THE RETOUR

VOILA C'EST FINI !

 

Voilà, c'est fini ! Nous sommes de retour au bercail après 18 mois d'une belle et grande aventure sud Américaine. Alors pour répondre à quelques questions : un petit "dernier article" pour la route.

Alors on est comment au moment de prendre l'avion pour rentrer après 18 mois de balade sur les routes sud américaines ?

Et bien finalement, nous sommes bien .................................. et très impatients !

Comme je le disais à la fin de l'île de Paques, on ne se rend pas bien compte de ce qui se passe, pas bien compte de ce qui est derrière et de ce qui est devant. Mais finalement ce qui prime à ce moment là, c'est désormais de rentrer vite pour serrer dans nos bras tous ceux que nous aimons et qui nous ont manqué pendant ces 18 mois ! (bon pour ce qui est de rentrer vite, c'est pas gagné, vous vous souvenez, il va nous falloir pas moins de trois jours pour enfin attérir en France, mais bon nous ne sommes plus à 3 jours près !!). Et l'arrivée est à la hauteur de notre attente, une grande partie de la famille est là, pour nous attendre à la descente de l'avion, même notre chien Thio,aouah, que c'est bon ! ça y est nous sommes bien de retour ! 2 jours plus tard, c'est journée retrouvailles !

C'est la fête !!!

 

Finalement, je crois que la fin du voyage, le gros passage à vide, la grosse déchirure de la fin , nous l'avons eu quand nous avons quitté Hari. C'est à ce moment là, que toutes les images des 18 mois passés nous sont revenus en pleine tête, c'est à ce moment là, que nous nous sommes sentis un peu perdus face à ce qui nous attendait, car finalement nous perdions notre cocoon, nous repartions vers l'inconnu, c'était là, la fin du voyage. Les Manohé (un grand coucou à vous Max et Hélène, qui avez vécu avec nous, ces moments là) avaient raison, les 3 dernières semaines étaient finalement des vacances, un autre voyage, et du coup un bon moyen de se réhabituer en douceur à une vie "normale", un sas de sécurité en quelque sorte entre deux tranches de vie diamétralement différentes.

 

Et alors, vous avez réalisé votre rêve ?

Au début de cette aventure nous révions d'avoir le luxe de profiter de nos enfants, de les voir grandir, de les voir vivre, découvrir, sentir, gouter, respirer, rire,....

Pari gagné ! Nous avons eu ce temps là, le temps de les regarder Vivre.

Nous les avons regardé s'émerveiller devant la beauté du monde et en ressentir sa puissance, nous les avons regardé s'extasier devant la nature et s'en émouvoir, nous les avons regardé communiquer avec d'autres enfants du monde et inventer de nouveaux jeux, nous les avons regarder gouter de nouveaux plats et les apprécier, nous les avons regarder jouer pendant des heures avec ce qui leur passait par la main, sans un moindre jouet electronique à l'horizon, nous les avons regarder apprendre à compter et à lire et mesurer chaque jour les progrés, nous les avons regarder appréhender la nouveauté et les difficultés et s'en accommoder, nous les avons regarder se poser des questions devant l'inconnu et y trouver des réponses .................. .nous les avons regarder grandir chaque jour un peu plus !

Car le vrai luxe de ce voyage était bien là, outre les merveilles qui nous ont été donné de découvrir et les magnifiques rencontres que nous avons pu faire, notre luxe était d'avoir le temps, ce temps qui ne s'écoulait pas de la même façon, ce temps qui s'étirait, ce temps que nous n'avions pas besoin de compter, ce temps qui était là juste pour nous rappeler combien nous profitions justement de ces merveilles, de ces rencontres, du simple fait d'être tous les quatre, du simple fait d'être là, nous rappeler combien nous profitions de l'instant ! . Ce temps qui va, nous en sommes sûrs, tellement nous manquer à notre retour.

Nous avons tout partagé ensemble 24h/24, le bon comme le mauvais. (Car bien évidemment, tout n'a pas été toujours rose, mais est ce toujours rose en France ?) Nous avons vécu quelque chose de rare qui restera à jamais en nous, rien ne pourra nous l'enlever, jamais !

Voilà, ce voyage nous a apporté tout ce dont nous révions et bien plus encore, car aujourd'hui nous en sommes sûr : nous pouvons, et savons, encore être heureux !.................... Heureux malgré tout !

