa carrière de Taxi Brousse, débutée sur la Ruta 40 et embarque à son bord Matthieu, Muriel et William. Il était de toute manière impossible pour nous de laisser, non seulement un compatriote mais qui plus est un ....................gersois dans la panade (et ici, énorme pensée pour Sandrine et Sophie, Viva le Gers, vous auriez adoré).

Les loulous sont aux anges, c'est non plus, une nounou (bien que la nounou en chef sur ce coup là, fut Muriel!), mais 3 qu'ils ont pour faire la route en cette fin d'après midi. Le top. Un début de Carretera mémorable pour nos loustics.

Pour nous les premiers KMs sur la Carretera de Cochrane à Puerto Bertrand sont somptueux, le long du Rio Baker (fleuve le plus puissant du Chili), d'une couleur bleu hallucinante, que nous admirons entre deux bavardages avec Mat le gersois et Will le grenoblois.

Nos nounous du jour trouvent une petite chambre à Puerto Bertrand, et nous un bivouac , pas très loin. C'est donc tous ensemble que nous passerons la soirée, dans Notre jardin, au bord du Rio Baker. Seb sort le pastis, et William, ce qui lui reste de génépy !!!!!!.

Les probabilités de rencontrer un gersois, au fin fond (et puis, bien au fond, pour le coup), de la Patagonie Chilienne, etaient bien minces mais un gersois en possession de Génépy (enfin merci à Will, le grenoblois sur le coup), là nous frolions le zéro.

Et bien, c'est fait, pour notre plus grand plaisir (Seb, va jouer au loto ! c'est notre jour de chance!). Nous passerons une excellente soirée et souhaitons bonne route à nos compagnons du jour.

Le voyage c'est aussi ça, des rencontres improblables, des soirées imprévues et improvisées, des moments partagés avec de parfaits inconnus quelques heures plus tôt, inconnu avec qui nous avons plein de choses à nous raconter finalement, ne serait ce que simplement parler de l'endroit où nous sommes ! Bref des échanges, du partage, du bonheur.

LAGO GENERAL

Le lendemain, nos amis d'hier, trouvent une voiture pour Chile Chico. Nous, nous poursuivons notre route. Nous longeons le Lago Général, plus vaste lac d'Amérique du Sud, après le lac Titicaca, décor superbe, du bleu, du bleu, un peu de vert et quelques touches de blanc sur les pics enneigés.

 

Arrivés à Puerto Tranquilo, (ah c'est sûr pour être tranquilo, c'est tranquilo). Il fait beau, nous décidons de nous attarder par ici.

Déjeuner dans la casa de comidas (c'est en fait une dame qui fait à manger dans sa cuisine et vous fait manger dans son salon, donc, avec ici, en bruit de fond, la télé avec au programme, "les feux de l'amour local", typique) , nous mangerons les meilleurs empanadas de tous les temps.

tendance

 

Après midi, tranquille au bord du lac, où les loulous parfont leur technique cycliste.

De toute manière, c'est sûr. Si c'est pas moi qui fait le tour de quelque part en vélo, ce sera Maëva. Depuis que nous avons eu quelques autostoppeurs, avec nous. Le port du sac à dos, avec sac de couchage devient très tendance dans Hari.

Les loulous, ne jouent plus à la maitresse ou au docteur, ils jouent qu'ils sont en voyage, qu'ils sont soit en vélo ou en moto, soit en stop et qu'ils espèrent bien trouver un endroit plat et abrité du vent pour monter la tente le soir.

A la question, qu'est ce que tu veux faire plus tard ? Si Maëva nous répond auto-stoppeur, il ne faudra pas s'étonner !!!!

 

 

 

chapelle de marbreLe lendemain, nous ferons une petite balade, en compagnie d'un couple de chiliens, sur le lac pour aller voir une des curiosités géologiques du coin : la chapelle de Marbre. Le vent et l'eau ont fait leur oeuvre. Trés beau.

Par contre, on ne nous avez pas dit que nous avions pris en option, la formule Aquasplash. Au retour, ayant le vent de face (vent patagonien, rappelez vous!), nous nous sommes fait litteralement rincés. Comme dit Seb, je ne savais pas que sur un lac il pouvait y avoir des creux de 2 metres !! En Patagonie, si ! Robin, nous la rejoue limite mal de mer comme à Valdes, mais tient le choc, Maëva est morte de rire. Au retour, trempés jusqu'au os, nous serons obligés de tous nous changer dans Hari , l'avantage, c'est qu'on a économisé de l'eau pour la douche !!

Nous reprenons notre lente remontée, dans l'aprés midi. Arrêt le soir à Cerro Castillo. Décidemment, elle nous plait tellement cette carretera qu'on s'arrête à tous les bleds. Quand je vous disais qu'on a pris le rythme.

CERRO CASTILLOAprès un dodo paisible, avec vue sur le Cerro castillo (montagne du coin), petite balade pour aller voir une grotte où se trouvent des peintures rupestres (un guanaco et son petit ainsi que de nombreuses empreintes de mains). Les loulous se montrent tres curieux sur la présence de ces peintures par ici, et découvrent petit à petit que les indiens ont bien existé ( c'est pas seulement dans les dessins animés) et vivaient par ici.

Nous poursuivons notre route, nous retrouvons un petit bout d'asphalte, ouahh quel calme, dans Hari, plus de grincement , plus de vacarme, plus de tanguage, on s'entend parler, on dépasse le 25 km/h, ouahhhh, c'est sûr c'est plus confortable. Mais il n'y a pas à dire, l'asphalte enlève tout de même une partie de son charme et de sa beauté à cette route mythique.(Seb ne partage pas entièrement cet avis ! Ah bon !)

Nous arrivons à Coyhaique la prochaine ville (euhhh, la seule en fait, telle qu'on l'entend par chez nous) sur les 1200 km de cette Carretera, où nous attend un planning chargé pour le week end:

- trouver une connection internet digne de ce nom pour mettre à jour le site et répondre à nos mails (on pense à vous) (si possible du wifi non sécurisé, pour pouvoir le faire dans Hari, quand les loulous dorment, exigeants avec ça!)

- trouver un garage pour faire faire le parallélisme de Hari (un de nos pneu montre une usure singulière)

- faire une laverie.

- trouver un réparateur de vélo pour les vélos des loulous. (acheter des vélos d'occasion, a ses inconvénients :ça tient pas longtemps)

- faire un ravitaillement de viande, laitages et fruits et legumes (bref tout ce que nous n'avons quasiment pas mangé depuis près d'une semaine)

 

et oui chacun son stress !

 

Bilan de la journée. Top efficacité. Mission remplie à 100%. Hari marche à nouveau droit (le parrallelisme a révélé qu'il marchait quelque peu en canard ces derniers temps, mais maintenant tout est rentré dans l'ordre), et Robin a un nouveau vélo ( le réparateur de vélo a jugé préférable de lui en fabriquer un neuf avec trois vélos usagés que de remettre en état le sien ! échange standard et l'affaire est dans le sac), le linge sent le propre, le frigo est plein, et cette nuit la France aura de nos nouvelles et nous des siennes. Beau travail, les gars !

 

Le lendemain nous continuons notre remontée de la Carretera, avec un petit détour vers Puerto Cisnes, petit village de pecheurs à 35 km à l'écart de la Carretera, niché dans un fjord (déjà les bourgs croisés jusque là, vu l'état de la piste et les distances peuvent être largement considérés comme isolés, alors imaginez celui-ci, mais c'est justement cela qui nous attire).

 

Le coin est magnifique, la piste est pourrie, le village paisible, il fait beau, les loulous sont en moins de temps qu'il ne faut pour le dire en maillots de bain en train de barboter dans les eaux du ....................Pacifique !

Et oui, tout est sans cesse différent de tout ce qu'on peut imaginer, par ici : Le pacifique nous offre des eaux calmes et limpides alors que quelques jours auparavant nous avions des vagues et des creux de 2 m au bord d'un lac !

Tout est normal, nous sommes en Patagonie ! Un autre monde quoi ! Depuis près de 4 mois que nous la parcourons, on commence à s'habituer : surtout ne rien présager d'avance .

Cette région est unique au monde, belle entre toute, surprenante, reculée, dure, imprévisible, sauvage, extreme, contrastée, en un mot magique.

PUERTO CISNES

Après une nuit passée en bord de plage, bercée par les vaguelettes du Pacifique, et avec vue sur Puerto Cisnes, nous sommes prets à y attaquer la journée suivante, à ne rien faire sauf profiter du lieu. Hélas en début d'après midi, la pluie vient jouer les troubles fêtes, et nous décidons donc de reprendre un petit bout de route. Oups pardon de piste !

queulat

Nous entrons dans le Parc National Queulat. Et une fois de plus Surprise. Nous passons dans la même journée, des fjords Norvégiens à la forêt tropicale. En quelques kilomêtres, le décor change, couleur verte et végétation luxuriante prédominent, pluie et brumes sont aussi de la partie (mais ça fait partie du paysage), seule la température ne bouge pas : 10°. Autre surprise, Robin devant tant de nouveauté, reste subjugué et en oublie une petite envie. C'est donc au tout dernier moment que le petit bonhomme, dit de sa petite voix "fluette" :

- "Papa j'ai envie de faire Pipi"

- attends mon chéri, je ne peux pas m'arrêter (la Carretera à cet endroit là est à peine plus large qu'Hari, et pleine de courbes et virages), si c'est pressé va aux toilettes.

- non, je veux que tu t'arretes, sinon je vais en mettre partout (essayer donc de faire pipi debout, dans un bateau qui tangue, avec un vermicelle de contrebande et une cuvette qui vous arrive au bassin ! notre Robinou, reste humble sur ses capacités)

- attends un petit peu Robin, des que je peux je m'arrete.

- AAAAHHHHHHH, (cris, pleurs à l'arrière de Hari) ! ça coule !

Et voilà, Robin vient de faire Pipi par terre sur le beau plancher tout propre de Hari. De l'eau dehors, de l'eau dedans ! Une première ! La Carretera, c'est vraiment inoubliable !

 

VENTISQUERO COLGANTEAprès cet intermède imprévu, arrivée assez tardive au parc où nous dormirons avec vue sur notre ami du lendemain, le Ventisquero Colgante.

Aujourd'hui au programme du jour : le glacier suspendu. Les loulous le guettent depuis les fenêtres de "leurs chambres", donc aujourd'hui nous irons le voir de plus pret. Pour ça un petite balade nous attend (2h30 de montée, 1H30 de descente !), au milieu de cette "forêt tropicale" sur un chemin revetu à 90% de cacabouillasse au grand bonheur de nos chérubins. A notre arrivée, en haut les loulous ont droit à des applaudissements, des sourires et des félicitations des quelques touristes chiliens qui nous ont doublé pendant l'ascension et qui n'en reviennent pas que deux petits loustics pareils, marchent aussi bien. (même Robin devient le pro de la balade, la Patagonie est décidemment magique!). Nous sommes de suite récompensés aussi par la vue : le glacier suspendu et ses 6 ou 7 cascades. Bien sur il reste moins impressionnant que le Périto Moréno, mais il a des points communs, même couleur bleutée, même grondement quand un bloc se détache.

Pique nique puis redescente dans la bonne humeur.

Le soir nous rencontrons les Chajekat et un couple de voyageurs suisses qui nous invitent à finir la soirée avec eux.

Nous partirons le lendemain, vers notre nouvelle destination Palena, bled perdu , à la frontière chilienne, où ce week end a lieu ................ un rodéo, en compagnie des Chajekat, qui décident de nous suivre.

Et nous emportons avec nous, de nouveaux autostoppeurs, ...................................................................les POUX.

Et oui, les poux sont parmi nous, sur la tête de Maëva. Génial ! Ceux là, on s'en serait bien passé !!! Apparemment seule notre schtroumfettes en a. c'est déjà ça. Un petit traitement (j'avais prévu le coup dans la trousse à pharmacie, bravo gwen) et ça s'en va ! (hyper efficace le traitement, je vous le conseille, PARANIX, avec PARANIX, aucun poux ne résiste !! et c'est vrai)

Par contre, hyper pratique de laver les draps, housse de coussin, habits, quand il pleut et qu'on n'a pas de machine à laver !!! On verra ça plus tard.

Malgré la brume et la pluie qui ne nous lache plus, arrêt en route pour bivouaquer au Lago Rooselot et à Puerto Ramirez (et oui toujours notre bon petit rythme tranquilou). Puis nous bifurquons vers la Palena.

ça y est, nous quittons la Carretera, plus de 10 jours sur cette piste de terre, ou de graviers, parfois de pierre et tres peu souvent d'asphalte, à longer les fjords, les montagnes au pics enneigés, les lacs d'un bleu irréel, à traverser "une forêt tropicale", à s'attarder dans ces villages isolés, ........................... Une Aventure dans l'Aventure.

 

Plus de photos de la Carretera Austral, c'est par là !

 

Du 29 Jan - 1 Fev - EN SELLE

Ce week end grand Rodéo, à la Palena. Nous sommes là.

Arrivés le vendredi soir, dans ce petit village paumé, nous sommes accueillis comme des rois. Nous demandons quelques informations à l'office du tourisme. Et là festival,

- pour dormir, pas de soucis, vous pouvez dormir sur la place du village, comme ça vous aurez le Wifi, la douche chaude (et une Vrai douche chaude, c'est un vrai bonheur) et les toilettes (dans l'office du tourisme).

- pour manger, pas de soucis, il y a une petite dame qui prépare des empanadas succulents (après commande, elle viendra même nous les livrer dans Hari)

- pour le linge, pas de soucis, il n'y a pas de lavanderia par ici, mais je vous appelle quelqu'un qui pourra vous le faire (encore une fois, livraison à domicile, la dame viendra chercher et ramener le linge dans Hari le lendemain!)

- pour le rodéo, pas de soucis, vous pouvez y aller à pied (on a vue sur l'arène), et voici le programme du week-end. (propgramme qui ne nous servira à rien, car ici, on fait un peu comme on le sent, début 9h30, au bien non, si on commençait plutot à 11h, musiques folkloriques à midi, oh bien non ce sera plûtot pour ce soir, ........................, bref nous aurons du mal à avoir des infos fiables sur le déroulement des opérations mais c'est pas grave ça fait partie de l'ambiance).

- pour du spectacle, pas de soucis, non plus, les pompiers vont faire un exercice dans quelques minutes, vous pouvez y assister. (ouais ok, mais j'espère qu'il ne vont pas mettre le feu à Hari). Nous assisterons effectivement à l'exercice en question , et là, une vocation est née : Robin, qu'est ce tu voudras faire plus tard ? Pompier ! Notre loulou est un peu terrorisé par les flammes mais subjugué, impressioné, fasciné par ces héros en uniforme, en plus avec un casque, ouahhh, qui arrivent à éteindre le feu.

Voilà maintenant on sait, l'avenir de nos enfants est tracé !!!!!!! Robin sera pompier, Maêva autostoppeuse (cf plus haut) !

 

Nous passerons donc les deux jours suivants sur la place de ce tranquille village comme ci c'était notre jardin.

 

Bref, c'est immersion totale dans la culture chilienne et son sport national le Rodéo.

Pour nous, (pauvres petits ignorants), le rodéo, c'était des cow-boys qui montaient sur un taureau, et qui se chronométrait à celui qui parviendrait à y rester le plus longtemps, ou c'était toujours des cow-boys qui faisaient virevolter leur lasso pour attraper des vaches (c'est vrai , mais beaucoup plus au nord, aus USA). Ici, tout ceci, c'est une demi heure à la fin, pour amuser la galerie.

Le Rodéo, ici, ce sont des huasos (gauchos chiliens), fiers et dignes sur leur chevaux, qui par équipe de deux, doivent maitriser une vachette courant à vive allure dans l'arène, et la raccompagner tranquillement vers la sortie. Lui montrer qui est le chef, quoi !

C'est une véritable compétition, avec des phases qualificatives le samedi matin, apres midi et dimanche matin, et le grand tournoi le dimanche apres midi.

C'est une compétition, avec ses règles et son protocole. C'est une compétition avec ses champions. Et c'est une ambiance bonne enfant, avec tout de même, coup de sifflet pour le juge quand le public n'est pas d'accord avec son attribution de points (on est latin, ou on ne l'est pas!), et chauvinisme exarcerbé, quand ce sont les gauchos du coin qui concourrent. Nous ce qui nous impressionnera le plus, c'est la maîtrise et le dressage du cheval. Huaso et cheval ne font qu'un.

Un beau spectacle.

Plus de photos du rodéo de Palena, par ici !

RODEORODEORODEO

Allez, maintenant qu'on s'est bien reposé, dans ces arenes, en route pour de noiuvelles aventures ..............................en Argentine!

 

Et comme toujours le coin des loustics !

Et comme si vous étiez "Maëva notre petite reportrice en direct du ventisquero Colgante"

 

Pour lire la suite, cliquez ici, car nous sommes repassés an Argentine dans la région des lacs !

 

le 26 Fév - CORDILLERE, PASO PEHUENCHE, 2500 m, 3H34 - LA TERRE TREMBLE

Nous sommes au paso Pehuenche, bivouac de rêve, au mileiu de la cordillère des Andes, à 2500 m d'altitude, vue sur un lac bleue turquoise, au milieu de nulle part au pied de montagnes aux mille couleurs.

lago maule

 

Les photos de cette route superbe et de ce bivouac magnifique du 26 février c'est ici

 

Au beau milieu de la nuit vers 3h30 , ça bouge. Nous sommes réveillés d'un coup. Mais qu'est ce qui fait trembler Hari comme ça ?

On attend un peu. C'est pas les enfants qui bougent. C'est pas le vent (ça fait au moins 150 000 fois que le vent nous ballote, et ça fait pas comme ça). Mais qu'est ce que c'est alors ?

Seb descend de la capucine, ouvre une fenêtre, rien, enfin si du bruit. Il ouvre la porte, pas plus. Il decide alors d'aller voir ce qu'il passe dehors . Moi , du haut de ma suite parentale, située au premier étage d'Hari, je continue à sentir Hari se balancer. Quelques secondes plus tard, qui m'ont paru une éternité, Seb revient, un brin affolé (Seb qui s'affole, c'est pas tous les jours, donc je le prends au sérieux),

- Gwen, habille toi, ça tremble et la montagne en face fait un bruit pas possible.

Je l'avoue je comprends pas tout. mais je m'habille et sors le rejoindre. Entre temps, ça ne tremble plus. Par contre c'est vrai un bruit de folie, et comme c'est pleine lune dehors, on voit clairement dans ce vacarme inquiétant de la fumée, ou bien est ce des énormes nuages de poussière qui s' échappent de la montagne.

- Bon alors c'est quoi ?

- Je sais pas, un glissement de terrain, un tremblement de terre, ou un volcan !

- Un volcan, c'est pas possible, s'il y avait un risque, ils ne nous auraient pas laissé passé par le Paso. Bon alors c'est un glissemnt de terrain qui fait vibrer le sol ou c'est un tremblement de terre qui fait glisser le terrain ?

Et nous on est là seul face au truc, et on attend que ça passe.

Il n'y a plus de tremblement depuis un moment, et petit à petit plus de fumée non plus.

Et on fait quoi maintenant ?

Pour le moment rien, trop dangereux de bouger en pleine nuit (la piste que nous devons emprunter est à flanc de falaise). On se tient prêt, c'est tout. Si tu veux, va te recoucher, et je te reveille des qu'il fait jour et ...................................on se casse !

J'essaierai, en vain de me rendormir. Seb, lui n'essaye même pas, il surveille la montagne.

Heureusemnt les loulous, eux comme à leur habitude dorment comme des bien heureux. Une vraie chance.

Voilà, nous ne savons pas bien à quoi nous venons d'assister, mais en tous les cas nous étions aux premières loges ! Et pour le coup on s'est senti bien Seuls au monde. (il est 5h11 du matin (et oui on ne dort toujours pas, alors pour faire passer l'attente, je tape ces quelques lignes).

 

Nous apprendrons le lendemain, qu'hélas nous n'avons pas rêvé, nous venons de vivre, un terrible tremblement de Terre (8,5 sur l'échelle de Richter), qui a fait des ravages à une centaine de km de là. Notre frayeur de la nuit n'est absolument rien à coté de ce que viennent de vivre les habitants de Talca, Constitution, Pelluhue, Cauquenes, Conception, Pichelemu, Dichato, Cobquecura, Talcahuano......

 

Le matin, tout est redevenu calme. La montagne que nous avons scrutée toute la nuit est toujours là. Quelques cailloux ont dévalé la pente, mais rien d'extraordinaire. Nous déjeunons, un peu soucieux tout de même. On essaye de pas trop montrer notre inquiétude au loulous.

On a décidé d'attendre pour partir, on aimerait bien voir passer une voiture pour être surs, que la piste n'est pas coupée à un endroit ou à un autre. Car vu la largeur de celle-ci, il sera impossible de faire demi-tour.

Un demi-heure après, une voiture de carabineros arrivent au loin. Seb les attend sur le bord de la piste, pour avoir des infos.

Il y a bien eu un tremblement de terre cette nuit.

Les carabineros vont jusqu'à la frontière argentine pour évaluer la situation dans ce secteur. Nous pouvons avancer jusqu'au prochain poste de carbineros. Ensuite la route est coupée, il va falloir attendre qu'elle soit dégagée.