Je me souviens d'un mail reçu à notre arrivée à Buenos Aires, de la part de voyageurs ayant fait un voyage similaire en Amérique du Sud, : extrait :

"...... Et pour couronner le tout, vous serez subjugués par les bivouacs perdus au milieu de rien, dans une obscurité totale... le ciel d'Amérique du sud est le plus beau qu'il nous ai été permis d'observer... des millions d'étoiles dans le néant minéral des déserts... des millions d'étoiles au milieu desquelles la vôtre brillera beaucoup plus fort que les autres... " Géraldine et Yann, vous aviez raison, nous n'oublierons jamais le ciel d'Amérique du Sud et notre étoile, pendant ces 18 mois, ne nous a jamais quittés, elle brille et brillera toujours plus fort que les autres .

 

Et maintenant vous devenez quoi ?

Et bien, après maintes tergiversations et questionnement, nous avons décidé de vivre dans le plus beau village du monde à nos yeux : à Aurignac ! Un joli petit village, tranquille, loin, très loin du stress et de la frénésie urbaine, un village où il fait bon vivre, un petit village, qui est, qui plus est le village où habite ma Mamie adorée, celui de mon enfance ! Un retour à l'essentiel, dans la continuité de ces 18 mois.

Cela faisait longtemps que nous avions envie d'y habiter, mais pour maintes raisons ,nous n'avions pas franchi le pas. Maintenant c'est fait ! En moins de temps qu'il ne faut pour le dire (merci Myjo et Pierre, soit 2 jours après notre arrivée, exploit, la famille en balade peut être rapide quand elle veut!), nous avons trouvé une petite maison de village à louer, (bon OK, le choix n'était pas bien compliqué, on n'en a visité qu'une ! il n'y avait que celle-ci à louer, mais elle nous convient parfaitement), seul inconvénient elle n'était libre qu'un mois plus tard. Qu'à cela ne tienne nous avons vadrouillé à droite, à gauche, avec notre sac à dos sur le dos, pour aller rendre visite à la famille et aux potes ! Robin, nous faisait bien rire à nous demander tous les matins : " Et ce soir , on dort où ?" . Merci à tout ce qui nous ont accueillis pendant ce bourlinguage intempestif.

Une fois rentrés, nous avons aussi du nous procurer le kit de survie de la vie ici : un agenda ! (ouahh, planifier, quel est donc cet étrange concept, gloups on ne se souvient plus comment on fait ! je l'avoue même encore aujourd'hui après 2 mois en France on a du mal !) et un téléphone portable ! (et oui car maintenant n'importe quelle démarche administrative quelle quel soit nécéssite ce petit instrument, dont nous ne sommes plus servis depuis 18 mois ! Alors déjà que je n'aimais pas ça avant, cette histoire ne va pas aller en s'arrangeant !). Par contre elle nous a déjà procuré une bonne tranche de rigolade :

Extrait, dans la boutique d'un opérateur de mobiles !

"- bonjour, nous venons voir les offres pour avoir un téléphone mobile !"
" - Ok, vous etes chez quel opérateur en ce moment ?
"- ben chez personne ?
"- quoi, mais vous n'avez pas de mobile ?
"-ben non, ça fait 18 mois que nous n'en n'avons plus;
"-Hein, ...........................et vous avez pu vivre sans ????????"

Ben oui nous avons pu vivre, et même plutot bien !!!! ça y est nous passons à nouveau pour des extraterrestres !

Dans la série des bonnes tranches de rigolades, j'ai oublié de vous raconter mon premier contact avec l'Europe : Arrivée à Madrid, à l'aéroport, nous interpelons un chauffeur de taxi pour nous rendre à notre hotel ? Et les taxis , ça nous connait ! ( Et en Amérique du sud comme dans de nombreux pays d'ailleurs, on négocie le prix de sa course en taxi avant de monter dedans !)

Seb demande :

- Pour aller à L'hotel xxxxxxxx , c'est possible ?

- Oui, pas de problème ?

- Et c'est combien ?

- A ben je sais pas, peut être 15 ou 20 € ?

Moi à Seb : comment ça il sait pas ? Il se fout de nous ! En plus, c'est trois fois trop cher ! Purée Seb, négocie le prix !

Moi au chauffeur de taxi :

- Bon, alors, c'est 15, ou 20 € ?