Pour le moment nous ne sommes plus très inquiets (peut être, betement le fait qu'il fasse jour et de fait de savoir, que nous ne sommes plus seuls). Au poste frontière chilien, ils n'ont pas encore beaucoup d'infos, juste que la route est coupée, et qu'il faut attendre.


A midi, quand la route est enfin dégagée, un carabineros nous informe de la situation. Le tremblement de terre est de 8,5 sur l'échelle de Richter à Talca, à 100 km de là, point de passage obligé pour remonter à Santiago. Beaucoup de routes coupées, de ponts écroulés, …... ça va être compliqué de passer.

Renseigner vous à chaque poste de Carabineros si vous pouvez continuer, roulez doucement, soyez prudents.

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Sur la route, la montagne est tombée par ci par là. Au fur et à mesure qu'on avance, on prend conscience de l'ampleur de la situation. Un petit peu normal qu'on ait flippé cette nuit. Plus on avance, de postes de police en postes de police et plus les nouvelles sont mauvaises.

 

On prend conscience aussi, que du coup, la nouvelle doit être connue en France et que notre famille doit s'inquiéter. Priorité N°1, les prévenir que tout va bien.

Impossible. Pas d'électricité, pas d'internet, pas de réseau téléphonique.

Inquiétude supplémentaire.

Arrivée à San clémente. La ville, pourtant qu'à quelques kilomêtres de Talca, a été relativement épargnée .

Les carabineros, nous conseille de rester là, devant le comissariat, pour la nuit. Ils nous surveillent et nous informeront demain de l'état de la route.

L'essence est déjà rationnée, on ne trouve plus d'eau nulle part. On part faire quelque courses au supermarché. Il est dans l'obscurité (plus d'électricité) et bondé. On déambule dans les rues de la ville entre le centre ville et le commissariat. Sur les trottoirs, des petits tas de tuiles, des morceaux de murs parfois, des zones sécurisées.

Devant le commissariat les chiliens font la queue pour essayer de téléphoner pour avoir des nouvelles. Nous sommes à quelques kms d'une des villes les plus touchées.

Inquiétude, certains raccrochent en larmes. Mauvaise nouvelle.

C'est horrible, on se sent impuissants, inutiles, …...........touristes.

 

Les loulous, eux, ont trouvé un copain : le comissaire du poste de police. Ils lui grimpent au pantalon, lui sautent dans les bras, lui tapent dans les mains. Nos loulous vont très bien, on leur a expliqué ce qui vebait de se passer sans trop les inquiéter apparemment. C'est une inquiétude de moins.

 

Nouvelle nuit quasi blanche pour moi (heureusement pour les loulous et seb, c'est gros dodo), entre les allers retours des voitures de police et pompiers dans la rue, et le film qui repasse dans la tête. Contre coup, je réalise la chance que nous avons, notre petite étoile est avec nous, je repense aussi à ces chiliens que nous avions croisé la veille au poste frontière et avec qui j'avais papoté pendant que Seb faisaient les formalités. Ils habitent à Talca. Comment vont-ils ? Je ne le saurais jamais. Je pense aussi à tous ces gens pas très loin qui vivent l'horreur.


Le lendemain matin, au réveil, petite réplique du tremblement de terre, quelques secondes, on attend que ça passe. Rien de grave ici.


Nous arrivons enfin à joindre la France depuis le commissariat. Soulagement de part et d'autres. Qu'est ce que ça fait du bien, dans ces moments là, d'entendre ceux que l'on aime.

Les carabineros nous previennent pour rallier Santiago, au moins 10h de route. On hésite. On ne sait pas trop à quoi s'attendre.

On part acheter le journal. 1/2 de file d'attente. Tout le monde a besoin de savoir.

Après avoir lu les infos, finalement nous prenons la route. Les files d'attente aux stations services sont énormes, devant les supermarchés aussi. Mais tout se passe dans le calme. En route, la seule aide immédiate, très modeste, que nous avons trouvé, sera d'embarquer des chiliens dans Hari pour leur avancer un peu la route. Ils vont à Talca, pour aider. L'un d'eux, nous dit que ce qui vient d'arriver est terrible et que tous les chiliens ont mal dans leur coeur.

On les dépose à l'entrée de Talca.

seisme

De là, on prend l'autoroute vers Santiago (nous n'aurons pas à passer par les zones les plus touchées). Finalement pour nous, la route se passera sans soucis. Certes l'autoroute a souffert par endroit, la chaussée est fissurée, voire retournée ou effondrée sur les cotés, des ponts sont tombés, mais on se rend compte à quel point les chiliens ont malheureusement l'habitude de ces situations (c'est le cinquième de magnitude supérieur à 7,2 qu'ils connaissent en 25 ans et le deuxième plus fort depuis 50 ans), tout est déjà sécurisé,les deviations sont déjà en place. Mais quel boulot pour reconstruire !

 

 

Seisme

 

On arrivera finalement le soir même à quelques kilomètres de Santiago.

Lundi, ici dans ce village, la vie, reprend doucement son cours. De l'extérieur, très peu de signes de ce qui vient de se passer, : les guichets des banques ne fonctionnent plus (pour couronner le tout, Seb, sous le coup de l'émotion, sans doute, mélange nos codes de cartes bleues!!!, on est mal barré), pas d'eau, pas ou peu d'électricité. Les magasins, les restaurants ont réouverts, la plupart des postes à essence sont ravitaillés. Mais un même question revient souvent : « et vous, vous étiez où quand ça a tremblé ? »

 

Au jour, d'aujourd'hui le 2 Mars, dans les journaux chiliens, on parle de plus de 750 victimes et des milliers et des milliers d'habitations touchées. certains villages notamment en bord de mer sont entièrement détruits.

 

L'aéroport de Santiago étant fermé, et nos parents devant arriver Jeudi, ils ont trouvé un nouveau vol pour Samedi, nous partons les rejoindre à ....................................... Buenos Aires.

 

Le coin des loustics, c'est par là.

 

Pour lire la suite, cliquez ici, car nous sommes allés chercher Mananie et Papi Pierre à Buenos Aires

 

Du 19 au 22 Avril - LA MAGIE DES ANDES

 

Andes Magiques!

andesD'où vient cette magie. Je ne saurais le dire.

Est ce, ces montagnes sublimes aux dégradés de tons multicolores ?

Est ce, ces volcans, si grands, qu'on ne peut oublier que la nature est reine?

Est ce, ces vigognes gracieuses? ces condors majestueux ? ces flamands roses, qui ne sont d'ailleurs pas tous roses ?

Est ce, ces lagunes isolées aux couleurs irréelles, qui apparaissent telles des mirages ?

Est ce, la solitude qui vous entoure ?

Est ce, peut être, ce silence immense ?

Est ce, ces ciels étoilés, dont ici, seulement, nous pouvons en mesurer l'immensité ?

Est ce, le vent, si souvent violent ?

Est ce, l'altitude, qui parfois vous ennivre ?

Est ce, ces villages oubliés, où la vie est bien plus dure qu' ailleurs ?

Je ne saurais le dire. Mais ce que je sais, c'est que les Andes nous attirent comme un aimant. Et à chaque fois, la magie est au bout du voyage !

Paso Robbalos, Paso Maule o Pehuenche, Paso de la Cumbre, Paso Copiahue, Paso del Agua Negra, Paso de Pircas Negras (Laguna Brava), de paso en paso que nous empruntons, les Andes sont à chaque fois différentes, à chaque fois belles, à chaque fois mystérieuses, à chaque fois magiques !

Alors retournons y !

Cette fois, pour nous ce sera le Paso Sico !

 

Petit retour en arrière : nous sommes à Salta, et venons de décider avec Olivier et Fabienne (les Pailles), de nous retrouver dix jours plus tard au Chili, pour arpenter le Sud Lipez ensemble (les Andes encore et toujours les Andes). Alors c'est décidé demain on décolle : après l'école, un peu de ménage, une heure au cyber café pour donner quelques nouvelles en France, c'est à une heure déjà bien avancée dans l'après midi que nous prenons la route.

Après quelques kilomètres, un bruit suspect à l'arrière ! On a du réver; ça fait tellement longtemps qu'on n'a pas roulé, que l'on n'est plus habitué aux petits bruits de Hari. On continue. Le bruit persiste : ça tape par dessous.

"Purée Seb ! Tu as mal bidouillé le coffre et les roues de secours. Tu as dû mal recaler un truc."

On s'arrête.

Seb vérifie son travail ! Rien

Je reste sceptique.

Le bruit persiste.

"Bon Seb, si c'est pas toi, la seule chose qui ait été changée depuis la semaine dernière, c'est les amortisseurs et les freins (rien que ça!)"

Les freins c'était devant, le bruit vient de l'arrière !

Donc c'est les amortisseurs.

Et oui les mécanos en argentine, on sait quand ça commence, on ne sait jamais quand ça finit.

Allez demi-tour, on retourne au garagiste ! (à ce moment là, on se dit que c'est pas encore aujourd'hui que l'on va quitter Salta!, dommage maintenant que nous étions décidé).

Arrivée au garagiste, difficile de lui décrire un bruit suspect en castillano (espagnol ici, mais ne dites pas à un Argentin qu'il parle espagnol!), on lui propose de venir faire un tour avec nous. Pas la peine, ils vont regarder.

On doute du résultat.

Pourtant, 5 minutes après, il nous annonce qu'il sait d'où ça vient. 5 minutes supplémentaires et ce sera réglé.

Nous sommes sceptiques.

Et pourtant!!!

Ils ont l'habitude. Facile à réparer : quand il nous avait changé les amortisseurs, il avait déssérré et oublié de resserré le support des durites des freins arrière, c'est ça qui danse la carmagnole sous Hari et qui tape quand on roule.

Oh, ben si ce n'est que ça! un truc du système de freinage, c'est pas bien grave !!!! Me voilà rassurée !!!

Bref on repart. Plus de bruit. Adios messieurs les garagistes tête en l'air ! (ou peut être n'est ce qu'un au revoir ?)

 

Vu l'heure désormais super avancée, on roule un tout petit peu, histoire de sortir de Salta et on bivouaque au bord d'une rivière.

Allez demain c'est sûr, on décolle vraiment.

tren a las nubesLe lendemain, nous empruntons enfin la route qui nous ménera vers le Paso Sico. Route qui suit en grande partie le trajet d' "el Tren a Las Nubes" (Train vers les nuages). Joli nom pour un train, ça donne envie!

Ce train est désormais un train touristique que l'on peut emprunter depuis Salta ( 1187 m d'altitude) pour monter à plus de 4200 m ! Véritable prouesse technique : 217 km, 29 ponts, 21 tunnels, 2 zigzags permettant de prendre de l'altitude et 13 viaducs, et prouesse physique pour les passagers qui ne doivent être enclin ni au mal d'altitude, ni au vertige !

En route nous nous arrêtons visiter les ruines de Tastil, ruines perchées à plus de 3200 m d'altitude au milieu des cactus géants (un petit air de Quilmes) où vivaient plus de 2000 indiens Atacamas. Nouvelle occasion pour Robinou de poser mille et une questions sur les indiens?

Nous nous arrêtons le soir, au village minier de San Antonio de Los Cobres. Ici, à près de 3800m d'altitude, dehors, malgré le soleil, c'est vent, froid et poussière.

Le bon point, c'est que nos loulous sont des champions de l'altitude. Aucun signe du mal de l'altitude, (bon OK, on les fait boire à longueur de journée, et les somme de ne pas s'agiter (facile, pour des loulous de leur age qui pètent le feu !!!!)), bref ils supportent comme des chefs l'altitude, un soupçon d'essoufflement de temps à autres ........................après 3 cabrioles sur les banquettes de Hari et 2 chansons à tue tête, mais rien de plus.

Dire, qu'il y a un peu plus de 4 ans, notre Robinou avait besoin d'oxygène pour respirer, tant ces poumons étaient petits. Maintenant il court comme un cabri à plus de 4000 m. Ah, c'est pour ça que tu voulais de l'oxygène, à l'époque : c'était en prévision des Andes ! Petit malin, va !

D'où leur question désormais récurrente. "Et là, on est à quelle altitude ? On peut s'agiter ?".

Et si on leur disait jusqu'à la fin du voyage qu'on est à 4000m ?

 

povolrillaLe lendemain, petit détour rapide au terminus du tren a las Nubes, le viaduc de la Povolrilla, 4200 m d'altitude, 224 m de long et ..........70 m de vide de chaque coté. Cool, je suis bien heureuse de ne pas être dans le train.

Impressionnant surtout quand le bruit du vent qui s'engouffre dans cette structure métallique hors norme, me laisse à penser que le train arrive ! Mais non Gwen, on est Mercredi, et le train ne roule que le samedi !

Les photos de la route del tren a las nubes, c'est par ici !

Le soir nous atteignons enfin la frontière argentine, frontière comme souvent pour ce genre de Paso, perdue au milieu de nulle part, dans un décor de film digne de Star Wars. Fatigués par la piste, qui était en grande partie en tôle ondulée, ne sachant pas ensuite à quelle altitude nous pourrons nous poser pour dormir, nous demandons aux douaniers l'hospitalité pour ce soir, d'autant qu' hormis le poste de douane, le cadre est vraiment superbe.

"Pouvons nous bivouaquer là ?"

"Mais bien sûr!"

Trop heureux d'avoir non seulement "des clients", c'est pas tous les jours fête, par ici, mais en plus des invités, ils nous ouvrent une petite cabane, avec couchage, salle de bain, et cuisine. Ouah le rêve !

Maêva et Robin, se revoient déjà dans les cabanas ! Ils rêvent déjà du bain. Enfin presque ! (L'eau chaude ne marche pas, le chauffage non plus (dommage à 3800 m, ça aurait pu servir) et les matelas sont aussi peu engageants que le reste. Bon le luxe c'est pas pour ce soir ! Nous leur faisons comprendre, que c'est super sympa, mais nous avons tout ce qu'il nous faut dans Hari. Si ils ont juste un peu d'eau potable (et oui, ah ces altitudes, on boit, on boit, on boit, mais que de l'eau!). Pas de soucis, ils nous en amènent 20 litres !!!

Merci messieurs les douaniers, promis on revient très vite en Argentine !

Après une nuit fraiche dans Hari, le lendemain nous sommes les premiers à passer la douane. Forcément on est sur place, et nous sommes peut être les seuls qu'ils verront de la journée. Bref, nous passons rapidement coté chilien. Et là, festival !

Les Andes dans toute leur majesté.

Tout d'abord, feu d'artifice de couleurs, concert de vigognes, traversée de champs volcaniques, Salar de Laco..... Même Seb ne râle même plus devant les arrêts photos répétés.

Pause du déjeuner à près de 4600 m, dans cet univers de solitude et de beauté........................... sous quelques flocons de neige. Hallucinant. Quelques kilomètres avant, c'était grand soleil. De là, les montagnes ne sont plus multicolores, mais parées de reflets argentés, dorés, bruns, crème. Moi, fan de paysages plein de couleurs, jamais je n'aurais cru voir telles merveilles en presque noir et blanc. Fin en apothéose avec la laguna Tuyajto !

Plus de photos du Paso Sico, c'est par là !

PASO SICO

Les Andes encore une fois différentes, encore une fois surprenantes, mais toujours magiques !

 

Du 22 Avril au 7 Mai - ATACAMA, ATACAMA ET ENCORE ATACAMA.

 

Après cette magnifique traversée des Andes, nous arrivons en fin d'après midi, au pied des lagunes Miscanti et Miniques. Nous n'irons pas plus loin. Nous avons vu assez de choses magnifiques pour aujourd'hui, nous sommes rassasiés. Nous nous posons, là en plein désert.

Purée des Bressans en plein désert !

10 minutes plus tard, au loin, un camping car. Et qui ne voit on pas débarquer ? Nos Bressans préférés : Maryse, Stéphane, Gérard, Lola et Lily. Alors là, pour une surprise c'est une surprise.

Nous devions partir en direction d'Iguazu, ils devaient aller vers la Bolivie. Nous avons tous, changer nos plans à la dernière minute, sans nous concerter et nous nous retrouvons là, en plien milieu du désert d'Atacama.

Eux, redescendent vers San Pedro, "au chaud". (là où nous sommes, nous sommes à plus de 4000 m, donc au froid). Nous nous donnons rendez vous pour demain soir.

laguna miscantiLa nuit est fraiche (5° dans Hari). Robin finira la nuit entre Papa et Maman, pour se réchauffer. Maëva, elle se rend compte qu'il fait froid le matin seulement, quand elle pose un pied par terre !

Le lendemain visite aux très jolies lagunas Miniques et Miscanti, d'un bleu intense, bordées de sel et entourées des volcans du même nom. Les loulous acceptent la balade pour la première lagune, mais décréteront qu'il fait vraiment trop froid et qu'il est bien plus prudent de rester dans Hari pour la seconde balade. Pour argumenter le tout, ils précisent que de là, ils ont une belle vue sur la lagune, et que pendant que je fais la balade autour de la lagune, eux ils la dessineront ! De plus en plus futés, ces deux là!

 

Un volcan avec un chapeau !

Bref arrêt, ensuite à Socaire, où nous espérions bien manger un bout (passage de frontière oblige, on n'a pas grand chose dans le frigo). Raté, un des resto, où nous nous arrêtons, ne peut nous servir, rien n'est encore prêt, il faut au moins attendre une heure, une heure et demi avant de manger. Etrange par ici ! Pensons-nous.

Nous apprendrons plus tard, que le Chili contrairement à l'Argentine a changé d'heure. Il n'est donc pas midi trente, comme on le pensait, mais seulement 11h30. Boulets, que nous sommes !

On poursuit donc un peu la route et devant les cris de faim qui retentissent à l'arrière de Hari, nous finissons par nous arrêter, pour faire cuire illico presto quelques pâtes aux beurre. Et dire, qu'hier nous mangions sous la neige, au beau milieu de la cordillère des Andes. Aujourd'hui, nous déjeunons au beau milieu du désert d'Atacama sous une trentaine de degrés ! Contrée des extrêmes !

Et c'est dans ce même désert que nous ferons l'école du jour. Pas facile de se concentrer, quand la salle de classe a pour décor un désert, dont les murs sont les volcans environnants et qu'on se marre chaque fois qu'un nuage passe par dessus. "Oh, t'as vu Maman, le volcan il a mis son chapeau".

Allez, une fois la sonnerie de la récré sonnée, on file vers la laguna Chaxa, où nous attendent nos copains bressans. Ensemble, nous irons découvrir le soir au coucher du soleil, cette lagune au milieu du salar d'Atacama, peuplée de flamants roses. Beau spectacle, lumière magnifique et.......................... crise de fou rire, quand nous nous rendons compte avec Stephane, que tous les touristes prennent des photos d'un coté de la lagune, et que nous sommes, les deux seuls à les prendre de l'autre coté. Ben, on est venu au coucher du soleil, c'est pour prendre le coucher du soleil, non ?

LAGUNA CHAXA

Une bien grosse punition !

La soirée se poursuit tous ensemble. Le lendemain, Seb et moi retournons voir les flamands roses en fin de matinée. Robin qui comme à l'accoutumée a fait le guignol toute la matinée, est puni ! : il ne restera pas avec les filles à jouer dans le sable, il doit venir voir les flamands roses avec nous !!! Trop dure la punition Seb !!!!

- Ok, mais je fais, avec ce que je peux !

- Et oui tout le monde n'a pas la Laguna Chaxa sous la main comme punition potentielle !!!!

C'était bien une punition à la base, parce que Robinou voulait continuer à jouer avec Maëva, Lola et Lily, mais qui s'est vite transformée en privilège.

Robinou, tout seul avec Papa et Maman, c'est pas si souvent que ça arrive. Papa et Maman rien que pour moi, il a vite compris sa chance. C'est donc un Robinou adorable que nous aurons pour notre deuxième virée au milieu des flamands, donnant la main, posant mille et une questions, et nous gratifiant d'un ballet digne de Maurice Béjart : Robin dans le lac des cygnes, où plûtot des flamands en l'occurrence. Génial. Une punition dont tout le monde finalement redemande (Seb, il va falloir trouver autre chose la prochaine fois).

Encore plus de photos, c'est par ici !

LAGUNA CHAXA

Un bivouac les yeux fermés

Dans l'après midi, visite de San Pedro d'Atacama.

SAN PEDRO DE ATCAMASan Pedro est un charmant petit village en adobe, toutefois très touristique (tous les voyageurs du coin se retrouvent ici pour réserver "The" excursion) et toutefois très français (en effet, apparemment beaucoup de français, au nez creux, sont venus s'installer ici pour le business et n'en sont jamais reparti).

Le soir, à la nuit tombée, nous nous mettons en quête d'un bivouac. Bon Stephane, il est trop tard pour faire les difficiles, il fait nuit noire. La première piste qu'on trouve, on la prend et on se pose. Ok. Mission accomplie, à quelques kilomètres de là on se pose, sans bien savoir exactement où on est et ce qui nous entoure.

On se réveillera le lendemain matin dans le désert avec vue sur la cordillère et notamment le fameux Volcan Licancabur. Y a pire comme bivouac trouvé en pleine nuit. La matinée se passe tranquille. On va déjeuner là et profiter de la vue. Que nous croyons !

Et une tempete de sable pour la 1 !

Une fois la table mise, et nous installés, devant nos quelques victuailles, une tempête de sable se lève. On n'y voit plus à quelques mètres, les assiettes, les verres et accessoirement nos oreilles se remplissent en quelques minutes de sable. Ok, le repas se termine dans les véhicules.