Le chauffeur de taxi, à moi, l'air étonné, ne comprenant pas ma question, et se demandant d'où je sors

- Ben, je sais pas, exactement, c'est le compteur qui nous le dira !!!!!

Seb, mort de rire ! Ben oui Gwen, ici, ils ont un compteur ici, y a rien à négocier. Welcome at home ! Bon retour dans un monde ultra développé !!!!!!!!!!!!!

Voilà donc nous attérissons doucement. Plus vraiment en Amérique du Sud, mais pas tout à fait encore, en France ! Impression bizarre ! Serions nous dans une faille spatio-temporelle ?

D'autant qu'ici rien n'a vraiment changé, ou si peu (la couleur des Mac do ! l'invasion des i-phone et I pad ! quoi d'autre ? pas grand chose de bien important !, nous retrouvons amis et famille, comme nous les avions laissé ou presque, à tel point qu'on pourrait croire que le temps s'est arrété ici pendant ces 18 mois, ou bien est ce nous qui ne sommes jamais partis ? Avons nous révé ?

Et même les loulous qui confirment ! Ils se reintègrent dans la vie française avec une facilité déconcertante et somme tout très rassurante. Si Papa et Maman se posent parfois des questions, où ne se sentent encore pas vraiment ici, ni ailleurs, eux n'ont pas le moindre soucis. Ils ont repris illico presto les bancs de l'école, histoire de profiter de cette fin d'année pour se réhabituer au système scolaire. Ils y vont dans la joie et la bonne humeur, se sont fait des tas de copains, sont parfaitement à l'aise en classe (un peu trop parfois,même!) et ont fait chacun, un exposé de leur fabuleux "grand" voyage , ont passé avec succés leurs évaluations respectives, et savent déjà ce que sont les toupies bay blade, les bakugans et autres noms barbares des jouets à la mode dans les cours de récré ! mais tout en continuant à s'amuser avec deux morceaux de bois, de la ficelle ou de la boue ! De vrais caméléons ces deux là. Ils sont heureux. Heureux n'importe où !

Heureusement, Robin montre parfois quelques signes que non, nous n'avons pas révé . un matin au petit déj, avant d'aller à l'école, il nous demande très naturellement :

- et là aujourd'hui, on est à quelle altitude ? (eh seb , si on lui disait, qu'on est à 4000 m pour plusieurs mois, peut être qu'il ne s'agiterait plus pendant un bon bout de temps!!!!!!! )

un autre jour :

- Maman, aujourd'hui on est dans quel pays ? Nous sommes en France Robinou, et on ne change plus de pays pendant un bout de temps !

et puis il y a des choses qui l'étonne et qui l'épate :

la première, c'est : ici, c'est trop génial, tout le monde parle français !!!!!!

- et Maman, même les policiers, ils parlent français ? et les chauffeurs de taxis aussi ? et les pompiers aussi ?

Du coup, dans la rue dans les magasins, Robin parle avec n'importe qui, et raconte sa vie !!! Il est trop content, un pays où on le comprend !

la seconde : c'est qu'ici, on peut boire l'eau du robinet !

Les premiers jours, dans chaque nouvelle maison où nous arrivions, une des premières questions du petit bonhomme était :

- J'ai le droit de boire de l'eau du robinet ? elle rend pas malade ?

Et oui Robin a déjà mesuré la chance que nous avions, nous d'avoir de l'eau potable à portée de main !

 

Attérissage en douceur, donc, le dernier mois passé, a été fort occupé entre reprise de l'école pour les loulous et emménagement de notre nouveau cocon pour nous !! Même mes petits achats sud américains (pour la maison que nous n'avions plus, mais que nous aurons un jour !!!(vous vous souvenez ?), ont trouvé leur place. Nous sommes plûtot pas mal dans notre petit chez nous et tellement heureux d'aller gouter tous les jours chez notre Mamie Vévé !

Voilà, prèts pour démarrer une nouvelle tranche de vie !!

En avant les nouveaux projets. Y a plus qu'à !

Cependant, amis, familles,................ si de temps à autres, ne serait ce qu'un bref instant, ou un long moment, nous sommes absents, ailleurs, lointains, ne nous en veuillez pas, c'est juste, que l'espace d'un instant, nous sommes repartis, quelque part, entre les Andes et l'Amazonie, ou peut être même en Patagonie !