Nous décidons d'aller voir ailleurs, si le temps est plus clément. Direction los Ojos del Salar (les yeux du désert) : 2 énormes trous parfaitement circulaires en plein milieu du désert d'Atacama, remplis d'eau. Surprenant. Tellement surprenant qu'on se demande, s'ils n'ont pas été creusés pour faire venir les touristes.

OJOS DEL SALAR

Quitte à être arrivés jusque là, nous poursuivons, par une piste bien pourrie, jusqu'à la laguna Tebenquiche (qui rapidement deviendra pour les petits mais aussi les grands "t'es ben qu'une quiche").

laguna tebenquicheOn se pose là pour la soirée, scrutant au loin la tempête de sable que nous venons de quitter. Et quelle soirée, en plein désert, sous la pleine lune : Atmosphère mystérieuse et spectacle magnifique sur la lagune. Seulement éclairé par la lune, le sel de la lagune, étendue blanche au milieu de la nuit, nous émerveille. Le tableau est complet, avec un asado comme il se doit, préparé avec amour par Stephane et Seb. Merci messieurs.

Le lendemain direction la rivière. Et oui dans cette zone désertique, on nous a dit que non loin au nord de San Pedro, coulait une rivière au milieu d'une quebrada. On part à sa recherche. En fins limiers que nous sommes, nous la dégottons, et nous posons là pour la journée. Plein d'eau, ménage, lessive au programme pour les grands. Barbotage et cacabouillasse au programme pour les petits. La soirée approche. Ce soir on se couche tôt. Demain on démarre de bonne heure pour se rendre à Chuquicamata visiter une mine de cuivre à ciel ouvert. Dommage, à l'heure de l'apéro, un petit camion s'approche. Ce sont les marseillais, toujours là ces deux-ci dans des endroits improbables. Du coup la soirée, au lit de bonne heure se termine à 5h du matin. (On a avait dit de bonne heure, on avait pas dit si c'était du soir ou du matin). Bref, nos deux compères Stephane et Seb sont, comme qui dirait, un petit peu fatigués, le lendemain matin !

Allez les gars courage, 100 kilomètres de route et ensuite la visite se fait en bus, vous pourrez faire la sieste.

CHUQUICAMATANous voilà donc rendus, tant bien que mal à Chuquicamata, visiter la plus grande mine à ciel ouvert de cuivre au monde. Ici tout est dans la démesure, trou de 1km de profondeur, plus de 4km de long et 3 de large, des camions haut comme des immeubles, une centaine en tout se relaient jour et nuit, 365 jours par an, pour remonter le précieux minerai vert, poids à vide 270 tonnes, poids du chargement 400 tonnes. chargement qui se remplit en 4 coups de pelleteuse (120 tonnes à chaque pelletées!). Impressionnant. Maëva ne va pas tarder à nous dire que c'est un camion comme ceux-ci qu'elle voudra conduire plus tard.

L'envers du décor : la pollution. Les mines à ciel ouvert sont extrêmement polluantes, un nuage de poussière permanent entoure la mine et sa proximité, si bien que la ville minière en elle-même de Chuquicamata, n'est plus qu'une ville fantôme, les mineurs ont peu à peu été contraints de déménager vers Calama à 16 km de là (la dernière famille a quitté les lieux en 2007).

Petit bivouac le soir (c'est bon les gars, vous avez tenu le coup toute la journée, vous méritez bien une bonne nuit de sommeil!), à 3700 m, en bord de piste qui mène à notre prochaine destination, dont on se souviendra longtemps : les geysers du Tatio.

Les photos c'est par là !

Un petit peu d'air Seb ?

Le lendemain, c'est parti, en piste, ce soir on dort à 4200 m !

La piste nous réservera pourtant une petite surprise ! Après un arrêt photo (oh tiens, c'est pourtant pas mon genre !), malheureusement une fois que les Bressans ont déjà redémarré, j'entends un pschiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit à l'arrière droit.

"Euh Seb, je crois que le pneu est en train de se dégonfler !"

Vérification par le pilote en chef.

"Put.................. Me....e ! T'as raison !"

"C'est encore les picos ?" Tente-je timidement.

"Non, cette fois on a crevé, il y a un trou dans le pneu."

Et nous voilà, à plus de 4000 m d'altitude, en pente, en train de changer une roue. Sympa ! La prochaine fois, on essaiera de faire ça à plat et en dessous de 2000m !

Bref, il nous faudra (enfin surtout à Seb, moi je n'ai une utilité que purement psychologique!) bien 3/4 heure pour changer cette satanée roue ! Et nos amis Bressans, que nous apercevons en haut de la montagne nous attendent, se demandant bien ce que nous trouvons de si beau dans ce paysage !

Salle de classe à 4200 m

Nous arrivons enfin le soir aux geysers du Tatio.

el tatio

Nuit :

- courte, levé 6h du mat pour aller admirer nos voisins du jour,

- pas hyper bonne pour bibi qui a l'impression de s'étouffer dans la capucine et qui finalement trouvera la seule position adéquate pour dormir : assise ! Et voilà, on fait les malins, mais dormir à 4200 m, c'est pas la fête tous les jours,

- et glaciale (- 8 °).

6h30 nous voilà tous, emmitouflés, au milieu du plus haut champ de geysers au monde. Pas vraiment seuls au monde, les 4X4 touristiques défilent de 6h30 à 8h30. Mais, on ne leur avait pas dit que c'était propriété privé ? C'est notre jardin du jour, non mais !!

C'est donc, en pleine foule que nous admirons, ce décor de fumerolles, de projections d'eau bouillante, (pensée pour Aurore et Jo, avec qui, il y a quelques années, nous avions découvert nos premiers geysers, beaucoup plus haut sur le continent) et que nous admirons aussi quelques vigognes venues dans le coin profiter du spectacle ("Mais elles vont se brûler les pattes !" s'inquiète notre Robinou).

 

8h30, le jardin du jour se vide, les 4X4 repartent, nous laissant enfin seuls. En privilégiés que nous sommes, nous profitons encore plus pleinement du lieu, seuls, avec le soleil qui en prime vient réchauffer cette matinée glaciale.

En attendant que ça chauffe encore plus, nous partons prendre notre petit déj (à notre heure habituelle finalement, à part qu'aujourd'hui ça fait déjà 3h qu'on est levé !!! Applaudissements !) et faisons dans ce décor surréaliste école. Et oui la salle de classe du jour est à 4200 m d'altitude, au milieu de fumerolles et de montagnes colorées. Pas mal. Et la cour de récré : ce sera une piscine naturelle d'eau chaude. Ah, on peut dire qu'aujourd'hui les loulous sont motivés pour résoudre addition et soustraction pour l'une, écriture de la lettre G pour le plus jeune (G comme geysers).

 

 

el tatio

el tatio

el tatio

L'heure de la récré est arrivée. Allez enfilez vos maillots les enfants on va se baigner !! (enfin, vous seulement ! moi rien que l'idée de se déshabiller, m'enlève toute envie!) Température extérieure 5°, eau 38 °. Les loulous ne veulent plus en sortir !!! (Myjo t'as vu nous aussi, on a eu un spa dans le jardin, aujourd'hui !).

el tatioDéjeuner, près de la piscine . il est vraiment top notre jardin du jour. Et hop il faut bien se décider à partir. Nous avons tous rencard ce soir, dans le désert, pour retrouvailles et bamboula avec Fabienne et Olivier (oui demain nous partons au sud lipez, enfin c'est ce que nous croyons à ce moment là), Suzanna et Djé (des voyageurs suisso-chilienne que connait Stephane) et Nico et Elsa, les Marseillais.

 

Les photos d'el Tatio, c'est par là !

C'est quoi cette casserole ?

Alors Hari et son copain le camping-car bressan s'élance sur la piste qui redescend à San Pedro. Il faut se dépecher. On en a au moins pour 4 heures de route.

ça c'est sans compter la surprise du jour : une nouvelle crevaison à 4000 m (non ça on l'a déjà fait hier).

panneUn bruit tres tres suspect, à l'arrière.

Ah je sais, les amortisseurs. (Non ça on les a changé il y a 15 jours)

Alors c'est quoi.

On sait pas, mais une chose est sure. Pas le choix il faudra bien arriver à San Pedro.

Petit malin et chanceux que nous sommes, après avoir arpentés des kilomètres et des kilomètres de pistes, seuls, on choisit d'etre dans la galère quand on est accompagné. Plus on est de fous, plus on rit . Non ?

En tous les cas c'est quand même plus rassurant, Steph, Maryse et Gérard nous suivent au cas où et embarquent à leur bord Robin et Maëva, au cas où aussi. Riche idée, nous disons nous, quand nous devons nous lancer dans une descente vertigineuse vers San Pedro en étant que moyennement confiant sur l'état de notre camion. Pourvu que les freins tiennent.

C'est finalement plus de 5h longues heures qu'il nous faudra pour redescendre. Stressés, énervés et fatigués, nous arrivons au lieu de rendez vous. Deux nouvelles surprises nous attendent.

- Tout le monde est déjà là, mais les uns dans une meilleure situation que d'autres. Olivier et Fabienne, sont là depuis bien longtemps déjà, mais enlisés................jusqu'au cou. Olivier a trouvé de quoi s'occuper pendant l'après midi en nous attendant, il a pelleté !!!! Ben tu t'entraines pour le Sud lipez ou quoi ?

Pas la peine

- Car la deuxième mauvaise nouvelle, outre notre panne, dont on ne connait toujours pas l'origine (mais on verra cela demain), c'est Nico et Elsa qui nous l'annoncent : tempête de neige prévue sur la cordillère des Andes pour les 3 prochains jours. Galère quand tu nous tiens. (d'un coté, ça fait un peu mieux passer la pilule de la panne, au moins c'est sûr on est bloqué ici !).

Allez, ce soir c'est fiesta, histoire de se remonter le moral !

Une galère pas si galère que ça !

Vendredi 30 Avril, Seb part, dans un bruit de casserole chez le garagiste, pour d'une part faire réparer notre roue crevée (peine perdue, elle est morte, heureusement, nous avons encore un pneu de secours), et d'autre part soigner le bien étrange mal d'Hari.

Verdict quelques heures plus tard, de ce que j'ai compris (mes connaissances mécaniques étant encore plus limitées que mes connaissances en espagnol), c'est un des deux supports de l'arbre de transmission qui a rendu l'âme.

- et la transmission, c'est important, non ? (j'y connais pas grand chose, mais il y a des mots comme ça, rien qu'à les entendre, on prend peur ! )

Il a l'air de maîtriser le garagiste, ce devrait être vite réglé.

Euh, pas tout à fait.

D'abord, demain c'est samedi et avec la chance qui nous poursuit en ce moment c'est en plus le 1er Mai. Donc rien ne se passe avant Lundi (même si le garagiste était prêt à bosser pour nous quand même, il lui faut la pièce). Et pour trouver la dite pièce, il faut demonter la transmission et partir à Calama (100 kms de là, près de Chuquicamata, où nous étions il y a quelques jours) avec la pièce endommagée pour espérer en trouver une correspondante. Pour se faire la pièce va être confiée à un bus qui fait la liaison quotidiennement, puis prise en charge par un chauffeur de taxi qui se chargera de trouver pour nous la pièce correspondante (s'il la trouve), puis nous la renverra par le même bus.

Et vous croyez que ça marche ça, il y a un moyen de suivre notre pièce à la trace comme chez Colissimo? Oh ça va je rigole!

Pas gagné tout ça !

Et si on ne trouve pas la pièce ?

Et bien, c'est plus compliqué (ah, bon parce que c'était simple). Il faudra chercher du coté de Santiago (23h de bus d'ici !). Sympa le programme. Surtout, qu'être bloqué ici, c'est pas que ce soit désagréable en soit, mais sachant que la vie est plus chère au Chili qu'en Argentine et qu'à San Pedro tout est plus cher que partout ailleurs au Chili, le budget va exploser !

De toute manière rien à faire, suite au prochain épisode, rendez vous Lundi.

Retour à notre bivouac, devenu bivouac communautaire (4 camions, 9 adultes, 8 enfants entre 6 mois et 7 ans). Voyons le bon coté des choses,

- Hari est mal en point, et puni de pistes pour le moment, mais ça semble réparable, le reste est une question de délai,

- on ne peut pas partir tout de suite pour le sud Lipez, mais de toute manière il y a la tempête dans la cordillère (ils n'ont pas vu ça depuis 5 ans apparemment, et il faut que ça tombe sur nous ! ),

- si Hari ne roulait plus du tout, ce serait bivouac chez le garagiste, là c'est bivouac dans le désert avec la cordillère en toile de fond et le Licancabur en ligne de mire (Y a pire!),

-nous sommes bloqués, mais bien entourés, donc finalement la galère n'est pas une si grande galère.

- et n'est ce pas dans les galères que l'on découvre ses amis ? De ce coté là, nous sommes gâtés : nos déplacements se font désormais à bord des camions de nos potes. Ils acceptent gentiment de jouer les taxis pour nous et nous trimballent avec eux pour poursuivre les visites du coin. Merci à vous tous .

Les jours suivants, les enfants s'éclatent : 3 filles de 6 et 7 ans (Lola, Avril et Maëva), 3 garçons de 4 ans (Benoit, Yohan et Robin) et deux petits bouts de choux Lili et Illani. C'est la fête, ça déménage. Les parents ne sont pas en reste non plus !

Des amis chiliens de Suzanna et Djé, nous ravitaillent régulièrement en bois pour les asados festifs qui occupent nos soirées. (livraison à domicile en plein désert, elle est pas belle la vie).

On en profitera pour aller faire un tour au rodéo du bled voisin , rodéo semblable à celui auquel nous avions assisté à Palena, aller faire un tour dans la Vallée de la Lune, où nous traversons une petite grotte, si petite qu'on y crapahute plié en deux et avec lampe de poche, même pas peur pour la claustro de service que je suis et fouler du pied de grande dunes de sable (on est dans un désert tout de même), terrain de jeux génial dans lequel les loulous ont vite fait de dévaler les pentes par tous les moyens : en courant, sur le ventre, sur le dos, sur des bout de cartons. A ce jeu là, miss Maëva a déjà un sacré style de surfeur !!!

valle de laluna

En prime, nous aurons droit à voir la pluie au dessus de notre bivouac. Dites les gars, ils disent pas que c'est le désert le plus aride du monde par ici ?

Ben si.

Mais nous, nous sommes privilégiés ou maffrés (question de point de vue) : on y vivra 1/4h de pluie (sur le moment on se dit qu'on a vraiment la poisse en ce moment), mais dès que la pluie laisse place à un magnifique Arc en Ciel, on se dit qu'on a finalement peut être de la chance. Pas si souvent, un Arc en ciel dans le désert d'Atacama.

Bref, rien ne se passe comme prévu par ici, mais une fois de plus, on est bien.

Les photos c'est par là !

Roulera ou roulera pas ?

Lundi arrive, Seb retourne chez le garagiste, démontage de l'arbre de transmission. S'ensuit le début de l'aventure de notre pièce endommagée (bus vers Calama, récupération par le taxi,.........). Le soir, le garagiste nous apprend la demi bonne nouvelle : après une journée a arpenter la ville, le chauffeur de taxi a finalement dégotté un mini graal : une pièce du même diamètre mais dont les supports ne correspondent pas aux nôtres. Elle vient d'arriver par le bus du soir. Il attend encore d'autres éléments par le bus de demain matin pour pouvoir effectuer les ajustements nécessaires sur le support. Pour couronner le tout, un des amortisseurs que nous avons changé à Salta est déjà mort. Industria Argentina, dixit le garagiste. (bon d'accord, il est chilien donc franchement pas objectif sur ce coup là), mais bref le résultat est là : il va refalloir passer par la case Salta pour le changer. Chaque chose en son temps. Occupons nous de la transmission pour l'instant. Donc ce soir, sans arbre de transmission remonté, c'est Dodo devant le garagiste. Ouahh, très très glamour.

Remarquez que nos potes, (vraiment au top), nous avaient bien proposé de se serrer dans les camions pour qu'on puisse dormir avec eux. Vraiment sympa, mais Seb stressé de laisser son Hari tout seul dans la rue pour la nuit préfère qu'on passe la nuit ici. Et bien nos potes, loin de nous laisser dans la galère, passeront nous prendre le lendemain matin, pour nous éviter une journée entière bloqués ici.

Merci, Merci, Merci grâce à vous la galère n'est vraiment plus une galère.

Mardi soir enfin, le garagiste finit avec Seb la réparation en pleine nuit noire ( j'ai oublié de vous dire, Hari, ne rentre pas dans son garage donc il, fait tout ça dans la rue, sur le trottoir). J'attends le retour de mon héros et de sa monture à notre bivouac avec les loulous et Olivier et Fabienne qui nous ont hébergés toute la journée.

Et voilà Hari qui arrive dans la nuit. On n'y croyait plus. ça y est Hari peut rouler. Le garagiste, hyper consciencieux, veut juste qu'on repasse le lendemain matin pour vérifier son travail, fini à l'arrache eten pleine nuit noire. En voilà un qui est bien pro dites donc. Moment de bonheur, ça y est on retrouve notre maison, notre moyen de locomotion,notre indépendance, notre liberté. En route pour le Sud Lipez.

Le sud Lipez, dans deux ou trois mois !

Euhh, il faudrait pas s'emballer tout de même. Hari roule à nouveau mais c'est pour autant qu'il s'est transformé en chasse neige.

atacamaEn effet, la tempête de neige a bien eu lieu dans la Cordillère. Nous admirons tous les matins d'ailleurs les sommets enneigés des volcans alentour, le Paso Sico et le Paso de Jama sont fermés depuis 4 jours, toutes les excursions vers la Bolivie sont suspendues et reprennent demain, alors c'est pas gagné.

Nous sortons notre joker à nous. Nos bressans préférés, ont eux, réservé une excursion en 4X4 pour le lendemain justement. Nous équipons Stephane d'un GPS pour qu'il nous relève le tracé, nous le mandattons pour filmer ou photographier l'état de la piste et demain soir à son retour nous déciderons. Ce sont nos petits éclaireurs en somme.

Mercredi soir à leur retour, l'espoir de partir le lendemain à l'aventure est de courte durée.

-Et, vous avez des chaines pour vos camions ?

- oui pourquoi ?

- parce que là haut il y a bel et bien de la neige, même en 4X4 on a réussi à se planter et à rester tanquer.(film à l'appui).

- oui mais la neige ça va fondre ? tente je

- ouais et après ça va laisser de la boue, d'après les guides il faut attendre une bonne semaine voire dix jours pour que l'entreprise soit un temps soit peut réalisable en camping car.

Déception. Le sud Lipez, ce ne sera pas pour cette fois, et ce ne sera pas avec Olivier et Fabienne snif(car avec leur emploi du temps de ministre, nous ne sommes pas pas prêts de retrouver une date).

Mais Seb me promet qu'on se le tentera, d'une manière ou d'une autre. Au mois d'Aout ou en Septembre, on verra.

 

Bon allez il ne faut pas se laisser abattre, fêtons au moins la réparation de Hari et demain sera un autre jour. Et quel jour !

 

10 ans ça se fête !

Le lendemain en effet, nous sommes le 6 Mai, et il y a quelques années (10 exactement, nous nous disions oui pour le meilleur et pour le pire, ouahhh c'est pas beau ça!!!! Gros bisous au passage aux Boellman qui ont eu la bonne idée de se marier le même jour que nous il y a 4 ans). Seb avec tous ces imprévus, des derniers jours avait quasi oublié. Il changera jamais celui là.

Heureusement une fois de plus nous avons des potes et il nous font un très beau cadeau pour cet anniversaire de mariage : un vase en cristal, non trop fragile, un support pour arbre de transmission, non trop tard on a déjà trouvé, un amortisseur arrière alors, non on espère bien se le faire changer gratis à Salta, alors ?

Ils nous gardent les loulous pour qu'on puisse se faire un resto en amoureux !!!!! Merci Fabienne et Olivier, c'était une idée en or.

Alors ça, en voilà un bien joli cadeau. Bien sûr, nous les adorons nos deux loulous, mais il est vrai que ça faisait bien longtemps, plus de 7 mois déjà, qu'on avait pas eu ça.

Un resto, sans eux.

Quel repos !

Un resto où nous n'avons pas deux vers de terre assis en face de nous à table, qui ne pensent qu'à une chose c'est engloutir ce qu'ils ont dans l'assiette et glisser loin de leur chaise pour jouer, mais à la différence des vers de terre, rarement dans le silence.

Un resto, où nous n'avons pas besoin de ramasser un bonne demi douzaine de fois la fourchette qui tombe par terre, dans un vacarme effrayant ou à essuyer une autre bonne demi douzaine de fois, à l'aide d'une cinquantaine de serviettes en papier, le verre rempli qui vient lamentablement de basculer sur la table, quand ce n'est pas sur celle des voisins.

Un resto, où nous n'avons pas l'impression d'être les acteurs bien malgré nous, d'un numéro de cirque entre numéro de clowns et jonglage.

Un resto, aussi, où nous n'aurons pas aller récupérer nos petits anges, attablés avec nos voisins de tables, qui les trouvent, si ..........mignons. Des petites têtes blondes qui baragouinent espagnol, c'est tellement attendrissant ! (oui, en photo, oui)

Un resto enfin, où nous n'en ressortiront pas avec une machine à laver (machine à laver que nous n'avons d'ailleurs pas) de plus à faire, parce qu'on ne s'explique toujours pas pourquoi, mais, les mets ont souvent bien du mal à atteindre la bouche de nos chérubins, qui n'est pourtant pas si éloignée de la table.

Un resto pour finir, où nous n'aurons pas une vingtaine de paire d'yeux braqués sur nous, dès que tentons de faire preuve un temps soit peu d'autorité, auprès de nos petites têtes blondes aux bouilles d'anges (surtout dans ces moments là comme par hasard).

Un resto normal, quoi !

Ouah, c'est vraiment un beau cadeau que vous nous offrez là. Nous l'apprécions donc à sa juste valeur, et passons un très bon moment dans un resto de San Pedro d'atacama, au cadre super sympa et à la cuisine simple mais joliment présenté et super bonne.

Encore une fois Merci les potes.

Après temps de romantisme !!! Nous retrouverons nos deux petits amours à qui se sont à peine aperçus de notre absence (finalement 3 heures sans Papa et Maman sur le dos, c'était aussi un cadeau pour eux) et nous fêterons une nouvelle fois l'événement ce soir, avec toute la bande, avec une bouteille de champagne achetée dans le coin, donc pas terrible, mais on fait avec ce qu'on a ! et en se racontant pour l'occasion, l'histoire de nos rencontres respectives. Un bon moment de rigolade et de partage.

C'est sûr nous nous souviendrons longtemps de nos 10 ans de mariage.

Dernière soirée ensemble, demain chacun reprend sa route pour de nouvelles aventures !

 

Atacama ça aura donc été :

copains- une tempête de sable

- la pluie et un arc en ciel en plein désert.

- une tempête de neige dans la cordillère des Andes, qui nous bloque sur place mais nous donne une vue rarissime sur les volcans enneigés.

-une crevaison à 4000 m

-une casse à la réparation épique.

 

- et encore 10 ans de mariage.

- mais aussi et surtout de fabuleux moments partagés avec Fabienne et Olivier, Maryse, Stephane et Gérard, Djé et Suzanna et Nico et Elsa et une ribambelle de petites canailles qui ont bien profité.

Le voyage est entre mille autre chose une aventure humaine. Ces moments font partie de cette aventure et nous laisseront des souvenirs impérissables !

 

Toutes les photos d'Atacama, c'est par ici !

Le coin des loulous, c'est par là !

Et "comme si vous étiez", c'est ici !

 

Pour lire la suite, cliquez ici, car nous sommes retournés en ARGENTINE !

 

Du 19 au 26 Juillet - VAMOS A LA PLAYA!

 

(si vous voulez voir l'épisode précédent, il se passait en Bolivie, c'est par ici !)

 

Voilà deux mois et demi après, San Pedro d'ATACAMA nous revoilà ! Que c'est sympa, finalement, de revenir dans une ville que nous connaissons déjà. Pas besoin de tourner des heures pour chercher, le garagiste, la laverie, la station service, la boucherie, la boulangerie, la couturière,........ bref l'essentiel du voyageur au long cours, nous avons déjà nos petites habitudes, et c'est plutôt agréable !

Après notre étape requinquante de la veille à l'hotel (vous vous souvenez celui qui avait le luxe d'avoir une baignoire à bulles, mais pas assez de matelas), nous retrouvons par hasard Martine et Jean Jacques, rescapés comme nous du Sud Lipez, avec qui nous nous passerons une agréables soirées au resto. Le lendemain, nous avons enfin réussi à changer nos rétroviseurs (découpage sur mesure, puis collage chez notre garagiste préféré) et sommes prêts à repartir . Euh pas tout à fait !

Nous nous sommes peut être propres mais pas Hari ! Alors direction la rivière, où nous allons lui faire un ménage comme il n'en n'a jamais eu. Il nous faudra bien l'après midi, pour en voir le bout ! Pas mal pour 14 m² à astiquer ! (finalement ça me prenait moins de temps à la maison, oui mais commedirait Seb à Toulouse les tempêtes de sable c'est rare !). Et nous bivouaquons là,au milieu de la quebrada multicolore, exactement comme lors de notre dernier passage (la différence, c'est que la dernière fois, nous étions 17 (voir l'épisode d'Atacama), cette fois nous sommes tous seuls ! (Nostalgie, nostalgie, et oui Fabienne, Maryse, Suzanna, Stephane, Djé et Gé, c'était pas pareil sans vous, vous nous avez manqué).

Nous sommes encore indécis sur la route à prendre pour retourner en Bolivie. Mais il est vrai que pour l'instant de l'asphalte et rien que de l'Asphalte, nous tente (et bien Gwen, qu'est ce qu'il t'arrive ! Une indigestion de sable et de poussière sans doute!). C'est décidé ce sera de l'asphalte. Direction le nord du Chili. VAMOS A LA PLAYA !

Nous voilà partis pour deux jours de route quasi rectiligne à travers le désert d'Atacama, du désert, du désert en encore du désert, pour atterir à Arica, ville au bord du pacifique ! Bonheur ! ça fait bien 6 mois que nous n'avons pas vu la mer ! Et que ça fait du bien. Même si les températures sont plutôt fraiches (n'oublions pas que nous sommes en hiver par ici!), que c'est ressourçant !

Nous retrouvons avec bonheur, l'air vivifiant, les embruns marins, le spectacle des énormes rouleaux du Pacifique (et quand je dis énormes, ce n'est pas exagéré) venant s'écraser sur les rochers, le bruit des dits rouleaux, qui bercent nos nuits (parce que bien évidemment Hari a élu domicile sur la plage), le cri des mouettes et autres oiseaux marins comme réveil matin et ...................le sable qui coule entre nos mains (c'est bizarre, mais celui là il nous a pas trop manqué ces derniers temps!).

Bref trois jours paisibles, où nos journées se passent tranquillement entre petite balade en ville, quelques tours de quads pour les loulous, et repos sur la plage à observer chaque jour le spectacle fantastique en fin d'après midi des pélicans en pleine partie de pêche ! (vous pourrez voir sur les photos que j'ai adoré !!!! 2 photos de la ville et 25 photos de pélicans!).

 

si vous aimez les photos de pélicans, c'est par là !!!!

 

Les nuits sont tout aussi paisibles,........................... sauf celle du samedi soir !

Et oui, doués comme nous sommes, et bon dormeurs aussi ! Nous ne nous sommes même pas rendez compte que non loin de notre bivouac se trouvait une boite de nuit en bord de plage. C'est ainsi qu'à 3h30 du matin, la nuit de samedi à dimanche, quelqu'un vient frapper à la porte de Hari. Je fais un bond dans le lit, et me dis : M...., les flics ! nous n'avons peut être pas le droit de dormir là ! J'envoie Seb, pour négocier l'histoire. A moitié réveillé, il entrouve la fenêtre. Et là devant lui, c'est pas les flics mais des jeunes (18 ans maxi), quelques peu imbibés, le suppliant de les aider ! Seb de super bonne humeur par ce reveil nocturne, dans un premier temps, les envoie promener, et leur dit de se taire car nous avons des loulous qui font dodo ! Et nous ne verrions pas d'un bon oeil du tout qu'il se reveille à cette heure ci, et soient frais et dispos pour une nouvelle journée (car nous nous ne le sommes pas encore!!!). Les jeunes insistent, ( leur voiture est garée plus loin sur la plage presque au bord de l'eau, pour emballer leur copine, ils ont écouté la musique de leur auto radio à bloc pendant des heures jusqu'au vidage complet de la batterie !!!! C'est une spécialité Chilienne et même Argentine ! Ils sont donc incapables de refaire démarrer le moteur !

5 minutes de porfavor, par ci, porfavor senor par là, suffise à faire flancher le petit coeur tout tendre de Seb (ça doit lui rappeler sa jeunesse!). Voilà Mister Seb qui s'habille, et part voir avec la bande, la dite voiture (car pas question de bouger Hari (et de une, nous n'avons pas envie de reveiller les loulous et de deux, vu l'endroit où est la voiture, encore moins de nous tanquer dans le sable, à 3h du mat, ça ne le ferait pas!). Moi, j'observe par la fenêtre, histoire de bien être sûre qu'il ne me le kidnappe pas mon Seb.

Et j'observe toute cette joyeuse bande qui tente de pousser la voiture sur le sable pour rejoindre Hari. A mourir de rire.

Comme si ce n'était pas assez dur comme ça (sable, légère pente), les trois filles sont restées dans la voiture et les 3 mecs gringalets et bien imbibés (ce qui n'arrange rien!) poussent sans beaucoup de résultat. Seb prend les choses en main (ça y est il est enfin réveillé!), vire les filles de la voiture et les met à pousser, pousse lui aussi. Et hop, la voiture rejoint Hari. Cables, petit tour de moteur, et hop. Notre joyeuse bande peut rentrer chez elle. Non sans avoir embrassé une bonne quinzaine de fois Seb et des muchas gracias senor par là, muchas muchas gracias senor par ci ! (c'est sur Seb a du leur éviter une bonne avoinée, à la maison, s'ils avaient dû appeler Papa et maman pour venir les chercher!) . Bref les remerciements n'en finissent plus, alors que Seb ne rêve que d'une chose, c'est aller se recoucher ! Allez bonne fin de nuit et à demain pour de nouvelles aventures.

C'est au passage cette nuit aussi que nous aurons la visite de la petite souris. (notre schtrouphette ayant perdu sa énieme dent). Quelle globetrotteuse cette petite souris, quelque soit le pays, toujours là quand il faut !

Après ces quelques jours, de repos, nous reprenons notre route vers la Bolivie.

Direction le Parc Lauca. (Petite précision, toujours de l'asphalte, et rien que de l'asphalte !). Traversée de paysages magnifiques, en 150 km environ nous passons du niveau de la mer à 4600 m !!!! (ouach, heureusement que nous étions quand même acclimatés, depuis plus d'un mois dans l'Altiplano !), décor somptueux des deux volcans le Pomerape et le Parinacoota, du lago Chungara au bleu intense, de montagnes de toutes les couleurs , et de belles vigognes se promenant tranquillement. Magnifique.

 

quelques photos de du parc Lauca, c'est par ci !

 

Allez c'est sur après la playa, nous voici bien de retour dans l'Altiplano !

 

Pour lire la suite, cliquez ici, car ça se passe maintenant en Bolivie !

 

du 29 Mars au 10 Avril : LA DER DES DER A PAQUES !

Voilà ça y est nous y sommes ! Dernière étape d'un long voyage. Nous attérissons à l'île de Paques. Complétement décalqués !! Et oui , il faut dire que la route a été bien longue jusqu'ici : jugez plutôt : Iles galapagos - Guayaquil, Guyaquil-Quito, Quito Lima, Lima- Ile de Paques. Plus de 24 h que nous sommes partis, quand nous débarquons à 6h du mat sur l'isla de Pascua ! Outch, dur dur !

paques

Du coup nous pensons rêver ! Nous croyions attérir au Chili, et voilà que notre avion a du se tromper de route, nous sommes en Polynésie !!!

Non, non la famille en balade a beau se pincer, elle ne rêve pas ! Nous sommes bien sur l'île de Paques, territoire certes chilien, mais qui appartient à l'Océanie et qui fut à l'origine peuplé par des polynésiens ! Du coup à l'attérissage, c'est accueil avec des colliers de fleurs autour du cou, des "Ia ora na" en guise de bonjour, et bien d'autres petits indices qui nous confirment que nous sommes plus en Océanie qu'au Chili !

Outre cette première surprise, l'île de Paques va nous en réserver bien d'autres.

ILE DE PAQUES

A commencer par son histoire, d'une part mystérieuse quand à son origine , (mais ça tout le monde a déjà vu ou entendu parler des mystérieuses Statues de l'île de Paques, puis ce qui nous choque le plus , sanglante et terrible dans un passé pas si lointain que ça (et qui cela est largement moins connu !).

Commençons par le commencement :

- Eh, d'abord pour quoi l'île de Paques ? Ah ça s'il y a bien une chose que l'on sait c'est que l'île de Paques (ou Isla de Pascua en espagnol) doit son nom, au navigateur néerlandais Jakob Roggeveen, le jour de Pâques, un 5 avril 1722. Cependant elle est aussi appelé Rapa Nui, en langue locale.

- Bon ensuite, qui ont été les premiers habitants de l'île ? Et bien ça commence bien, on ne le sait pas avec certitude !

- Quand sont-ils arrivés ? Ah, et bien là, on le sait encore moins !

- Et ces moais (vous savez ces grandes statues qu'on voit en photo quand on parle de l'ile de Paques) ils servaient à quoi ? On a quelques idées mais aucune certitude !

- Et comment étaent-ils fabriqués, transportés ? Même réponse que la question précédente !

- Pourquoi ont-ils tous été renversés à un moment donné, est ce à cause des guerre tribales? d'un changement de culte ? de seisme ou bien de tsunamis ? Rien de certain, seulement des hypothèses !

Ok c'est pas gagné tout ça ! Mais c'est justement ça qui fait tout le mystère de l'île de Paques.

D'autant que la tradition orale s'est perdue lorsque la quasi totalité de ses insulaires a été décimée à la fin du XIX ème siècle.

En effet, après avoir été vraissemblablement peuplée par des polynésiens , dont on ne sait situer l'arrivée avec précison entre 400 et 1200 !!!!!! (la marge d'incertitude n'est pas faible quand même!), la société pascuane s'est largement développée, et fut une civilisation étonnante et florissante, laissant des traces monumentales et indélébiles (statues géantes, pétroglyphes, plateformes cérémonielles, mausolées en pierre, ........)

Mais l'arrivée des premiers explorateurs, et leur lots de maladies inconnues sur le petit bout de terre, puis et surtout les marchands d'esclaves qui déportèrent massivement les pascuans sur le continent pour les contraindre aux travaux forcés, décimèrent la population qui de plusieurs milliers, n'était plus que d'environ une centaine, 150 ans plus tard.

Les quelques insulaires restant ne furent pas en paix pour autant : l'arrivée de colons Français ! dont Dutrou Bornier qui régna en tyran, et fit de l'île, une exploitation agricole géante destinée à l'élevage intensif de moutons, puis l'annexion de l'île par le Chili en 1888, qui cède l'île à une grande compagnie anglaise spécialisée dans la laine et poursuivant ainsi l'élevage de moutons, les cantonnèrent ainsi dans une réserve délimitée à une toute petite parcelle de l'île: le village de Hanga Roa, sans aucun droits et encore moins celui de quitter l'île !

Les habitants seront donc pendant près d'un siècle prisonniers sur leur propre île . C'est seulement en 1966 (il n'y a que 50 ans !!!!!!!!) que la situation s'améliore un petit peu, les Pascuans recevant la nationalité chilienne et des papiers d'identité et l'île etant reconnue de droit commun. A discuter avec certains pascuans, on sent bien que tout cela est proche, ne serait que parce qu'eux même, leur parents, et leurs grands parents, ......ont vécu cette période difficile.

Les Pascuans sont des survivants !

ILE DE PAQUES

Aujourd'hui les insulaires ne vivent toujours que dans le sud de l'île, le reste étant réserve nationale ou propriété du Chili. Ils restent très fiers de leur traditions et de leurs origines polysiennes, et les font perdurer. Preuve en est : ici on parle l'espagnol mais aussi le Rapa Nui !

Bref cette île est vraiment un monde à part, proche de l'image que nous nous faisons de la Polynésie de part ces habitants, leur culture , leurs chants, leurs danses, leurs traditions, de part aussi ces noms Hanga roa, Rapa nui, ..... (d'ailleurs nombre sont ceux qui nous demandent si nous ne venons pas nous aussi de Polynésie en entendant le prénom de Maëva !) et de sa langue.

Mais ici point de lagon paradisiaque; d'eaux turquoises, et de palmiers : à la place, ce que nous aimons du Chili, des étendues immenses, arides et désertes, seulement peuplées par des dizaines de chevaux en liberté, où le silence est roi !

Magique ! Un Monde à part !

ILE DE PAQUES

Et nous avons eu le temps de les découvrir ces étendues immenses. Là où la plupart des visiteurs ne restent que 3 ou 4 jours, c'est 10 jours que nous passerons sur cet île. Donc nous avons pu, disfruter une fois de plus, à notre rythme, nous imprégner de la vie locale et faire pas mal de balades, notamment à pied et découvrir peu à peu tout le charme de cet île. Mais la première de nos balades fut un véritable exploit !!! jugez plûtot !:

Ça y est nous avons grimpé en haut d'un volcan ! Et pas n'importe lequel : le plus haut de l'île !!!!

ouah quel exploit. Il était à combien ce volcan 6000 m, 5000m ! Bon Ok, Nico, nous ne t'arrivons même pas à la cheville cette fois ci, ..............................il nous manque un 0. Un jour nous aussi on se fera un 6000. Le volcan en question le Maunga Terevaka culmine à .............................507 m ! Donc c'était pas bien dur ! Mais une belle balade à la clé, et un magnifique panaroma sur cette ile faite de volcans, de collines arrondies, d'étendues vertes à perte de vue , et entourée de toute part du bleu du Pacifique (oui ça c'est normal Gwen, c'est la définition d'une île ! Ok, mais que c'est beau !!!)

ILE DE PAQUES

Outre un formidable décor propice aux balades. L'île de Paques est aussi un véritable musée à ciel ouvert !

Alors partons à la découvertes des Moais.

C'est pas compliqué sur l'île on ne peut pas les louper, il y en a beaucoup , près de 1000 recensés !!!!!!!!!

Et un moai, c'est quoi alors ?

paquesce sont des statues de pierre, énormes : de 2 à 21 m de haut ! (pour les loulous ce serait 21 petits Robin mis bout à bout ! Ouahh c'est grand, dites donc !!!! mais ça fait moins de bruit ! ) et de quelques tonnes, jusqu'à 170 tonnes!!!!

Pour exemple, le plus grand, à avoir été érigé debout mesurait, 12 mètres de haut pour un poids de 80 tonnes. PAQUESD’après des estimations scientifiques, il aurait fallu un an et 30 hommes pour sculpter ce moai, et 2 mois et 90 hommes pour le déplacer à 6 km de là, et encore 5 mois et 90 hommes pour l’ériger sur sa plate-forme !!! Impréssionant tout de même !

Et dire qu'ils en avaient fait un de 21 m de haut et de 170 tonnes !!!! .....qui est lui resté dans la carrière, on se demande bien pourquoi ?????!

D'ailleurs ils sont fabriqués comment ?

Ils étaient taillés à même la montagne, sur les flancs du volcan Rano Raraku, puis détachés de celle ci et transportés sur plusieurs kilomètres vers leur destination finale. (le transport là aussi étant objet de conjecture et de théories diverses, couchés, debouts ?).

PAQUESUne fois positionnés, on leur ajoutait un chapeau taillé, lui, en pierre rouge provenant du cratère de Puna Pau et des yeux faits de corail !

Mais ça servait à quoi ?

Et bien ces statues immenses crées par l'homme, selon les archéologues seraient la représentation de leurs ancêtres, ils étaient érigés sur une plateforme sacrées l'ahu, qui était en fait un lieu de sépulture (le cimetières des nobles), près duquel s'étendait le village. Les Moais, face tournée vers le village, protégeaient celui-ci. Selon la tradition, chaque moai portait la responsabilité de la partie du monde qu'il regarde.

paques

Donc que ce soit à pied ou en voiture, nous l'avons parcourue cette île et en avons contemplé des Moais, dans la journée, le matin, l'après midi, au lever du soleil, au coucher du soleil !!! Je ne vous en dit pas plus, les photos parleront mieux que moi !

paques

Et bien évidemment, comme la plupart des voyageurs, nous avons aimé cette île pour sa culture et ses mystères mais pour nous l'île de Pâques représente quelque chose de plus : c'est la fin d'un merveilleuse aventure, c'est le bout d'une route, quand on pense que c'est le coin le plus isolé de la terre ( 3700 km du Chili, 4000 de Tahiti !) !!

 

Quoi de mieux pour finir cet extraordinaire voyage à 4.

PAQUES

Donc l'île de Pâques c'est, outre les merveilles que chacun découvre en venant ici, pour nous, c'est aussi :

Par le fait du hasard, ce séjour est aussi un condensé de ces 18 derniers mois, des chiliens pour voisins, des rencontres de voyageurs, et un asado pour une des dernières soirées, on ne pouvait rêver mieux comme fin de périple! En effet à l'image de nos 18 mois passés , ces 10 jours seront une nouvelle fois faits des rencontres :

Voilà, 10 derniers jours magnifiques à l'île de Paques, la sensation de vivre plus que jamais au jour le jour ! Sans trop regarder en arrière, pour ne pas être déjà envahi par la nostalgie de ces 18 mois merveilleux et sans trop regarder devant pour ne pas trop redouter ce retour à une vie sédentaire. Nous sommes partagés entre l'impatience et la joie de revoir ceux que l'on aime, et l'envie de continuer cette vie de nomade qui nous a tant apportée. On ne réalise pas très bien ce que nous venons de faire, et encore moins ce qui nous attend en France. Alors, pour ne pas trop réfléchir, nous profitons de l'instant,........................... jusqu'au bout.

PAQUES

Si vous voulez avoir quelques nouvelles, depuis notre retour en France , c'est par ici !